Accueil » Enfance détruite » Contre la suppression du Bac.
Antiféminisme Aimeles

Contre la suppression du Bac.

Publié le 16 juillet 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

La société du fantasme déteste toutes les institutions qui pourraient la ramener à la réalité. Elle a progressivement vérolé le sens du baccalauréat, en y introduisant des parts de contrôle continu, en « harmonisant » les notes à la hausse entre correcteurs, en faisant passer des consignes en ce sens, en laissant dériver progressivement des notes à des niveaux qui n’ont plus aucun sens. Alors que des institutions politiques se sont servis de « l’augmentation générale du niveau » pour se faire réélire, maintenant qu’il devient ridicule de rendre cet examen encore plus facile puisqu’il faudra le donner à tout le monde pour faire mieux, il s’agit désormais de faire des économies en période de crise en le supprimant purement et simplement. Là encore nos décideurs politiques se servent de nos institutions, les détruisant une à une, plutôt que de les servir. Mais ils ne peuvent agir ainsi, qu’à la condition expresse qu’ils trouvent des relais idéologiques dans la population.

La confusion générationnelle.

 

Je me rappelle d’une époque, où l’un de mes professeurs de la vieille école aurait eu honte de donner la moyenne à plus de 4 élèves dans la classe. Il nous ramenait au niveau réel de nos connaissances. Nous l’aimions parce qu’il ne nous mentait pas. Il ne stigmatisait aucun d’entre nous, mais en valorisait seulement 1 ou 2 à chaque épreuve, appliquant en ce sens les principes éducatifs d’Alain. Qui peut se gargariser de réussir avant de longues épreuves ? Et pourtant aujourd’hui, il arrive que la moyenne de certains élèves dépasse 20/20, et que des élèves se mettent à tricher pour obtenir un examen que l’on donne (Après les fraudes : faut-il supprimer le bac ?”, le Monde du 23/06/2011). Notre société aime raconter des histoires à ses enfants, le plus longtemps possible. Certains même devenant adultes croient toujours à ces fadaises, ou bien finissent par les accepter. Dès lors comment s’étonner que tant de personnes entrent en dépression quand on les a obligées à vivre dans le mensonge alors qu’ils voudraient vivre une vie pleine de sens. Aujourd’hui le système scolaire féminisé (“L’école féminisée leur échappe”, 19/09/2012) ne supporte plus qu’on mette les enfants face à la réalité. Elle traite des adultes qu’elle appelle des post adolescents comme de petits de moins de 5 ans. L’épreuve du bac me rappelle l’émission de l’école de fans de Jacques Martin où tous les bouchons se donnaient entre eux un 10/10, et quand ils avaient un peu d’esprit critique, un 9/10. Le système scolaire féminisé ne comprend pas qu’on puisse traiter des enfants autrement qu’à l’image de ses petits chéris pré-œdipiens. Il faut savoir qu’une femme verra souvent ses enfants comme ceux qui sont sortis de son ventre, qu’elle aura les plus grandes peines du monde à les considérer comme des adultes. Ils auront 40 ans, ils seront toujours ses petits. C’est aussi ça la beauté d’être mère. Mais donner aux femmes et aux chevaliers maman l’opportunité de généraliser ce genre d’amour interpersonnel en mode de fonctionnement social est proprement monstrueux. Ces femmes perdent leurs enfants parce que toute la société, et plus aucun homme n’a la force de les mettre face aux réalités.

 

 

Des profils psychologiques immatures, une nouvelle classe de domestiques.

 

D’abord les réalités n’existent plus, puisque l’Etat nous le certifie, les jeunes veulent d’ailleurs devenir fonctionnaires dans leur majorité (RMC du 23/03/2012), et pas pour l’honneur d’exercer tel ou tel métier, mais surtout pour la sécurité. La sécurité est devenu le saint Graal de la société du fantasme. Car le retour à la réalité n’est plus souhaité par des éternels post-adolescents devenus incapables de l’affronter. Seul le secteur privé promeut encore l’idéal d’un amour de la réalité par la poursuite de son propre intérêt, mais il ne faut pas croire qu’il puisse échapper totalement au mirage surtout dans les grosses entreprise. Pour se préserver de l’avenir, il est aussi à noter que les adultes du privé ont créé leurs propres réseaux, où leurs enfants se font embaucher en priorité, ils se cooptent entre eux de manière incestueuse. D’autres font miroiter aux jeunes des évolutions fantasmagoriques, ou les laisse se les imaginer,  tandis qu’ils ne récolteront jamais les fruits de leur implication ou si peu. Ce sera surtout le moyen d’obtenir le plus d’eux à moindre frais. Grâce à un système scolaire mensonger, ces profils psychologiques persuadés de leurs capacités incommensurables et forcément de l’avenir qui s’attache “>

Lire la suite

Abonnez-vous

Puis validez votre inscription dans votre boîte courrielle

9 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Histoire au lycée : opacité, régression et ennui profond au programme”, Libération du 10/10/2018.

    Les élèves vont paraît-il s’ennuyer sans l’histoire des femmes et de l’immigration. C’est tellement chiant la vraie culture. Et puis, les élèves ne sont-ils pas à l’école pour s’amuser !

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Blanquer a tranché : plus que quatre épreuves au bac en Terminale”, L’Obs du 28/01/2018.

    40% en contrôle continu : les notes des lycées pourris seront sur le même plan que les notes des bons lycées. Les élèves scolaires (obéissants) seront privilégiés sur tous les autres profils.

    60% pour le grand oral : les minorités, les gauchistes seront favorisées par des examinateurs compatissants.

    Ou comment se tirer une balle dans le pieds pour éviter d’assumer les mauvaises décisions de ces dernières décennies.

  3. Commentaire de Léonidas Durandal:

    Un prof se suicide pour dénoncer, entre autre, la baisse du niveau au bac :

    Midi Libre 04/09/2013 

  4. Commentaire de observateur:

    Conséquence probable de la féminisation de l’enseignement: l’éducation nationale n’arive plus à recruter de prof de maths: http://www.ouest-france.fr/education-nationale-la-moitie-des-postes-de-profs-de-maths-non-pourvus-2484613

  5. Commentaire de observateur:

    Le niveau des élève est devenu tellement mauvais que les élèves font une pétition pour réclamer la baisse du niveau du bac. http://www.ouest-france.fr/bac-trop-dur-les-maths-40-000-lyceens-signent-une-petition-2640042

  6. Commentaire de kasimar:

    Lorsque j’étais bachelier, le bac je l’ai obtenu en ayant redoublé, car n’ayant rien fichu la première année. Il n’y avait eu que deux filles à l’époque, car je vivais en milieu plus rurale qu’actuellement, je n’avais donc pas eu l’occasion de voir des filles dans une section plutôt masculine à cette époque et cet endroit à savoir le baccalauréat scientifique. Certains arrivaient à bien s’en sortir en étant copain copain avec les redoublants et aussi perturbateurs et méprisant les premiers de la classe, c’est à dire les intellectuels de service, ces derniers étaient tout même très bon en sport, et arrivaient parfaitement à apprivoiser les charognards de cette époque en rentrant dans leur jeu et étant tout autant désagréable envers les premiers de la classe. Malgré celà, ceux qui voulaient s’en sortir de façon honnête tout en étant soi-même, ce qui était mon cas, devait être confronté à ces gens méprisants et jaloux de ceux suceptibles, car moi à cette époque je n’étais pas capable de jouer les faux derches, donc j’ai choisi de jouer le cancre et de rater volontairement le bac, qui sait si je l’aurais eu si j’avais eu la patience d’affronter cette situation.

    Je l’ai eu du premier coup l’année suivante, mais quand je vois que des filles arrivent à l’avoir avec mention et des midinettes, des filles qui font plus cruches qu’intello pourtant !

    En fait pour réussir il faut  se rabaisser dans sa dignité, et ça je l’avais pressenti à l’époque même si j’étais trop jeune pour le comprendre, c’est une façon de dire que l’école s’est féminisé si vous voulez, mais j’y vois plus une jungle depuis que l’autorité tutoriale des professeurs est tombée. C’est peut être une des raisons pour lesquelles les filles réussissent, plus fourbes que nous en général. Ceci n’empêche pas que certains ont réussi à l’avoir et avec mention “très bien” malgré la souffrance que leur ont fait enduré leur camarade. Où est passé l’époque où on s’inclinait devant la supériorité de l’adversaire, y a t il qu’au Japon que l’on peut retrouver celà ?

    Ensuite lorsque j’étais dans les études supérieures à part quelques mois en fac c’était toujours à peu près pareil, sauf en première année de BTS. J’ai remarqué qu’il fallait aussi se soumettre au système pour tirer son épingle du jeu et par conséquent perdre de sa dignité masculine. C’est pourquoi j’ai du faire un séjour militaire par la suite de quelques mois en dépit du contact perdu avec mes proches en désaccord avec mon projet, afin de retrouver cette virilité inaccessible. Puis de retour de l’armée et heureusement en ayant retrouvé mes proches, j’ai repris une formation enun an en BTS, j’ai constaté à nouveau que rien n’a changé dans le système scolaire, il y avait toujours les charognards redoublants qui ont choisi la formule courte, les plus bosseurs et un ancien ami qui était pourtant un bon élément mais a abandonné définitivement sa formation pour bosser en superviseur. Là je voulais obtenir mon diplôme, je me lachais au maximum, et par conséquent je devenais la tête de turc des charognards. Et pourtant j’étais bien plus âgé et expérimenté que ces derniers.

    En fait j’ai ressenti que l’école n’encourageait pas à émasculer les jeunes hommes, et l’archétype des comportements féminins qu’attendent les professeurs tel que vous le décrivez existe bel et bien. Sauf qu’il y a toujours les perturbateurs : fêtards, méprisants, cyniques, assez métrosexuels dans leur comportements (je parle des derniers décrits).. signe de l’échec de la mixité qui se passait pourtant entre hommes. J’ose même pas imaginer ce que ça donne en mélangeant ces groupes à des groupes de filles elles aussi très diversifiées.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

    Abonnez-vous

    Puis validez votre inscription dans votre boîte courrielle