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Profils de tueurs en série : de la décomposition familiale au terrorisme

Publié le 29 avril 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

Tous ceux qu’on nous présentent comme terroristes ont un point commun : non pas leurs croyances. Mais leur vécu familial.

James Alex Fields jr

Le 12 août 2017, durant une manifestation progressiste à Charlottesville (Virginie, USA), ayant pour objet de déboulonner la statue du général Lee, héros de la guerre de sécession, James Alex Fields junior écrase avec sa voiture 35 personnes, faisant 19 blessés sévères dont une femme qui mourra des suites de ses blessures. 

 

Familialement : élevé par une femme seule tandis que son père est mort renversé par un chauffard alcoolisé durant la grossesse de sa mère.

 

Socialement : ce jeune homme est décrit comme calme par son entourage. Inséré socialement, travailleur pauvre, il louait ses services à une société de sécurité avant l’incident. Sa mère affirme même qu’il avait un ami noir tandis qu’il était attiré par les idées racialistes. 

 

Psychologiquement : a souffert de l’absence de son père. A dû prendre des psychotropes. Fragile, sa situation familiale ne l’a pas renforcé, au contraire. Le fait qu’il ait agi à l’image de celui qui avait tué son père, montre qu’il a voulu prendre une sorte de revanche sur le sort, et que tout au moins cet événement explique pour partie son acte. 

 

Explication : le général Lee, homme reconnu dans les deux camps durant la guerre de sécession, était certainement une figure paternelle pour James Alex Fields jr. S’attaquer à sa statue, c’était comme s’attaquer à son père mort, un homme probablement de la droite sudiste. Il n’a pas supporté ce traitement. Sa mémoire profanée, confondue avec son histoire personnelle, l’a fait réagir avec violence. 

 

 

 Hasna Aït Boulahcen

J’avais écrit que je ne retracerai plus le vécu familial des terroristes qui sévissent en France depuis 1-2 ans car je prévoyais que les attaques allaient se multiplier et que ces garçons auraient tous le même profil. Cependant je fais une exception avec Hasna Aït Boulahcen car c’est la première femme kamikaze et qu’il m’a semblé intéressant d’éclairer son cas.

Hasna Aït Boulahcen

Le mercredi 18 novembre 2015, suite aux attentats meurtriers du 13 novembre qui ont fait 129 morts sur Paris, les policiers du Raid entrent dans un squat où sont logés certains des coupables. Ils trouvent Hasna Aït Boulahcen âgée de 26 ans qui participe à l’action terroriste. Elle meurt après un bref échange avec les forces de l’ordre. Les officiels tentent de minimiser sa responsabilité en changeant régulièrement de version pour éviter d’en faire une “martyre” de l’Islam. Il propagent d’abord l’idée qu’elle n’aurait pas actionné le mécanisme qui l’a faite sauter, puis qu’elle n’aurait même pas porté de bombe. De toutes les manières, dans le cas où elle présentait un danger et où les policiers l’auraient abattue, elle s’est bien faite kamikaze puisqu’elle savait ce qui l’attendait. Elle n’était pas non plus là par hasard.

 

Familialement : issue d’une famille décomposée, elle est placée à l’âge de 8 ans. L’écart croissant de croyance entre sa famille d’accueil et l’Islam pratiqué par son père grandissant, elle part fâchée de chez ces premiers à 15 ans. Sa famille d’accueil la considère alors comme “perdue”. Elle va retrouver son père de temps en temps en Moselle.

 

Socialement : fêtarde, excentrique, buveuse, fumeuse, elle adopte un look original (cowboy) et vit de trafics de drogue en bande (proche des islamistes) jusqu’il y a 6 mois de cela, où elle se radicalise brutalement. Elle porte désormais le niqab et veut suivre partout sa nouvelle famille salafiste quitte à envisager un départ pour la Syrie. Finalement, elle préférera la servir en participant à des attentats sur le sol français.

 

Psychologiquement : produit de divers conflits de loyauté entre sa famille d’accueil et sa famille naturelle, son père et sa mère, la France et le pays de son père (le Maroc), Hasna n’a pas su résister intérieurement. Elle s’est fabriquée une identité imaginaire à la Calimity Jane jusqu’à retrouver une forme de cohérence et un sauf conduit dans la religion de son père. Elle aimait ce dernier plus que tout et a voulu le réhabiliter et se réhabiliter à travers son action. Sa nouvelle famille (elle appelle Abdelhamid Abaaoud son cousin, stable) l’a protégée du monde extérieur menteur. Jeune, elle se pensait victime des attaques du diable. Elle l’était bien.

 

Explications : Hasna Aït Boulahcem se sera rachetée une moralité en s’opposant de plein fouet à la France, une France qui se sera mise moralement en faute en allant faire la guerre en Syrie et en Libye. Elle aura ainsi “>

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45 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Quand le FBI dresse le portrait-robot des auteurs de fusillades”, Les Echos du 22/06/2018.

    Comme d’habitude, les Américains ne réfléchissent pas aux causes. Ils vont droit au but pour régler le problème dans l’urgence. Du coup, nous n’apprenons pas grand chose. Le type est stressé, en conflit familial ou professionnel, a des problèmes psychologiques et avec l’autorité, la surprise…

    Etude comportementaliste inutile disponible en Anglais ici.

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “David Puaud, chercheur monstre”, L’Express du 07/05/2018.

    Pas l’ombre du début d’une explication familiale ? Le problème serait la désindustrialisation et l’alcoolisme ? Ca sent un peu fortement la forfaiture intellectuelle. Parce qu’en matière de désindustrialisation, j’ai connu une telle région, et heureusement que l’immense majorité des gens ne se sont pas transformés en psychopathes tueurs d’autostoppeurs. Ce sont vraiment des explications superficielles.

  3. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Fusillade en Floride: Nikolas Cruz, encore un ado solitaire et amateur d’armes”, AFP du 15/02/2018.

    Apparemment, les “repères masculins” de l’entourage de sa mère adoptive, n’auront pas suffit à celui-là. L’Express, l’AFP comme les autres journaux ne s’étendent pas sur le sujet. Ils préfèrent que les gens n’aient pas d’armes et crèvent de leurs souffrances, en silence.

  4. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Interrogations autour d’un secret d’enfance de Nordahl Lelandais”, L’Express du 10/02/2018.

    Papa est absent, le directeur pédophile homosexuel en profite pour lui apprendre l’amour.

  5. Commentaire de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) “La vérité sur la tuerie de Sutherland Springs” ER du 13/11/2017.

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