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AIMELES Antiféminisme

Mais pourquoi se « décharger » avec du mauvais porno ?

Publié le 12 octobre 2015 par Léonidas Durandal à 10 h 58 min

Telle est la question qu’une jeune étudiante naïve se pose à l’adresse des hommes dans un article de Rue89 (3). Elle définit le bon porno comme féministe, donc plaisant aux femmes (!). Ainsi, elle ne comprend pas pourquoi les hommes persistent à mater du porno glauque (roulage de pelle, déshabillage, fellation, cunnilingus, missionnaire, amazone, levrette, cuillères… et bien sûr, la fameuse éjaculation faciale), tandis que les femmes sont tellement plus évoluées avec leur « sensualité », leurs corps vrais, leurs scénarios éclectiques.

En vérité, loin de permettre aux femmes et aux hommes de pouvoir se rejoindre, cet article nous montre combien le fossé entre les sexes est abyssal, et combien le féminisme a favorisé l’incompréhension entre nous. A part le thème, j’ai l’impression de lire un article du Reader Digest des années 50. Le traitement précieux et orgueilleux nous somme d’adhérer à la nouvelle morale libératrice. La féminisation du porno, ce serait l’évolution. Les femmes nous apporteraient la lumière, comme d’habitude. Au vu des résultats de l’indifférenciation dans le secteur économique ou dans la famille, au vu des résultats de la libération sexuelle, laissez-moi émettre un doute, et de l’argumenter…

 

La pornographie et la nature de l’homme.

Tandis que la pulsion sexuelle est un handicap pour l’homme, elle est un pouvoir pour la femme. L’homme subit ses hormones, sa nature, et il tend donc à s’en décharger au plus vite en se masturbant, même si cette pratique ne le libère en rien (1). Au contraire, la femme peut profiter de la nature de l’excitation de l’homme pour le contrôler. Ainsi, la maîtrise des fantasmes de l’homme semble cruciale pour la femme. Il s’agit de l’éduquer à les satisfaire. Tout à l’inverse, l’homme ne sait que faire de son excitation. Elle le gène. Immature, il s’en débarrasse au plus court.

Par nature, le porno donne voie aux pulsions les plus bestiales de l’homme. Seule la réalité peut l’éduquer à des fantasmes plus élaborés, à l’intérieur du mariage. En dehors de ce cadre ou d’un célibat chaste, la sexualité de l’homme prend inévitablement le dessus sur lui et il en devient esclave. Car la multiplicité des partenaires, les désirs désordonnés, le tout-sexuel appelle en lui des désirs encore plus désordonnés et une soumission toujours plus importante à la sexualité.

Le porno est pour lui, une décharge à proprement parlé. Le lieu où il se sait incapable d’accéder au mariage, et où il le refuse même. Il est inutile de vouloir lui faire aimer ses chaînes, cela lui restera à jamais impossible tant qu’il voudra se concevoir libre. Il n’y aura jamais de bon porno pour un homme sain, car il le voudra sale, mauvais, caricatural afin de pouvoir satisfaire ses pulsions les plus basses. D’ailleurs s’il ne veut pas sombrer entièrement dans l’abus, il doit avoir honte de se laisser aller. Seul l’érotisme, qui ne met pas en scène la pénétration, peut à la rigueur nourrir son psychisme. Tandis que le porno c’est la décharge, à l’inverse, l’érotisme, c’est la possible retenue ou la volonté de maîtriser le plaisir dans l’acte sexuel, soit le possible dialogue avec la femme, le pouvoir de la drague, la séduction, la poésie etc… La femme qui n’est pas autant travaillée par ses hormones que l’adolescent mâle a du mal à comprendre tout cela. Pour elle, l’imaginaire sexuel n’est pas si emprunt de chaînes naturelles qu’il ne puisse l’empêcher de réfléchir. L’homme lui, devient sourd à l’appel du rut.

 

Les dérives naturelles de la pornographie.

Il est effectivement inquiétant de voir que les fantasmes nourris dans le porno sont de plus en plus violents, mais il ne peut en être autrement. L’auteure de Rue89 les aborde de manière superficielle. Voyons de manière plus précise ce que les jeunes garçons, en réaction au pouvoir des femmes, cherchent à salir. Le scénario récurent des pornos en dit long sur la psyché de toute une génération. Et commençons par la fin.

L’éjaculation faciale, c’est l’aboutissement de l’excitation, soit la domination de la « >

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25 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) "Conférence Féminisme et crise de la masculinité"  Paroisse Saint Ferdinand des Ternes du 15/10/2020.