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L’homme catholique, l’immigration, la fausse miséricorde et le Pape François

Publié le 16 janvier 2016 par Léonidas Durandal à 12 h 07 min

Le Diocèse de Phoenix, vient de nous gratifier d’une superbe vidéo afin de soutenir les catholiques hommes dans leur conversion en cette période de notre histoire où la masculinité est particulièrement attaquée. En voici la traduction :

Lien direct Rutube Si la vidéo n’est pas disponible ou ne s’affiche pas assez rapidement, essayez sur Dailymotion en cliquant ICI.

Si cette production est pour le moins réussie, les Américains sont forts en ce domaine, j’aimerais y rajouter quelques réflexions personnelles en rapport avec l’année de la miséricorde qui vient de débuter pour nous.

Dans mon diocèse, les prêtres nous ont appelés largement au serment de réconciliation. Ici et là nous avons reçu des grâces extraordinaires, pourtant comme le souligne ce prêtre, alors que les confessionnaux devraient se remplir, leur fréquentation semble ne pas avoir changé, voire continuerait à diminuer (1). Je le crois bien quand je regarde autour de moi.

Dans ma vie personnelle, j’en suis venu au serment de réconciliation après un long chemin de pratique. Encore aujourd’hui, ce n’est pas toujours naturel pour moi de dépasser mon orgueil. Je crois pouvoir échapper à ce travail salutaire, j’esquive souvent. Pourtant, bon gré mal gré, après plusieurs années de cheminement je m’y suis mis et j’en conçois désormais l’importance.

Parce que je n’ai pas trop le choix, je fréquente habituellement des Eglises conciliaires avec des prêtres à sensibilité de gauche. D’un autre côté, c’est comme un appel à la conversion. Je suis aussi en contact avec des prêtres plus conservateurs. Cependant j’ai toujours pensé que chez les uns comme chez les autres, les homélies manquaient cruellement d’un je ne sais quoi. Je n’avais pas trop compris jusqu’à ce que nous entrions dans l’année de la miséricorde.

Comme dans tous les diocèses je suppose, nos prêtres nous ont donc appelés à la confession, en particulier durant leurs homélies. Si je n’ai pas répondu à cet appel durant des années, je crois aussi que je n’ai pas été aidé par la manière dont mon Eglise a communiqué sur le sujet.

De nos jours, la confusion entre communauté et païens persiste, parce que nous serions tous en occident de tradition catholique. Or nous ne sommes plus qu’une extrême minorité à aller régulièrement à la messe. Ceux qui n’y vont plus perdent tout en quelques années, d’autant plus qu’il a été mené avec eux, une évangélisation de surface. J’en sais quelque chose, puisque je me suis éloigné de mon Eglise durant des années et qu’avant, les bases qui m’avaient été données n’étaient pas bien solides. L’indistinction entre croyants et païens fait donc des dégâts monstrueux car elle s’adresse de manière identique à des personnes qui vivent des réalités à l’opposé l’une de l’autre. Les prêtres qui s’adressent aux pratiquants réguliers comme aux païens n’ont pas intégré l’écart qui nous séparait.

Pour illustrer cette différence

Le catholique qui fait partie d’une communauté, qui a besoin d’être converti, a besoin qu’on lui rappelle la Vérité. Sinon, il ne peut pas comprendre l’intérêt de la miséricorde de notre Seigneur. Il ne comprendra pas en quoi il pèche et en quoi il doit être sauvé par la confession. Ne pas lui rappeler la Vérité, c’est le laisser dans l’ignorance et flatter justement son orgueil. Ainsi, le paroissien moyen a besoin que durant les homélies, il lui soit dit ce qui relève du péché dans les textes de ce qui n’en relève pas. Cela ne lui viendra pas naturellement.

Or aujourd’hui, nombre de prêtres nous appellent à la confession comme si cela devait être naturel, comme s’il y avait une culpabilité inhérente en l’homme. Si culpabilité il y a, elle peut être obérée par l’absence de parole et aujourd’hui, par l’absence de culture catholique. La miséricorde consiste en ce cas, à énoncer le péché, à dire quelle est sa nature, et à l’illustrer à l’aune de sa propre vie pour que le discours puisse être reçu comme un fruit de l’Esprit Saint et non comme un de ceux qui appartiennent au diable.

Je vois deux raisons pour laquelle cette parole n’est pas donnée. Premièrement, les prêtres eux-mêmes n’ont pas conscience de la difficulté à prendre conscience de son péché pour un paroissien moyen dans notre société du plaisir. Et s’ils n’en sont pas capables, c’est probablement parce qu’ils n’ont pas conscience eux-mêmes de leurs péchés.

Deuxièmement, je crois que les prêtres ont peur de voir partir leurs derniers paroissiens. Ils maintiennent nos communautés en état de mort cérébrale par des homélies « >

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64 Commentaires

  1. Ping de Aquila de sexe male:

    Je ne partage pas l'idée: "nous devons le respect aux hommes". Le respect, cela se gagne; ce n'est pas de la distribution gratuite. Une très faible part des hommes mérite le respect. La majorité, mérite le mépris ou la neutralité. Respecter chacun sous prétexte d'humanisme, c'est enlever toute possibilité de respect pour ceux qui le méritent réellement. 

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Il me semble que vous mélangez dans votre raisonnement, confiance et respect. A priori, il est nécessaire de respecter un être humain, parce que nous ne connaissons rien de lui, et que nous en connaîtrons très peu après une vie passée à ses côtés (nous ne voyons qu’à travers notre regard très limité). Sans même parler de dogme catholique, le respect est donc nécessaire à la rencontre. Le respecter ne veut pas dire que nous devons cautionner ses actes et lui faire confiance, ni que nous allons accepter de vivre avec lui. Selon nos propres capacités de jugement, nous considérons certaines personnes aptes dans telle situation ou pas. Pour le reste, le mépris pour une personne est une consommation inutile de ressource, et l’indifférence nous coupe de remises en questions nécessaires. Une personne vraiment forte, sait accueillir la parole de l’autre, et la juger pour ce qu’elle est en ce qui le concerne. Il distingue actes et personnes, ce qu’il y a de bon ou de mauvais à retenir des uns et des autres. Et il ne peut y avoir d’absolus en la matière. Nombre d’idiots vous font progresser, vous remettent en question, vous font avancer, pendant que vos affinités électives peuvent vous laisser dans un confort menteur. Tout est grâce. Tout doit être pris comme tel. Par delà la croix.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) "Eric Zemmour : « Le problème de la Seine Saint-Denis, c’est l’immigration »" Breizh du 31/10/2019. 

    • Ping de Manuela de sexe femelle:

      Le problème c'est que les racistes s'attirent (pour défendre leurs intérêts): Les étrangers ne voulant pas s'intégrer pratiquent le mariage arrangé, et les gauchistes occidentaux idéalisent ces familles traditionnelles mais surtout claniques qu'ils envient et détruisent en même temps.

      Ces étrangers vivant dans des bidonvilles en France ont une maison secondaire dans leur pays d'origine. 

      Le candidat gauchiste c'est :"Votez pour moi je suis antiraciste, j'adore le couscous et ma femme de ménage est portugaise." (C'est sensé être gentil)

                        L'immigré: "J'en ai rien à foutre de la politique de merde mes enfants n'épouseront jamais de feignants de français ou de salopes de françaises." (il a le droit, il a du subir le racisme)

      Résultat: les gauchistes et les gosses d'immigrés racistes; à 50 ans portent des T-shirts Che Guevara, picolent, fument des joints, sont toujours célibataires ou divorcés, mais le problème c'est le capitalisme eh oui…

       

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    "N'ayons donc pas de Dieu une idée tronquée ; son amour pour les hommes ne doit pas être pour nous prétexte à négligence." Saint Basile 330-379

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo coub) « Un modèle d’intégration en Allemagne », Durandal coub du 18/05/2019.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « Le World Press Photo récompense l’image de cette Hondurienne en pleurs », L’Obs du 12/04/2019.

    Une gamine qui chiale parce que maman est troublée par l’intervention d’une autorité publique. Voilà le niveau de l’art et de la politique au niveau mondial.

  6. Ping de Léonidas Durandal:

    « Tuerie de Christchurch : 74 pages hallucinées contre les «envahisseurs» », Libération du 15/03/2019.

    Ben alors, il est où le pas d’amalgames ? Ce n’est qu’une personne à l’enfance difficile, juste un peu déséquilibrée. Il ne faut pas en faire tout un plat.

  7. Ping de Léonidas Durandal:

    « Tuerie en Nouvelle-Zélande : les services français déjà sur les dents », L’Express du 15/03/2019.

    En voulant nous montrer en exemple de réussite multiraciale et multiculturelle, nous sommes devenus l’absolu contre exemple dans le monde entier. Au point de décider des gens à provoquer des attentats.

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