Accueil » Eglise/Religion » La position incestueuse de Marie dans l’Église catholique depuis le concile d’Ephèse
AIMELES Antiféminisme

La position incestueuse de Marie dans l’Église catholique depuis le concile d’Ephèse

Publié le 2 janvier 2021 par Léonidas Durandal à 11 h 31 min

d’être équilibrée. Il est le vrai lien entre le Père et le Fils. Marie, elle, est la création. La femme est Esprit Saint, comme elle est création, comme elle est présent. L’homme est passé et avenir, Père et Fils. Marie fille de l’humanité par Eve, créée par Dieu, engendre l’humanité par l’époux. La création ne se reproduit pas sans l’image de Dieu sur terre, lui aussi père et fils : l’époux. A l’identique, dans le rôle d’épouse endossé par Marie, peuvent cohabiter la mère et la fille, si tant est que l’époux ne soit pas le père. Tout comme l’épouse ne devra pas être la mère pour l’homme. Les familles catholiques et notre religion, s’ils respectent de tels principe, seront fructueuses.

 

La place de chacun

Le prêtre et le moine sont les deux faces d’une même pièce. Le moine répond à cet impératif (Mat 27 32) : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. (38) C’est le premier et le plus grand commandement. » Le prêtre répond à ce commandement : (39) « Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Le prêtre a l’ambition d’être image du Fils. Or en se mariant, il passe du statut de Fils à celui de père. Fécond, il doit s’occuper de ses enfants terrestres, alors qu’en gardant le statut de Fils, il peut s’occuper de tous ses frères catholiques. A quoi peut-il s’unir si ce n’est à la divinité du Christ (particulièrement pour le prêtre) ou à la divinité de Dieu le Père (particulièrement pour le moine), ce qui n’est pas à proprement parlé, un mariage ? Il doit donc faire un deuil terrible qui est celui de l’union terrestre et trouver sa complétude intime en « se mariant » littéralement à la grâce de Dieu, Père Fils et Saint Esprit, complétude qui ouvre un abîme et complétude qu’il ne trouvera ni dans sa communauté, ni avec une femme. 

Père à travers le Fils, comme le dit si bien l’Evangile de Saint Jean, cette paternité céleste exclut toute union matrimoniale terrestre, parce qu’elle serait synonyme de déchéance ou pire, d’inceste symbolique dans une confusion Père-fille. Ce raisonnement me ramène à une autre de ces phrases très dure de Jésus (Mat 19 12):  «  Car il y a des eunuques qui le sont dès le sein de leur mère ; il y en a qui le sont devenus par (la main) des hommes, et il y en a qui se sont rendus eunuques, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre, comprenne. »

Voilà pourtant un  chemin de lumière. Par leur renoncement, par leur sacrifice, par leur frustration même, le prêtre et le moine s’élèvent. Par leur célibat, le prêtre et le moine fécondent la création. Chacun d’entre eux à sa manière peut devenir le guide des époux et des épouses pour leur faire donner du fruit. Il devient l’horizon fécond. Fils exemplaire, il est l’éducateur privilégié des enfants. Sacrifice vivant, il montre à tous le chemin de la liberté, c’est à dire le choix de Dieu. Proche du Fils, c’est un esthète du futur. Proche du Père, c’est un gardien de trésors. Marié, le clerc deviendrait « du monde » et non envoyé « pour le monde ». En cherchant à se reproduire, le prêtre endosserait des rôles qui l’écarteraient de sa vocation de Fils sacré de Dieu le Père. Le moine perdrait le sens de ses priorités et ne serait plus moine, stricto sensus. 

A mon avis, les bonnes sœurs sont elles, des prêtresses de l’Esprit Saint. Intermédiaires du Père et du Fils, elles soutiennent le monde présent par leur prière et leurs actions. Elles l’inspirent au sens le plus noble qui soit. Je les vois difficilement être mariées au Christ, lui qui n’a pas voulu de femme. Cette idée induirait aussi qu’elles seraient symboliquement mariées aux prêtres dans une sorte d’union platonique. Cela pose question. Si elles veulent être unies, qu’elles le soient à Dieu Esprit Saint. Je trouverais cette idée plus logique.

Autre image de Marie, l’épouse catholique doit être le temple de la Création, inspirée et inspirante. L’époux aussi désintéressé que Joseph, doit avoir pour modèle Dieu le Père. Tous les deux doivent prier et agir pour permettre au Fils de prospérer, à leurs filles de devenir Création, et à leurs fils d’aller de l’avant.

Quant aux images d’Eglise épouse du Christ, et Marie image de l’Église, elles font le lien entre un Fils et une mère « >

Lire la suite

Laisser un commentaire

Premier commentaire ou VPN ? Le commentaire sera mis en attente de validation

-

Votre sexe SVP :

-

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.