Qu’est-ce que le complotisme ?

Article écrit par

le

dans la catégorie

Voilà une accusation qui jaillit de partout dans notre société à chaque fois qu’une personne présente une idée un tant soit peu iconoclaste. “Complotisme”, préférentiellement utilisée par les tenants du pouvoir, et pour cause, les tenants du pouvoir veulent souvent cacher leurs échecs/leurs intérêts personnels aux yeux de la population en s’asseyant sur la pensée commune rassurante, ce sobriquet obscurcit le débat. Si ce terme ne devrait jamais être employé comme argument, puisque le terme de « complotiste » / « complotisme » est lui-même une généralisation dans la discussion, il n’en reste pas moins que l’attitude complotiste existe.

Entendons-nous bien dès le début, individuellement nous naviguons toujours entre complotisme, naïveté et ignorance. Nous sommes donc tous des idiots. Et si je vais me pencher et critiquer  le « complotisme »/ l’attitude « complotiste », je ne crois pas que les personnes bêtes ou crédules soient meilleures. Seulement, la personne bête ou crédule influence peu le mouvement des idées, sauf lorsqu’elle vote, tandis que la personne complotiste est particulièrement intelligente et peut faire progresser le niveau de la conscience commune. Car le complotisme est une faille du raisonnement, ni un laisser aller, ni une tare. Il suppose donc que la personne soit capable de raisonner, et d’autant plus que la personne complotiste va essayer de tout expliquer par la logique pure.

Attitude kantienne, séduisante pour l’esprit, elle prouve seulement qu’un raisonnement qui n’intégrerait pas Dieu, est forcément faux. La logique ne peut se référer à elle-même car alors, elle est comme le droit, un poulet privé de tête qui ne sait où se diriger, ou plutôt qui va dans n’importe quelle direction. Les complotistes ont donc tendance à aimer Aristote et Saint Thomas. Le premier justifie de ses raisonnements par des raisonnements. Le second déifie l’intelligence.

Le platiste ou l’adepte des chemtrails, des repoussoirs à l’action militante efficace.

Pour la personne adepte du complot, la société serait manipulée par des personnes haut placées dans la hiérarchie sociale. Pour le complotiste, cette manipulation expliquerait tout. Si les complots existent, ils n’expliquent pas tout. Le monde est plus complexe. Or le complotiste n’arrive pas à intégrer à son raisonnement bien des variables qui animent notre monde.

 

Ce qui anime notre monde, en plus de l’intelligence

– Le hasard : parfois, il suffit d’être là au mauvais endroit au mauvais moment, ou au bon endroit au bon moment, pour souffrir/bénéficier d’une situation. Napoléon l’exprimait à peu près ainsi « Cet homme que vous me proposez de promouvoir, a-t-il de la chance ? ». A l’inverse des complotistes, des personnes expliquent tout par le hasard, autre défaut de la nature humaine. Souvent chefs de guerre, parce que la guerre semble être le règne de l’absurde quand on la pratique, qu’elle dépasse les humains en tout état de cause, ils consultent les « augures » pour voir si c’est le bon moment ou pas d’agir. Ceux-là ont conscience de leur faillibilité jusqu’à souffrir parfois du complexe dit de l’usurpateur, s’imaginant ne pas mériter le poste qu’ils occupent pouvoir. Personne ne mérite rien dans la vie, en particulier le soldat qui a la chance de survivre à la guerre, comme l’a si bien exprimé Ernst Jünger à la fin « Orage d’acier ». Ainsi, le superstitieux et le complotiste se rejoignent dans l’idée que leur vie ne leur appartient pas, et qu’elle est le jouet de circonstances/personnes qui les dépassent.

 

_ L’ignorance : le complotiste imagine que les personnes haut placées savent tout, anticipent tout, maîtrisent tout. Or ce ne sont que simples humains, parfois plus médiocres que la moyenne, et qui ont des vues courtes sur le monde parce que justement elles ont tendance à perdre le sens commun. Le complotiste admet pourtant que ces personnes peuvent se tromper. Il lutte contre elle pour cette raison d’ailleurs. C’est à un niveau opératif, qu’elles ne se tromperaient jamais pour lui. Mal intentionnées, vivant donc dans l’erreur, par contre, elles ne commettraient jamais d’erreurs quand il s’agirait de défendre leurs intérêts. Elles ne seraient pas animées de bonnes intentions non plus. Pour le complotiste, le pouvoir qu’elles exercent leur permettrait de tout savoir, mieux que le peuple, et surtout de profiter de leurs prérogatives pour arriver à leurs fins sans défaillir.

En somme, elles ne feraient qu’un avec le diable, elles seraient la personnification du mal. Mais personne n’est la personnification du diable. Nous en sommes tous le jouet, nous sommes tous tentés pour le dire avec des mots plus proches de la réalité. Et nous nous justifions tous de nos mauvaises actions par de bonnes raisons, quand nous arrivons à en avoir conscience. Dans la plupart des cas, nous sommes bien ignorants de nos actes, et de leur portée. Mais ce qu’un complotiste comprend parfois très bien pour lui, il se l’imagine faux pour le comploteur. Or le comploteur n’est pas une sorte de dieu tout puissant, qui connaîtrait les tenants et les aboutissants de ses actes, parce qu’il serait du côté du diable. Le diable n’est pas omniscient. Et encore moins ceux qui le servent. Et l’être humain qui vit dans le mal a souvent l’obligation de se berner sur ses intentions pour continuer à mal agir.

Certains êtres tirent leur plaisir du mal qu’ils font. Ce sont des pervers. Nous avons tous cette tendance en nous. Seulement la perversion emporte tout sur son passage, l’être et l’entourage. Elle ne peut pas aller bien loin. Dans tous les cas, elle ne peut faire aboutir un plan ourdi avec minutie et qui demande du temps, car la perversion est impatiente. Elle est une pulsion par définition. A l’inverse, le comploteur doit agir sur une longue période, et pour survivre psychiquement, se dire qu’il fait le bien de l’humanité.

 

– L’insaisissable : le monde est à ce point complexe, la vie est mue par tant de paramètres, qu’elle est et restera à jamais insaisissable. Le comploteur, pas plus que le complotiste, ne peuvent maîtriser cette complexité. Le nombre de paramètres à prendre en compte pour juger d’une situation est infini. Des personnes peuvent être plus expérimentées que d’autres, elles ne seront jamais infaillibles. Seul Dieu l’est.

Le complotisme est donc une sorte de blasphème. Il suggérerait qu’il y aurait d’autres dieux que Dieu, et qui auraient accès à la connaissance infinie de Dieu. Le comploteur, et j’y reviens encore, n’est pas capable de prévoir l’avenir, ni même de servir ses intérêts au mieux. Les psaumes l’évoquent « Vous renversez les puissants de leur trône, élevez les humbles ». Oui, Dieu fait cela, constamment. Le comploteur est misérablement défait alors qu’il se croyait tout puissant. Et pour ce faire, il n’y a parfois, même pas besoin de l’action du complotiste pour le renverser. Car toute prétention est invariablement châtiée par Dieu. Celle des complotistes aussi.

Pour ne citer qu’un exemple près de nous, notre ministre de l’économie, a affirmé qu’il allait mettre à genoux la Russie, contre laquelle il était parti en guerre, et une majorité de notre pays avec. Quelques mois après, ce sont nos pays de comploteurs qui sont en passe d’être mis à genoux. Si vous savez observer le monde et votre entourage, vous verrez que le manque d’humilité est impitoyablement puni. Le comploteur, particulièrement orgueilleux, lui qui a la prétention de régir le monde, est toujours puni, sans que nous ayons besoin de lutter contre lui.

Malheureusement, quand un homme de pouvoir est un imbécile, bien d’autres personnes en payent le prix. Mais ceci est une autre histoire.^

_ La poésie : j’exagère volontairement en employant ce terme, juste pour souligner que la raison ne commande pas toujours. Et j’irais même beaucoup plus loin : à l’inverse de la raison, les sentiments commandent presque toujours. Ce ne sont pas des réponses rationnelles qui orientent le monde, mais des sentiments, malheureusement souvent bas. Et ces sentiments n’ont aucune logique en soi. Ils s’opposent en tout et pour tout à l’idée qu’un comploteur aurait agi avec rationalité. Bien plus souvent celui-ci aura agi sur un coup de tête, par jalousie, envie, colère, ressentiment, attirance, comme nous tous.

 

Le complotiste fait encore une seconde erreur par rapport à la logique réelle de ce monde. Il croit qu’en imposant sa logique, le monde irait mieux. Je veux dire par là, qu’il imagine sa solution logique comme un remède à la logique du comploteur. Or la réponse aux maux de ce monde, ne peut venir que d’une sorte de poétique qui répondrait aux sentiments du comploteur et de ceux qui, volontairement le suivent.

 

_ La responsabilité du peuple : les personnes en démocratie ont conscience d’être abusées. Elles tolèrent l’abus parce qu’elles en tirent un bénéfice personnel. Cela s’appelle « clientélisme ». Nous l’avons vu lors de la fausse pandémie de covid. Les électeurs ne se sont pas masqués pour rien, n’ont pas mis leur vie en danger en se faisant vacciner, parce qu’ils ont été trompés, mais parce qu’ils voulaient continuer à faire partie du troupeau, quelque risque qu’ils puissent prendre. Ils étaient parfaitement au courant qu’un discours alternatif existait. Mais ils ont choisi de suivre le gouvernement par intérêt et pour tout un tas de raisons complexes qui mériteraient à elles seules plusieurs livres.

Le complotiste a d’ailleurs tendance à déresponsabiliser les gens qui seraient victimes des manipulations des puissants. Il valide ainsi l’infantilisme ambiant. Or objectivement, les gens sont responsables de leur vie, surtout dans notre monde où ils n’ont jamais eu autant de possibilités de s’informer et de réfléchir par leurs propres moyens. L’avènement d’internet prouve seulement que les individus cherchent naturellement à fuir leurs responsabilités et à les confier à un parent de substitution qui leur évitera de réfléchir, jusqu’à la mort. En se mettant en état de servitude volontaire, l’individu regroupé en masse, permet aux comploteurs d’agir. Chaque personne prise une à une est responsable de ce marasme, quand il survient. Misant sur la veulerie de son voisin, le charlimouton se comporte en veule, et permet ainsi au mal de prospérer, parce qu’il n’a aucune espèce d’espérance en l’humanité. Il est seulement persuadé que la force appartient à une masse indistincte, diabolique.

 

_ Le complotiste a souvent raison mais pour de mauvaises raisons : ce que le complotiste appelle logique n’est surtout que la validation a posteriori d’un sentiment personnel qu’il ne distingue pas de la réalité. Or ce sentiment personnel, non seulement existe, mais le rapproche plus de la vérité que tous ses raisonnements logiques, qui l’en éloignent. Pour le dire autrement, le complotiste croit avoir raison à force de logique, tandis qu’il a raison à force de poétique. Son cerveau est un handicap à son épanouissement personnel. Je vais prendre un exemple pour être plus clair, avec le complotiste des chemtrails. Il imagine que de viles puissances obscures veulent nous empoisonner en lâchant des gaz au-dessus de nos têtes grâce à l’aviation civile et/ou militaire. Cet imbécile ne voit même pas qu’effectivement, nous sommes empoisonnés par la merde que ceux qui prennent l’avion déversent sur nos têtes, sans qu’il y ait besoin d’additifs supplémentaires. Le kérosène rend l’air moins respirable. Les nuages provoqués par les moteurs à réaction obscurcissent le ciel, nous cachent sa couleur et enlaidissent notre environnement. Enfin, les avions participent activement à la dissémination de bactéries sur tout le territoire parcouru, bactéries parfois nocives pour notre santé. Le sentiment du complotiste du chemtrail est donc exact. Les avions polluent. Mais au lieu de proposer des solutions à des problèmes évidents, il en invente tout un tas d’autres qui nous détournent d’un mieux-être, et ceci pour exagérer son rôle dans la lutte. Ainsi, il participe à décrédibiliser toute critique faite à l’aviation civile, car les personnes qui ont gardé les pieds sur terre, ne peuvent que rigoler de ses assertions, et avoir tendance à rejeter les faits scientifiques réels qu’il ne manquera pas d’avancer pour se justifier. Mais le complotiste a-t-il intérêt à panser les maux du monde, puisqu’il vit psychologiquement de sa contestation ? Et les pollueurs ont-ils intérêt à le voir disparaître ?

 

_ Autre : mes explications ne sont pas complètes parce que je suis un être fini.

 

Portrait psychologique

Le complotiste est donc plus intelligent que la moyenne. Il pose de bonnes questions et a plus souvent raison que le commun. Mais il dessert la lutte parce que ses explications sont étriquées et ne permettent pas d’apporter de vraies solutions aux maux de ce monde.

Ce qui frappe chez lui, c’est sa volonté de tout expliquer de manière rationnelle comme s’il avait besoin de se rassurer en faisant œuvre d’intelligence. Le raisonnement pour le raisonnement est une forme de masturbation ayant pour but de calmer ses angoisses, et de satisfaire des pulsions honorables fécondes dans la déviance, comme toute forme de masturbation masculine. Il est terrifié à l’idée qu’un raisonnement puisse lui échapper, parce qu’il est finalement peureux, en manque de sécurité intérieure.

Greta Thunberg, a peur pour la planète. L’autisme mène à tout dans notre monde.

Du coup, ses explications sont forcément étriquées car pour expliquer le fonctionnement de la vie, il en vient à trouver une raison unique cause de tous les malheur du monde. Au lieu d’appeler cela « complexité » ou « diable », il appelle cela « juif », « femme », « capitaliste », « patriarcat », « islam » etc… Je m’entends, chacun de ceux-là est dans le mensonge, mais comme nous tous. Le juif n’est pas catholique. La femme est souvent féministe. Le capitaliste tue le capitalisme. Le patriarcat se croit supérieur. Et l’islam c’est du terrorisme en puissance, notamment. De là à dire qu’ils sont le mal absolu, c’est abusé, comme dirait les jeunes. La fausse religion des youpins et des bougnoules a de bons côtés, réflexion pour les uns, ordre pour les autres, sinon elles ne se seraient pas perpétuées. Que tous ces mouvements aboutissent à faire le mal, je n’en doute pas. Mais ils ne sont pas tout seul, ni exclusifs. Et nous même collaborons individuellement au mal, emplis que nous sommes de manque de foi et de fausses croyances.

 

Le complotiste et le féminisme

Passons rapidement sur le complotisme féministe qui tend à expliquer le mal dans le monde par le mâle, ce que cette idéologie appelle « patriarcat » ou « masculinité toxique », et penchons-nous sur notre manière parfois complotiste de voir le féminisme.

“Détruisez le patriarcat, pas la planète”. C’est sûr, sans autorité paternelle, tout va mieux fonctionner dans la société.

Le complotiste est mal à l’aise avec le féminisme. Et pour cause, comment de telles cruches féministes pourraient ourdir un complot gagnant à l’échelle mondiale ? Voilà pourquoi le complotiste a tendance à accuser le capitalisme à la place des femmes, ou bien quelques grands dirigeants qui voudraient pervertir notre société, ou bien le judaïsme dont beaucoup de membres féminins nous ont bien pourri l’existence effectivement (Simone Veil, Judith Butler etc…).

Le féminisme, raisonnablement, ce n’est pas sérieux. Et pourtant, cette idéologie a fini par s’imposer dans notre société. Comment expliquer un tel écart si ce n’est par l’appui de comploteurs puissants ? Il est vrai que ce mouvement a bénéficié des réseaux de loges maçonniques, ou des largesses de grands magnats du capital, et que les membres juifs y sont en sur représentations. Si ce n’était que ça… il y a bien longtemps que le féminisme aurait disparu. Pour perdurer, et avoir vaincu, il faut qu’il se soit appuyé sur des archétypes autrement plus puissants, ce que j’évoque par exemple dans un article sur les déesses mères. De même que pour le masque ou la vaccination covidienne, la population est partie prenante de cette idéologie et tant qu’il en sera ainsi, notre monde continuera son inéluctable décadence.

Si cette idéologie est bête à manger du foin, sa phénoménologie est complexe et soulève bien des problèmes humains d’une profondeur abyssale ayant trait à la différence homme-femme. Penser régler la question du féminisme avec un simple bouquin comme je l’ai entendu de la part de jeunes militants, relève de la gageure, au mieux, et d’un manque d’expérience certain en tout cas. Expression d’un mal, du mal, le féminisme nous invite à trouver en nous des moyens de nous réformer, et devient alors source de progrès. Encore faut-il le comprendre ainsi, ni le mépriser, ni lui trouver des excuses, ni rejeter en totalité la parole féminine, mais en faire un instrument de dépassement de soi. Ainsi peut-il nous inviter à devenir plus forts en tant qu’hommes. D’ailleurs, chaque mensonge, chaque diablerie, ne doit pas être l’occasion de rejeter la faute sur “l’autre”, mais de nous améliorer. 

Vous voyez ici comment le complotisme, rate sa cible lorsqu’il cherche à résumer le féminisme à un mouvement ourdi par des comploteurs. Ici comme ailleurs, la libération passera par des prises de conscience individuelles, non par le rejet de la faute sur les autres, les autres communautés, les autres croyances, l’autre sexe etc.

 

Utilité du complotisme

Parfois, un individu dont l’imaginaire a été tué par son environnement social/familial, a besoin du complotisme pour se sortir de ses croyances erronées. Il faut comprendre que le pouvoir des habitudes prises dans l’enfance est si forte, qu’elle empêche certains individus d’évoluer. Par sa force d’imprégnation, le complotisme vient alors comme une porte d’ouverture vers une pensée alterne. Le complotisme a donc une utilité en ce monde, surtout intellectuellement parlant, pour rassurer le penseur qui en est à ses débuts, mais qui n’est pas capable de supporter affectivement ses limites objectives. Il autorise aussi l’engagement militant, quand l’engagement est interdit par une doxa trop forte (voir “One nation”). Par contre, il reproduit une mauvaise éducation reçue jeune en ce sens qu’il valide un modèle infantile de pensée autoritaire : “tout est dû, tout provient de l’autorité (une force occulte déifiée pour des raisons psychologiques), qui est mauvaise“.

C’est d’la faute aux vilains capitalistes. Raisonnement infantile. Cependant, il est vrai que le pouvoir et l’argent permettent l’abus.

Il faut savoir intégrer à son raisonnement le complotisme, dans le sens où tout citoyen doit comprendre que les puissants tentent d’imprimer leurs vues au reste de la population. Il ne faut jamais adopter une attitude complotiste pour expliquer la marche générale du monde, car le complotisme inverse les causes et les conséquences. Le monde n’est pas tel qu’il est parce que les dirigeants en décident. Mais les dirigeants sont comme ils sont parce que le monde s’impose à eux, et qu’ils en décident à la marge, qu’ils sont aussi les jouets de leurs croyances, des circonstances, de leurs limites, d’une histoire, d’une culture, du hasard… et nous aussi. 

 

Si le monde est si complexe, sert-il de raisonner ?

Oui, si nous avons conscience de deux vérités : nous sommes faillibles et ensuite, la vérité existe. Acceptant notre faillibilité, nous avons aussi conscience d’avancer sur un chemin qui nous est inconnu, mais nous avons conscience d’avancer tout de même. Acceptant que la vérité existe, que Dieu existe donc et qu’il est “un”, nous faisons le pari d’avancer vers cette vérité.  

Celui qui se sera pris à ce mode de pensée, ne devra pas y rester. Et pour cela, ce sera assez simple, si tant est qu’un changement affectif puisse être simple. Le complotiste devra renoncer à l’explication unique qu’il s’est donné aux maux de ce monde. Tout comme le naïf devra accueillir tous les faits qui dérangent pourtant sa croyance.

 

Un débat éminemment intéressant, entre un complotiste et un naïf


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Votre sexe SVP :

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Signaler le site

© 2022 AIMELES Antiféminisme | Haut