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La justice française est-elle corrompue ?

Publié le 31 octobre 2015 par Léonidas Durandal à 14 h 05 min

règle. Si celui-ci s’oppose à la justice, il prévaut tout de même. Cela est facilité par l’échelle large des peines. Si vous risquez jusqu’à plusieurs années de prison pour avoir manifesté un peu brutalement, le juge pourra vous sanctionner plus ou moins en fonction des « circonstances politiques » et du rapport de force entre l’Etat et les groupes en présence. La récidive est très fortement sanctionnée. Mais cette politique commence à ployer sous le manque de moyens, et désormais certains criminels dangereux peuvent passer à travers les mailles du filet, tandis que l’Etat n’a plus de réels moyens de contorsion qu’envers les intégrés. Les gens qui parlent de laxisme, je ne leur souhaite pas de rencontrer une telle justice. Elle est impitoyable et seul son manque de compétence favorise sa clémence, de temps en temps. Lorsque le gentil citoyen se retrouve devant elle, au moindre écart, il regrette bientôt tous les poncifs qu’il s’était donné à penser. Mais honteux de sa culpabilité, et jugé selon les règles, la révolte ne lui est pas permise. Quant à celui, idéaliste, qui croyait pouvoir user du droit de se défendre lui-même, il s’aperçoit bien vite que l’Etat n’est pas une représentation des citoyens mais qu’au contraire, qu’en sujet, il est perçu comme un élément potentiellement dangereux en matière de maintien de l’ordre (4)

Le tribunal d’assises est le lieu de la mascarade par excellence. Le juge tente d’influence les jurés pour leur faire prendre une décision fonction des places en prison, de la médiatisation de l’affaire, de la politisation du thème (le viol a le vent en poupe en ce moment grâce au travail des féministes), des réseaux d’influence idéologiques.

Quant aux tribunaux de juridictions civiles, le dégoût est la règle. Celui qui exige réparation en ressort plumé en ayant perdu un temps infini. Cette juridiction est à l’origine du dicton populaire : « il vaut mieux un mauvais accord qu’un bon procès ». Le citoyen entêté et perméable aux discours sur « la république » n’a pourtant pas renoncé à faire appel à elle, faute de mieux, et les demandes se sont multipliées, raison pour laquelle une « juridiction de proximité a été crée ». Censée être plus expéditive, plus proche des citoyens, et favoriser les accords amiables, elle a été investie par des avocats avides de procédure pour des raisons financières, soutenus en cela par des assurances qui tentent d’augmenter leur chiffre d’affaires par tous les moyens, et remplie d’experts à la compétence douteuse. Ne sachant faire autrement, le juge y joue le même jeu qu’au tribunal d’instance et de grande d’instance, sous des formes différentes. Il dégoûte les justiciables isolés, confie des médiations à des personnes qui ne sont pas revêtues des prérogatives de l’autorité, ralentit la procédure, expédie les affaires courantes autant que possible, et cela est un moindre mal. Car le pire, et il le sait au fond de lui, ce serait d’aller jusqu’au jugement dans de telles conditions. Une majorité de demandes avortent.

Le tribunal aux affaires familiales, j’en ai donné un aperçu juste avant. Je rajouterais qu’on y rencontre le plus de juges partis avec les meilleurs intentions du monde, pour sauver la veuve, l’orphelin et même les pères, et que cela n’empêche pas cette institution de broyer les individus et les familles, peut-être d’autant plus qu’elle veut faire dans le social.

Le tribunal commercial semble être le plus soumis aux réseaux d’influence.

 

Les experts

L’expert sert de caution à un système féminisé qui n’assume plus ses décisions. Et l’expert le sait. Presque fonctionnaires sans en avoir les diplômes, ou si peu, il se glorifie intérieurement « d’en être ». L’impunité engendrant l’abus, et l’expert étant au sommet du système d’impunité, ses abus et son incompétence ne connaissent pas de limites le cas échéant. Bien entendu, nombre d’expertises sauront être satisfaisantes, en particulier si elles n’ont pas pour but de trancher une situation complexe, mais elles pourront être contredites par d’autres tout autant plausibles que celles-là. Plus que le niveau d’expertise, il faut comprendre le processus décisionnel qui amène l’expert à se fourvoyer : comprenant rapidement qu’on lui demande de juger à la place du juge, peu d’experts ont la morale et l’humilité de s’en tenir aux faits. Aucune conclusion ne devrait jamais être permise à un expert. Pourtant dans la pratique, l’expertise fait le jugement, et ce délégué de notre noble institution ne se prive pas de conclure. Prenant parti, il éclaire la décision de son aura. Cela dédouane le juge et si le justiciable a parfois l’impression d’être cocu, “>

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162 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “Christophe Castaner et la Pitié-Salpêtrière : premier désaveu pour la loi sur les « infox »”, Le Monde du 22/05/2019.

    Ca y est, j’ai compris. Le concept de fake news ne s’applique pas à un dirigeant.

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