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Pourquoi les théoriciens du genre ne peuvent accepter le rôle de la biologie dans le champ social

Publié le 12 mars 2014 par Léonidas Durandal à 14 h 45 min

si tous les hommes étaient concernés). Caricature de violence conjugaleOn peut aussi rappeler qu’il y a une volonté délibérée dans les analyses féministes d’échapper à ce débat sur la part du biologique dans le développement social (1, 2, 3). Car les féministes qui contrôlent tous les organes médiatiques, les écoles, la justice, le marketing des sociétés de production (la ménagère de – de 50 ans prenant les décisions d’achat presque toujours toute seule), possèdent les moyens d’empêcher le retour de ce questionnement aux yeux et au vu de tous, tout en continuant à exercer des pressions psychologiques sur les hommes par des canaux divers et variés. Et au vu de l’explosion du nombre de prisonniers, de garçons en échec scolaire, de l’écroulement de notre système judiciaire et médiatique, on peut déjà avancer que leurs raisonnements ont certainement occulté une variable, qu’elle soit biologique ou pas.

Rétablir une toute petite part de biologique dans la sexuation marginaliserait de nouveau l’homosexualité.

Inutile de développer ce point : Si la bonne intégration de facteurs biologiques chez un individu déterminait sa propension à s’épanouir, notamment par rapport à la différence des sexes, ceux qui s’écarteraient de cette norme, voire qui la refuseraient et qui la combattraient, seraient tout simplement des sociopathes. Les relations sexuelles entre hommes et femmes deviendraient la norme essentielle pour que l’espèce se perpétue dans de bonnes conditions, tant au niveau biologique que social, et les aspirations à imposer des sexualités hors norme comme mode de fonctionnement familial identique à la norme reconnue deviendraient une forme de maltraitance envers la nature et les besoins des enfants.

Rétablir une toute petite part de biologique détruirait la sociologie telle qu’elle s’est construite depuis 40 ans en France.

Revenir sur les théories du genre serait un choc universitaire bien plus important que ne l’a été l’effondrement du mur de Berlin. Des pans entiers de recherche universitaire seraient décrédibilisés, et parmi eux, des écoles des plus prestigieuses en France et qui sont censées former nos élites. En effet, Sciences Po, le CNRS, presque tous les départements de sociologie en France, se sont engagés sur cette hypothèse de travail délirante alors qu’elle était progressivement abandonnée dans les premiers pays à l’avoir introduite (1). Cela ne ferait que renforcer un constat incroyable et qui est pourtant indéniable : alors que nous étions en tête au niveau international dans bien des domaines de recherche, ici comme ailleurs, le niveau de ces secteurs d’activité professionnelle de recherche s’est effondré au fur et à mesure que certains d’entre eux se féminisaient majoritairement. Le prix à payer de la féminisation majoritaire dans certains domaines de pointe  a donc été la médiocrité, et une médiocrité sans limite comme on peut le voir dans l’éducation nationale par exemple (et ce, malgré les bonnes volontés individuelles du corps enseignant).L'homme féminisé Pierre_Bourdieu

A l’inverse en abandonnant cette hypothèse du genre sur la non intrusion du champ biologique dans le champ social, il faudrait accepter de réhabiliter les mères et leur pouvoir dans la famille. En effet, le concept de « domination masculine » ne se conçoit uniquement que dans le cas, où la femme n’a pas de prédominance au niveau naturel et familial. Si la femme apparaissait comme ayant du pouvoir, un pouvoir de base pourrait-on dire, son infériorité ne serait plus du tout aussi évidente qu’avant. Dès lors, il faudrait entièrement reconstruire la sociologie, et cela prendrait des décennies, pour en arriver à des conclusions exactement à l’inverse des précédentes : les femmes dominant toujours la famille, et dominant maintenant de larges parts de secteurs clefs de l’économie (instruction, justice, médecine), seraient entrées dans un mouvement d’éradication de la masculinité de notre société. Le féminisme apparaîtrait alors pour ce qu’il est : le relais d’une volonté totalitariste féminine. Impensable à l’heure actuel pour notre société féminisée victimaire.

Plus loin encore, détruire le concept de genre reviendrait à abattre le concept de lutte des sexes, basé lui-même sur celui de lutte des classes, puis édifier des sciences humaines basées sur des hypothèses issues de notre culture religieuse (service-pouvoir, indifférence aux autres, manque de conscience collective, péché originel…). Ce retour en force de la théologie dans des hypothèses de travail scientifiques est là encore, pour l’instant, « >

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53 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Un séjour dans l'espace affecte différemment les femmes et les hommes" Slate du 22/10/2019.

    Si le corps des hommes et des femmes réagit différemment dans l'espace, est-ce à cause de la domination patriarcale ? Je me pose des questions.