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Le naufrage d’une série télévisée par abus de féminisme (The last Kingdom)

Publié le 4 juin 2020 par Léonidas Durandal à 15 h 42 min

D’accord, les croyances païennes étaient prises au sérieux malgré leur ridicule. Elles étaient même jugées plus crédibles que celles des prêtres qui ont pourtant relevé l’Angleterre de l’époque. Et puis, il y avait aussi des femmes qui n’étaient pas à leur place, comme d’habitude. Mais diantre, en refusant de voir une hystérique hallucinée l’arme à la main, dans une telle production, je me privais de donner sa chance à celle-là ou à n’importe quelle autre. J’ai aussi supporté avec probité, le thème des violences conjugales, introduit aux forceps, mal traité et incongru comme une crotte de nez dans la soupe. Par habitude. Oui, car je n’ai pas encore renoncé à prêter l’oreille aux récits falsifiés de notre époque pour peu qu’ils me promettent de voyager un peu. J’étais même prêt à accepter le discours multiracial plaqué sur la nécessité de s’entendre entre différentes tribus saxonnes, danoises, et autres, afin de construire une grande nation ! 

Car en l’occurrence, les débuts étaient plutôt prometteurs. La falsification était légère. Pour un Français en pays perdu, séculier, le progressisme américain/anglais, vibrait en moi comme d’un progrès réactionnaire. De la bonne castagne en veux-tu en voilà. De vrais mecs non confondus avec des fiottasses. Un langage d’homme. De la grandeur, de la bassesse, de la religion, de la nation. De la bâtardise, et de la filiation. Bref, je retrouvais un peu de ce qui a fait la grandeur de mes ancêtres et leur insécurité durant cette époque trouble en Angleterre, tout comme dans le reste de l’Europe. J’étais donc prêt à passer sur beaucoup d’anachronismes, de visions ridicules des relations hommes-femmes, de mensonges en matière d’humanité, juste pour voir Uhtred fils d’Uhtred, coléreux et inexpérimenté, découper ses frères Danois et défendre, les armes à la main, la grande idée de royaume chrétien du roi Alfred, ou encore, grandir humainement et tenter de reconquérir le fief de son père (tout un symbole) à force de coups d’épées tranchantes.

Et puis voilà, ce que je craignais est arrivé, comme dans toute série qui connaît un tant soi peu de succès. Le saupoudrage féministe est devenu règle d’action, détruisant au passage toute cohérence, toute crédibilité, toute vraisemblance au récit. Toutefois, là où le processus de putréfaction était d’habitude long et douloureux comme dans Game of Thrones, il s’est ici produit en un seul épisode, le 6ème de la 4ème saison qui a été un véritable feu d’artifice si bien que je n’ai pas pu en regarder la moitié, et qu’il est hors de question que j’aille plus loin.

Les prémices d’un épisode d’anthologie

Pour protéger les pauvres petits n’enfants, les femmes s’opposent aux hommes pour le meilleur. Ainsi grâce à elles, une juste bataille décisive va être gagnée, les armes à la main !

Edith : elle se prostitue pour mettre le roi dans son lit, mais c’est de la faute de son frère ! Bien évidemment, elle va soudainement se retourner contre lui pour agir selon la bonne morale !
Aelswith : elle désobéit au roi, son fils, pour protéger sa fille, contre tout entendement. Mais sa manoeuvre personnelle va être bénéfique pour tout le royaume !
Aethelflaed : évidemment seule contre tous, elle impose une décision couillue qui va se révéler être décisive ! Victoire ! Dans la vraie vie, vous pouvez inverser exactement ma phrase précédente pour arriver à la réalité (voir coronavirus). Evidemment, elle ne va pas se faire tuer sur le champ de bataille mais hacher menu du Danois de bon aloi. Entre temps, notre mâle héros Uhtred, est devenu un chevalier maman au service de ces dames, et qui se pique maintenant de donner des leçons, entre autre au méchant frère de la prostituée qui n’a pas eu la bonne attitude envers sa soeur. La morale, la morale…
Stiorra : il n’est pas question pour la fille d’Uhtred d’avoir des enfants et une famille. Selon ses propres termes : « Trop de contraintes pour trop peu de reconnaissance ». Ca promet ! Le chantage à la maternité et la plainte remplissent de plus en plus l’espace de cette série. Quand on demande à la prostituée du roi comment elle supporte d’avoir été « >

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6 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Ratched: Netflix propose un rôle au-dessus d’un nid de coucou" Figaro du 25/09/2020.

    «En revoyant le film de Milos Forman, j’ai vu une professionnelle aux prises avec une institution patriarcale où elle n’est pas capable de dire ce qu’elle pense, ni d’exprimer sa bonté», souligne la fidèle muse de Ryan Murphy .

    Miss Ratched, une des rares descriptions de femme méchante réussie dans la littérature. Un de ces nombreux bourreaux transformé en victime par notre société qui ne supporte plus de voir les femmes telles qu'elles peuvent être. 

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Comment on en vient à brûler Harry Potter" Le Point du 19/09/2020.

    C'est assez normal effectivement. Quoi qu'on puisse penser de la qualité du récit de Harry Potter, les hommes sont des hommes, les filles des filles, les femmes sont des femmes et les garçons sont des garçons. Assez inadmissible pour le féminisme. 

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) "Le Satanisme à Hollywood" Elo veut savoir du 08/06/2020.

    Ben, je ne savais pas trop où mettre cette vidéo, mais comme je trouve le sujet très important, j'ai pensé à le mettre ici, même si ça ne correspondait pas exactement :

     

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