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Antiféminisme Aimeles

Pourquoi les théoriciens du genre ne peuvent accepter le rôle de la biologie dans le champ social

Publié le 12 mars 2014 par Léonidas Durandal à 14 h 45 min

Pour estimer l’enjeu du débat, il faut bien comprendre que les théories du genre reposent sur une seule clef de voûte : la question biologique est anecdotique dans la sexuation sociale des hommes et des femmes. Cette sexuation se résume à des questions d’apprentissages culturels. Sans cette clef de voûte, tout l’édifice s’effondre.

Pourquoi une hypothèse de travail aussi restrictive de la part des tenants du genre ?

En effet, on pourrait s’imaginer Harald Eia contre la théorie du genrequ’il leur suffise d’intégrer la variable « biologie » pour rendre leur approche plus acceptable. Le reportage d’Harald Eia (1) se conclue d’ailleurs par un appel à cette dialectique mesurée. Or, si les adeptes de la théorie du genre ne l’acceptent pas, la raison en est que cela leur est impossible.

Rétablir une toute petite part de biologique, induirait le rétablissement de la complémentarité entre hommes et femmes, et les discours essentialistes qu’une majorité de féministes refuse.

Si les hommes sont biologiquement programmés pour être hommes, et les femmes biologiquement programmées pour être femmes, il y aurait le retour à une norme « hommes et femmes » autour de laquelle il faudrait revenir afin de s’épanouir. Izanami et IzanagiLa société ne serait plus là pour indifférencier les rôles, mais au contraire pour donner la possibilité à chacun de prendre une place efficiente dans la société qui serait aussi fonction du sexe de la personne concernée.

Or, pour les féministes, au nom de la sacro-sainte égalité hommes-femmes, ces fonctions sociales doivent être obligatoirement égales. Ce faisant, pour elles, les femmes doivent toucher les mêmes salaires que les hommes, ce faisant, elles doivent exercer les mêmes métiers, ce faisant tous les métiers entre eux doivent être payés de la même manière. En effet, imaginons qu’un secteur d’activité soit plus rentable, et c’est toujours le cas quand c’est un secteur d’activité très majoritairement masculin, il faudrait absolument que les femmes l’investissent pour être payées autant : égalité salariale qui aboutirait donc à une égalité sectorielle en nombre. Imaginons maintenant que des femmes à l’intérieur d’un secteur travaillent moins que les hommes et soient donc payées moins : il faudrait alors en arriver à ce que les hommes et les femmes travaillent autant : égalité des temps de travail. Ainsi en poursuivant une dialectique égalitaire, nous en viendrions immanquablement à exercer les mêmes métiers. Maintenant imaginons que l’égalité sociale ne puisse jamais s’imposer naturellement à cause de facteurs biologiques qui joueraient un rôle dans ce champ social. Dans ce cas, les soit-disant discriminations envers les femmes n’auraient été que le résultat de différences naturelles. Et au nom de l’égalité il faudrait donc se résoudre à contraindre ces facteurs biologiques ou arrêter immédiatement cette course.

Devant l’apathie des hommes, les féministes ont opté pour la première solution. Et pour réussir dans cette fuite en avant, il a fallu qu’elles réussissent à écarter idéologiquement la présence du biologique de leurs raisonnements sur la place de chacun dans la société. En effet la contrainte consciemment exercée contre notre nature pour établir une égalité sociale artificielle, deviendrait pénalement répréhensible à partir du moment où l’existence de cette nature sociale aurait été prouvée. Car non seulement, cette contrainte exercée à l’encontre de nos natures deviendrait alors une forme de discrimination sexuelle, mais également une forme d’atteinte à notre intégrité physique d’hommes et de femmes. Telle est la raison pour laquelle, le concept de genre ne peut intégrer la moindre présence de biologique dans ses raisonnements. Si les tenants de cette théorie l’acceptaient, il leur faudrait reconnaître une volonté d’indifférenciation entre hommes et femmes, le biologique n’ayant pu être réduit idéologiquement, devant être réduit, dans les faits, par des pressions sociales (lois, marketing…).

Les féministes ont donc résolu le problème idéologique en soutenant qu’il n’y avait tout simplement pas d’influences biologiques dans le champ social. Cette manière de penser, à laquelle elles tiennent plus que tout et sur laquelle tous leurs raisonnements reposent, leur a permis de revendiquer une égalité de fait sans écraser directement nos natures biologiques mais en les ignorant. Avant de débattre de l’existence ou non de ces facteurs biologiques, on peut remarquer combien les hommes sont invités à avoir honte de leur nature aujourd’hui (« domination patriarcale, masculine, violences faites aux femmes » comme « >

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45 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    2 articles qui prouvent si besoin en était, que le féminisme est une maladie mentale se traduisant par des délires :

    « Féminisme. La neutralité scientifique et la biologie contestées », Breizh du 06/12/2017.

    « Transsexualité. Les cerveaux masculins et féminins sont biologiquement différents », Breizh du 07/12/2017.

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Elisabeth Roudinesco : « Après l’affaire Weinstein, attention à ne pas tout confondre » », Les Echos du 01/12/2017.

    Les mêmes qui jouent de la confusion parentale, regrettent que la société confondent tout en matière de relations hommes femmes. Un comble.

    La Roudinesco en question est la chienne de garde en psychanalyse du système. Je me suis toujours demandé si elle avait vendu son âme pour une place au soleil, ou si elle avait des failles théoriques gigantesques.

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