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Antiféminisme Aimeles

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Notre Eglise n’arrive plus à s’interroger sur les difficultés qu’Elle rencontre. Le peuple s’est éloignée d’Elle, et nous croyants, pour ce qui concerne le sujet de cet article, nous ne comprenons plus que le célibat des prêtres ne soit plus compris. Face à cette scission, deux réactions opposées de la part du troupeau de Dieu : d’abord ceux qui voudraient encore une fois céder face au peuple, car l’Église catholique ne serait pas l’Église de Dieu, mais une institution en charge d’organiser la société. Celle-ci accompagnerait les changements, devrait faire preuve de pédagogie envers les brebis égarées pour mieux les intégrer. La barrière serait ici vue comme négative, et notre Pape François ne s’est-il pas d’ailleurs érigé contre les murs que nous construisons alors que nous devrions être des bâtisseurs de ponts. La seconde position tendrait à vouloir maintenir un dogme coûte que coûte, même si ce dogme a changé dans notre histoire, même si les personnes sont faillibles, même si les saints eux-mêmes se sont contredits sur bien des sujets. Notre Eglise serait ici le roc sur lequel s’appuyer, ou plutôt derrière lequel nous serions protégés du monde.

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Comment sortir de la haine ? Thomas Boulgrour a été leader d’un groupuscule gauchiste black bloc féministo intersectionnel multiracial non sexiste et non binaire. Aujourd’hui, fondateur de l’association Equilibrate life, il décrypte les mécanismes de radicalisation et alerte sur la montée d’un « gauchisme délirant ».

Thomas Boulgrour a été un des leaders du mouvement Black bloc One feet under, groupuscule gauchiste de centre Auvergne, avant de s’en éloigner dans les années 80’. Il a aujourd’hui fondé l’association Equilibrate life pour alerter sur les mécanismes du discours de haine qu’il connaît parfaitement : c’est lui qui gérait la ligne téléphonique Auvergne liberty net, qui permettait à des gauchistes d’être mis en contact avec leurs comparses. A l’heure où cette idéologie est aujourd’hui considérée comme une menace par Europol ou le FBI aux Etats-Unis, il décrypte les mécanismes de radicalisation des Black blocs forever.

La société entière semble plier sous les attaques gauchistes. Assassinats en série dans le ventre des femmes. Mutilations génitales de changement de sexe financées par la sécurité sociale. Fabrication d’enfants artificiels à la demande et racialement safes. Tiersmondisation des institutions. Stérilisation des populations intégrées. Que révèle ce mouvement ?

Il me fait penser à ce que j’ai vécu au milieu de mon groupe de gauchistes. Personne n’était jamais assez radical pour ne pas être suspect. La surenchère était permanente et définissait qui avait autorité sur les autres. Il fallait montrer patte blanche ou plutôt patte noire. Car personne n’était jamais assez bien surtout s’il ne cochait pas au moins 3 cases dans le « tableau victimaire » : négro, pédé, bougnoule, trans, homo, femme, migrant, asexuel etc… et comme dans le groupe nous étions tous des mâles blancs hétérosexuels fils de bourgeois, je ne vous raconte pas l’ambiance. Jamais nous ne nous posions la question de notre efficacité, ou de notre situation réelle, mais toujours nous nous perdions dans des revendications personnelles sans queue ni tête, et identitaires.

Peut-on vraiment parler de revendication identitaire chez les gauchistes ?

Nous étions persuadés que nous allions créer l’homme nouveau. Pour « libérer l’individu de ses chaînes », nous mettions les uns et les autres dans des cases, parfois biologiques, parfois culturelles. Qu’importe en vérité. Nous ne cessions de multiplier les identités nouvelles pour donner un cadre à notre délire collectif, et justifier nos attaques contre les identités anciennes sur lesquelles pourtant, nous définissions nos revendications. Sans identités, je crois que nous aurions perdu pieds. C’était une sorte de nazisme mais avec une nouvelle carapace en forme de tolérance pour tous. Mêmes effets, mêmes causes, et d’ailleurs mêmes revendications eugénistes, d’exclusion des mal pensant, de désocialisation de la dissidence. De l’étouffement à la mort. En un sens, nous étions plus efficaces que les génocidaires d’avant, car notre crime n’avait rien d’évident, même à nos propres yeux, surtout à nos propres yeux.

Comment avez-vous réussi à vous en sortir ?

Cela n’a pas été sans mal. Quand je suis parti, j’ai été blacklisté de partout. J’ai perdu mon travail, mes relations, mes amis. Ils m’ont tous tourné le dos du jour au lendemain. Même au pôle emploi, j’ai dû cacher mon pedigree sous peine de finir à la rue. Heureusement, il me restait encore un peu de famille réac qui était prête à m’accueillir, loin de mes « anciens amis ». Nombre de personnes qui restent dans le mouvement, le font d’ailleurs par peur, parce qu’ils n’ont aucun soutien à l’extérieur. Ils ne peuvent pas se permettre de tout quitter au risque de devenir SDF. La magie du socialisme.

Quel a été le déclic qui vous a permis de tourner le dos à ce mouvement ?

Je ne parlerai pas de déclic intellectuel. Le discours, tout ça, ça me convenait encore. J’étais un fervent croyant au service de la cause commune, contre l’oligachie. Je ne comprenais pas en quoi je la soutenais d’ailleurs. Je me voyais comme un vrai rebelle, surtout pas un kapo du système. Sauf qu’un jour, j’ai « >

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Le manque de père et les fausses accusations de viol et de pédékirastie

Publié le 7 janvier 2020 par Léonidas Durandal

Je dois poser une limite ferme en ce début d’article pour éviter cette confusion propre à la pédékirastie. L’enfant au strict sens du terme est la personne humaine qui n’a pas les attributs sexuels d’un adulte. En contrepoint, cela signifie qu’une personne formée, doit être considérée comme adulte, quelque soit son âge. Pour les filles, c’est l’apparition des premières règles, le développement des seins et des hanches. Pour l’homme, c’est le développement du système pileux et la taille de son sexe, ainsi que de son corps. L’adolescence au sens biologique du terme, c’est cette très courte période de transition qui varie selon les individus, disons d’une à deux années pour le commun, autour de 11 à 14 ans. Plus tôt pour les filles que pour les garçons, surtout depuis que notre société immerge les enfants dans un bain d’hypersexualité dès leur plus tendre enfance.

La loi appréhende difficilement ces différences. Elle considère adulte la personne de plus de 18 ans. Point à la ligne. La société et avec elle, certaines familles, vont encore plus loin puisqu’elles assimilent des adultes légaux à des enfants dans la pratique. Ainsi, des individus de plus de 25 ans peuvent rester tributaires de leur mère, sans autonomie jusqu’à un âge avancé, et ils le restent parfois toute leur vie…

Je parle ici de « mère » et non de père, car les femmes ont un rôle crucial à jouer dans cet enfermement ou cette libération. Tribales, sans repères paternels, elles vont cloîtrer leur enfant dans une relation incestueuse. Pour elles, il est juste de parler de pédékirastie, de sexualisation avec leur enfant, en plus de l’inceste. Car ici, leur progéniture ne devient jamais autonome, féconde. Elle est stérilisée par un vécu masturbatoire. Les plus grandes pédékirastes de notre société sont donc des mères, beaucoup plus en tout cas que ces hommes qui baisent avec de jeunes filles formées et qui par un retournement incroyables sont accusés aujourd’hui d’enfermer des enfants.

Est-ce à dire que la personne juste formée dans son corps, est expérimentée dans sa tête ou dans son coeur ? Bien évidemment non. Pourtant il semble difficile de devoir leur interdire de se faire une expérience, c’est à dire de faire des erreurs, sans les enfermer dans des rapports malsains car immatures.

J’entends que ces jeunes adultes ayant eu des relations sexuelles avec des adultes âgés auraient été sous leur emprise. C’est souvent l’inverse. La jeune adulte femme bénéficie d’un pouvoir extraordinaire qu’elle perdra petit à petit. La voilà avec l’arme atomique des sentiments, son cul tout neuf, à pouvoir se payer possiblement le plus expérimenté des hommes. Face à elle, d’autres hommes, qui comme elles, dissocient sexualité et reproduction, et qui vont pouvoir se payer de la chair fraîche inestimable. Que croyez vous qu’il va arriver ?

En vérité, dès que sexualité et reproduction sont distingués, et notre société féministe s’évertue à promouvoir ce genre d’idée, la sexualité s’étend rapidement à tous les âges et de toutes les manières, et même avant l’âge adulte. C’est le propre d’une sexualité déréglée, être détachée de la reproduction, jusqu’à devenir pédékiraste. De nos jours, les féministes défendent cette idée de contraception, sans s’apercevoir qu’elle est à l’origine de la pédékirastie, entre autre.

A partir du moment où un corps est possiblement utilisé comme un objet, sans devoir assumer les conséquences d’une fécondation, il n’y a plus de barrières à l’utilisation du corps des adultes, mais aussi d’enfants. Car dans ce cadre, que devient le libre consentement éclairé si des enfants en appellent eux-mêmes à des rapports déréglés ?

Notre monde de l’inceste nous suggère que jamais des enfants ne pourraient avoir de telles attentes. En effet, pour les mères, leur enfant est le plus beau et le meilleur. Qu’il soit empli de folles demandes contradictoires ne leur viendra jamais à l’esprit. Cependant, la science et l’étude des enfants prouvent tout le contraire. Les enfants sont capables d’avoir des attentes sexuelles envers les adultes, juste parfois pour copier papa et maman, et c’est aux adultes de leur donner des limites.

Mais que va-t-il se passer si ces mêmes adultes n’ont pas de limites bien assises ? Eh bien adultes comme enfants ont des limites fragiles face à la perversion. Ils ne savent plus pourquoi ils devraient agir de telle ou de telle manière, avoir une sexualité ou pas. Et du coup ils tâtonnent. « >

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Seuls les hommes antiféministes aiment les femmes

Publié le 30 décembre 2019 par Léonidas Durandal

Le constat est sans appel. Quand un article concerne les femmes, les relations hommes femmes, il est beaucoup moins relayé que n’importe quel article politique. Je me suis encore fait la remarque en visionnant le dernier numéro « d’interdit d’interdire » de Frédérique Tadéï sur les dénonciations publiques d’hommes organisées par les féministes. Résultat, deux à trois fois moins d’audience que sur les sujets de politique générale. Même si la culture intéresse encore moins les internautes, il faudra tout de même en conclure que les hommes ne se sentent pas spécialement concernés par cette politisation de l’intime. L’immense majorité des hommes est indifférente à son sort, sort dont décide les femmes sur ces mêmes plateaux.

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Les femmes de Noël au regard bovin

Publié le 26 décembre 2019 par Léonidas Durandal

Cette période est propice à la rencontre de femmes aux regards plus désespérés les uns que les autres. Probablement les films de Noël. Au détour d’une rue, elles vont le trouver. Elles s’affichent donc, l’oeil bovin, juste pour se montrer disponibles.

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Pour une définition du socialisme

Publié le 17 décembre 2019 par Léonidas Durandal

Dans ma quête de vérité, je m’y suis forcément pris à l’envers. Contrairement au bien, le mal n’est pas une multitude de petits ruisseaux qui se rejoignent pour arriver à la mer. Il fonctionne plutôt à l’envers. Sa source unique, cachée, se diffuse chez tout le monde et dans la société, et grossit au fur à mesure qu’elle se développe, comme un cancer. Pour le traiter, il faut remonter le temps, revenir en arrière jusqu’au point de départ, ce que nous catholiques appelons le « péché originel ».

D’abord, je suis parti du féminisme et de ses effets. Voilà qui était le plus évident. Par là, je suis remonté jusqu’à sa filiation socialiste. Je me suis donc intéressé aux conséquences du socialisme sur la société et à sa relation au féminisme tout en oubliant un point central dans ma réflexion, celui de définir le socialisme en tant que tel. Je comble ce manque aujourd’hui même. Qu’est-ce que le socialisme ?

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De la bonne femme en veux-tu en voilà !

Publié le 11 décembre 2019 par Léonidas Durandal

Vous en voulez ? Et pour pas cher ? Et qui remplira vos caisses ? Et qui vous rendra heureux ? Pas de la poiscaille de bas étage ? Un élevage entier avec des capacités uniques et hors du commun. Des petites, des longues, des courtes sur pattes, des présidentes de machin ci cela, première à arriver à ce poste de machin chose, promesse d’un avenir radieux assuré sur facture de résultats établis, surtout politiques. Le dernier cri en matière d’égalité ?

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Dans notre pays, l’argent irrigue des productions culturelles de plus en plus folles, dernièrement liées à l’hypothèse du genre. Et la question se pose : que montrer à des adolescents qui ne soit pas niais ou toxique ? Dans les années à venir, il va falloir envisager de nous réfugier à l’étranger pour résoudre la question, au moins de temps en temps. Ca tombe bien, le Japon refuse l’immigration de masse et s’est plutôt décidé à donner des repères natalistes à ses natifs. Du coup, « Darling in the franxx » a pu voir le jour, manga en 26 épisodes qui remet l’Église au centre du village. Enfin, parlons plutôt de loi naturelle, puisque les Japonais, comme à leur habitude, aiment nager spirituellement dans le syncrétisme le plus complet. Vous y retrouverez donc surtout une conception culturelle païenne, mais avec quelques éléments disséminés de ci de là de catholicisme. Toujours est-il qu’en ces temps de stérilisation des populations en occident, ça fait du bien, un bien immense.

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Un jour, j’ai dit non au féminisme

Publié le 5 décembre 2019 par Léonidas Durandal

Je me rappelle clairement avoir vu mon pays du haut des marches du tribunal. Il n’y avait presque personne, qu’un vent froid et quelques passants obnubilés par leur travail. J’étais là avec ma pancarte, seul, cherchant à comprendre comment tant de bons sentiments dans les paroles avait pu déboucher sur si peu de dialogue. Mon regard s’est fait plus clair tandis que j’acceptais de voir d’où venait le problème, quel était un des noyaux nucléaires de l’hypocrisie, d’un de ceux qui m’avait conduit ici même.

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Les féministes ne veulent plus parler de drames passionnels. Les hommes et les femmes ne seraient pas menacés par les excès sentimentaux. Ils seraient plutôt mus par la volonté d’imposer une domination politique sur l’autre sexe. L’homme qui tuerait sa femme agirait ainsi pour perpétuer une tyrannie de tous les hommes sur toutes les femmes, même au risque d’en payer le prix individuellement devant les tribunaux par des années d’emprisonnement. Et en retour, les femmes seraient légitimes à se protéger en groupe contre leurs agresseurs. Ce que l’on appelle féminisme.

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Le jeune est con (pardon de devoir rappeler cette évidence)

Publié le 16 novembre 2019 par Léonidas Durandal

Suivant en cela le dicton qui dit que l’homme aime la femme, que la femme aime l’enfant et que l’enfant aime le hamster, je voudrais creuser. Oui, à chaque génération le jeune se sent limité par le monde des adultes, enfin le monde des adultes qui a grandi, mais tel est son destin. Car le jeune ne va pas révolutionner le monde, il ne va pas faire mieux que ses aînés s’il ne les comprend pas avant. Il peut même nous mener à la catastrophe, notre histoire récente autour de mai 1968 ne nous le prouvant que trop.

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Apparemment non. En s’interrogeant sur le parcours d’une fille mère au Smic qui se plaignait à Emmanuel Macron, Julie Graziani a soulevé un lièvre  : une femme peut-elle être considérée comme responsable de ses choix de vie en France ? Devant l’ampleur des critiques qu’elle a essuyées suite à son questionnement, nous pouvons y répondre aisément : non, non et encore non.

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Le mariage ou la prison

Publié le 5 novembre 2019 par Léonidas Durandal

Durant l’ancien régime, les filles-mères pouvaient désigner le père de leur enfant et l’obliger à assumer ses ébats. Celles-ci accusaient souvent un homme riche innocent, marié ou pas, et elles poussèrent si loin l’abus, comme d’habitude, que les tribunaux finirent par relativiser ce droit au 19ème siècle (1). Les féministes dénoncent le code Napoléon comme misogyne alors qu’il ne fut qu’un retour de bâton répondant aux excès de nombreuses femmes.

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J’ai eu très peur en lisant les premières décades des pages de ce livre. L’entreprise de Sylvain Durain prenait les atours d’un monument dédié à l’art total, essayant d’expliquer le passé, le présent, le futur, mais aussi toutes les sociétés dans leurs différences, les relations hommes femmes, le pouvoir etc. Voilà certainement pourquoi il a pris du retard dans l’édition de son livre, quand il s’est aperçu que le champ de son étude était trop vaste et qu’il fallait le rétrécir.

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Le père, c’est la famille. La famille, c’est la société

Publié le 30 octobre 2019 par Léonidas Durandal

Dans une phrase pleine de bon sens, Victor Hugo a affirmé que l’unité de base de la société n’était pas l’individu, mais la famille. Ce gauchiste qui n’avait pas vraiment respecté la sienne (de famille), la célébrait pourtant. Avec le temps et les progrès du socialisme, cette évidence a fini par devenir questionnement, puis déni (voir l’avènement du concept « famille homosexuelle », contradictoire dans les termes mêmes). L’individu naîtrait de manière spontanée. Il serait un « tout culturel » qui pourrait être enfanté par l’état, ou par n’importe qui en fait. En tout cas, il tiendrait son existence de la rencontre d’une sorte de « protecteur », de père de substitution, à qui il devrait la subsistance et la reconnaissance filiale, et d’une matrice plus ou moins artificielle. Alors, un individu peut-il se construire avec l’aide de l’état et d’une génitrice ? Le lien entre famille et société n’a-t-il jamais existé ? Quel est l’âme de la famille ?

La génération spontanée

Voilà l’idée sous-tendue par l’avènement de l’alliance état/matrice. Les femmes seraient au choix des poules pondeuses nécessaires au renouvellement de la société, ou bien, des matrices à qui la société prêterait allégeance. De cette union naîtrait des enfants désincarnés qui pourraient prospérer avec l’assistance d’institutions prenant le relais de leur éducation au moment opportun. Ne parle-t-on pas « d’éducation nationale » en lieu et place « d’instruction publique ».

Il est vrai que la nature agrée l’idée de loterie génétique. A chaque génération, des individus sortis de nulle part, suivent des parcours atypiques, certains devenant croyants au milieu d’une famille athée, ou d’une société défiante envers la religion, d’autres sombrant dans la délinquance malgré toute l’attention qu’ils ont reçue. Les exemples foisonnent aussi d’extraction ou de déchéance sociale par rapport à un milieu d’origine. Cependant, ces cas restent minoritaires. La règle générale reste celle d’une reproduction quasi identique, et d’un renouvellement à la marge des générations. Le foisonnement génétique n’empêche en rien une forme de reproduction, certaines mutations ou adaptations, prenant du temps pour s’imposer à un niveau plus global. La nature est donc joueuse, mais elle ne s’autorise pas tout non plus.

Adoptant la marge pour la règle générale, notre société a décidé qu’elle pourrait faire mieux que la nature. Effectivement, depuis des décennies, depuis le néolithique en fait et l’avènement de l’agriculture, ainsi que de la sédentarisation, nos découvertes scientifiques et empiriques nous ont prouvé chaque jour que nous pouvions exercer une domination sur les éléments naturels. Franchissant allègrement le pas, des penseurs se sont détachés et de la nature, et de l’idée de Dieu qui pouvait seule régir cette domination. En somme, leur raisonnement a consisté en un : « nous sommes des êtres culturels, nous nous engendrons de nos propres découvertes, nous pouvons donc faire incuber les enfants au sein de la société en les libérant de leurs entraves familiales qui les cloisonnent à des contraintes physiques ». Persuadés de pouvoir transformer l’humain à leur guise, ils ont voulu que chaque enfant naissant puisse acquérir les compétences des plus grands esprits de leur temps. Louable intention qui s’est soldée par d’innombrables échecs suivant en cela une dialectique identique.

L’échec au niveau de la nature

D’un certain point de vue, le tout scientifique a comblé une des aspirations notables de l’humanité. Nous ne connaissons plus de famines. Pour le reste, le bilan d’une nature sans Dieu, ou d’une nature désacralisée, est plus mauvais qu’une nature sous l’emprise du fait religieux ou animiste. Très peu d’espèces à part la nôtre en ont bénéficié. A un niveau global, pas mal de scientifiques parlent de 6ème extinction alors que les moyens technologiques mis en œuvre ne nous ont même pas permis de diversifier notre alimentation. D’un bout à l’autre de la planète, nous mangeons des produits identiques, cultivés sur des surfaces gigantesques où rien d’autre ne peut pousser ni même survivre. Le tout scientifique nous a amené à vivre soit au milieu de déserts agricoles, soit de villes où les humains n’ont plus d’identité propre. Nous avons de quoi manger mais nous sommes de plus en plus seuls au milieu de la masse, vivant des relations superficielles, tout comme ces légumes formatés qui poussent dans des champs au milieu de millions d’autres. Et symptôme indécent s’il en est, nombre d’entre nous souffrent d’obésité.

Nous ne pouvons plus boire l’eau des puits. Nous devons nous méfier à chaque fois que nous ramassons une plante pour « >

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