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Le pucelage du coeur

Publié le 20 novembre 2021 par Léonidas Durandal à 21 h 28 min

Le pucelage des femmes est physique. Le jour où une femme donne sa virginité à un homme, elle accomplit plus qu’un simple acte sexuel. La voilà qui initie son cycle d’actes féconds, qui seront très limités au cours de sa vie. La femme ovule une 12aine de fois par an. Elle sera féconde durant une 30aine d’années. Soit une carabine à 360 coups, dans le meilleur des cas, et qui ne pourra jamais être rechargée. En sus, chaque acte sexuel « au bon moment » ne lui permettra pas forcément de « tomber enceinte ». Au contraire, faudra-t-il qu’elle ait plutôt un partenaire régulier pour maximiser ses chances de ce côté là, un partenaire fidèle qui non seulement pourra l’engrosser, mais de surcroît la soutiendra matériellement ou affectivement.

La virginité physique symbolise donc toute la fragilité d’un être qui va devoir régénérer l’humanité. Si nombre de femmes modernes n’en ont plus conscience et sont à ce point déconnectées de leur corps qu’elles multiplient les partenaires sexuels, la plupart ont encore cette évidence inscrite en elles, génétiquement j’ai envie de dire. D’ailleurs dans cette recherche éperdue de reconnaissance à travers une sexualité débridée, confondent-elles souvent baise et amour.

Le jour où une femme perd son pucelage, elle perd plus que son pucelage. Elle perd l’enfance, elle accède à la vie adulte. Elle naît à une seconde vie. L’homme qui va la dépuceler doit donc être sérieux à ses yeux, mais je dirais que quel qu’il soit, il sera forcément une personne importante de son existence, qui la marquera au fer rouge.

Pour les hommes, il en va tout autrement. Georges Brassens a beau dire que « jamais de la vie on ne l’oubliera la première fille qu’on a pris dans ses bras »,

cette première fois ne revêtira pas du tout le même sens que pour une femme. D’abord, cette première femme et contrairement ce qu’avance Georges Brassens, nous pouvons l’oublier en tant qu’homme. La chanson est jolie mais elle ne retranscrit pas l’exacte réalité. Joe Dassin est déjà plus réaliste dans « la demoiselle de déshonneur » :

 

Son « dépucelage » lui semble indifférent, pratiqué à la va vite, sans romantisme, presque sordide, il n’en est pas moins heureux de l’avoir accompli. Car pour l’homme, quelles que soient les conditions, la première relation sexuelle est surtout synonyme de victoire, de conquête de l’élément féminin.

Ici, Joe Dassin, pourtant très jeune, tout juste formé, subit ce qu’on pourrait presque qualifier de détournement de mineur, sans pour autant en souffrir. Des années après, il revient dessus avec miséricorde, et sur le moment même, il s’en trouve presque heureux, par défaut. Les bordels de l’armée étaient connus pour « déniaiser » tous les jeunes garçons qui n’avaient pas déjà eu la « chance » de connaître une première relation sexuelle. Là encore, un être humain accompli devrait avoir un peu honte de baiser dans de telles conditions. Mais la plupart d’entre nous, ne s’en formaliseront pas.

Est-ce à dire que les hommes n’ont pas de pucelage ? Je dirais plutôt que le pucelage d’un homme n’est pas le même. Celui d’une femme confond corps, coeur et âme. Pour un homme le pucelage du coeur est séparé du corps, il n’en est pas moins réel.

L’homme pourra donc baiser avec de nombreuses partenaires, il n’en perdra pas nécessairement son pucelage affectif. Ce jour surviendra pour lui au moment où il entrera en relation amoureuse avec sa première « dame », jour qui ne coïncidera pas forcément avec sa première relation sexuelle. Mais cet instant aura les mêmes effets pour lui que la perte de la virginité pour une femme. Si cette relation est viable, sa vie entrera dans un cycle de fécondité autant physique que psychologique. Dans le cas contraire, une catastrophe irrémédiable se sera produite. Il pourra aimer de nouveau certes, mais pas avec la même intensité, peut-être rempli d’un peu trop de désillusions, et menacé par une stérilité autant physique qu’affective.

 

Dans les sociétés traditionnelles, le souci de la virginité est corrélé avec une fécondité importante, de la femme, et du groupe. A l’inverse, notre société stérile se meurt de deux manières : en saccageant ce concept chez les femmes mais aussi chez les hommes. Ainsi nos femmes sont-elles insidieusement encouragées « >

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