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AIMELES Antiféminisme

L’horrible débat progressiste/traditionaliste entre féminisés à l’intérieur de l’Eglise

Publié le 25 octobre 2014 par Léonidas Durandal à 11 h 57 min

accepter cet état de fait pour mieux cheminer vers Dieu. Je pense même que c’est cela le début d’un chemin de sainteté.

 

L’Evangélisation du petit peuple n’excuse rien.

Alors bien entendu, depuis pas mal de temps, on a flatté le petit peuple avec ce dogme qui permettait aux pauvres d’esprit d’accéder, soi-disant, à Dieu de manière magique. On en a fait un instrument de conversion régressif pour catholiques immatures, et beaucoup de nos représentants qui n’y croyaient pas une seule seconde, ont laissé faire en pensant que les petites gens avaient besoin de ce genre d’image tandis qu’eux, seraient aptes à faire les distinctions nécessaires entre idolâtrie et religiosité.  Outre l’orgueil qui a présidé à une telle réflexion,  loin d’aider le petit peuple, nous l’avons laissé dans la misère de son culte à la déesse mère (Jérémie), par manque de charité. Et les miséreux en ont payé le prix. Ils se sont d’ailleurs écartés de l’Eglise au fur et à mesure qu’ils croyaient devenir riches. C’est aussi nous qui les avons laissés sombrer dans une misère morale encore plus grande avant qu’ils ne jettent le bébé avec l’eau du bain. Car, pour n’en être pas moins faux, tout n’est pas à jeter dans cette vision perpétuellement viriginale de Marie. Et c’est bien là le souci. Marie était bien une vierge consacrée à Dieu et éduquée au milieu du Temple. Elle était certainement très spéciale, tout comme Saint Joseph pour que Dieu les aient choisis. Mais sa virginité perpétuelle, absolue… le principal n’était-il pas de savoir qu’elle était née impure, et que seule l’intervention de l’Esprit Saint pouvait la sanctifier avant l’arrivée de Jésus. Tout comme Marie, nous devons vivre dans cette attente/demande de sanctification, non seulement personnellement, mais également collectivement, au sein de l’Eglise. Croire que nous, hommes, femmes, pères et mères, nos décisions et nos pensées pourraient être exemptes de tout péché, et que nous serions incapables de travestir le don de Dieu fait à travers l’Esprit Saint, est une hérésie, une hérésie complètement folle, non incarnée, déconnectée du monde et de Dieu. Les Saints ne sont pas des personnes pures. Elles sont des personnes inspirées en Dieu par l’Esprit Saint, des personnes qui ont conscience de leur péché, et qui savent le dépasser par la grâce de Jésus. Il va donc falloir en rabattre, nous qui ne sommes pas des exemples, si nous voulons vraiment prendre exemple sur Marie.

 

Or la boutade magique et immanente est devenue centrale dans notre Eglise.

Les divisions au sein de l’Eglise ne sont pas nouvelles. L’Eglise s’imagine pouvoir supporter ces divisions parce qu’Elle en a vu d’autres.  Elle se croit forte aujourd’hui parce que Jésus et l’Esprit Saint ont fait d’Elle ce qu’Elle est. J’affirme au contraire que notre Eglise est faible comme jamais et que nous allons subir bien des épreuves si nous ne voulons pas l’accepter. En France, il y a pas mal de temps que nous subissons ces épreuves. Celles-ci ne sont qu’un avant-goût de ce qui attend le monde catholique dans son ensemble. Car Dieu fera plier notre tête d’obstinés si nous continuons sur le mauvais chemin. Oui, il ira jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que des pierres qui soient catholiques, si nous continuons à nous prendre pour ce que nous ne sommes pas.  Des personnes incapables de discuter ne devraient pas donner des leçons en termes de Vérité. Et des personnes folles conduites par le suivisme d’un monde encore plus fou qu’elles, ne devraient pas avoir de prétention en ces mêmes termes.

Les traditionalistes toujours plus divisés; les progressistes toujours moins nombreux; refuser la division ou plutôt l’ex-communication que le départ volontaire.

En Dieu nous serons toujours dans l’unité et dans Marie nous serons toujours divisés, car enfermés dans notre égocentrisme enfantin. Marie va vers Dieu, faisons de même. La deuxième naissance de Jésus commence quand Il reçoit l’Esprit Saint. Sa première naissance, physique, était certes, très importante, et nécessaire, mais l’exemple de celle-ci ne suffira jamais à nous guider jusqu’à Dieu. Elle est un point de départ qui fait de nous des êtres appartenant à la nature, comme beaucoup d’autres entités très respectables d’ailleurs, mais pas réellement divines sauf en ce qu’elles sont inspirées par l’Esprit Saint.  Nous devons aussi avoir la plus grande gratitude pour mère nature qui a permis « >

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11 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Et si l’Eglise catholique montrait ses femmes ? », Lacroix du 28/01/2015.

    Augmenter la représentation des femmes dans une Eglise déjà totalement féminisée en foulant aux pieds le dogme sans l’ombre d’une réflexion. Parfait exemple de la baisse de niveau qui suit systématiquement la féminisation d’une idéologie.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « Seule une droite agressive remportera les élections », NDF du 19/12/2014

    Article qui omet de parler de 2000 ans de christianisme et de notre tentative de dépassement (réussie) de la dichotomie conservatisme/progressisme.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « La convergence des catholiques », NDF du 15/12/2014

    Je me sentais un peu seul, mais le débat intellectuel avance quand même un peu. Ici M de Morcourt introduit une triptyque catholique qui pourrait former convergence, je l’espère. Cependant comment articuler ces mouvements pour vaincre… le gros de la troupe est encore naïf. Les tradis font peur. Quant aux cathos identitaires, je me situerais bien dedans, mais je ne sais pas encore bien ce que ce concept englobe tant il me semble neuf. Peut-être sommes nous en train de l’écrire cette histoire tout simplement.

    L’auteur de cet article fera un bon prof de fac si nos Universités cathos ont un peu de nez. Il a de l’énergie, maîtrise les concepts, et n’a pas froid aux yeux intellectuellement. C’est trop rare par les temps qui courent pour passer à côté…

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    « Fransiscains de l’immaculée : le saint siège s’exprime », Alteia 26/06/2014

    Les traditionalistes sèment la division en voulant imposer le rite contre le dogme.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « Un bénévole de la croix rouge renvoyé pour avoir défendu le mariage », MPI du 21/11/2014

    Les progressistes et la liberté d’opinion…

  6. Ping de Léonidas Durandal:

    « Le Pape appel à une révolution pour sauver la famille », Figaro du 17/11/2014

    Ni traditionnelle, ni progressiste, la famille est la famille.

  7. Ping de Léonidas Durandal:

    « Retour sur un synode vu de l’intérieur », NDF du 13/11/2014

    Ouf, content d’être encore en communion d’Esprit avec la tête.

  8. Ping de ALLINE:

    Tout cela devient en effet un peu confus… Nul doute – à mes
    yeux – qu’en cherchant à revenir aux sources, le pape François veut en finir
    avec ces strates interprétatives successives d’un féminin -pour avoir gangrené
    l’institution ecclésiale a son profit –  étouffant
    le message du Christ, lequel je continue de l’affirmer n’a plus grand-chose à
    voir avec ce que l’institution a décidé au cours des siècles au prisme de la
    vision de « bons pères » édictant des dogmes éloignant petit à petit
    les croyants du sens réel du message originel tel qu’énoncé et voulu par Jésus.

    Si être progressiste c’est revenir aux sources, ça me va.

    Pour ce qui est de l’antagonisme masculin/féminin, il est de
    l’ordre du naturel, le culturel en outil de complémentarité intersexués dans l’intérêt
    de tous. Il se heurte aujourd’hui à l’extraordinaire ethnocentrisme d’un
    féminin auquel le masculin a donné les moyens de son indépendance (activité
    tertiaire). C’est du masochisme…

    1215 – 2015 : Huit siècles de la construction d’un
    modèle familial n’ayant strictement rien à voir avec celui que fut la Sainte
    famille peuvent donner à réfléchir sur les raisons et motivations de cette
    volonté d’essence bien humaine de rationalisation d’une structure se voulant 1ère
    cellule sociétale.

    Je continuerai donc de dénoncer l’excès du culte marial en
    ce qu’il représente de soumission du masculin à un féminin sous la forme du
    maternel, rappelant que Jésus a envoyé promener sa mère à 12 ans alors qu’il
    était au temple discutant avec les conservateurs de l’époque appelés docteur de
    la loi hébraïque, ces contempteurs immuables des dogmes de la religion dans
    laquelle il fut élevé : « Je m’occupe des affaires de mon père »
    (occupez vous des vôtres…)

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Notre Pape François tente de secouer le Mammouth. Cependant je n’ai pas encore compris dans quel sens. Si c’est pour provoquer un nouveau schisme à l’intérieur de l’Eglise par une vision féminisée, des temps sacrément obscurs nous attendent, et calquer notre mode de fonctionnement sur les Protestants dans les pays nordiques qui ont encore plus échoué que nous ne me semble pas être une solution de bon aloi… Maintenant, cette situation de changement peut être un moyen de remettre l’Eglise en mouvement vers des sacrements renforcés, comme je l’espère. Seulement avant, il va falloir en passer par une forme de contrition générale, et là, je suis plus sceptique… certains disent défendre l’Eglise, mais ils sont surtout imbus de leur personne. Sans parler des Eglises riches en argent comme celles en Allemagne et très pauvres en foi, et qui poussent vers le n’importe quoi. Beaucoup est entre les mains de notre Pape, et en vérité, je le plains. Aucune décision ne sera facile à prendre et surtout à assumer.