Accueil » Femme moderne misérable » La rapide flétrissure de la jeune fille moderne
AIMELES Antiféminisme

La rapide flétrissure de la jeune fille moderne

Publié le 26 avril 2021 par Léonidas Durandal à 17 h 38 min

Le collectif Tiqqun dénonce à juste titre la conquête des esprits contemporains par celui de la jeune fille. Par contre, si nos sociétés séniles cultivent une virginité douteuse, à l’inverse, la jeune fille est souvent saccagée. Sa présence réelle et bénéfique s’amenuise. Elle est si rare qu’il faut bien prendre le temps de l’observer sur le court espace temps qui va la mener à l’inévitable désillusion. L’esprit de jeune fille persiste dans la société autant que son existence nous fait défaut. Ceci expliquant peut-être cela. Les individus de nos sociétés miment la jeune fille. Ils ne l’incarnent jamais réellement sauf sur une toute petite période de leur vie.

Cette jeune fille, c’est la femme devenue pubère. Tout juste. Sa poitrine ferme et pointant vers l’horizon, parfois rehaussée, la gonfle d’orgueil. Elle se sent investie, enfin. Pleine d’un pouvoir récent, elle a remarqué qu’elle exerçait une nouvelle forme d’attraction sur la gente masculine. Mais plus encore, elle sait qu’il est désormais de son intérêt d’aller au contact. Pourquoi faire ? Pour s’approprier enfin le phallus qui lui manque. En faire son jouet.

La jeune fille s’amuse, sans savoir de quoi il en retourne à vrai dire. Toutefois, tout la pousse vers la reproduction sexuée. Son nouveau corps rempli de générosité dont les limites n’arrivent pas à contenir toutes ses émotions s’adresse au monde, se donne aux regards, s’expose telle une œuvre d’art, fille de la nature elle-même. Elle rayonne, débordante, souvent souriante et enjouée, l’avenir lui appartient. Elle va aller vers l’homme dont elle a besoin pour être fécondée autant physiquement que spirituellement. Ce mâle qui l’attire, comment pourrait-il résister longtemps à sa peau fraîche, à cette innocence prête à être saccagée ou magnifiée ?

Son désir d’exercer son nouveau pouvoir est souvent dirigé vers un homme plus âgé, car la jeune fille est ainsi, elle est mécaniquement attirée par l’homme mûr, celui qui possède l’expérience et symboliquement a acquis plus de pouvoir social. Elle ne calcule pas vraiment. Disons que la nature l’a voulu ainsi, et que toutes les lois du monde ont bien du mal à refréner un tel penchant chez les uns et les autres.

Pour l’empêcher, la société a inventé le concept « d’adolescence » pour dire qu’une fille est pubère sans l’être. Elle condamne désormais les relations charnelles entre une jeune fille et un homme ayant une différence d’âge signifiante, surtout si celui-ci a autorité sur celle-là, allant même jusqu’à parler « d’inceste » dans ce cas-là, pour un homme qui n’est pas le père de la jeune fille concernée. La société moderne ignore aussi magistralement les désirs de ces femmes. Bref, elle tente de criminaliser la nature. Et cette attitude aboutit inévitablement à l’hypocrisie la plus crasse, une hypocrisie qui n’empêche aucun débordement. Ces relations sexuelles ont lieu, par 100aines de millions dans le monde, puis certains hommes ayant cédé à leur pulsion, sont condamnés aléatoirement dans les pays occidentaux, au gré des récriminations de l’amante déçue et plus ou moins vindicative. Je vais y revenir.

Il est vrai que les désirs de la jeune fille s’exercent plutôt sur son environnement proche. Elle a une vision étriquée de l’existence. Mais voilà qui lui importe très peu à son âge. Elle sait que la vie est courte et que la compétition sexuelle ne se paye pas de sagesse. Baiser, aimer, se reproduire, se marier, tout est équivalent dans son corps. Il faut apprendre. Et apprendre, c’est vivre. Et vivre, c’est former couple.

L’homme qui va céder à ses avances est plus circonspect. Déjà, à cause de son âge. Il oscille entre absolutisme et méfiance. Absolutisme lorsqu’il sait de quoi il en retourne et qu’il va utiliser cette mécanique à son propre compte, uniquement, enfin le croit-il. Méfiance lorsqu’il sent que la libido de la jeune fille risque de le déborder et l’emmener sur le terrain miné des attentes déçues. Il sait qu’il joue avec les limites. D’autant plus excitant, d’autant plus dérangeant, pour lui, pour elle.

Car l’homme n’est pas le seul à désirer le danger. La jeune fille le cherche avec une naïveté mêlée d’impudence. Et elle jouit de cette position de tentatrice, s’exposant sans le vouloir, et devenant ainsi défi pour l’homme. Il commettra un faux pas s’il a une paire de couilles entre les jambes. Sinon, il se condamnera lui-même. Même dans ce deuxième cas, elle en sortira gagnante. 

Et puis, quelle délectation d’attendre de sa proie davantage qu’elle ne peut donner. La jeune fille se croit capable de remodeler « >

Lire la suite

Laisser un commentaire

Premier commentaire ou VPN ? Le commentaire sera mis en attente de validation

-

Votre sexe SVP :

-

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.