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AIMELES Antiféminisme

Elles ne connaissent plus rien à leur corps, ni à l’amour

Publié le 24 juin 2014 par Léonidas Durandal à 17 h 58 min

Je comprends parfois les hommes qui veulent conserver leurs images d’Epinal sur les femmes. Les fantasmer est toujours plus agréable que de les mettre à nu. Laisser planer le mystère maintient dans un confort sentimental et intellectuel satisfaisant qui renvoie beaucoup d’entre nous à l’âge où inconscients et heureux, ils étaient dans les bras de leur mère. Nous nous plaisons à penser la fragilité de la part des femmes, ou la beauté, mais rarement la bassesse ou même la simple médiocrité. Quand les femmes sont à la hauteur de ce que nous attendons d’elles, nous trouvons cela normal. Mais quand elles trahissent trop fortement cette image de perfection, nous voilà déstabilisés. Alors mieux vaut ne pas voir.

Les bijoux ont été interdits à certaines périodes de la Rome antique.

Les bijoux ont été interdits pour les femmes à certaines périodes de la Rome antique.

 

Durant les périodes de décadence, plus les femmes s’abaissent, plus elles ont intérêts à préserver le mystère sur ce qu’elles sont devenues, plus elles jouent de leur corps, et plus nous avons intérêt à fermer les yeux pour pouvoir les aimer encore. Enfin quand la débâcle est là, elles peuvent s’exprimer sans crainte. Les hommes qu’elles ont faits naître sont devenus des animaux domestiques, et rien de ce qu’elles pourront dire ne les détournera de leur esclavage sexuel.

 

Nous vivons une telle débâcle.

Après 40 années d’un silence extraordinaire, certaines femmes françaises commencent à nous parler ouvertement, par exemple en matière de pilule contraceptive, de leurs pensées profondes. Enfin, « nous » parler. A en parler entre elles au grand jour, sans se préoccuper plus que cela du regard halluciné qui pourrait être celui d’un homme en les entendant. Entre-temps, elles ne se seront pas posées de questions sur le bien fondé de ce moyen avant que les hommes de notre pays ne fussent entièrement asservis. Et elles auront consenti au sacrifice de centaines de milliers d’entre elles pour la cause (1). Elles auront payé le prix de la mort et du silence, jusqu’à ce que nous en arrivions à être indifférents en tant qu’hommes à ce genre de suicide.

Maintenant que nous sommes devenus des animaux, maintenant qu’elles ont réussi à contrôler médiatiquement le scandale, en parlant de la dangerosité de la pilule de 3ème et 4ème génération (5) tout en omettant de discuter de ces pilules de 1ère et 2ème génération qui avaient bien plus d’effets sur leurs corps, elles lâchent enfin le morceau (2, 3). Et de quoi témoignent-elles dans ces articles de Rue89 largement relayés ?

 

La pilule contraceptive détruit le corps des femmes.

 

Saignements, dérèglements divers et variés, prise de poids, acné,acne-treatments influence sur le comportement, nausées, ces effets secondaires seraient largement répandus, mais plus encore, il ne faut pas être le dernier des imbéciles pour comprendre que la stérilité de certaines femmes aura pu en découler (4). Je sais, ce n’est qu’une question de bon sens, mais s’attaquer à son système reproductif et croire qu’il n’y aurait pas d’incidence sur sa fécondité me semble avoir été d’une naïveté incroyable voire coupable.

 

Les femmes préfèrent leur impunité à l’intégrité de leur corps.

 

Dans le premier témoignage de Rue89 (2), l’étudiante en arrive à faire adopter à son partenaire la méthode contraceptive dite du retrait au moment du coït. Dans le deuxième témoignage, une autre étudiante lui répond d’un ton maternel et condescendant que ce genre de contraception peut aboutir à un infanticide par avortement. Or, Julie, la première étudiante, peut-elle l’ignorer ? Les femmes sont largement informées sur le sujet. D’ailleurs dans l’article, elles le reconnaissent toutes avec force détails (présence de spermatozoïdes avant éjaculation, risques, etc…). Ici, il ne s’agit donc pas de contraception mais de contrôle dans la relation. D’ailleurs la contraception par préservatifs est écartée à chaque fois pour des raisons fallacieuses (séparation entre les partenaires, prix…). Seule la vasectomie resterait acceptable pour ces dames (6), alors que pour l’homme, cette contraception représente une forme ultime de mutilation. Les femmes le savent très bien, raison pour laquelle, elles n’ont pas de remords à la proposer. En fait quand l’homme contrôle la contraception, la femme perd de « >

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74 Commentaires

  1. Ping de Lou:

    En même temps, je ne sais pas comment ça se passait avant mais aujourd’hui, on est soumises à un véritable lavage de cerveau. Dès nos 12 ans on nous parle à l’école de la pilule, au lycée on nous fait des conférences dessus, en premiere, si l’on a choisit les filieres scientifiques on vous faire un exposé sur la contraception. A la fac, o vous offre un sac de bienvennue avec stabylos, crayon, préervatifs et guide sur la contraception.

    Quant au gynécologues parlons-en. Tous (homme comme femmes) préviennent les femmes des effets de la pilule et du stérilet, si bien que sur l’une de ces nombreuses pages féministes (paye ton gynécologue) ce n’est pas les gynécologues hommes qu’on remet en cause mais la médecine en elle-même. C’est bien beau de prévenir des risques mais lorsque l’on cherche à se renseigner sur les moyens de régulations naturelles des naissances ou qu’on dit n’utiliser que le préservatif, ils vous passent un savon. « Mettez un patch ! Un anneau ! Prenez des hormones ma chère ! C’est la seule solution ». Et je ne parle même pas de leur récation lorsqu’on dit se préserver pour le mariage. Donc pour un individu né dans les années 90, qui a la vingtaine aujourd’hui c’est la chose à faire, on ne se pose même plus la question. Celles qui se la posent sont : issus de familles à valeurs traditionnelles, ne supportent pas la pilule, sont devenues stériles/semi-stériles apres une longue période à utiliser des contraceptifs.

    • Ping de Manuela:

      oui vous avez raison à 12 ans, l’intervenante nous avait incité pour que chez nous, on se regarde notre petit jardin devant une glace.

      c’est vrai ne pas prendre de contraception est très mal perçu, je ne m’en rendait pas compte avant que je sois hospitalisée. Sans compter qu’on souhaite faire passer la pilule pour un moyen d’apaiser les règles douloureuses, l’acné sévère.

       

      • Ping de Lou:

        Ah nous aussi on nous l’a sorti le coup du miroir ! Mais ça en soit je trouve que c’est plus mal, c’est vrai qu’il est bien de connaitre comment marche son corps, vous ne trouvez pas ?

        Je suis à la fac, en plein Paris aussi vous imaginez bien que pratiquement toutes les jeunes femmes que je rencontre sont pro-pilule. Même pas par militantisme mais par pure habitude et c’est ça qui est malheureux.

        Oui c’est bien et c’est drôle quand on sait que justement j’ai provoqué un débat sur la pilule au sein de mon groupe d’amis parce que cette saleté leur fait de l’acné et elle voulait savoir comment moi j’avais réussis à trouvé un traitement adéquat. Par contre ma généraliste est très compréhensive elle part de ce principe simple : si vous n’êtes pas malade, évitez les médicaments inutiles.La gynéco que j’ai vu pour un contrôle par contre, plus jamais.

        • Ping de Manuela:

          Oui bien sur je suis d’accord avec vous c’est important de connaître son corps, pour l’aimer.

          En ce qui concerne la pilule c’est tout à fait ça, en fait c’est devenu normal, nous sommes conditionnées, même les filles qui n’ont pas de relations doivent la prendre maintenant j’ai l’impression.

          Je me souviens en ce qui concerne la sexualité,  un jour lorsque j’étais au collège ça remonte un peu, dans la cour mes copines parlaient de « faire l’amour » et je me souviens avoir dit qu’on était encore jeune, qu’il fallait attendre un peu, trouver le meilleur garçon…etc.  Une d’entre elles était d’accord avec moi, mais les deux autres nous ont dit clairement que les garçons n’attendent pas, elles se sont presque énervées nous étions à la limite complétement folle de vouloir attendre qu’il faut le faire au moins à 17 ans… En plus American pie venait de sortir ;).

           

          • Ping de kasimar:

            En fait, il y a une forme de puritanisme inversée, où l’homme ou la femme désirant trouver le compagnon/la compagne « idéal(e) » pour consommer un éventuel mariage passe pour ringard(e), obsolète, coincé(e) … aux yeux des nouveaux puritains de la compétition sexuelle.

            Les séries américaines, surtout celles mettant en oeuvre des jeunes étudiants lycéens ont longtemps sournoisement planté le décors.

            Je sais que lorsque je regardais certaines séries étant jeune, celà me faisait gerber à quel point la société encourage cette perversion tout en condamnant les personnes qui ne vont pas dans le sens de la doxa ambiante

             

    • Ping de Manuela:

      Apparemment oui c’est très douloureux, et le choc que cela procure, parce que vous l’éliminez dans les toilettes… Ma collège l’a fait et elle a eu du mal a tirer la chasse.

      Je pense que la douleur physique est d’autant plus insupportable quand au fond de vous, vous souhaitez garder cette enfant.

  2. Ping de observateur:

    Je viens de voir passer une vie de merde:

    http://www.viedemerde.fr/enfants/8623000

    Une enfant dit à un type bourré que sa mère est moche, une série de commentaire pour dire qu’il faudrait tuer le gamin et aller l’enterrer dans un bois, aucun ne sens qu’il y a un problème: Apparemment c’est devenu plus grave de dire à une femme qu’elle est moche de de tuer un gamin.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Très marrant cette histoire, à tous les points de vue : d’abord, le mec bourré qui ne s’assume pas, qui a honte de ses sentiments envers une femme (très probablement une fille-mère), qui ne sait pas comment les exprimer, qui a été culpabilisé en cela par le féminisme. Celui-ci est normalement stigmatisé par les commentatrices.

      Deuxièmement, le fils essaye de défendre sa mère en disant au type bourré qu’elle n’est pas belle, parce qu’il a compris que la beauté, l’exposait à l’extérieur, et qu’ainsi sa mère ne lui appartiendrait plus à lui seul. Il ne veut pas concevoir sa mère comme belle, peut-être aussi parce que cela induirait une distance d’avec elle, distance qu’il n’a pas, fusion et compagnie… De toutes les manières, il prend ainsi sa défense, parce qu’il n’y a pas d’homme pour protéger sa mère, et qu’il doit remplir ce rôle qui n’est pas le sien (inceste) et trop large pour ses petites épaules. En résumé, il ne se sent pas en sécurité.

      Enfin comble de la balourdise, la mère fait semblant de ne pas comprendre son fils et prend ses propos au premier degré. Et les commentatrices en rajoutent : le mec bourré n’aurait pas dû parler de la beauté de la femme, mais les mères attendaient que le fils en parle. Ainsi, le fils est mis à la place de l’étranger, symbole du père. Et comme ce fils indigne ne veut pas se mettre en position d’amoureux, il n’a plus d’existence : il est possiblement enterré. Ou quand l’humour affiché, cache le désespoir le plus complet, effectivement une « vie de merde » moderne : le manque de père pour l’enfant, le manque de reconnaissance pour la femme, le manque de femme pour l’étranger, l’alcoolisme, l’aveuglement général en situation de fusion maternelle, la possible violence, et donc l’insécurité totale issue du cadre social « femme libérée ».

    • Ping de Manuela:

      la liste est longue les palpitations maux de tête et la libido dans les chaussettes. Mais ajouter le cocktail alcool et cigarette alors la oui c’est  franchement néfaste le pire c’est que de nos jours nous sommes limite obligées de prendre une contraception, donc détruire nos ovules et en parallèle d’autres femmes se font faire des injections pour stimuler l’ovulation…on marche sur la tête. En fait plus on veut rendre les femmes libres moins elles le sont…

      • Ping de Léonidas Durandal:

        C’est identique en matière de « progrès ». Durant des années nous avons cru que le progrès se suffisait à lui-même. Depuis quelque temps, nous apprenons que prolonger la vie a un coût, que prendre des médicaments a un coût pour la santé, que mettre des pesticides dans les plantations a un coût pour la nature et donc pour nous etc… Pour prolonger votre réflexion, plus on veut s’extraire des lois naturelles, plus nous devenons malheureux.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Contraception : pourquoi les hommes sont-ils exclus ? », Figaro Madame du 26/09/2015.

    Il faudrait que les hommes soient aussi cons que les femmes françaises.

    En outre, quand je lis dans cet article que 20% des hommes anglais se sont mutilés par le biais de la vasectomie, tandis que chez nous, c’est beaucoup moins de 1%, je me dis qu’il y a encore peut-être un espoir pour notre pays.

  4. Ping de Manuela:

    Vous savez quand vous ne prenez pas de contraception vous vous faîtes sérieusement sonder par les médecins (femmes surtout) quand une femme surtout si elle est jeune ne prend pas de contraception elle passe pour une fille complétement inconsciente, même si elle est mariée.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « Elles stoppent leurs règles pour booster leur carrière », Figaro madame du 24/08/2015.

    L’aboutissement d’un processus d’intégration au monde du travail qui n’a eu que pour résultat que la stérilisation psychologique et physique des femmes occidentales.

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