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L’immigration de masse est une structure de péché telle que Jean Paul 2 le définit

Publié le 12 mars 2019 par Léonidas Durandal à 20 h 04 min

Les Evangiles nous obligent à accueillir l’étranger dans de bonnes conditions, ce que nous ne faisons pas. Par contre, dans notre immense hypocrisie, et dans notre lâcheté qui n’est pas moindre, tout notre système de croyance tend à favoriser l’idée que l’immigration de masse serait souhaitable, voire inévitable, et à l’encourager.

 

Si nous étions un peu responsables, nous devrions donc agir tout à l’inverse de ce que nous faisons actuellement. Prévoir de grands camps d’accueil sécurisés, avec un traitement humanitaire, sanitaire, alimentaire, des populations en transit, le temps qu’elles puissent repartir, ou bien pour une minorité de celles-là, qu’elles puissent rester en attendant d’être de nouveau en sécurité dans leur pays, voire leur donner la possibilité de s’intégrer. Et décourager l’immigration de masse qui est une structure de péché.

Mais voilà, l’immigration de masse n’a pas encore été étudiée en tant que tel et notre société peine à se justifier de ses refus. Féminisée, elle est prête à écarter les jambes au tout venant, pour le traiter tyranniquement par la suite. Tel est l’état actuel de la prise de décision dans notre pays. Et voilà pourquoi je me propose d’éclaircir ce point pour des catholiques qui voudraient pouvoir résister aux discours irresponsables tenus par pas mal de nos clercs, quand ils nous rappellent à notre obligation d’accueil, sans nous inviter à lutter de toutes nos forces, politiquement, contre l’immigration de masse.

L’immigration de masse, structure de péché :

 

– L’immigration de masse fait baisser la moyenne des salaires des populations les plus pauvres du pays d’accueil. Elle contribue donc à augmenter les écarts de salaires entre pauvres et riches et à favoriser les tensions sociales issues de ces écarts. Elle entretient aussi la misère des classes laborieuses, les empêchant de sortir de leur situation d’aliénation économique. Par conséquent, elle prive les enfants des classes laborieuses des moyens de s’élever par l’instruction qui est quoi qu’on en dise, et quelque soit la situation du pays en question, payante. Les classes laborieuses venues d’autres pays n’en sont pas pour autant bénéficiaires.

L’horizon de l’immigration de masse, c’est l’esclavage pour les populations laborieuses venues d’autres pays. Car les conditions des classes laborieuses se détériorent d’autant que l’immigration de masse progresse, ce qui conduit les pauvres à devenir misérables, pour finir à l’état d’esclave dans quelque arrière boutique de restaurant ou sur un chantier de construction, sous-payés, sous-alimentés, sous-hébergés, rendant riches quelques marchands de sommeil. Car plus l’immigration de masse progresse, plus les conditions économiques s’affaissent pour le travailleur pauvre qui est mis en concurrence avec de plus en plus de ses congénères pour un nombre de postes qui ne peut croître à l’infini.

 

-D’ailleurs la religion de l’immigration de masse est sous-tendue par l’idée que nos moyens seraient illimités dans un monde fini. Or s’ils le seront certainement dans quelques millions d’années, à l’instant « t », les moyens d’une société sont forcément en nombre limité. L’immigration de masse est donc une atteinte à la planète telle que la définit notre Pape François dans son encyclique Laudate si. Logiquement, elle entretient le gaspillage des ressources au profit d’un monde de surconsommation dément, le nôtre. Nombre d’immigrés sont attirés par ce miroir aux alouettes, vendus par smartphone interposés, dans des fictions qui parcourent plusieurs milliers de kilomètres en quelques secondes, par l’intermédiaire de médias détenus par une élite riche qui ne subit jamais les désagréments des fantasmes qu’elle propage dans le monde.

 

– L’immigration de masse est donc par essence mensongère. Elle promeut la libération des individus au moment où elle les aliène en les faisant participer à un système de sur exploitation des ressources et des individus. Car si les ressources sont gaspillées dans un tel mouvement, les individus ne le sont pas moins. Karl Marx visitait les usines du 19ème siècle en faisant le constat effroyable des conditions de vie des ouvriers. Les conditions de vie des immigrés venus en masse et sans contrôle, ne sont certainement pas moins difficiles que ces forçats d’un autre siècle : violence, espérance de vie moindre, maladie, état psychique détérioré, impossibilité à s’intégrer créant des discordances sociales culturelles affectives, voire des crimes et des délits.

 

– Car l’immigration de masse déstructure par nature les individus entrants. Elle leur demande de renoncer à leur culture pour s’intégrer dans une autre société, à pratiquer d’autres rites, si l’on songe seulement à nos habitudes « >

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39 Commentaires

  1. Ping de Cyrus de sexe male:

    M. Durandal,

    Les Français acceptent, ou du moins ont accepté, pendant très longtemps l'immigration de masse parce qu'ils se sont féminisés ; les hommes ont renoncés à être des hommes et les femmes ne le supportant plus, se sont montrées favorables à la venue d'hommes virils exotiques pour être dominées et sexuellement satisfaites. Ce qui explique, en partie à mon humble avis, les relations entre des Françaises blanches très jolies, très sexy, très mignonnes et très gentilles et des hommes brutaux issus de l'immigration. Pour les hommes, écoutant les féministes et leur peur et leur lâcheté, l'immigration de masse, à laquelle ils furent très majoritairement favorables, fut une façon commode de se dispenser d'être un homme. Puisque je ne le suis plus, aussi bien demander à d'autres de l'être, hein ?

    Je pense qu'il y a un lien direct entre une société ultra-féminisée et l'immigration de masse. Une société virile n'agit pas de la sorte. Un phalus nègre ou arabe est, dans le fantasme féminin, encore viril, encore masculin, encore digne de pénétrer la femme.

    Zahia Dehar dit des choses intéressantes ici : https://www.youtube.com/watch?v=Q4c4N5bX4D4 

    Pensez-vous qu'elle incarne l'immigration de masse comme structure de péché ? Êtes-vous d'accord avec elle pour dire que les hommes ne savent plus traiter les femmes en déesse ? D'ailleurs, dans votre texte, lorsque vous parlez de déification de la femme, parlez-vous de les mettre sans raison sur un pied-d'estal ou bien parlez-vous d'une galanterie française manquante à notre époque ? 

    Mademoiselle Dehar est-elle le visage tragique de l'immigration de masse ?

    Cordialement,

    Cyrus

    • Ping de Manuela de sexe femelle:

      Vous êtes à la recherche d'un coach en séduction? 

      Un piédestal? Traiter une femme comme une déesse ? Je vous dirais que certaines préfèrent la laisse…

      Je pense qu'il y a un lien direct entre une société ultra-féminisée et l'immigration de masse. Une société virile n'agit pas de la sorte. Un phalus nègre ou arabe est, dans le fantasme féminin, encore viril, encore masculin, encore digne de pénétrer la femme.

      Pourquoi dans les romans de cul à l'eau de rose le héro est toujours blanc ?

      L'inclination de certaine pour la différence relève souvent du fétichisme, la couleur de peau n'est qu'un détail, les différences culturelles ne doivent pas être prises à la légère. Non tout les immigrés ne sont pas aussi virils qu'on croit, ils abordent et tchatchent plus que les FDS c'est surtout ça qu'on aime mais ce n'est pas pour autant qu'il faut en faire une généralité.

      Dans les années 2000 les Blancs draguaient encore.

      La différence c'est attirant, beaucoup la fantasme néanmoins elle n'est pas mieux pour autant ni moins bien. L'attirance ne s'explique pas, pourtant chacun doit réfléchir avant de céder aux sirènes de l'attraction. 

      Il y a des femmes qui aiment les hommes "mystérieux" vous avez entendu ça ado?  Les faux-timides. C'est bien aussi.

      PS: Ayez confiance. Priez.



       

       

       

      • Ping de Cyrus de sexe male:

        HAHAHAHA !!!! HIHIHIHI !!!!

        Vraiment, Mme Manuela… c'est chou… BWAHAHAHA !!!!

        Vous êtes à croquer. 

        Non, très chère, je ne suis pas à la recherche d'un coach de séduction. Je SUIS la séduction. Mais ma vie est au service de Dieu.

        Pardon pour la faute d'orthographe à propos de '' piédestal ''. La traiter en déesse ? Oui, à condition qu'elle soit soumise et obéissante.

        Pourquoi dans les romans de cul à l'eau de rose le héros est toujours blanc ? C'est simple : parce que les romans en question n'ont pas été écrits par des Françaises, mais par des Américaines.

        Sur le fait que tous les immigrés ne sont pas viriles, c'est vrai, mais en moyenne, j'ai l'impression qu'ils le sont plus que les FDS toutouisés. Quant au fétichisme, ça c'est vrai et c'est bien vu. Les différences culturelles ne sont pas en effet à négliger entre des peuples anciens (Arabes et Français, par exemple, pour ne prendre qu'eux), aux mentalités différentes, aux religions différentes, aux modèles familiaux différents, aux valeurs différentes, aux moeurs différentes, aux cultures différentes. D'ailleurs, il serait intéressant de savoir si ces couples mixtes durent, se marient et combien divorcent. 

        Oui, dans les années 2000, les Blancs draguaient encore. D'ailleurs, dans les années 2000, M. Soral passait encore à la télévision, notamment à Tout le monde en parle.

        Sur les hommes mystérieux, je n'ai rien à ajouter. Chacun a son jardin secret…

        Je vous rassure, je ne suis pas désespéré et suis très confiant, malgré les épreuves, en mon avenir…avec ou sans femme. Je prie aussi. 

        Priez pour moi. Je prierai pour vous. 

        Merci de m'avoir encore fait rire.

        Cordialement,

        Cyrus

    • Ping de Lou de sexe femelle:

      Lorsqu'attirance il y a, j'observe plutôt une fascination certaine des hommes issus de l'immigration pour les femmes blanches plutôt que l'inverse. Ils les voient comme un symbole de réussite (regardez les sportifs et gens du showbiz). Les blanches, comme toutes les femmes, vont là où ça les arrange  avec tout de même une légère préférence pour les hommes de leur ethnie. Du moins pour se caser sur le long terme. La différence excite mais la femme aime la stabilité. Le miséreux sexuel, ça reste l'enfant d'immigré des cités en général comme le soulignait Soral et comme on peut le constater chaque jour en prenant le métro.

      Mademoiselle Dehar, malgré ses choix de vie moralement questionnables a quelque chose de touchant : elle est très féminine, elle a conscience que le beauté ne dure qu'un temps. Et, elle revient souvent sur les études qu'elle n'a pas pu faire et cela semble être une grande déchirure dans sa vie. Je suis sur que si elle avait grandi avec un père, elle aurait fait des bonnes études, se serait marié avec un monsieur bien comme il faut et aurait une vie de petite bourgeoise bien comme il faut. Il semble qu'au fond c'est ce à quoi elle aspire. Elle le visage des gentilles filles sans père qui ont grandi comme elles ont pu.Il semble aussi qu’elle ne rêvait que d’intégrer la France et une famille française.

      • Ping de Cyrus de sexe male:

        Bonsoir Madame Lou,

        Merci de votre apport. Je n'ai rien à redire. Vous avez absolument raison. La seule chose, c'est que je ne fais pas partie de ces enfants d'immigrés miséreux sexuels des cités de France, dans le métro ou pas. La raison est simple : je ne vis pas en France et la réalité de l'immigration au Canada, et surtout au Québec et surtout à Montréal, où je vis, est aux antipodes de ce qui se passe en France. L'aménagement spatial de Montréal est complètement à l'opposé de Paris et de sa banlieue. Je ne suis pas ségrégué, ni miséreux sexuellement et n'envie nullement les Québécoises de souche, car il n'y a rien à envier chez elles. Quant aux Françaises, je suis plutôt dans un mélange d'admiration, de charme, de contentement, de fascination. Lorsque je pense aux Françaises, je pense à la cour du Roi Louis XIV ou à l'amour courtois, Tristan et Yseult. Rien de contemporain, en fait. Je ne peux pas envier les Françaises, car moi aussi, je connais un succès professionnel réel, malgré les difficultés passagères dans le monde de l'emploi (une inadaptation relative qui est la marque d'une certaine liberté) et ait de l'argent et une très bonne éducation et une très bonne instruction. Je viens d'une famille de très grand prestige et cela comporte des responsabilités. Une réputation à tenir. Un honneur à conserver. 

        La femme française est l'incarnation de tout ce que j'aime en France. Dans cette vidéo, vous pouvez le constater par vous-même en observant cette jolie jeune femme en détail : https://www.youtube.com/watch?v=yVx0f1Oi6ns

        Aussi celles-ci : https://www.youtube.com/watch?v=g7Ed83J05xc et https://www.youtube.com/watch?v=ehgO-TV9Zy0 et https://www.youtube.com/watch?v=1B6pUWP5aFs

        Mais oui, elles veulent de la stabilité et préfèrent légèrement plus leurs hommes, même si ce n'est pas gage de réussite à long terme.

        Concernant Mademoiselle Dehar, vous avez tout à fait raison. J'ai noté la douceur, la gentillesse de son visage. Peut-être une certaine tristesse dans les yeux, aussi. En effet, elle est très féminine et marche avec une sensualité inimitable (sans parler de sa tenue). Sa corporéité est française et non arabe. On le sent à la regarder marcher.

        J'aime Mademoiselle Dehar et je ne lui souhaite que du bonheur et une famille aimante.

        Merci de m'avoir répondu, Mme Lou.

        Cordialement,

        Cyrus

    • Ping de Léonidas Durandal:

      M Cyrus,

      Traiter les femmes en déesses… le terme est pour moi blasphématoire, même si je comprends ce qu’elle veut dire par là. Il ne faut pas traiter « les » femmes en déesses, mais aimer celles qui le méritent par leurs qualités morales. C’est tout de même très différent. Nous pouvons incarner une forme de sainteté, non pas être Dieu à sa place.

      Voilà un extrait très véridique et une femme qui n’est pas embuée par les poncifs. Du coup, elle développe une forme d’intelligence étonnante, pleine d’introspection, cette forme d’intelligence dont sont pourvus ceux qui refusent l’hypocrisie. Voilà sur quel plan devrait se situer le débat, même politique. Et voilà ce qu’il n’est pas de nos jours. Un débat sans culpabilité et qui permet d’avancer. Elle ferait une mère abbesse exceptionnelle.

      M.D

      M.D

  2. Ping de Cyrus de sexe male:

    Bonsoir M. Durandal,

    J'espère que vous allez bien. Dans cette vidéo, Pierre-Yves Rougeyron montre qu'il est vraiment, mais vraiment républicain…malheureusement : https://www.youtube.com/watch?v=V8mmTGmUaAQ

    Corrigez-moi si je me trompe, mais vous n'êtes pas du même bord politique ?

    À mon avis, si dans ce qu'il dit, il y a des choses à faire, l'athée qu'il est ne comprend pas ou feint de ne pas comprendre la portée religieuse de la décadence française et de l'irritation, voire de la haine qu'elle suscite au sein de groupes immigrés qui n'ont pas renoncés à leurs valeurs et refusent d'intégrer cette décadence. Les gens auxquels ils réfèrent qui se sont intégrés n'ont en réalité pas fait allégeance à la France, mais à la République. Un homme comme vous au pouvoir irriterait grandement M. Rougeyron, alors que vous êtes aussi nationaliste et souverainiste.

    Cordialement,

    Cyrus

    P.S. Entre-temps, avez-vous vu le téléfilm Versailles, le rêve d'un roi (sur le règne de Louis XIV et la construction du Château de Versailles) ?

    • Ping de Léonidas Durandal:

      M Cyrus,

      Oui, vous avez compris. Et pour les mêmes raisons, je ne regarderai pas de téléfilm sur Versailles. Louis XIV a fini par où il aurait dû commencer : à prier dans sa petite chapelle. A la fin de son règne, la France était à feu et à sang, plus pauvre et malheureuse que jamais. Encore un loser qui nous est vendu comme un gagnant de la part de la droite.

      M.D

      • Ping de Cyrus de sexe male:

        Bonsoir M. Durandal,

        Donc, vous avez regardé ce téléfilm, car vous vous référez à une scène du téléfilm avec Mme de Maintenon. Je pense complètement à l'opposé de vous sur Louis XIV. Ce fut un grand roi, pas le plus grand, mais un très grand roi. Le XVIIe siècle était généralement un siècle peu prospère comparé au XVIIIe siècle, alors ce n'est pas vraiment de sa faute si la France n'était pas aussi prospère que nous aimerions qu'elle soit. Je vous rappelle au passage que c'était une société majoritairement agrarienne et non industrielle dont nous parlons. Les rythmes de production dépendaient encore beaucoup de la nature (et du climat), de la force humaine et animale. 

        La France, sous le règne de Louis XIV, était forte essentiellement parce que ses adversaires géopolitiques étaient faibles. Néanmoins, Louis XIV a renforcé le royaume sur le plan religieux par la lutte réussie contre le jansénisme et contre le protestantisme par l'Édit de Fontainebleau. Par la construction du Château de Versailles, en une période de faible prospérité il est vrai, cette construction qui dura 30 ans, a permis pendant 30 ans de donner beaucoup de travail à beaucoup de gens de beaucoup de corps de métier, ce qui veut dire des versements de salaire et de retraite et tout simplement une population occupée plutôt qu'oisive. C'est du développement économique et c'est une bonne chose.

        Ensuite, il a développé ses colonies, dont celle de la Nouvelle-France (j'y habite, c'est le Québec), ce qui enrichit le Trésor.

        Plus encore, le Roi développa les arts et la culture, permettant à la France de rayonner partout (c'est encore aujourd'hui le cas tant sur le plan touristique que culturel, vous en vivez encore de cet héritage). Les versements d'argent à tous ces artistes étaient également une bonne chose d'un point de vue économique car cela faisait vivre des gens.

        Il a stabilisé le pays par l'exercice d'un pouvoir personnel, centralisant le pouvoir à Versailles et occupant la noblesse dans le même lieu, ce qui l'empêchait d'intriguer dans son dos. Il est vrai que pendant ce temps, elle n'était plus aussi présente pour ses sujets, ce qui l'éloignait des réalités du terrain et a constitué la prémisse de la révolution (le sens du service public qui se perd dans les fêtes ininterrompues de Versailles). Donc, cette stratégie fut ambivalente, a à la fois fonctionné et fait le lit de beaucoup de frustrations légitimes. 

        Il a gagné des guerres, étendant le territoire et réussit un coup de poker diplomatique quant au trône d'Espagne. 

        Il a développé les industries. C'est essentiel et a fait travailler les artisans français.

        Donc, non, ce n'était pas un pays à feu et à sang ni un peuple plus pauvre et malheureux que jamais. Les prémices de la Révolution, oui, quelques frustrations, oui, mais sans plus.

        Seules les finances publiques étaient à sec et cela Louis XV eusse dû s'y atteler dès le début de son règne en ponctionnant l'aristocratie autant qu'il le faut pour rembourser la dette. Cela lui aurait donné les coudées franches pour aider à développer l'économie de la France, étendre les aides sociales et aider l'agriculture. Cela aurait sûrement évité à Louis XVI d'avoir tant de problèmes sur les bras et aurait sûrement évité la Révolution française. J'en suis à peu près sûr. 

        Voilà. Ce sont mes arguments, Votre Majesté. Vous vouliez que je m'affirme aussi dans l'opposition, c'est maintenant fait.

        Royalement vôtre,

        Cyrus

        • Ping de Léonidas Durandal:

          M Cyrus,

          L’économie ne se développe pas à coup de grands travaux. Ca n’a jamais fonctionné et ça ne fonctionnera jamais. Preuve en est justement Louis XIV. Si sa politique avait réussi, elle se serait traduite par de la prospérité. Au contraire a-t-il laissé le pays à sec. Il était responsable de la situation. Il a échoué. Voilà tout. Son bilan parle de lui-même. Il a saigné le paysannat qui aurait beaucoup mieux vécu sans ses décisions, qui aurait été le plus prospère d’Europe sans son intervention, malgré les famines (les paysans français étaient les plus inventifs au monde, les plus travailleurs, et ils savaient faire face aux années difficiles quand ils n’étaient pas emmerdés par les impôts). Il a tout échoué exception faite du domaine culturel. Car même pour le domaine religieux, cette sacralisation du roi à l’excès, ressemble à s’y méprendre à un retour aux cultes païens pharaon et compagnie, culte solaire), avec la déchéance morale qui l’a accompagné et qui n’a pas tardé à avoir des résultats. Il a été maladroit avec les prostestants aussi, quand bien même ils eussent mérité une bonne raclée (il a eu une main de fer, mais sans gant de velours). Même au niveau artistique, c’est discutable. Molière, Corneille, La Fontaine d’accord. Mais Lully, cette espèce de sous musicien prétentieux au style pompier avant l’heure. Certes, la France était en retard au niveau musical concernant les prémisses de l’opéra lyrique. Mais elle avait des sainte Colombe et des Marin Marais, qui étaient là. Louis XIV leur a donné une plus large audience. Il ne les a pas inventés. Tout comme le génie français s’est exprimé tout au long de l’histoire, souvent malgré les institutions. La bureaucratie a souvent été un étouffoir à génies en France.

          Alors, quand nous avons un roi qui donne l’audience qu’ils méritaient à certains artistes, nous trouvons cela génial. Cela ne l’était pas. Louis XIV doit tout aux artistes qu’il a promus. Preuve en est, nous traînons comme un boulet cette conception de l’état qu’il nous a légué avec Richelieu, jusqu’à aujourd’hui. Tandis que nous relisons Racine, Molière Corneille avec délectation, que le monde entier les lit avec délectation, que dans 1000 ans, nous les relirons avec délectation, en nous rappelant comme d’un détail que c’était l’époque de Louis XIV. A ce moment là, Louis XIV leur devra tout, à eux et à toutes les productions musicales de cette époque dite baroque (et qui ne l’était pas du tout), que nous réécoutons avec un plaisir constant et profond. Je rajouterai sur l’architecture : quel homme politique n’est pas capable d’organiser la construction de quelque monument sur le dos de son peuple et pour marquer l’histoire ? Même le dernier des abrutis est capable de cela avec l’aide de quelques architectes (cela ne se faisait-il pas déjà à Rome durant l’antiquité, en plus prolixe ?).

          Au lieu de dépenser l’épargne des paysans, Louis XIV aurait mieux fait de la leur laisser, et je peux vous dire que nous aurions été bien meilleurs que l’Angleterre sur ce point, à la même époque. Car songez : l’Angleterre qui a des terres de merde, a réussi à dégager plus d’argent à l’époque que la France pour faire prospérer son industrie naissante. Elle a fini par dominer le monde, reléguant la France bien loin en arrière.

          J’en terminerai avec le sens de l’histoire. Alors que toute l’Europe devait se préparer à un changement de son appareil politique, parce que le monde avait changé, nos rois capétiens en bout de course, nous ont entraîné dans une surenchère qui nous a mené directement à l’un des pires cataclysmes de l’histoire humaine : la révolution française. Cataclysme de séparation entre l’élite et le peuple. Une catastrophe que nous n’avons pas fini de cuver. Vous aimez la France comme les Français, pour de mauvaises raisons, parce que son élite est immature, grandiloquente et qu’elle vit dans le passé en se gargarisant de diriger le monde comme pharaon le faisait. Vous aimez les femmes françaises comme le peu de Français arrive encore à les aimer, parce que beaucoup n’ont plus aucune qualité morale et compensent en tortillant du cul à l’excès.

          M Durandal.

          • Ping de Cyrus de sexe male:

            Bonsoir M. Durandal,

            L'économie se développe, entre autres, à coups de grands travaux. Pas seulement, mais entre autres. Les travaux de construction massifs durant les années 1930 aux États-Unis lancés par Roosevelt dans le cadre du New Deal ont permis d'améliorer la situation, même si la Seconde Guerre mondiale a aussi joué un grand rôle. Au Québec, les grands travaux des années 40, 50, 60 et 70 ont fait travailler énormément de Québécois directement et indirectement et faits vivre beaucoup de gens. C'est durant ces décennies que nous étions le plus prospère. Aujourd'hui, l'industrie de la construction, au Québec, c'est 375 000 personnes. C'est beaucoup. En France, après la Seconde Guerre mondiale, il y eut la Reconstruction, puis les années d'expansion économique des Trentes Glorieuses, avec des taux de croissance économique de 5 à 7 % annuellement. En Chine, depuis des décennies, on a beaucoup construit et ça a permit d'alimenter l'économie. Pensez au barrage des Trois-Gorges. Aux Émirats Arabes Unis, à Dubai, plus précisément, on a beaucoup construit et on construit encore, ce qui fait travailler beaucoup de gens et alimente la prospérité. Une nuance à apporter toutefois. Plus encore que la construction elle-même, c'est ce qu'elle rend possible. En Chine, les grandes routes et les bâtiments, notamment les grattes-ciels, ont permis la circulation de marchandises fabriquées sur place et expédiées dans le monde entier et les bâtiments ont accueillis des sociétés internationales venues faire du profit là-bas, des sociétés nationales ou nationales à vocation internationale ou des sociétés en co-propriété (comme Bombardier-Sifang-Power Corporation dans le train). À Dubai, le pétrole a beaucoup aidé et aide encore à la prospérité, mais les hôtels accueillent un tourisme de luxe de classe mondiale qui rapporte énormément d'argent, fait vivre beaucoup de gens et rend le lieu agréable à vivre. Au Québec, nos centrales hydroélectriques nous fournissent de l'électricité à bas coûts, nous permettent d'offrir des tarifs avantageux à des sociétés mondiales dans le domaine de la fabrication d'aluminium et d'en exporter à profit en Ontario (province voisine du Québec) ou encore aux États-Unis, surtout en Nouvelle-Angleterre. En France, des champions nationaux en sont ressortis, comme Alcatel, Alstom, Dassault, Areva, etc. De gros joueurs, qui font travailler beaucoup de gens, paient de bons salaires et rapportent à l'État.

            Les grands travaux, ça marche. Mais il en faut plus. Il faut faire quelque chose de ce que l'on construit. Ironiquement, Versailles attire énormément (comme le Louvre, d'ailleurs) de touristes français et internationaux, rapporte de l'argent et sert aussi à des fêtes privées qui rapportent aussi de l'argent. Ceci, sans parler des tournages qui rapportent également de l'argent (le téléfilm sur Louis XIV et la construction de Versailles en est un exemple).

            Je dirais au contraire qu'il a tout réussi, et cela inclut le domaine culturel. La paysannerie était généralement pauvre, sauf durant certains siècles, notamment le 13e siècle, où l'accumulation économique des trois derniers siècles s'est épanouie au 13e. Il devenait aussi prospère après une période de dévastation, telle que celle suivant la peste noire du 14e siècle, car les survivants se retrouvaient avec beaucoup de terres à exploiter, du bois et du gibier qui s'était refait et peu de gens, ce qui rendait l'accès aux ressources plus faciles pour tout le monde. Chacun en avait plus pour lui-même. 

            Sacralisation du roi ? Je ne pense pas. Plutôt figure centrale d'un pouvoir centralisé afin d'éviter les écueils des guerres féodales des deux siècles précédents. Quant à l'aspect pharaonique ou de culte de la personnalité, tant que le dirigeant est excellent, ça ne pose pas problème. C'est ce qui a posé problème avec Louis XV et Louis XVI. Ils n'étaient pas assez bons et parfois, franchement mauvais. Ils n'étaient pas assez forts, contrairement à leur prédécesseur. 

            Dans les affaires religieuses, personne n'est parfait. On fait de son mieux. Avec Bossuet et d'autres, il a calmé le jeu. C'est pas mal.

            Lully, musique de grande pompe ? Oui, pour une grande France, pour un grand roi. C'est une question de cohérence. Grand musicien dont j'adore entendre les partitions dans les films et téléfilms et reportages sur la grandeur de la France. Les reportages de Stéphane Bern, par exemple. 

            Je ne sais si la France était en retard quant à l'opéra lyrique et je ne connais ni Sainte Colombe ni Marin Marais, mais je sais que les résultats sont là. 

            Quant au génie national, au nombre de génies que la France compte et qui font l'envie du monde, on ne peut pas dire que ce pays est empêché le génie de s'exprimer. S'il peut effectivement s'exprimer en dehors des institutions, il a besoin des institutions pour s'étendre, se structurer, se stabiliser, se faire connaître et être apprécié. Le CNC, par exemple, joue un rôle dans le financement du cinéma français. Si vous mettez les bonnes personnes dans une institution (qui ne fonctionne pas toute seule, mais avec des humains), alors vous aurez de bons résultats. 

            Louis XIV ne doit rien aux artistes. Ils lui doivent tout, car il leur a permis d'atteindre une notoriété qui, dans le cadre français où l'État joue un rôle central (déjà sous son règne), leur a permis de conquérir les coeurs et de se faire connaître au monde. Au fond, ils ont magnifié Louis XIV, son règne, son royaume et son siècle. Mais, ce roi a beaucoup fait pour les arts. Les étrangers, dont je suis, lui en sommes gré.

            La conception de l'État que vous traînez comme un boulet depuis Richelieu ? Oui, lorsque vous avez de mauvais dirigeants et de mauvais administrateurs et une population détestant le patriotisme. Autrement, avec les bonnes personnes aux bons postes, je le redis et j'insiste, vous avez la Grande France, qui fait l'envie du monde. Nous, les étrangers, ne sommes pas stupides (je sais que vous ne le pensez pas). Nous apprécions et aimons depuis l'extérieur la France beaucoup plus que les Français eux-mêmes. Nous sommes en amour avec ce pays beaucoup plus que les Français eux-mêmes. Cela, souvent à la plus grande surprise des Français, qui sont profondément choqués que les étrangers aiment plus la France que les Français eux-mêmes. 

            Quant au baroque, je ne sais ce que c'est. Pouvez-vous me l'expliquer en termes simples, s'il-vous-plaît ?

            Quant à l'architecture, voyez les exemples d'enlaidissement depuis des décennies et relisez-vous. Seuls quelques grands architectes, sous la direction politique de grands dirigeants, ont oeuvré, avec un sens de la grandeur et de la chrétienté éternelle, à embellir ce si beau pays. Versailles, Vaux-le-Vicompte, les Champs-Élysées, la Tour Eiffel, Notre-Dame-de Paris, la Cathédrale de Reims, la Cathédrale de Lourdes, le Palais-Bourbon, Matignon, l'Élysée, le Louvre, le Château de Chambord, les grands hôtels parisiens, comme le Palace Georges V, le Ritz, Le Meurice, Le Four Seasons, Le Plaza Athénée, Le Bristol, théâtre des Bouffes-du-Nord, théâtre du Rond-Point, l'Arc de Triomphe, le Palais des Tuileries, la Conciergerie, la Bibliothèque nationale, la Monnaie de Paris, l'Hôtel de Ville de Paris, la Promenade des Anglais et tant d'autres.

            L'Angleterre est un agrégat d'îles, unifiée par la force. Elle est entourée d'eau, ce qui la force à se projeter vers l'extérieur et donc à développer le commerce pour prospérer. La France, par son positionnement géographique, se situe entre les deux, et a tant une politique maritime qu'une politique terrienne. Les Français peuvent prospérer seulement chez eux s'ils le veulent, car le marché est là et la richesse nationale, lorsque bien exploitée, enrichit tout le monde. Les Français peuvent se limiter à l'international ou encore faire les deux, vendre aux leurs et aux autres. Bref, en France, c'est l'épargne et la dépense qui vous font être ce que vous êtes et non seulement l'épargne dans le but d'investir, ce qui relève d'une conception purement capitaliste de l'économie, avec la classe bourgeoise au centre et au sommet du processus. 

            L'Angleterre n'est pas la France. La France n'est pas l'Angleterre. L'intensité du catholicisme en France et la profondeur de l'enracinement de la dialectique entre la noblesse et la paysannerie a rendu, rend et rendra toujours difficile une mise en place capitaliste de l'économie '' à l'anglaise ''. La France est le pays de l'honneur qui cherche de l'argent. L'Angleterre est le pays de l'argent qui cherche de l'honneur.  

            Il n'y a pas toujours de lien entre le changement de l'appareil productif et le changement politique. Pensez à la Chine qui conserve sous les oripeaux du communisme une conception très impériale (de l'époque de l'Empire chinois et des empereurs de Chine) de la gestion étatique. Pensez à l'Angleterre qui a su malgré tout conserver une société de classes fortement stratifiées, avec une pairie (la Chambre des Lords), une famille royale qui exerce une influence discrète, mais réelle sur le pays et un système scolaire dont l'inadaptation à la modernité néo-libérale est la force. Les Anglais veulent demeurer Anglais, malgré le capitalisme. Les Français veulent demeurer Français malgré le capitalisme. Les Chinois veulent demeurer Chinois malgré le capitalisme. 

            Vos deux derniers rois, Louis XV et Louis XVI, n'étaient pas à la hauteur de leurs tâches. C'est tout. Des rois différents ou les mêmes prêts à aller jusqu'au bout pour faire les changements nécessaires auraient éviter la Révolution française. Louis XIII et Louis XIV, eux, ont faits leur travail. 

            Ne l'oubliez jamais, M. Durandal. Personne n'est parfait et aucun roi n'est exempt d'imperfections, de stupidité et de maladresses. Tâchons plutôt de faire mieux qu'eux. 

            J'aime la France non pas comme les Français, mais au contraire des Français. La plupart détestent leur pays depuis des décennies. Cela n'a jamais été mon cas. Je l'aime entre autres pour ses grands dirigeants, mais pas seulement. J'aime son art de vivre, son chic, sa table, ses paysages, sa gentillesse et sa douceur, son côté blagueur et même grivois, ses femmes, son théâtre et son cinéma, ses châteaux et musées, sa musique, son humour et tant d'autres choses. 

            Je ne me lasse jamais de la France et des Français. J'aime tellement ce pays.

            Et oui, pour conclure, j'aime vos femmes, à la différence de vos hommes qui ne les aiment plus. Les Françaises ont toujours été d'une très grande gentillesse avec moi, très avenante et très mignonne à croquer. 

            Maintenant, je vous demande explicitement d'aller faire vos exercices de sabro-laser sinon je vous envoie des robots-tortionnaires pour vous fouetter. Hop !!!

            cheekycheekycheekycheekycheekycheekycheekycheeky

            Cordialement,

            Cyrus, votre Perse préféré

             

          • Ping de Léonidas Durandal:

            M Cyrus,

            Le débat a trop dévié par rapport au féminisme. Je n’ai pas le temps d’entretenir cette discussion. Et puis vous voulez avoir raison au lieu de chercher la vérité.

            M D

          • Ping de Cyrus de sexe male:

            Bonjour M. Durandal,

            Je prends acte de notre désaccord fondamental sur ce sujet. Merci de la discussion. Ce fut intéressant.

            Cordialement,

            Cyrus

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