Accueil » Eglise/Religion » La position incestueuse de Marie dans l’Église catholique depuis le concile d’Ephèse
AIMELES Antiféminisme

La position incestueuse de Marie dans l’Église catholique depuis le concile d’Ephèse

Publié le 2 janvier 2021 par Léonidas Durandal à 11 h 31 min

lui, n’a pas cette possibilité. Tout est possible à Dieu. Ses pensées nous échappent. Sa forme aussi. A l’inverse, l’humain qui se met dans une telle position est fou. L’humain ne peut rien sans Dieu. Il n’est rien. Et sa prétention à s’auto-engendrer n’est que le fruit d’une pensée étriquée qui l’enferme dans l’inceste. Dieu fait sortir l’humain de l’inceste. Il n’invite pas à l’y faire entrer puisqu’il est bon. Dieu ne peut donc nous inviter à penser que Marie serait mère et fille à la fois. Cette pensée est le fruit du diable.

 

Marie co-rédemptrice ?

Avançant toujours plus loin dans ce concept de Marie mère de Dieu, des communautés ont inventé récemment l’idée de Marie « co-rédemptrice » du monde. En un sens, leur position est logique à partir du moment où l’Église reconnaît Marie comme mère et fille de Dieu. Comme je l’ai montré un peu plus haut, la seule manière de sortir de cette dichotomie mère-fille incestueuse, serait de reconnaître en Marie une sorte de divinité égale de Dieu. Et la première étape de ce raisonnement passerait par la reconnaissance de son rôle de co-rédemptrice.

A ce titre, elle l’est co-rédemptrice, comme tous les saints qui l’ont précédée, mais ni plus ni moins. Car littéralement, tous ceux qui ont participé à l’avènement de notre Seigneur Jésus sont co-rédempteur. Toutefois, ceux qui promeuvent un tel concept ont une autre idée derrière la tête. Ils ne veulent pas simplement reconnaître la participation des saints à l’avènement de Dieu, ils veulent aussi faire de Marie, l’égale de Dieu.

Les images se confondent et nous proposent un Jésus féminisé.

Notez combien ce désir égalitaire transpire l’inceste : pour ces personnes jalouses, il faut que l’image de l’homme et de la femme soient strictement égales. Par idéologie, Jésus devrait avoir son pendant féminin sur terre. Ces personnes ne partent pas de la Vérité pour asseoir leurs actions, mais de leur désir pervers pour le légitimer aux yeux du monde. L’inceste est un désir pervers, tout comme le désir d’égalité qui pousse à indifférencier les hommes et les femmes, les riches et les pauvres, au nom de sa propre jalousie, parce que l’être qui cède à un tel penchant, se fait le centre du monde, tue toute individualité, toute différence et fait souffrir le monde dans son âme. Combien nous gémissons de telles aspirations narcissiques dans notre société qui refuse le Père…

Comme je l’ai montré plus haut, si Marie est une divinité, elle n’appartient pas à l’histoire humaine. Elle n’a pas de filiation humaine. Elle ne serait pas née d’Eve, ni d’Anne. Et la révélation christique s’effondrerait. Voilà d’ailleurs ce que nous vivons à notre époque et ce n’est pas un hasard : un effondrement de la révélation christique car notre dogme est mal assis.

 

Quelle place pour Marie, et pour la femme dans les Textes ?

Marie est humaine, elle est fille de l’humanité, sauvée par son Fils. Elle ne peut pas être mère de Dieu. Elle est mère de Dieu fait homme. Je veux dire par là qu’elle est la mère de l’incarnation, mais pas de Dieu. Car elle ne peut être et avoir été. Seul Dieu peut être et avoir été. Il est dit dans les Textes que Dieu est Celui qui est, qui était et qui vient. Dieu est celui qui était : à partir de Lui, tout a été fait. Dieu est aussi celui qui est, il est le « Je suis » : Il est notre présent à travers l’Esprit Saint. Dieu est encore celui qui vient à travers le Fils qui nous sauve. Notre avenir c’est Jésus.

Pour comprendre la place du féminin dans l’univers, il faut se pencher sur Celui qui est. La femme est le présent, l’inspiration. Elle est proche de l’Esprit Saint. Cette idée ne signifie pas que l’homme soit dénué d’Esprit Saint ou d’esprit d’à propos ! Mais qu’Il est sa part féminine en lui avec laquelle il est en dialogue. Tout comme la femme dialogue avec le Père et le Fils.

 

Pourquoi chaque femme est mère et fille de l’humanité ?

Pour être mère, il faut avoir été fille. Mais ces deux positions ne se confondent pas parce que le père n’est pas l’amant. S’ils viennent à se confondre, la généalogie, la succession, la filiation s’effondrent. D’où l’importance de Joseph dans la création, de l’époux. Il est le descendant de David, pas par hasard, mais parce qu’il permet à la sainte famille « >

Lire la suite