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Antiféminisme Aimeles

“Histoire du premier sexe”, André Rauch, (2000-2004)

Publié le 4 octobre 2014 par Léonidas Durandal à 21 h 44 min

comme je l’ai déjà dit, le mécanisme qui ferait se mouvoir ses évolutions. Seule les conquêtes égalitaires, sexuelles, politiques des femmes semblent pouvoir faire contre-point au dogme de la domination patriarcale. Tout y est expliqué par la faute des hommes avec une étrange naïveté sur les femmes comme en ce qui concerne le matriarcat de banlieues :

 

“Hors contexte religieux, le voile paraît imposer une insupportable discrimination entre genres et entre filles (“nos filles contre “vos” filles), voire annoncer un internement contrôlé par des “geôliers” très stricts.” (p554) (ndc : geôliers = les garçons de banlieue)

Ici, il est particulièrement périlleux de vouloir expliquer le port du voile “hors contexte religieux” et tenter d’absoudre les femmes de ce choix tandis que les méchants garçons en seraient chargés.

 

” (ndc : un gendarme face aux jeunes de banlieues)“Si on les coince après une course poursuite dans une voiture volée, ils considèrent qu’ils ont simplement perdu. En revanche, s’il y a un accident ou des égratignures, c’est l’émeute.”…
Ces structures semblent en reproduire de plus anciennes, également contrôlées par des hommes.” (p560)

L’auteur avance ici l’idée que les comportements d’incivilité seraient l’héritage de structures patriarcales. On croit rêver quand on songe à l’éducation stricte quant au respect des individus que subissaient les garçons dans les sociétés traditionnelles. Comme si la banlieue n’était pas justement l’odieux exemple du matriarcat le plus complet, avec ses filles-mères par millions, ses pères absents, ses enfants sans éducation. Sa réflexion et ses raisonnements montrent combien l’auteur entre deux maux, préfère ceux de la xénophobie et de la misandrie au soupçon de misogynie.

 

Le manque de connaissance des femmes.

Pour mener à bien une description potable de la masculinité, en particulier en la confrontant au dogme de la domination patriarcale, il aurait fallu que l’auteur approfondisse un tant soit peu sa connaissance des femmes. Or prolongeant une vision stéréotypée de ces dernières qui n’auraient eu aucune responsabilité négative dans l’histoire, l’auteur cumule les poncifs en croyant flatter ces demoiselles. Commentant un roman où une femme mariée se met à draguer un jeune puceau, voici les termes employés :

 

“l’initiative (ndc : sexuelle) de la femme dans un rôle viril… contrevient d’ailleurs aux formalités de la domination masculine, qu’elle traite en miroir; si chacun des deux partenaires restaient dans son rôle, le piquant de l’impudeur manquerait…

Le déshabillage par des doigts maladroits- l’opposé du savoir-faire d’un homme dans ces circonstances-… (p223-224)

 

Comme si l’homme jeune n’avait pas été toujours maladroit dans ces moments là et pire, comme si les femmes n’avaient jamais su jouer de cette maladresse et des complexes masculins pour servir leur supériorité. Comme si l’adultère n’avait pas été le thème principal des premiers romans à l’époque moyen-âgeuse. Comme si ce n’était pas presque toujours les femmes qui prenaient l’initiative dans la drague en s’affichant “disponibles”. Bref, notre rat de bibliothèque aurait dû fréquenter d’autres que son épouse parfaite pour se faire une opinion experte des femmes au lieu de nous présenter des hommes étrangement dominés alors qu’en réalité, ils l’ont souvent été en matière de sexe.

 

Si l’auteur ne connaît rien en matière de manipulation féminine, il n’a pas plus su entrevoir leurs désirs en matière politiques :

“Accorder le vote aux femmes s’oppose aux conceptions paternalistes des rapports sociaux : au moment de voter, les Françaises acceptereont-elles d’être conseillées ou guidées ? Un compromis s’esquisse : les hommes pourraient devenir leur tuteurs” (p394-395)

“Si l’époux tend à confiner la femme au bien du foyer tel qu’il l’entend, l’homme d’Eglise lui confie le soin de la communauté des familles chrétiennes… Voter c’est faire le don de soi pour le bien des autres, un jour peut-être celui de l’humanité toute entière.” (p398)

D’un côté, des hommes d’Eglise encourageant les femmes au vote. De l’autre, des maris sceptiques. Mouaih… Et les femmes dans tout cela ? Tante Yvonne ne se déclarait-elle pas bousculée par des hommes de ce droit qu’on avait voulu leur donner ? En vérité, la majorité des femmes ne voulaient pas du droit de vote (1) et ce sont les hommes qui l’ont voulu pour elles. S’il y a une forme de domination masculine c’est bien celle-là : vouloir émanciper les femmes malgré elles, à la manière des hommes. André Rauch perpétue cette tradition. Or si on écoutait bien les désirs d’une majorité de femmes, on s’apercevrait bien que leur âme ne tend pas du tout vers la gestion du “>

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14 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “Il lance une alerte à la bombe pour que sa partenaire sexuelle ne rate pas l’avion”, Le Point du 24/05/2015/

    Un homme, normalement garant de la loi, panique parce que sa petite chérie n’aura pas ce qu’elle veut. Il perturbe le fonctionnement de toute la société pour la satisfaire, persuadé d’être dans son bon droit. Si ce n’est pas de la perméabilité au sexe faible ça…

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “Lettre de Dostoïevski à sa femme : « Envoie-moi d’urgence de l’argent pour partir »”, Rue89 du 23/11/2014

    L’exemple pitoyable d’un homme bourgeois malmené financièrement par sa femme (pour de bonnes raisons)

  3. Ping de Nazdaq:

    Le féminisme plus fort que le respect de la communauté juive! Le retour du nazisme!Le féminisme, meilleure et nouvelle couverture de l’antisémitisme! Julien Aubert condamné en sanction immédiate pour une seule erreur de grammaire subit une retenue de salaire de 1300 euros alors que:Philippe Le Ray imite la poule pour moquer une députée : aucune sanction!Pierre Charon pour sa sortie indigne sur Jouanno ne risquera rien!2 poids 2 mesures! Le féminisme permet tout!

  4. Ping de Demonanar:

    Effectivement, ils commencent à comprendre puisqu’ils se sentent concernés pour la première fois de leur existence. Là où le féminisme dans son aspect rudimentaire englobait une faible portion de victimes, la négligence populaire lui a permis d’orchestrer son expansion et d’élargir son cercle de victimes à mesure qu’il s’amplifiait. Désormais, ne pas voir relèverait du dénie. Quant à ce monsieur Rauch, disons qu’il m’embarrasse…Etre aussi naïf à son âge est bien la preuve qu’il n’est pas fait pour penser.

  5. Ping de ALLINE:

    Je crois que vous avez raison. Ils commencent JUSTE à comprendre. Je vois que dans mon propre réseau d’amis, les hommes sont passés du déni à l’écoute et pour certains à l’approbation. Espérons que la prise de conscience générale ne sera pas trop tardive…

  6. Ping de ALLINE:

    Une video très intéressante de l’excellent Yann Carrière sur la volonté de déconstruction orchestrée du masculin.J’imagine que vous l’avez vue Léonidas ?http://www.youtube.com/watch?v=dCghT14kTdc

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Oui, elle est sur mon site (aimeles.fr) depuis qu’elle est sortie, et avec toutes les autres que j’ai jugé utile de rajouter sur le sujet pour faire un dossier complet : http://www.aimeles.net/5bconfu.html (oups, je viens de m’apercevoir que celle que j’avais mise en lien a été supprimée !)

      je me demande d’ailleurs pourquoi cette vidéo ressort en ce moment. Comme si les gens commençaient juste à comprendre. Je l’avais déjà trouvé édifiante au moment de sa publication. A noter que Yann Carrière a été bien attaqué à l’époque par les homosexualistes, qui, ne pouvant contester son discours, ont affirmé que c’était un psy de pacotille. Bravo le niveau des attaques, comme d’habitude. Pour eux, les arguments, ça ne peut être utilisé que par des gens qu’ils reconnaissent, preuve que leur capacité réflexive est souvent limitée à un potentiel de dénigrement envers ceux qui ne servent pas leurs intérêts immédiats.

  7. Ping de kasimar:

    Si j’en ai parlé effectivement c’est que j’ai jugé utile de présenter des auteurs  comme Rauch, Pölony ou encore Badinter et leurs bouquins respectifs : “L’identité masculine à l’ombre des femmes” , “l’homme est l’avenir de la femme” “fausse route” et “XY de l’identité masculine ” afin de faire ouvrir les yeux à des adversaires ou des gens qui ne rejoignent pas forcément nos points de vue. Et Dieu Sait que je ne suis pas toujours d’accord avec ces trois là. D’ailleurs ces trois personnes bien que dénonçant des conséquences liées directement ou pas au féminisme, ont un point commun, l’un que vous avez très bien décrit dans ce billet, l’une est en désaccord avec les psys sur la symbiose mère-enfant et l’autre qui dit que l’instinct maternel n’existe pas. Là dessus je ne suis absolument pas d’accord, mais je ne développerais pas ici mon point de vue, par manque de temps et que ce n’est pas le but.Voici le secret de ma stratégie 🙂 Pour mes lectures personnelles j’en suis à Soral, Zemmour et Schneider. Je compte bien attaquer du Rousseau ou du Céline un jour 😉 

  8. Ping de alexandre:

    A l’opposé de la vision d’André rauch, le dernier billet d’humeur de Papacito: http://fdpdelamode.com/

  9. Ping de kasimar:

    Ainsi vous avez vous-aussi lu le livre ? J’ai lu le dernier tome il y a presque un an (le premier j’ai d’autres priorités de lectures avant de le dévorer )et j’ai senti rien que dans son résumé la position faussement neutre de l’auteur. Le mérite de ce bouquin- car soyons honnête tout n’est pas à jeter loin de là – est d’éclairer quelque peu le quidam sur l’Histoire et le déclin de la virilité. Et il faut reconnaître qu’effectivement la Grande Guerre a joué un rôle dans la dévirilisation. Ce qui rejoint le point de vue de Zemmour et d’autres. C’est d’ailleurs depuis cette époque que la chute de la virilité, l’ “émancipation” des femmes a commencé à prendre une tournure un peu plus significative.C’est le lecteur averti ou pas qui doit avoir l’esprit suffisamment critique pour ne pas se laisser emporter par un idéal ou un autre. (on en a tous). Donc quoique l’on dise de cet auteur, rares sont ceux de sa trempe qui arriveront à reconnaître l’évidente chute de la virilité en Occident.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      J’ai lu ce livre parce que vous en avez parlé à plusieurs reprises. Il y a bien une chute de la virilité en occident. S’il l’a identifiée, le problème est que cet auteur ne la trouve pas forcément négative. Et ça, c’est vraiment un problème en ce qui me concerne. Continuez à me parler de vos lectures et ne soyez pas offusqué que je les aborde sous un autre angle ou que je vous contredise. Nous n’aurons pas toujours les mêmes points de vue et c’est tant mieux, ceci d’autant plus que l’idéologie antiféministe est en train de se construire et qu’elle doit se trouver une cohérence. Je ne suis pas ici pour prouver que j’ai toujours raison mais pour chercher la Vérité. Faîtes de même et nous saurons bien nous respecter.

  10. Ping de observateur:

    La lecture de votre article est intéressante comme d’habitude.

    Juste une suggestion:
    Est ce que nous ne devrions par remplacer le mot féminisme par le mot gynocentrisme?

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Non parce que :

      Pour l’instant, nous n’avons pas la force politique d’imposer un néologisme aussi éloigné du langage des gens.
      L’obligation qui nous est faite de ne pas critiquer le féminisme constitue justement le moyen de nous enfermer idéologiquement. Utiliser un langage détourné n’empêchera pas nos adversaires de nous ostraciser.
      Il faudra passer à un autre mot vraiment significatif comme gynocentrisme quand cette idéologie mortifère aura abandonné le terme de féminisme. L’identification du gynocentrisme au féminisme est pour l’instant une chance pour nous. Le loup est sorti du bois politique. Entièrement caché, ce serait plus difficile.

      Acceptons enfin l’affrontement.

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