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Filles sacrifiées au féminisme : Marine Le Pen

Publié le 30 mai 2017 par Léonidas Durandal à 16 h 42 min

L’ère du temps a soufflé en faveur de l’insertion professionnelle des femmes. De nombreux pères s’y sont laissés prendre. Ils ont d’autant plus adhéré à ce discours social qu’ils aimaient particulièrement leur fille, au point d’être jaloux du futur compagnon qu’elles devraient servir. Pour eux, le féminisme a aussi été une excuse pour étendre leur sphère d’influence publique. Le mariage, surtout dans notre société de la consommation, devenait secondaire. Le monde avait besoin de responsables au féminin. Qu’importe les enfants ou la famille. Les pères allaient envoyer à ce monde leurs filles, eux qui étaient garants du bon fonctionnement de la marche sociale.

Mais ces bons sentiments ou ce désir malsain au choix allait contribuer à déstructurer notre société, et plus encore à détruire les filles détournées de leur vocation première : la famille. Je pense que Marine Le Pen illustre à la fois combien ce détournement aura porté tort à notre pays, à cette personne elle-même et finalement à son père. Elle en est l’illustration emblématique et va le devenir toujours plus dans les années à venir parce qu’il est difficile d’arrêter le cours d’une tragédie.

 

Et si Jean-Marie Le Pen avait eu un fils, le cours de l’histoire en aurait été-il changé ?

Je ne le crois pas. Il y avait chez lui cette volonté de voir la France de nouveau sauvée par une femme comme elle l’avait été auparavant par Jeanne D’Arc. Les signes du temps correspondaient, la dégénérescence, l’envahissement du territoire national par la mécanique anglo-saxone, la perte de croyance, l’idéalisation française des femmes. Dans un mimétisme extraordinaire avec une majorité de ces populations arabes déracinées qu’il disait vouloir limiter sur le territoire national, il a alors choisi sa famille plutôt que la France.

En matière de mimétisme, ce réflexe tribal, fut d’autant mieux compris dans les banlieues que Jean-Marie Le Pen y avait toujours joui d’une opinion très favorable. Le débat national n’avait d’ailleurs aucun sens pour les étrangers de l’époque. Ceux que je connaissais en tout cas, au début des années 80, ne comprenaient même pas que la France ne puisse pas agir de manière souveraine. Venant de pays où les dictatures prospéraient, beaucoup de mohamétans, quand ils avaient une opinion politique, voulaient faire partie d’une France souveraine. Il ne leur avait pas encore été appris la haine de leur pays et de leurs concitoyens par d’anciens rouges, et les femmes loin de se voiler, voyaient l’accession à la nationalité française comme d’une libération. Ce temps est très loin.

Marine Le Pen est l’héritière de son père jusqu’à la caricature, jusque dans ce mimétisme qui l’a fait exclure du parti politique celui qui l’avait fondé. Jean-Marie Le Pen n’avait-il pas agi comme tel avec tous ceux qui l’avaient contesté ? Celui-ci voyait en elle la France femme triomphante, catholique. Elle n’a été que le prolongement de son fantasme populiste et personnel. Mais ce fantasme date. Il n’a pas été mis au goût du jour, n’est plus incarné par un vécu particulier, et désormais il pourrit dans le marécage de l’histoire.

Elever ses enfants, chérir son époux, faire la fête, à la rigueur prendre quelques dossiers dans un cabinet d’avocat, tel aurait été une vie ambitieuse pour Marine Le Pen. Au lieu de cela, son père l’a désignée pour lui succéder et a fait son malheur. Cette élection présidentielle aura été un révélateur de la situation au Front National mais aussi et par le plus grand des hasards pour bon nombre de partis politiques. L’élite historique qui nous représente avec son féminisme, aura été incapable de construire un cadre cohérent, si bien que les débats auront mis à jour la médiocrité de tous pour faire élire le seul qui surnageait dans cet océan d’incompétence : Emmanuel Macron.

Tous les mensonges accumulés depuis des années, à gauche sur le communisme, à droite sur le réflexe de caste, au Front national sur la question tribale, n’auront pas réussi à faire élire l’un de ceux-là, contrairement aux décennies précédentes. La gauche libérale libertaire revient au pouvoir parce qu’elle est seule à occuper le terrain idéologique, et qu’à côté, tout le monde la suit à l’odeur.

Dans son fief, Marine Le Pen participe à cette mascarade qui aurait fait horreur à son père. Elle aura renoncé au libéralisme économique, non par conviction, mais pour se positionner de manière originale sur l’échiquier politique et parce que les hommes qui l’entourent désormais, aussi efféminés qu’ils soient, lui montrent le nord. Jean-Marie Le Pen voulait une Jeanne « >

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