Accueil » Les avortoirs » Les infanticides par avortement dans la société française à partir de 1556
Antiféminisme Aimeles

Les infanticides par avortement dans la société française à partir de 1556

Publié le 30 mai 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

edit du mois d’avril 1695, concernant la juridiction ecclésiastique, nous avons ordonné que les curez ne seroient plus obligez de publier aux prônes ny pendant l’office divin, les actes de justice et autres qui regardent l’interest particulier de nos sujets, à quoy ils ajoustent encore, que nous avons bien voulu étendre cette règle à nos propres affaires, en ordonnant par nostre déclaration du 16 décembre 1698 que les publications qui se feroient pour nos interest ne se feroient plus au prône, et qu’elles seroient faites seulement à l’issue de la messe paroissiale, par les officiers qui en sont chargez ; et quoy qu’il soit visible que par là nous n’avons eu intention d’exclure que les publications qui se faisant pour des affaires purement séculières et profanes, ne doivent pas interrompre le service divin, comme nous l’avons assez marqué par nostredite déclaration du 16 décembre 1698. Nous avons crû néanmoins, pour faire cesser jusqu’aux moindres difficultez dans une matière si importante, devoir expliquer nos intentions sur ce point d’une “manière si précise, que rien ne put empescher à l’avenir une publication qui regarde non l’interest particulier de quelques uns de nos sujets ou le nostre mesme, mais le bien temporel et spirituel de nostre royaume, et que l’Eglise devrait nous demander si elle n’estoit pas encore ordonnée, puisqu’elle tend à assurer non seulement la vie, mais le salut éternel de plusieurs Enfans conçus dans le crime, qui periroient malheureusement sans avoir reçu le baptême, et que leurs meres sacrifieraient à un faux honneur, par un crime encore plus grand que celuy qui leur a donné la vie, si elles n’estoient retenues par la connoissance de la rigueur de la loy, et si la crainte des châtimens ne faisoit en elles l’office de la nature. A ces causes et autres à ce nous mouvans, de nostre certaine science, pleine puissance et autorité royale, nous avons, par ces présentes signées de nostre main, dit, déclaré et ordonné, disons, déclarons et ordonnons, voulons et nous plaist, que l’edit du roy Henry second du mois de février 1556 soit exécuté selon la forme et teneur ; ce faisant que ledit edit soit publié de trois mois en trois mois, par tous les curez ou leurs vicaires, aux prônes des messes paroissiales. Enjoignons ausdits curez et vicaires, de faire ladite publication, et d’en envoyer un certificat signé d’eux à nos procureurs des bailliages et seneschaussées, dans l’étendue desquels leurs paroisses sont situées. Voulons qu’en cas de refus, ils puissent y estre contrains par saisie de leur temporel, à la requeste de nos procureurs généraux en nos cours de parlemens, poursuite et diligence de leurs substituts chacun dans leur ressort. Si donnons en mandement à nos amez et féaux, les gens tenans nostre cour du parlement de Paris, que ces présentes ils ayent à faire lire, publier et enregistrer, et le contenu en icelles exécuter, garder et observer selon leur forme et teneur, nonobstant tous edits, déclarations, arrests, reglemens et autres choses à ce contraires, ausquels nous avons dérogé et dérogeons par ces présentes : car tel est nostre plaisir ; en témoin de quoy nous avons fait mettre nostre scel à cesdites présentes. Donné à Versailles le vingt cinquième jour de février, l’an de grâce mil sept cens huit ; et de nostre règne le soixante-cinquième. Signé Louis. Et plus bas, par le roy, PHELYPEAUX. Et scellé du grand sceau de cire jaune. Registrées, ouy, et ce requérant le procureur gênerai du roy, pour estre exécutées selon leur forme et teneur, et copies collationnées envoyées dans les baillages et sénéchaussées du ressort, pour y estre lues, publiées et registrées ; enjoint aux substituts du procureur general du roy d’y tenir la main, et d’en certifier la Cour dans un mois, suivant l’arrest de ce jour. A Paris, en Parlement, le deux mars mil sept cens huit. Signé DONGLOIS.

(13)
FIN DU TEXTE

 

 

***

 

Considérant qu’il n’y a aucune raison de cacher sa maternité, et que ce comportement permet surtout à des mères infanticides de masquer leur crime, Louis XIV renouvelle en 1708 avec vigueur l’obligation qui est faite aux femmes de déclarer leurs grossesses. Le fait pour une femme de cacher sa grossesse constitue une suspicion de volonté infanticide. Quand l’enfant meurt sans avoir reçu le baptême et que la femme a dissimulé sa grossesse, la suspicion prend la forme d’une accusation : celle-là a voulu caché son crime à la société, en tuant l’enfant avant qu’il ne soit inscrit sur les registres paroissiaux. Il est à “>

Lire la suite

12 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “Nouveau-né mort en Bretagne: la mère en prison”, AFP du 01/11/2018.

    Vont-ils commencer à sanctionner ces homicides dès lors qu’ils sont en train de se multiplier… responsables de nombreux morts.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “IVG : faut-il supprimer la clause de conscience pour les médecins ?” L’Obs du 23/09/2018.

    Nous sommes passés d’une situation où les faiseuses d’ange assassins étaient condamnées, à une situation où nous envisageons d’obliger les soignants à devenir des assassins.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    “Remise en cause du droit à l’interruption volontaire de grossesse dans la Sarthe”, Paternet du 01/08/2018.

    Une ministre et une députée qui considèrent l’infanticide par avortement comme “un soin”. Nous sommes très proches d’une forme de maladie mentale collective.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    “A Bordeaux, une mère jugée pour l’infanticide de cinq nouveau-nés”, L’Express du 19/03/2018.

    Désormais, des mères se permettent de tuer leurs enfants après la naissance.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    Elle injecte à sa fille des produits vétérinaires pour la tuer :


    Express du 07/08/2013

  6. Ping de Léonidas Durandal:

    Elle emporte son enfant dans la mort en se défenêstrant :


    Sud ouest du 08/08/2013

  7. Ping de Léonidas Durandal:

    Elle injecte à sa fille des produits vétérinaires et la tue :


    Express 07/08/2013

  8. Ping de Léonidas Durandal:

    Si mon travail offre une vue d’ensemble sur le sujet, la coïncidence a voulu que le même jour où j’ai publié mon texte, Civitas nous envoie une lettre d’information avec une vidéo de Jean de Viguerie spécifique au thème de l’avortement sous l’Ancien Régime :

    La porte latine mai 2013

     

    Une communication sur la conférence qu’il a tenu sur ce sujet devrait être publiée d’ici peu. Je l’attends avec impatience. Son travail plus détaillé que le mien sur la période sus-mentionnée complètera, je l’espère, ma partie sans lui retirer, toutes les hypothèses théoriques sur lesquelles je me suis basé pour avancer mon concept “de responsabilité relative des femmes” dans notre société française jusqu’à aujourd’hui.

  9. Ping de TAMERE:

    ise en marche de la féminisation de la société provoquée par de nombreux hommes, par des femmes malades, et la libéralisation des mœurs sont allés de pair avec un chamboulement qui leur a été néfaste : progressivement déresponsabilisées au foyer et dans leur relation de couple (divorce, maternités refusées), alors qu’elles l’étaient déjà en terme judiciaires, elles ont été responsabilisées totalement dans un domaine salarié où plus elles s’investissaient plus elles perdaient leurs prérogatives de femmes, dans les activités familiales qui leur étaient chères. Ainsi, une génération d’hommes immatures et de femmes psychologiquement troublées,  ici sont écrits par vous même les termes vous définisant. Une telle bêtise fait peine à lire. 

    Laisser un commentaire

    Premier commentaire ou VPN ? Le commentaire sera mis en attente de validation

    -

    Votre sexe SVP :

    -

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.