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Le syndrome du dodo chez l’homme occidental

Publié le 21 février 2017 par Léonidas Durandal à 20 h 20 min

Le dodo était l’animal le plus gentil du monde. Les prédateurs lui étant inconnus, il s’était départi de ses ailes, atrophiées, le rendant incapable de voler. Il lui suffisait donc de picorer ça et là quelques graines et des fruits mûrs qui tombaient à terre pour se sustenter et survivre. Le dodo était gros, grand et gras. Le dodo était pourtant végan.

Un pompon blanc au derch et sur les côtés. Notre emplumé plastronne

Quand l’homme est arrivé sur son île Maurice, le palmipède l’a regardé d’un œil morne et distant, ne daignant pas mouvoir son tas de plume pour aller à sa rencontre ou pour le fuir. Sachant sa chair dure et dégoûtante, il croyait qu’aucun animal digne de ce nom ne s’en prendrait à lui. C’était la fin de l’histoire. Il pensait avoir atteint le sommet de l’évolution animale. Mais tel n’était pas le cas. Avec les hommes, les rats ont quitté le navire, et ont mangé ses œufs. Les chats les ont suivis, ont dévoré les petits qui avaient survécus. Enfin, les chiens se sont attaqués aux adultes. En quelques années, le dodo a disparu si bien qu’au 18ème siècle, les gens en parlaient déjà comme d’une légende.

Par extension, le syndrome du dodo est l’incapacité à se défendre, mais surtout à vouloir se défendre. Celui qui en est atteint est très adapté à son environnement à l’intérieur duquel il ne connaît pas de prédateur. Cependant, il ne supporte pas le moindre changement et surtout l’adversité. Il a perdu toute capacité à réagir à cause d’un comportement indolent qui le concerne lui, mais aussi une majorité de ses congénères. En conséquence l’arrivée d’une espèce concurrente sur son territoire menace l’ensemble du groupe. 

En Occident de très nombreux hommes semblent souffrir de ce syndrome. Pire, une nouvelle espèce concurrente a investi leur espace. Elle s’appelle féministe et les accuse de domination patriarcale. Ils reçoivent le reproche avec bienveillance. Que ces femmes tuent leurs enfants, qu’importe, cela ne les concerne pas. D’autres les répudient, et même s’ils finissent à la rue, ils continueront à soutenir le féminisme. Ou bien, elles les empêchent de se coaliser, investissent tous les lieux masculins, les chassent des secteurs qu’ils occupent, mais il faut bien obtenir « l’égalité ». Dans ce grand bond en avant, des femmes incompétentes sont payées autant qu’eux, voire plus. C’est normal, il ne doit pas y avoir de discriminations. Elles récupèrent leur argent sans contrepartie, par le mariage ou même en dehors, grâce à l’imposition, c’est leur devoir d’y souscrire. Le dodo mâle de nos sociétés espère seulement pouvoir continuer à se soulager par utérus interposé, ou envisager de pouvoir le faire, cela lui suffit.

Habitué à tolérer toutes les lubies de ses femelles depuis des siècles, le dodo mâle occidental est en passe de disparaître car il n’a pas su s’adapter à cette nouvelle espèce de prédateur femelle qui a investi son territoire : la féministe.

 

Brève généalogie du mâle

Notre dodo mâle n’en est pas arrivé là par hasard. La police des dodos veille spécialement aux pauvres femelles qui préfèrent être défendues par l’État plutôt que les armes ne prolifèrent ce qui les ferait revenir à leur juste place dans la famille, ce dont elles ne veulent surtout pas. Désormais qu’elles ont tous les pouvoir, elles entendent bien continuer à maîtriser la situation. Ainsi le dodo mâle a pris l’habitude de vivre désarmé et de devoir faire appel à la gendarmerie et à la justice quand il est attaqué. Gagnant en tranquillité d’esprit, il est devenu incapable de se défendre face à la moindre provocation. Dans notre Etat riche, cela ne posait pas trop de problème. Mais les difficultés finissant immanquablement par survenir, il lui a fallu se confronter à la réalité. Le dodo mâle a bien essayé de se rappeler qu’il était homme, mais la justice des dodos lui a rappelé encore plus fort à quel niveau il se situait dans la chaîne alimentaire. Elle s’est rangée du côté des prédateurs qui étaient dominants, mères indignes et petits voyous, et a permis leur prolifération.

Il faut bien comprendre que si la hyène de la justice excuse facilement ses sœurs et ses petits monstres, elle reste intraitable avec les dodos mâles, en particulier blancs, qui oseraient contester sa domination. Dialectique du fouet et de l’esclave. La sieste du gentil dodo est surveillée, mais le dodo qui oserait vouloir briller est particulièrement pourchassé, puis écrasé, au nom du bien commun. Les félins sont quant à eux, plus ou moins excusés. De toutes les manières, que pourrait la hyène de la justice contre ces êtres qu’elle fabrique à la pelle et qui, s’ils n’ont rien à perdre, en plus, n’ont aucun moyen de la menacer directement, intouchable qu’elle est de par l’institution qu’elle représente et qui la sert. 

Au travail, le dodo ne doit pas faire de vague. Il est fonctionnaire, et s’il ne l’est pas, il est esclave de la bureaucratie, et s’il ne l’est pas, il vit de l’emprunt sur les futures générations de dodos, qui risquent bien de disparaître pour le coup. Alors, autant en profiter en s’enfonçant dans le dodoïsme. La seule manière d’échapper à sa dégénérescence, c’est de s’épuiser dans des rébellions sans fin dans son métier, détourner de l’argent public, ou encore profiter de ce qui lui est donné pour travailler comme il lui plaît. Tant que la société peut continuer à dormir et une majorité de dodos à manger des graines, tout va bien. Seulement, les moyens de contrôle dans la société de dodos explosent. Quant aux moyens d’échapper à l’esprit dodo, ils s’amenuisent de jour en jour tandis que les moyens tout court ne cessent eux, de diminuer. Tout cela conjugué et alors que l’État dodo juge sa cause forcément juste, la pression en devient insoutenable. On voit des dodos bureaucrates ou du privé, courir dans tous les sens, puis prendre un arrêt maladie quand ils sont à bout de force. Il ne faut pas croire que le dodo n’est pas capable d’activité. Il la confond seulement avec l’activisme, mais surtout avec une soumission totale à la société individualiste. A part son suicide, il n’y a pas de révolte en lui, pas de grandes ambitions, pas de grandes croyances qui pourraient le porter dans la lutte. Les dodos femelles lui ont d’ailleurs suggéré qu’il devait s’occuper de sa petite personne et poursuivre ses intérêts individuels. Et s’il ne le fait pas, elles lui ont bien fait comprendre qu’elles ne risqueraient pas leur famille dans un simple combat avec lui pour la justice. La société dodo est donc divisée dans la lutte, les unes se battant pour défendre leur situation, les autres pour défendre le groupe, autre raison pour laquelle, la société dodo a fini par renoncer à tout idéal. 

Si l’on reprend l’histoire dodoïque depuis les débuts, le dodo a commencé par être matérialiste. Dans ces temps là, il n’était pas si mou. Il était plutôt vindicatif même. Mais après la mort de 10aines de millions de dodos, il a compris que cela ne menait à rien, il a donc eu une réaction plutôt surprenante : celle de ne plus jamais se remettre en question. Sa dégénérescence vient de là. Et aujourd’hui que le vent a tourné, il fait ce qui lui est demandé. Il est individualiste jusqu’à la mort, littéralement, même si plus souvent il l’est jusqu’à la dépression. Pour lui, il n’est plus question de remettre en cause un modèle de civilisation dont le progrès consiste à ne plus tuer directement. Polluons, saccageons, détruisons nos environnements de travail, nos environnements naturels, nos familles, car il le faut et que c’est pas possible de faire autrement, et qu’il faut bien gagner de l’argent et nourrir le monde, et que tout le monde a des droits. La mort est déjà contenue dans l’idéologie dodo, au-delà même de sa nature lascive. Le dodo se plie à toutes les circonstances matérielles. Dès lors, quand le monde matériel n’a plus de réponse, il meurt, ce qui lui arrive aujourd’hui.

La femme du dodo le sélectionne pour qu’il soit particulièrement rassurant auprès des enfants, pacifique en société, prolifique dans son travail, servile auprès d’elle. Quand ce n’est pas le cas, les difficultés se multiplient pour lui. Le dodo rebelle peut mourir de bien des manières- de par sa femme, ou si la société rejette son comportement, ou s’il lui arrive le moindre pépin de santé. Espèce forte en apparence durant les périodes d’abondance, il meurt au moindre accroc durant les périodes de changement. Et surtout, de génération en génération, il comprend toujours mieux ce qui lui est demandé par les femmes dodos, au point de ne plus savoir se poser de question, ou même de savoir parler. Son QI recule, son corps s’appesantit, ses sentiments deviennent viles. Le cul lourd sur le canapé, vous l’entendrez prononcer des phrases toutes faites du genre « on ne peut rien changer », « c’est la faute au système » et sa variante « c’est de la faute aux riches », « on peut rien faire », « si un dodo digne de notre nom était au pouvoir tout irait mieux », « vive l’égalité, à bas les discriminations », « c’est de la faute aux racistes », « c’est de la faute aux étrangers », enfin toute phrase qui lui évitera scrupuleusement une saine remise en question et qui le confortera dans son indolence .

Quand le dodo voit des rats, des cochons, des chiens, ou des féministes débarquer sur son île, les plus courageux d’entre eux protestent, mollement. Les autres toisent tous ceux-là de haut, jusqu’à se faire dévorer, eux ou leurs enfants. Quant à la femme dodoïque, elle espère bien transformer tous les étrangers en dodos, ou les faire mourir si elle n’y arrive pas. Tout un programme qu’elle a plus ou moins réussi à mettre en œuvre jusque là.

Issu d’une longue sélection, le dodo d’aujourd’hui ne supporte pas la violence qui lui apparaît comme le plus grand des crimes tandis qu’il est surtout devenu lâche. Il ressent la prise de risque comme dangereusement inutile. L’échec comme inacceptable. Pris dans ses contradictions, il lui arrive pourtant de fantasmer un retour à l’ancien ordre des dodos, sans vouloir comprendre comment il en est arrivé là. Illogique, il ne peut intégrer l’idée qu’il serait plus que jamais servile aux femmes dodos en redevenant meurtrier, et qu’il deviendrait toujours plus dodo au fond de lui. Car en voulant retrouver sa virilité de dodo et en se faisant bien voir, il nourrirait le problème qu’il croyait dénoncer.

Si la chair du dodo mâle n’était pas si dure. Si elle ne sentait pas si mauvais, il y a bien longtemps qu’il aurait disparu. Pour l’instant, il s’accroche encore, désespérément, comme la misère au pauvre monde. Il est à penser qu’après quelques décennies de renoncements divers et variés, il ne restera plus rien du dodo occidental, seulement des histoires que les êtres humains du futurs raconteront à leurs petits en se disant que tout ça, ça n’a pas vraiment existé.

 

86 Commentaires

  1. Ping de Cyrus de sexe male:

    Bonsoir M. Durandal,

    Cette vidéo de 2007 est prémonitoire : Alain Soral videodrom.org interview le 8 juin 2007 à propos de l'élection de Nicolas Sarkozy – YouTube

    Écoutez bien ce qu'il dit sur le salarié français ; sur le '' Français moyen ''. C'est dingue, déjà en 2007, il y avait des Français aux cheveux bleus avec des tatouages maoris et des piercings. Jamais je n'aurais cru ça…en 2007.

    Cordialement,

    Cyrus

    P.S. J'ai tiré ce lien du site E&R dans la section des commentaires où un commentateur disait : 

    '' Bon, pour en finir avec la légende Zemmour,

    j’ai eu l’idée de visionner une vidéo Soralienne maintenant Vieille de 15 ans, où il explique les résultats des élections de 2007 (avec Sarkozy vainqueur)

    Voyez l’interview : 

    Si vous remplacer "Sarkozy" par "Zemmour", ça donne juste l’impression qu’il a voyagé dans le temps !! C’est flippant comment le schéma se répète.
    Ça a au moins le mérite d’avertir les électeurs de Zemmour. ''

  2. Ping de Cyrus de sexe male:

    Bonsoir M. Durandal,

    Dans cet article, une manifestation parmi d'autres du '' boomerisme mental '' : Presque la moitié des salariés continuerait à porter le masque au bureau (bfmtv.com)

    Cordialement,

    Cyrus

    P.S. J'aime la France, malgré tout.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    "Vidéo d'un couple âgé agressé : « Je veux éviter à tout prix la récupération »" Le Point du 28/05/2020.

    Des masos qui ont l'habitude de céder aux pulsions gouvernementales, et qui se soumettent désormais à la moindre racaille. 

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