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AIMELES Antiféminisme

Eugénie Bastier, exemple d’« Il n’y a pas de bonnes et de mauvaises féministes »

Publié le 20 juin 2017 par Léonidas Durandal à 20 h 14 min

croire en une incohérence qu’ils constateront en vous. La pensée d’Eugénie Bastié est celle d’une femme qui redonnerait aux hommes et aux femmes une place quant à leur sexe. Mais une démarche toute féminine qui légitime déjà le diktat des femmes sur notre monde, ce totalitarisme maternel qui ne veut pas de la guerre, pas l’affrontement, qui veut défendre sans avoir à faire saigner quiconque, prêt à tout pour éviter les effusions. Eugénie Bastié, c’est l’histoire du prolongement du pouvoir féminin en pleine débâcle, dans l’intelligence, au moment où les femmes accèdent à tous les statuts, ce qui aurait dû relever le monde selon nos apôtres de l’immanence, tandis que celui-ci ne cesse de s’affaisser. Elle n’est pas la conséquence d’un trop plein féminin mais sa cause. Elle est l’image brillante d’une femme qui peut répondre à tout, montrer sa culture sans paraître imbue, s’insérer professionnellement en défendant sa féminité et la place de chaque sexe en ce monde, presque une utopie à elle seule. Tandis que le monde féministe s’effondre et nous avec, nous pourrions encore croire en l’avenir féministe grâce à elle. Mais il n’est que ruines, il signe notre ruine.     

Alors même qu’une femme peut avoir pleinement raison, le monde a besoin d’hommes. Voilà à quoi Eugénie Bastié ne pourra jamais satisfaire. Elle pourra toujours vouloir défendre une civilisation qui ne versera pas dans l’indifférenciation, sa féminité participera de l’absolutisme au féminin tel que nous le vivons aujourd’hui. Son destin est tragique parce qu’il est celui d’une lucidité dont nous aurions besoin mais qui accélère notre chute. Il rejoint celui de toutes ces femmes sceptiques face au féminisme, qui savent avoir besoin des hommes pour s’enrichir, mais dont l’action restera vaine en ce qu’elles ne pourront jamais incarner l’altérité dont notre monde a besoin. Cette pièce de théâtre est superbe. Son personnage principal brille de mille feux. Sa contradiction interne tragique, et donc parlante, ne nous amènera pas la rédemption.

4 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « LE HARCÈLEMENT DE RUE : Solveig Mineo », Reconquête française du 04/04/2019.

    Elle affirme affronter les féministes de gauche. Cependant, elle conteste simplement les moyens mis en oeuvre par celles-là et qui soumettent leur féminisme à l’idéologie progressiste. Elle ne conteste pas les fins. Ce n’est qu’une manipulation pour que les hommes continuent à défendre les femmes de manière aveugle, ce qui nous a mené là où nous en sommes en Occident.

     

  2. Ping de Lou:

    Je suis pratiquement sure d’avoir entendu de sa bouche « je ne suis pas féministe » dans une interview

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Natacha Polony : «Éloge de la virilité» » Figaro du 20/10/2017.

    « La France de Rostand n’est pas celle de Weinstein », Figaro du 20/10/2017.

     » Le problème n’est pas dans le fait que des femmes clament enfin leur colère de se voir traitées comme de la viande par des goujats plus ou moins puissants et plus ou moins entreprenants. « 

    C’est pourtant une grosse partie du problème. Dans aucun des cas cités, il n’y a eu viol. Par contre, il y a bien une chasse aux sorcières effective et une criminalisation des comportements impolis. Le problème ne concerne pas du tout les hommes contrairement à ce qu’évoque ces deux articles, mais plutôt les femmes afin que :

    « Hollywood : « Que ton oui soit oui, que ton non soit non » », homme libre du 21/10/2017.

    Mais le féminisme réussit à faire prendre les conséquences d’un problème pour sa cause, même chez celles qui doutent du féminisme.