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Mutilations volontaires pour stériliser les femmes : et après on donne des leçons en matière d’excision…

Publié le 20 février 2015 par Léonidas Durandal à 18 h 20 min

L’idée que les femmes puissent être autorisées à se mutiler a mis du temps à devenir une évidence pour notre société. Les infanticides par avortement ont été autorisés avec l’idée qu’ils réduiraient les conséquences imprévues aboutissant à des mutilations stérilisantes involontaires. Mais cette loi nous a surtout permis d’assimiler les infanticides par avortement à un moyen de contraception comme un autre, puis d’envisager la stérilité comme horizon acceptable. Enfin, l’idée de mutilation pour obtenir cette stérilisation de manière médicale s’est alors imposée comme d’une idée normale. La mutilation volontaire à des fins de stérilisation définitive et choisie, est devenue une suite logique de cette manière d’entrevoir la contraception. C’est en tout cas, le point de vue des médecins qui la pratiquent aujourd’hui (émission de France Culture du 19/02/2015). Son officialisation date quant à elle de 2001, mais bien avant, des praticiens avaient déjà commencé à agir de leur propre chef (toujours d’après le documentaire de France culture). Le passage de la loi autorisant les stérilisations volontaires aura donc surtout facilité les remboursements. Et il faut envisager cette pratique plutôt comme le résultat d’une longue « évolution ».

Le « progrès ».

De la ligature des trompes à la méthode tubaire, les techniques de stérilisation sont devenues de plus en plus indolores. Le progrès de la science, ici comme ailleurs, a permis de déconnecter corps et âme en situation de souffrance. L’absence de morale qui s’accompagnait de désordres physiques avant, il n’y a qu’à songer à la pratique des infanticides par avortement jusqu’à nos jours, a eu des conséquences de plus en plus difficiles à discerner. Aujourd’hui comme hier, les gens souffrent pourtant de leurs désordres moraux, même si ce n’est plus physiquement. Or devant l’absence de conséquences matérielles, certains avancent désormais que la morale ne se justifie plus puisque physiquement, son absence ne porterait plus à préjudice. Ces personnes qui ne voient plus que par leur corps (ils idolâtrent la sexualité par exemple) en sont venues à accepter l’idée de la mutilation génitale comme d’une pratique normale. C’est le choix de l’individu et la société doit l’appuyer.

 

La société doit-elle payer des stérilisations notamment par mutilation ?

Drôle de société qui dépense de l’argent pour stériliser certains de ses membres. Il faut souligner que les contribuables qui payent des impôts ne sont pas forcément d’accord avec ce genre de mutilation. Pourtant, on les oblige à donner. En dehors de la question de la moralité, il y a donc déjà une question de cohérence. Il est bien beau de se targuer de la liberté individuelle et de la faire reposer sur les autres. De surcroît, ce genre de liberté individuelle peut heurter la conception de la vie de tout à chacun.

Si la société soutient l’individu qui veut se mutiler en se stérilisant, il doit donc y avoir une autre raison. En fait, accéder aux demandes des individus dans ce cas n’empiète pas sur ses prérogatives. Pire encore, cela peut lui rendre service. D’un côté, des individus égocentrés peuvent vivre pour eux tout en faisant fonctionner le système sans le perturber, surtout en lui laissant le choix de se reproduire par des moyens qui lui conviennent mieux. Quant à la société, elle peut augmenter la substituabilité des individus entre eux. Elle peut se contenter de leur consommation effrénée par exemple puis les remplacer par le jeu de l’immigration.

 

Un jeu à 3

Si la mutilation par stérilisation peut être définie comme « volontaire » parce qu’elle est décidée par l’individu lui-même, il faut pourtant obtenir l’assentiment de la société. Mais il faut aussi trouver des médecins pour soutenir la démarche. En lieu et place de stérilisation volontaire, il faudra donc plutôt parler de mutilation sociale comme d’un phénomène plus large, faisant appel à des super-structures d’état qui servent le choix individuel des femmes, les médecins servant ici d’intermédiaires.

 

L’institutionnel de la médecine dévalorisé.

Dans le cas des infanticides par avortement ou des stérilisations, on ne peut comprendre pourquoi si peu de médecins désirent les pratiquer, sans comprendre qu’il leur faut, ce faisant, renoncer à toute éthique dans leur métier, pour devenir de simples mécaniques à prescrire. Cela arrangerait bien des femmes qui tentent de masquer par leurs plaintes combien elles se servent des praticiens comme d’objets de consommation. Cela arrangerait bien la société aussi. Cependant les « >

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10 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) États-Unis : un enfant de 7 ans a changé de sexe, France 24 18/05/2017

    On pourrait aussi vérifier l’état psychiatrique des parents ?

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Pas moins de plaisir chez les hommes circoncis », Figaro du 21/04/2016.

    C’est marrant comme la mutilation des hommes qui arrange les femmes est valorisée.

    • Commentaire de arturo:

      Cette thèse est de la pure propagande. Le but de la circoncision était justement de diminuer le plaisir sexuel.

      J’invite vos lecteurs à faire des recherches sur le thème mâle génital mutilation.

  3. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Cinq choses à savoir sur les mutilations génitales », Figaro madame du 06/02/2016.

    Le néo colonialisme a de l’avenir.

  4. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Elles stoppent leurs règles pour booster leur carrière », Figaro madame du 24/08/2015.

    L’aboutissement d’un processus d’intégration au monde du travail qui n’a eu que pour résultat que la stérilisation psychologique et physique des femmes occidentales.

  5. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « L’Iran joue les entremetteurs entre célibataires », Figaro du 16/06/2015.

    Tandis qu’on a organisé la prise de la pilule contraceptive en occident, autorisé les avortements, banalisé les séparations, encouragé les relations avant mariage et extra-conjugales qui brisent les couples, et que pour tout résultat, notre peu de natalité est dépendante de personnes d’origine étrangère, en Iran, on aide les personnes seules à trouver une union durable. Le journaliste qui a écrit l’article regrette que Tinder, l’application qui permet les coucheries d’un soir, n’ait pas été autorisées dans ce pays. A un moment de débauche, le débauché ne s’aperçoit même plus qu’il est en train d’éteindre en lui le peu d’humanité qui lui reste.

  6. Commentaire de Léonidas Durandal:

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