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L’incapacité de notre société à sortir d’un cadre catholique : les opposants au Pacs avaient tellement raison.

Publié le 30 janvier 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

La ringardisation des opposants au pacs. Mme Boutin et celle des autres qui suivront.

 

Partout la doxa l’affirme haut et fort ! Nous étions ringards de nous opposer au pacs à la fin des années 90. 130130pacs3

Mme Boutin, alors qu’elle essaya courageusement de s’affronter à cette mesure, est aujourd’hui décrite par nos médias orientés, comme ridicule, même s’il leur faut lui conserver une image assez forte, juste assez pour qu’elle puisse encore servir d’épouvantail aux tenants du « progrès ». Ils auraient été si heureux qu’elle reprenne le combat. Ils croyaient pouvoir anticiper notre réaction. Bon nombre d’observateurs intelligents nous avaient enterrés avant même que le combat n’ait commencé. C’est pourtant nous qui allons les enterrer. D’autres combattants sont venus, et ceux-là ont retenu la leçon. Ils se sont satisfaits du mépris qui leur était adressé tout en revêtant leur tenue de combat. Ces derniers savent qu’ils font désormais face à une machine à mensonges, vide. Ils ont appris à dénoncer ce vide. Certes, ils sont encore un peu chancelants, mais ils ont déjà pris le dessus idéologiquement et dans la rue, et ils transformeront l’essai à la quatrième pénalité. Bientôt il en viendra de plus aguerris qui finiront le boulot. Des gens comme moi et d’autres, se chargent de former les militants de demain, qui ne seront pas de la même espèce que ces idiots manipulables à souhait qui nous parlent « d’égalité », « d’amour », de « différences », quand ils vouent un culte à l’indifférenciation, à la perversion et aux rapports marchands. On ne s’oppose pas si facilement au vrai progrès sans déclencher des raz-de-marée.

 

 

Le tournant.

 

Car je vous l’annonce : plus rien ne sera comme avant. Notre contestation vient de signer l’acte de décès de toute une partie des institutions de ce pays qui n’ont eu de cesse de se saborder elles-mêmes. Malgré les partis politiques nombreux à soutenir le « mariage pour tous », malgré les associations soit-disant indépendantes financées à grand renfort de subventions étatiques, malgré des syndicats étudiants et professionnels, malgré les mensonges médiatiques généralisés, il est maintenant certain au vu des images et des récits que j’ai reçu, que tous ces gens n’ont peut-être pas réuni 50 000 personnes, tandis que nous étions proches du million.

 

La différence est devenue trop grande entre les mensonges médiatiques et statistiques d’une élite et les croyances du peuple. Quand bien même une majorité de Français serait encore favorable à ce pseudo-mariage, combien de temps les élites du politiquement correct croient-elles pouvoir tenir notre pays avec une armée de mous ? Non, bientôt, le grand vide nous laissera toute licence pour avancer. Et nous avancerons sans remord, annulant la loi scélérate sur l’avortement, rétablissant un contrat de mariage protecteur pour les couples sincères, empêchant des déséquilibrés de pourrir la vie d’enfants innocents. Cela prendra le temps qu’il faudra, peut-être une ou deux générations mais désormais, je suis certain que nous y arriverons. Armés d’une vraie foi, nous sommes dotés de la patience nécessaire. Depuis notre marche, depuis la leur, preuve est faîte qu’ils n’ont que leurs déséquilibres pour les soutenir. Quand, dans leur médiocrité absolue, ils n’auront plus la force de se mobiliser, nous attaquerons et nous renverserons toutes leurs idoles. Alors, il en sera fini de leur fausse « égalité », de leur « amour » pervers, de leur « humanisme » sanglant. Oui, je vous le dis, je perçois déjà en nous, les germes puissants qui refermeront cette petite parenthèse historique médiocre.

 

 

En attendant, ils se donnent raison, parce que les sondages légitiment leur maladie.

 

La preuve, aujourd’hui, le pacs est largement utilisé, par tous les Français ! Personne ne songe à remettre en cause cette saine mesure.

 

Oui, le pacs est une grande réussite. Le nombre de personnes qui y souscrivent ne cesse de croître, permettant même une officialisation d’unions qui avaient été largement désaffectées bien avant ce nouveau contrat civil. Le pacs a permis d’établir des contrats entre personnes qui ne voulaient plus en passer par la loi. Pourtant cette institutionnalisation cache mal le manque d’institution. Le pacs est un vers qui prospère sur la dépouille de notre société républicaine. Ce vers est en train de finir l’institution du mariage. Notre pauvre société laïcarde n’a même plus l’ambition de concurrencer l’Eglise. Elle ne le peut plus. Elle a juste l’ambition d’accompagner la déchéance d’une institution qu’elle a vidée de son sens. Dans sa chute, elle a failli nous entraîner. Mais nous venons tout juste d’affirmer que nous n’y souscrirons pas.

 

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Dessin Défé

 

Pour que survive la notion de loyauté et d’engagement dans notre société.

 

 

Quand les gens s’apercevront qu’ils ne sont plus protégés par la loi, qu’ils peuvent s’en passer mais qu’ils n’en tirent aucun avantage, ils commenceront à se poser des questions. Quand le conjoint survivant ne bénéficiera pas de la pension de reversion de son conjoint décédé, quand le partenaire abandonné se retrouvera à la rue sur un coup de tête, quand le bâtard cherchera son père, le fruit sera mûr. Avant cela, il aura fallu imposer la possibilité d’un contrat de mariage protecteur et indissoluble pour les hommes et les femmes qui le souhaiteront. Quand la loi scélérate sur le « mariage pour tous » sera passée, nous devrons demander, comme les homosexuels de nouveaux droits. Comment pourront-ils nous les refuser ? A l’avenir, au lieu de défendre leur mariage qui n’est déjà plus qu’une coquille vide et malsaine, ne devrions-nous pas demander aux partis politiques de faire voter la possibilité d’un contrat de mariage indissoluble pour les hommes et les femmes qui désireront bénéficier d’un vrai engagement ?

 

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Les autres problèmes révélés par le pacs : tuer la moralité d’une majorité pour satisfaire les penchants d’une minorité.

 

Outre l’absence de protection des partenaires qui s’engagent, l’instabilité de telles unions, l’abandon de la notion d’engagement et de loyauté, le pacs a ouvert la porte à l’institutionnalisation de toutes les perversions individuelles. En 1999, Mme Guigou voulait nous rassurer, il n’y aurait jamais de mariage homosexuel, grâce au pacs, alors que le pacs faisait justement partie d’un plan de normalisation homosexuelle. Elle mentait tout en le sachant, faisant honte à la politique et honneur à son sexe. Aujourd’hui, nous allons voter une loi qui va permettre de soustraite à un enfant son père ou sa mère et qui fait fi des besoins de l’enfant. Nous le lui devons. Nous le devons aussi à une succession de mensonges, à une lente « évolution », bien perçue par certains dont il faudra diagnostiquer la folie ou la possession. Fallait-il être détraqué pour avoir vu ce courant venir au profit d’une minorité et l’avoir encouragé quitte à déconsidérer le fonctionnement social d’une majorité ?

 

La machine perverse qui est en marche ne voudra pas s’arrêter seule.

 

Comme les pro-mariage lesbien savent si bien nous le dire, on ne doit pas aller contre « l’évolution ». Après avoir permis l’adoption pour des personnes seules, pour en arriver à l’adoption par des couples du même sexe, les manifestants pro-mariage lesbien affirment déjà leur volonté d’en arriver à la polygamie et à la vente des ventres (vidéo, circulaire de madame Taubira sur la francisation des enfants nés d’une mère porteuse à l’étranger). Derrière se profile, comme en 1968, la revendication pédophile. Quant à l’inceste, n’en parlons pas, il est déjà là puisque certains donneurs de sperme anonymes comptent plusieurs centaines d’enfants qui, devenus adultes, ne savent même plus avec qui ils peuvent avoir des relations sexuelles non incestueuses.

 

 

Une régression machiniste en dessous du règne animal

 

Loin d’une évolution, le système maximise la perte du désir sexuel et l’augmentation des déviances pour que les femmes puissent mettre bas et fournir le plus de bonnes petites unités travailleuses inconscientes au golem économique. Le golem économique croit pouvoir se nourrir des plus déviants. Il le croit parce que de grands groupes fonctionnent déjà de manière déviante et que des élites confondent leurs capacités intellectuelles avec leurs déviances personnelles et voudraient appliquer ces dernières à tous. Mais ils se trompent. La crise actuelle est là pour nous le rappeler. Quand nous nous en serons sortis, ce sera pour retomber de plus belle car les conditions familiales ne sont pas réunies pour donner des individus sains au système de production. Cette déliquescence morale, cet inceste généralisé, cette confusion identitaire, c’est la réalité de cette « évolution » proposée aujourd’hui au parlement par certains membres du PS.

 

Nos institutions politiques : l’impossible émancipation de la tradition catholique.

 

Si nos actes n’ont pas toujours de conséquences immédiates ou visibles, ils vont immanquablement vers leur but. Avec les mêmes bonnes intentions ces généreux idéologues s’étaient jetés à corps perdu dans la colonisation, puis dans la guerre, puis dans la collaboration avec les nazis, puis avec le communisme, déjà au nom de « l’évolution ». Il ne fallut pas longtemps pour que le peuple français subisse leurs incompétences. Si les sondages ne sont pas entièrement pipeautés, je me demande comment des gens qui ont tout raté peuvent avoir encore un peu de crédibilité auprès du peuple. C’est vrai, ils ont su phagocyter les relais culturels, alimenter tous leurs réseaux en argent frais et créer des concepts marketing pour contrôler le peuple quant à sa conception des rapports humains. Et puis la droite française a tant envié ce progressisme adolescent, qu’elle a précédé parfois le PS dans ces « évolutions » (loi sur l’avortement). Et pourtant, tout ce qu’il y a de mauvais nous a été donné par cette idéologie de « l’évolution » qu’elle ait été reprise par la droite ou la gauche. La décomposition familiale, l’enfermement lesbien, la confusion identitaire, la marchandisation des corps, la dépression grâce aux attaques contre la religion, nous le leur devons. Nous le devons à une gauche, mais aussi à une droite qui a souscrit à de telles dégénérescences et qui les a acceptées sans se battre, parce qu’elle même n’a pas su assumer son vieux fond catholique.

 

Un mouvement dominé par le peuple.

 

Ce n’est pas la droite qui a réussi à mobiliser les gens dans la rue dernièrement, loin de là. Aujourd’hui, je pense qu’ils sont juste un peu plus nombreux à l’UMP qu’au PS ou au front national à être réellement contre cette loi. La rue les a guéris de leur cynisme, juste un peu. C’est vrai, cela fait plaisir de voir un Henri Gaino essayer de défendre notre cause avec coeur. Ou de voir plus d’une centaine d’élus UMP marcher avec nous. Mais je ne crois pas qu’un Jérôme Lambert ou qu’une Sylviane Agacinski ne leur cède en rien. Et je crois surtout que nous avons marché devant eux, tandis qu’il serait du rôle de chefs de prendre les devants d’un mouvement courageux.

Enfin, s’ils sont nombreux à s’opposer officiellement au projet dans les rangs de l’UMP, ils sont aussi nombreux à se taire, probablement tenus en joue par le réseau LGBT à cause de leurs pratiques sexuelles. Oui, nous en sommes arrivés là. Ces derniers temps la tolérance semble avoir déserté la gauche et le milieu homosexuel… A droite, des Roselyne Bachelot se permettent de menacer des membres de son propre parti, s’ils s’engageaient trop dans la lutte anti-mariage lesbien (« mieux vaut porter un costume SS en Israël que de se présenter dans certains arrondissements de Paris sans être gay-friendly »). La menace devait être crédible puisque la personne visée, bien qu’appartenant à l’UMP, a commencé à se retirer de la lutte. Les derniers députés catholiques ont beau relayé les justes contestations du peuple, j’ai bien peur que l’UMP fasse également partie de cette coquille vide que j’ai décrite plus haut. Elle n’est tenue idéologiquement que par quelques catholiques qui savent manœuvrer au-delà de conflits d’intérêts entretenus pas des coqs aussi ridicules, qu’impuissants. Quant à la gauche, n’en parlons même pas. S’il n’y avait pas eu la tradition catholique pour l’alimenter en concept « d’humanité », « d’égalité » et de « soin des plus pauvres », elle n’existerait même pas. Dommage qu’elle pourrisse tout ce qu’elle touche. Dans la main des catholiques, l’Europe fut une belle idée. Donnée à ces fous, ils la mirent rapidement en pièce. La gauche a beau chercher une porte de sortie du côté d’une Mme Badinter, d’une Melle Fourest, d’un M Attali, ou d’un M Henry Lévy, l’individualisme, la machinisation de l’homme, le libéralisme, la confusion identitaire ou la révolution réaliste promus par tous ceux là auront toujours moins d’avenir et de profondeur que la révélation catholique. En tant que croyants, il est clair que nous ne pouvons nous résoudre à une telle régression qui cherche la révélation christique en dehors du Christ sans jamais pouvoir faire mieux (idem M Marx).

 

Une médiocrité de caste qui s’auto-justifie par des sondages et qui refuse de prendre en compte ses échecs, ou même de les analyser.

 

Oui, le pacs, l’avortement, la possibilité de divorcer, ont marqué les étapes d’une régression individuelle et collective dont on ne voit plus le bout. A chaque fois, l’élite s’est bien gardée de consulter le peuple. Et bien malin celui qui pourra dire qu’elle aurait été le vote réel des citoyens en ces circonstances. L’élite logisticienne s’appuie désormais sur une majorité dans les sondages pour prendre des décisions et conforter sa place dans la société. Est-elle également capable de créer des sondages pour manipuler l’opinion publique ? C’est possible au vu de l’écart grandissant que nous avons pu constater entre les mouvements de rue et les pourcentages d’opinion qui nous étaient transmis. C’est possible au vu des formulations choisies par les instituts sondeurs. C’est possible au vu de la réaction de caste suivie par des personnes à pulsions homosexuelles haut placées (M Delanoë, M Ruquier, de nombreux députés et personnes politiques, de nombreux dirigeants…).

 

La supériorité du dogme catholique en matière de paix sociale.

 

S’éloignant de comportements sains au nom d’une vérité que certains malades croient détenir, notre société est incapable de fonctionner en dehors du dogme catholique. Elle s’enfonce aujourd’hui dans des comportements destructeurs car elle a considéré que pour se sortir de l’emprise du Christ, il fallait en passer par la suppression du concept même de moralité, en lui appliquant une forme de relativité qui aurait été et est fatale à n’importe quelle croyance. Au lieu de vouloir faire bien, tout ces gens ont fini par vouloir se donner raison, une raison par trop humaine. Ils n’ont fait que défendre des intérêts communautaristes sous couvert d’individualisme et donc de faiblesse individuelle. Leurs concepts ne reposent sur rien, viennent de nulle par et se dirigent n’importe où. Et pour se donner raison, ils renforcent le politiquement correct, et tentent de railler la contestation, évitant surtout de relayer les idées différentes des leurs quand ils le peuvent. Voilà à quoi leur démarche raisonnée et humaine les a conduits.

 

Nous vivons une époque qui démontre que la Révélation est supérieure en tout, à l’analyse proprement humaine et qu’un esprit soumis sera toujours plus fécond qu’un intellectuel qui se croit novateur ou que, par exemple, certains homosexuels incapables de concevoir des idées alternes. Il est aujourd’hui clair que les progrès de la science sont complètement déconnectés des progrès sociaux. Avec toute notre culture scientifique, le bien d’un enfant était pourtant la chose la plus aisée à définir et sur laquelle baser une réflexion empathique athée. Mais même cette idée des moins difficiles d’accès, nos réflexologues sans Dieu, ont été incapables de lui donner corps, preuve s’il en est qu’une pensée immanente n’est qu’une voie sans issu pour n’importe quel penseur sérieux. Rien de positif ne peut se penser en société en dehors de la Révélation, car tout échoue en dehors d’elle, tout devient contrôle social, liberticide, soumission à la nature et aux pulsions, anéantissement de l’individu. Seule une forme de masochisme aiguë a pu nous faire vouloir revenir à des considérations pré-christiques. Il est temps d’évoluer, à nouveau.

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