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La justice française est-elle corrompue ?

Publié le 31 octobre 2015 par Léonidas Durandal à 14 h 05 min

Quand Henri Guaino affirme que la justice française commet des erreurs en toute impunité et brise la vie de nombreux hommes politiques, de pères et de mineurs, est-il dans la rancoeur, ou bien fait-il un constat objectif ?

 

L’impunité

Quoiqu’on puisse penser du fond de l’affaire, si après un naufrage comme celui de l’affaire de pédophilie à Outreau, le juge Fabrice Burgaud n’a écopé que d’une « réprimande avec inscription sur son dossier », imaginez quelles sanctions encoure un magistrat dans un procès peu médiatisé. Aucune. L’impunité est totale. Le fait que Fabrice Burgaud ait été jeune n’excuse en rien une justice qui a confié d’énormes responsabilités à une personne sans expérience. De mémoire, le peu de blâmes et de déplacements jamais prononcés à l’égard des juges, l’ont été dans des cas de condamnations pénales assez graves pour des juges. Quant à la question de la compétence, elle est évaluée en interne sur des critères administratifs peu probants comme dans toute administration dont le principal objectif est la stabilité et la soumission.

L’impunité engendre la médiocrité. C’est mécanique. L’abus et le laisser-aller sont inscrits dans la nature humaine. Aucune civilisation n’a jamais connu la félicité sans une dose d’autorité légitime.

Oui, des personnes politiques sont utilisées comme bouc émissaire par notre société

Personne ne veut plaindre nos hommes politiques qui sont en train d’échouer au-delà de toute mesure. Pourtant Henri Guaino n’a pas tort. La justice n’est pas plus en droit d’abuser pour punir des hommes politiques incompétents que d’abuser de personnes coupables de crimes réels. Elle devrait chercher à se placer au-dessus de la mêlée. Or quand un syndicat de magistrats se permet d’afficher sur un mur des cons, les photos de justiciables qu’il ne supporte pas, le simple citoyen est en droit de s’interroger sur l’esprit d’équité qui anime cette institution. Tout comme l’impunité engendre la médiocrité, la haine et le mépris ne peuvent être que sources d’abus. Il n’est pas possible de réparer un système politique déficient par une justice politisée partisane.

Lorsque j’entends qu’il y aurait des syndicats de la magistrature plutôt « de gauche » et des syndicats de policier plutôt de « droite », je me dis que chacun essaie de compenser les lacunes de l’autre. Personne n’est à sa place, c’est la confusion. Dès lors, les méthodes employées ne sont plus respectueuses des gens. La procédure est dévoyée en toute bonne conscience pour « réparer » l’incompétence du système. Et ça, c’est dans le meilleur des cas. Quand les fonctionnaires veulent faire leur travail. Dans le cas courant, de plus en plus souvent, la machine judiciaire est devenue une machine à broyer les gens. Elle broie les magistrats en les dégoûtant d’eux-mêmes, de leur travail, en cultivant leur impuissance, ou en les laissant à des postes pour lesquels ils ne sont pas faits. Elle broie des avocats qui n’ont plus le temps de faire leur travail pour gagner toujours moins d’argent, et n’avoir plus aucune reconnaissance, ni de la part de leurs clients impolis, ni de la part de la société qui les juge comme des collabos. Et elle broie les hommes politiques innocents pris dans leurs fourches caudines. L’inquisition moderne exige d’eux de leur faire expier des fautes parfois imaginaires. Par contre, les coupables eux, seront faiblement condamnés par un système complaisant. La machine fonctionne donc à double vitesse : condamner des innocents par la procédure, relâcher des coupables par manque d’autorité. Il s’agit plus d’expurger la violence d’un système incohérent en fabriquant des boucs émissaires que de rendre justice.

 

Pour les pères

Je l’ai déjà traité ailleurs (1). Les pédophiles peuvent être laissés dans la nature et les pères innocents poursuivis. Quant aux affaires familiales à proprement parlé, que dire d’une justice qui devrait protéger les faibles, les hommes, et qui leur appuie sur la tête par tous les moyens, en les suspectant de violences, en ne sanctionnant jamais les fausses accusations de pédophilie, ou autres, en les maintenant dans un rêve d’égalité fou, en ignorant les solidarités féminines, les préjugés positifs envers les femmes et négatifs envers les hommes, l’ascendant des femmes sur leurs enfants, l’ensemble d’un système scolaire, judiciaire, d’expertise, féminisé. Ici, pas besoin d’écoutes téléphoniques, de convocations abusives, d’informations données aux journalistes pour faire pression, ou de procédures sans fin. Sauf exception tout se décide à la première audience où l’homme n’est pas prêt. Par “>

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121 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Interpeller pour prévenir, au risque d’une dérive”, Libération du 09/12/2018.

    Il n’y a plus de lois quand la République veut détruire un mouvement républicain. Arrêt des gens avant la manifestation, emprisonnement avant la manifestation, amputation de manifestants, surveillance et emprisonnement de tous les contestataires avant la manifestation, censure sur internet des leaders contestataires identifiés… c’est vrai, nous n’avons aucune leçon à donner à la Turquie.

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “”Gilets jaunes” au tribunal : “L’Arc de Triomphe était une prise ! Une prise de guerre civile !””, L’Obs du 04/12/2018.

    6 mois de prison, dont 3 mois ferme pour être monté en haut de l’arc de Triomphe.

    De pauvres innocents qui n’y connaissent rien et que la justice française transforme en boucs émissaires, pleins de confiance en nos institutions. Voilà une mascarade qui va certainement améliorer le climat social.

    Ah, ce n’est pas si facile de se débarrasser de ses mauvaises habitudes dont la principale de celle-ci : l’impunité.  Ces fonctionnaires sont des semeurs de violence car ils ne respectent qu’une chose : la force. Ils en sont arrivés à ignorer tout de leur métier et de la justice.

    La terrible faute des prévenus comme le reconnaît le journaliste : avoir fait peur au sommet de l’état. C’est bien maigre comme justification pour des gens censés dominer la situation.

  3. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Manif du 1er décembre: novices et opportunistes à la barre” l’Express du 04/12/2018.

    1 mois avec sursis pour avoir tapé dans un gaz lacrymogène tombé à ses pieds, et 1 mois avec sursis pour avoir allumé un fumigène. Vous êtes prévenu, la justice n’a pas cours dans notre pays.

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