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Comprendre l’homme féministe grâce à la thèse du professeur Jacquemart EHESS

Publié le 30 novembre 2013 par Léonidas Durandal à 15 h 22 min

Préambule.

Il ne s’agira pas pour moi de vous donner un résumé de la thèse de M Jacquemart (7) mais plutôt d’en offrir une relecture antiféministe. Avant de poursuivre, et alors que d’aucuns pourraient me prêter des intentions belliqueuses à l’égard du travail de ce professeur, étant donné la teneur de sa thèse, d’où il vient et à qui il la présente, je voudrais plutôt applaudir au travail consciencieux et de bonne foi qui a été mené. L’absence d’un parti pris prononcé permet à un lecteur féministe ou pas, d’en tirer des leçons. J’ai ainsi pu m’éviter quelques centaines d’heures de travail, des milliers d’euros de dépenses, et surtout un débroussaillage énorme, ingrat, que je n’aurais pas eu le temps, les moyens ou le goût de mener. Aujourd’hui, le peuple des Veilleurs qui s’est donné pour but d’imposer une véritable société humaniste et respectueuse des différences, devrait lire par pragmatisme, ce genre de thèse. Ils y découvriraient combien nous avons du retard en terme de combat social, et combien nous devrions nous inspirer de mouvements qui ont réussi à contaminer l’ensemble de la planète même si ce fût pour son plus grand malheur. Les personnes qui agissent pour le bien, ont aussi un devoir d’efficacité.

 

 

Avant-propos :

Avant de me concentrer sur l’homme féministe, il me serait difficile de poursuivre sans pointer du doigt les deux moments où j’ai senti que le professeur Jacquemart faisait preuve, pour une fois de mauvaise foi et pour l’autre d’une légère pointe de narcissisme. En effet, un lecteur moins attentif de sa thèse, pourrait prendre ces deux assertions pour argent content, et je m’en voudrais qu’il le fasse en croyant que je lui donne ma caution. En premier lieu je voudrais jeter un regard sur la dédicace : « À mes grands-mères, Mimi et Solange, pour leur liberté à l’égard des normes de genre» Et je voudrais rappeler combien la plupart de nos expériences personnelles, mais aussi la littérature en occident de Socrate à Maupassant en allant jusqu’à Mauriac, nous rappellent que l’image de la femme faible que les féministes nous ont transmise, est fausse. Les grands-mères du professeur Jacquemart n’ont en cela, rien de particulier par rapport aux nôtres. L’époque que les féministe décrivent comme étant une époque de femmes oppressées, était surtout une époque de femmes fortes qui surent se hisser au-dessus des épreuves inhérentes de la vie, tandis que les femmes qu’on nous donne en exemple aujourd’hui, sont bien souvent faibles et malades. Qu’on puisse confondre ces dernières en avec ces premières prouve surtout le mépris que ceux qui se nomment féministes portent pour les femmes qui ne sont pas de leur famille.

 

En second et pour ce qui tiendra lieu de mauvaise foi, je voudrais examiner plus particulièrement ce passage. Il y est question des « filles manquantes », filles que certains parents auraient voulu avoir à la place d’un garçon. Ces garçons féminisés, sont parfois devenus féministes, tout comme ces « garçons manquants » sont devenus ces femmes que nous connaissons et qui ont quelques traits masculins prononcés. Dans cet extrait, le professeur Jacquemart refuse la symétrie de position sociale entre filles et garçons « manquants » :

 


Autrement dit, l’asymétrie résultant des rapports sociaux de sexe interdit de considérer les positions de « garçon manquant » et de « fille manquante » comme totalement symétriques : les uns continuent à retirer les bénéfices (ou une partie) de leur appartenance au groupe dominant pendant que les autres doivent faire face aux obstacles (ou une partie) réservés aux dominées. Ce parallélisme invite donc plutôt à considérer que la place de fille au sein de la cellule familiale peut être occupée par un fils lorsque la fille est absente, sans que pour autant que cette position mette en péril son appartenance au groupe des hommes, tout comme les filles en position de « garçon manquant » ne peuvent jamais s’affranchir totalement de leur appartenance au groupe des femmes. (p238)

 

 

Si les garçons bénéficient toujours de leur appartenance sociale au sexe masculin en étant « féminisés », les filles, elles, n’en bénéficieraient pas ? On peut interroger ici, ce qui nous est donné comme une évidence. Pourquoi les filles qui remplacent un garçon dans une famille ne bénéficieraient pas des avantages de ce comportement masculin ? Si cette proposition est admise sans être étudiée plus que cela, il y a une raison. De nombreux exemples prouvent que des femmes ont pu bénéficier d’une attitude « masculinisée » dans les sociétés reculées ou récentes, d’une Georges Sand à une Laurence Parisot. En fait ces femmes « masculinisées » ont pu bénéficier de tout temps des avantages des hommes, avec l’accord tacite de la société, et si cela gêne tant le professeur Jacquemart au point qu’il n’ait pas pu faire un raisonnement de bonne foi, contrairement au reste de sa thèse, c’est parce qu’en poursuivant son raisonnement, il aurait invalidé le théorie de la domination d’un sexe par l’autre et qu’il ne pouvait certainement pas le faire dans son document ou le jour de la présentation de sa thèse, s’il voulait obtenir son doctorat. En effet, qu’était-ce cette société du passé qui aurait valorisé les hommes et qui pourtant aurait permis, aujourd’hui comme hier, que certains garçons aient des valeurs féminines, sinon à affirmer que pour cette société, le principe mâle n’était pas et n’est pas conçu comme « dominant », mais simplement différent. Si les parents n’avaient jamais considéré le statut de femme comme inférieur, s’ils les avaient conçues comme dominées, ils n’auraient jamais essayé de faire de leur garçon, une fille. Et plus encore, si jamais ce genre de vision sur la domination entre sexes fut un jour un mode de fonctionnement plausible pour les gens de cette époque, en prenant la décision de faire d’un garçon une fille, il eût fallu qu’ils considérassent le statut de fille comme étant supérieur à celui de garçon… De même, ils ne se seraient jamais essayés à transformer leur fille en garçon en sachant que l’expression de cette « masculinité » n’eût pu trouver sa place dans la société, sauf à vouloir les rendre objectivement malheureux, raisonnement qui était forcément éloigné de personnes qui par définition donnaient un surcroît d’attention pour cet enfant dont ils voulaient qu’il leur ressemblât. Il faudra en conclure que de tous temps, il y aura eu de la place pour des filles et des garçons un peu hors norme, tant qu’ils ne remirent pas en cause la reproduction sociale. Ici, en examinant de plus près les rapports familiaux que Monsieur Jacquemart nous décrit, nous sommes bien loin de la domination patriarcale et d’une forme d’asymétrie en termes égalitaires. Ceci étant dit, passons au principal de notre propos et délectons-nous de la description de l’homme féministe, bien que sa souffrance personnelle nous rappelât à plus de compassion :

 

 

Pour moi, voilà ce qui ressort du travail de M Jacquemart. J’y ferai la description de l’homme féministe par étapes en illustrant mon propos par des phrases prononcés par des militants féministes plus ou moins connus.

 

 

ANTECEDENTS FAMILIAUX DE L’HOMME FEMINISTE.

 

 

1 Un père dévalorisé, une mère omniprésente.

 

 

Jérémy des panthères roses 2010 :

 

« Ma mère est médecin, elle gagne beaucoup plus d’argent que mon père, c’est l’autorité morale à la maison, enfin c’était l’autorité morale, l’autorité tout court, en gros mon père avait juste à acquiescer, et en même temps, elle faisait en plus la cuisine, le ménage et tout, elle avait les deux rôles en fait, mon père était absent, il était jamais là »

 

 

Thierry 2010 :

 

« J’ai grandi sans référent masculin » (Thierry 2010) (14 sur 34 interviewés par le professeur Jacquemart sont dans son cas)

 

 

2 Des garçons en manque de père ou bien des garçons qui jouent le rôle de la fille qui a manqué à la famille :

 

 

Laissons parler le professeur Jacquemart sur ce point :

« Ces garçons remplacent alors symboliquement la fille auprès des parents, spécifiquement la mère : celle-ci va développer avec son fils des activités traditionnellement féminines. » (p238)

 « Plus généralement, les configurations familiales caractérisées par l’absence, parfois symbolique, de sœur sont courantes et semblent avoir eu des effets sur la socialisation primaire des militants. En effet, un peu moins de la moitié des hommes sont fils uniques ou membre d’une fratrie exclusivement masculine. » (p238)

 

 

Une des personnes interviewée :

 

« j’ai failli avoir une petite sœur, qui n’est pas née, y a eu une fausse couche, qui m’a beaucoup marquée. »

 

 

3 Le manque de père induit un désir de contester pour contester.

 

 

Le professeur Jacquemart :

 « Pierre militant féministe depuis les 70′ explique que son engagement tient à un désir de contestation contre ce qu’il définit comme injustice :

 « J’aurais aussi bien pu à l’époque prendre la cause de la peine de mort ou Emmaüs, enfin des combats qui étaient… qui étaient toujours de toute façon la révolte d’une partie de la population contre une autre [rires]… c’est-à-dire des sentiments qu’il fallait renverser quelque chose qu’il fallait changer… ça aurait pu être, j’ai été secrétaire de comité d’entreprise aussi à un moment, donc ça aurait pu être un côté syndicaliste ou quelque chose comme ça… bon je dirais que le hasard, les circonstances, les rencontres ont fait qu’à un moment ça c’est incarné là-dedans et puiscomme ça me plaisait bien, ça a continué quoi » »

 

 

4 L’absence de référent masculin, l’omniprésence des valeurs féminines peut aller jusqu’à la tentation homosexuelle.

 

 

Dans « Paroles d’hommes », 1981 :

 « Le féminisme m’a permis de vivre mon impuissance : les femmes remettaient en cause le rôle d’homme, le phallus, le pouvoir masculin. Au début, lorsque j’entendais ‘il n’est pas un homme’, je rougissais. Lorsque je pouvais me dire ‘je ne suis pas un homme’, c’était une phrase douloureuse pour moi et mon rapport au féminisme m’a permis de vivre cette phrase et ce qu’elle représentait à un certain moment, plus comme une positivité »

 

5 La tentation homosexuelle induit une alliance entre féministes femmes et hommes troublés :

 

 

En témoigne les nombreuses associations qui partagent les convictions homosexualistes et féministes.

 

Cependant comme les corps et les psychologies masculines et féminines sont différentes, cela ne se fait pas sans tensions. Les hommes à pulsions homosexuelles travaillent avec les féministes jusqu’au jour où leur façon d’appréhender les problèmes devient trop contradictoire.

 

 

Guy Hocquenghem, un des co-fondateurs du FHAR, sur les dissensions entre hommes et femmes dans le mouvement :

 

« les femmes se battaient au nom de l’amour, les pédés au nom du sexe » (4)

 

 

On voit ici à quel point la haine des hommes peut se mêler à une idolâtrie des femmes et à une caricature de leurs convictions.

 

 

 

6 Les traumas familiaux précédemment décrits sont source d’état dépressifs et suicidaires.

 

 

En rapport avec les interviews qu’il a menées, le professeur Jacquemart reprend à son compte les constats de Julie Pagis qui ont montré la proportion élevée de militants de mai 1968 en psychothérapie et le taux élevé de suicides parmi eux. Cependant il y a une contradiction dans son propos : il explique cela par une remise en question identitaire intérieure de ces hommes qui les aurait bouleversés au cours de leur engagement (p321). Puis quand il s’agit de dédouaner les organisations féministes de leur responsabilité dans cette remise en question, ce sont les antécédents psychologiques de ces hommes qui servent à justifier leurs taux élevés de suivi psychanalytique et de suicide (p322). Je cite le professeur Jacquemart : « Si trois autres enquêtés évoquent au cours de l’entretien une psychanalyse ou une thérapie, ces démarches ont été initiées avant l’engagement féministe. »

 

 

Alors, état antérieur, ou bouleversement provoqué par des idées extrémistes ? A mon avis, il semblerait bien plus logique de l’imputer à ces deux mouvements, l’un intérieur et l’autre extérieur, qui se trouveraient en résonance chez l’homme fragile :

Quand le militant sans père, féminisé, persiste dans ses convictions au lieu de les retravailler à l’expérience de son histoire, il navigue logiquement entre la dépression et le suicide. La recherche identitaire dans la non-identité, aboutit forcément à une perte d’identité. Dès lors l’explication du professeur Jacquemart sur les hommes qui s’engagent dans des groupes masculins et qui est vu comme un engagement par défaut par rapport au féminisme, ou symétrique, semble inexact (p328-329). Une défaillance dans le genre du côté masculin ne peut être résolue dans des groupes qui défendent les droits et les intérêts des femmes… Au contraire, l’engagement dans la défense des prérogatives masculines semblerait être un meilleur moyen pour eux de se sortir de leur trouble identitaire. Il n’y a donc pas d’un côté l’engagement féministe bourgeois qui se justifierait par une situation familiale particulière et de l’autre, un engagement petit bourgeois dans des organisations masculines qui pourrait se justifier pour des raisons parallèles ou pire par le manque de capital culturel de ces hommes (il faudrait d’ailleurs que le professeur Jacquemart précise sa pensée matérialiste sur ce point, même si l’engagement dans des organisations masculines n’était pas l’objet de sa thèse). Il y a des militants dont le trouble identitaire est tel qu’ils se tournent vers des organisations féministes et d’autres, ayant choisi d’être plus positifs dans leur vie, et donc d’exercer leur sainte liberté, et qui cherchent plutôt à se forger une culture masculine harmonieuse pour se guérir. Les uns s’enfoncent dans le féminisme. Les autres peuvent s’en sortir. Car comme nous allons le voir un peu plus loin, l’engagement féministe pour un homme est souvent vécu comme un emprisonnement tandis que l’engagement dans des groupes de parole d’hommes est souvent vécu comme une libération. Et cela ne doit rien au hasard, ni à une simple mécanique matérialiste. La froide psychologie comportementaliste, et même pavlovienne, de M Jacquemart sur ce point (p330) ne me semble pas efficiente. L’engagement de certains êtres humains peut se révéler beaucoup plus profond que le résultat d’un simple calcul.

 

 

7 L’homme féministe obsédé par la vulnérabilité des femmes.

 

 

Sur l’obsession des femmes, Gilles militant FMA :

 

« À chaque fois que je peux choisir entre un homme et une femme, pour quoi que ce soit, je choisis une femme, je me sens mieux ! » (p382)

 

 

Même lorsqu’il quitte le militantisme, et c’est souvent le cas, l’homme féministe reste féministe et restera souvent obsédé par la place des femmes dans le moindre petit secteur où elles ne sont pas dominantes :

 

« Je me dis toujours, dans un comité de dirigeants, ce ne sont que des hommes… c’est quelque chose qui me vient à l’idée, alors que si j’avais pas été dans une association féministe… quand je prends le métro tard le soir, je regarde le pourcentage d’hommes seuls, de couples et de femmes seules… et là on se dit, ben oui, c’est vrai, la nuit c’est surtout les hommes… ça c’est des choses qui me reviennent souvent, et je me dis que c’est sans doute… un reste de mon passage dans les associations » (p381-382)

 

 

 

8 Dommage collatéral de son obsession et de son éducation, l’homme féministe cherche à être reconnu aux yeux des femmes (cf le cas Patrick Jean)

 

 

Pour l’homme féministe, voué à sa mère symbolique, la femme représente une sorte d’icône quasi-religieuse dont il cherche l’approbation, la reconnaissance. Déjà en 1897, un de ces célèbres féministes (Edouard Lallement) n’hésitait pas à écrire, toute honte bue :

 

« Madame la directrice de La Française», Cécile Brunschvicg, parce que « depuis 1897(33 ans) je milite en faveur de votre cause et je serais heureux que cela soit constaté et publié par notre organe féministe »

 

Le professeur Jacquemart rajoute :

 « Accordant visiblement une forte valeur aux titres, il tient à ce que son engagement féministe soit reconnu. »(p264)

 

De même pour ce médecin homme qui a consacré tout un livre au corps des femmes (…) et qui s’apitoie sur le sort de son livre :

 « je l’ai envoyé à Andrée Michel l’an dernier, j’avais eu un contact, et puis elle me dit de l’envoyer à unetelle, unetelle, et à Florence Montreynaud… donc je lui ai envoyé et elle m’a invité à en parler et puis finalement je l’ai envoyé à Nouvelles questions féministes là cet été…».

 

 

Le professeur Jacquemart rajoute :

 « Cette reconnaissance féministe, qu’il attend d’autant plus qu’il redoute les réactions des féministes (il rajoute au cours de l’entretien) : « je me suis dit elles vont se foutre de ma gueule »), et que lui offre Florence Montreynaud en l’invitant à présenter ses travaux, le conduit à s’engager auprès d’elle aux Chiennes de garde. Ce sont donc les féministes qu’il désigne comme aptes à juger son travail et le jugement positif offert par l’une d’elles est gratifié en retour d’un engagement militant. » (p266)

 

 

 

9 Un profil psychologique qui explique les motivations d’un engagement.

 

 

La thèse du professeur Jacquemart :

Les motivations d’un homme féministe : le lien privilégié avec une féministe, leur « loyauté » envers une femme « particulière dans leur vie », l’expérience de la violence masculine, une identité masculine stigmatisée, une remise en cause des stéréotypes de genre, ou des convictions politiques pour la justice (p217)

 

 

Loin d’y voir des éléments séparés les uns des autres, ces éléments de motivations peuvent s’articuler, bien souvent, les uns avec les autres : le lien avec une femme particulière peut induire une expérience de violence masculine déformée, disproportionnée et incomprise quand elle est ressentie par un enfant. Ce lien peut induire également une identité masculine stigmatisée avec ou sans exemple de violence, et provoquer une remise en question sur le genre. Quant aux convictions de « justice », comme nous l’avons vu précédemment, cet engagement semble plutôt constituer une forme de recherche de limites propre à des enfants sans repère paternel stable, manque de repère paternel stable qui peut être la source d’une survalorisation des femmes etc etc… Ainsi, loin d’être protéiforme, l’engagement féministe pour un homme semble plutôt être le résultat d’un cheminement assez univoque qui regroupe tout un tas de caractéristiques dont certains sont pourvus et d’autres non, mais tous allant dans une même direction : de l’idolâtrie envers une femme à la remise en question de son propre genre, en passant par une lutte contre toute valeur masculine identifiée (et parfois contre soi-même).

 

 

 

10 Typologie d’hommes féministes selon David Kahane (1998) reprise par Léo Thiers Vidal.

 

 

 

 Pour les besoins d’un énoncé que je veux clair, j’ai renommé le type d’hommes féministes recensé par l’auteur :

  • – Le « faux-derch superficiel ». Il a de la sympathie pour le mouvement féministe, mais n’interroge pas sa pensée et ses pratiques au prisme du féminisme. « À l’aise dans sa peau genrée ».

  • – Le « professeur », est «  féministe depuis la chaire professorale ». Il se révèle toutefois incapable de remettre en cause son comportement et rejette le sexisme sur les autres hommes.

  • – « Le dégenré », il cherche son identité d’homme.

  • – « l’auto-flagellateur » (le seul dont le nom était assez expressif et que je n’ai pas changé) affiche un haut degré de maîtrise des théories féministes et va se focaliser sur sa culpabilité en tant qu’homme. (p388)

 

 

11 Féminisme et mal être identitaire d’un homme.

 

 

Le professeur Jacquemart :

 « Initialement donc, une partie des enquêtés témoigne d’un sentiment de déficit de masculinité comme source de souffrance, particulièrement à l’adolescence. Éric revient sur ce sentiment au cours de l’entretien et insiste sur son malaise : « J’étais vachement mal à l’aise dans mon rôle de garçon, ado j’étais vachement mal… au départ mal à l’aise sous l’angle de pas me penser assez viril, je sais pas moi, pas de poils du tout, me sentir pas fort par rapport aux autres de la classe, me senti rvachement dévalorisé… »

 

 

Toujours le professeur Jacquemart :

 « Dans ce sens, de nombreux militants rencontrés se vivent comme défaillants au regard des normes sociales de genre, estimant, selon leurs propres termes, avoir « loupé quelques étapes dans la Maison des Hommes » ou avoir « échappé à tous les appareils idéologiques de construction du genre » » (p277)

 

 

Le féminisme devient pour les personnes à pulsions homosexuelles, un moyen de s’imaginer femme, ou plus proche des femmes :

Fabien, militant des panthères roses, personne à pulsions homosexuelle :

« À l’époque, c’était une envie, un besoin et j’en étais incapable… ça, ça m’a libéré de ça, être féministe, ça m’a libéré d’une obligation masculiniste, d’une obligation d’une virilité, à une certaine forme de virilité dont je ne voulais pas » (p278)

 

 

Serge militant MLA

 « je suis un mec, mais je me soigne ! »

 

 

En ceci, le féminisme entretient chez ces personnes une illusion qui les rendra malheureux en les coupant d’autant plus de leur culture sexuée (d’où les nombreuses dépressions et suicides dans ces milieux-là).

 

 

 

SALIR L’HUMANITE, DETESTATION DES HOMMES ET DES FEMMES.

 

 

1 Des hommes féministes qui détestent les femmes :

 

 

L’homme féministe a toute les difficultés pour s’assumer comme nous l’avons vu précédemment. Ce décalage entre ce qu’il est et ce qu’il devrait être, est source de nombreuses incompréhensions pour lui et son entourage. Soit il devient femme, avec toute ce que cela comporte de suicidaire. Soit, au nom de l’égalité, il cherche à ce que les femmes deviennent comme les hommes. Telles sont les deux manières qu’aura un homme féministe de réduire ses contradictions internes : devenir autre, faire devenir l’autre à l’image de lui-même. Dans le premier cas, il aura une aversion cachée envers les femmes, dont il ne pourra jamais être l’égale et qu’il méprisera. Dans le second cas, il croira rendre service aux femmes, tandis qu’il les ignorera en tout.

 

 

L’homme féministe qui se croit supérieur aux femmes.

 

Il plaque les valeurs masculines sur le fonctionnement des femmes, considérant les valeurs masculines comme supérieures et voyant dans les femmes un être oppressé parce qu’infériorisé en terme de valeurs masculines. Plus que tout autre, il a le sentiment enfoui de vouloir contrôler les femmes et de vouloir en faire des hommes comme les autres. Ce sentiment d’inversion prend naissance dans une enfance dominée par les femmes, ou la frustration de ne pas avoir été bien éduqué, de manière masculine pour un garçon, culpabilité qu’il ne peut assumer, rejaillit sous une forme de volonté d’assujettissement des femmes aux valeurs masculines (insertion par le travail, rôle de l’insertion publique…) :

 

 

Léon Richet, franc-maçon anticlérical féroce, fondateur de l’association pour le droit des femmes (1868), un des premiers féministes historique reconnu (1) :

 « Si la femme est restée aussi longtemps notre inférieure, si, de nos jours encore, elle marche bien loin dernière nous, cela tient uniquement à ce qu’elle a été constamment tenue à l’écart de tout ce qui pouvait élargir son esprit »

 

 

20 ans plus tard, le pauvre féministe désespéré de ses échecs s’en prend même directement aux femmes :

 « j’ai publié un article intitulé : ‘Femme mariée, femme serve’. Quelqu’un s’en est-il ému ? Non. Pas une femme n’a protesté. Pas une n’a manifesté l’indignation que toutes eussent dû ressentir devant les honteuses servitudes que leur impose la loi. Cela est triste. Quoi ! pas un cri ?… Je devrais être, depuis longtemps, habitué à cette indifférence. Les femmes – j’ai plus que personne le droit et le devoir de le dire, depuis vingt ans que je lutte pour les défendre – perpétuent elles-mêmes, par leur insouciance coupable, l’état d’asservissement dans lequel elles croupissent. Si elles sont humiliées, si elles souffrent, – qu’y puis-je ? Est-ce ma faute ? N’ai-je pas tout fait pour éveiller leur attention ? » (1887)

 

 

En plaquant l’échelle de ses valeurs masculines sur les femmes, l’homme féministe les traite en objets dégradants et dégradés. Il se croit secrètement supérieur aux femmes et désirerait qu’elles soient toutes son égal (raisonnement suivi aussi par les lesbiennes mais pour d’autres raisons). Il se surprend à voir les femmes refuser son aide, alors qu’il ne les aide pas du tout, qu’il veut surtout se réhabiliter dans son estime personnelle. Simple objet pour des femmes qui lui sont bien supérieures, il n’est en couple que parce qu’il rassure de par sa médiocrité. L’exemple typique, c’est celui d’un Vincent Cespédès qui défend les femmes sur un plateau télévision, tout en leur coupant la parole (Aimeles youtube de décembre 2012). Ni sûr de sa position, et inquiet par celle des autres, il ne peut s’empêcher d’empiéter sur son prochain, même quand celui-là est femme, au nom de son idolâtrie.

 

 

 

Conséquence d’un manque d’éducation, les hommes féministes sont incapables de retour sur eux. Les cons, ce sont les autres, forcément. Eux, comme ils sont féministes, ils se considèrent exempts de tout reproche :

 

 

Alban Jacquemart :

 « La très grande majorité des militants rencontrés (trente-deux sur trente-six) ignorent ou minorent la question des rapports de pouvoir entre hommes et femmes dans le cadre militant féministe. En effet, elle n’est souvent pas même évoquée au cours de l’entretien, et lorsque le thème est abordé, c’est généralement pour en nier l’existence ou l’importance. »

 

 

De ce fait, ces hommes féministes ont tendance à se mettre en avant au détriment des femmes, voire à écrire à leur place (Voir aussi l’article aimeles, « Femme au miroir » d’EricEmmanuel Schmitt) :

 

Alban Jacquemart :

 « De la même manière, Philippe a vécu l’effervescence militante féministe des années 1970, même s’il n’a pas activement participé à un groupe en particulier, et est proche des milieux anti-patriarcaux et militant au Collectif contre le publi-sexisme au moment de l’entretien. Il n’interroge cependant pas les mécanismes qui excluent ou mettent au second plan les femmes dans l’univers militant, malgré cette socialisation féministe : « J’ai jamais eu de mal à écrire au nom des femmes.C’est une chose que je fais très régulièrement dans le monde libertaire… ça m’a jamais été reproché, quelquefois en anecdotes comme ça en disant ‘tiens c’est encore un mec qui écrit sur un sujet de femmes’, ben je disais ‘écoutez les filles, si vous voulez pas qu’un mec écrive, vousprenez la plume, et vous le faites’ » » (p370)

 

 

Même quand ces hommes croient servir les femmes, ils montrent un dénigrement forcené pour d’autres qui s’occupent de leur famille. Ils semblent juger la relation à une femme au foyer, moins intéressante. Au final, ils profitent d’une situation qu’ils trouvent beaucoup plus intéressante pour eux sans se poser la question de savoir si cela comble vraiment leur femme. Exemple de discours d’un militant d’homme féministe :

 

 

« Qu’est-ce que tu gagnes à être un mâle dominant ? T’as plus de place dans les conseils d’administration, en politique, tu fais pas la vaisselle, machin, mais tu perds aussi plein de choses en accès à des… enfin tu te fais violence à rentrer dans un rôle qui n’est pas forcément le tien à la base, donc moi j’ai pas l’impression de perdre quelque chose à faire autant la vaisselle que ma compagne quoi, c’est pas un sacrifice… et puis j’y gagne en étant, en espérant en tout cas, en essayant d’être sur un pied d’égalité avec elle, je pense que c’est une relation humaine vachement plus enrichissante que ‘je vais bosser, reste à la maison’ »

 

 

 

2 La fascination religieuse pour LA FEMME.


La haine secrète des femmes ou l’ignorance de leur nature propre ne va pas sans une forme d’idolâtrie. L’un et l’autre sont l’envers d’une même pièce faite de sacralité et de tabous.

 

 

Henri, médecin lorsqu’il s’engage au MLAC, raconte ainsi :

 « Quand j’étais interne, j’étais une nuit en réanimation et j’ai veillé une femme de dix-huit, dix-neuf ans, qui était très belle, et qui était comme du cuivre à cause de la fièvre, et donc je l’ai veillée, et elle est morte le matin d’une grande septicémie après avortement, et ça, ça a été décisif. Je me suis dit ‘plus jamais ça, c’est pas possible, assez d’hypocrisie’, et là j’ai balayé tous les derniers garde-fous religieux que j’avais »

 

 

Il est très significatif que ce médecin fasse référence à la religion dans son dernier paragraphe. La vue d’une femme belle et mourante, l’exonère de toute réflexion sur son engagement. Telle une déesse lascive, il tombe amoureux de sa divinité. Morte, elle ne doit pas cesser de vivre en lui. Qu’importe que cette femme se soit volontairement mise en danger pour tuer un enfant, qu’elle ait eu l’idiotie de croire que sa vie était finie parce qu’elle était enceinte, qu’une faiseuse d’ange ait eu l’audace de la charcuter à cause de lois laxistes envers les femmes, rien de tout cela n’est valable à ses yeux. Comme fasciné par l’image de la morte, de la sainte, devant une situation de responsabilité qu’il juge inacceptable, la pauvre enfant entre au panthéon personnel de son imaginaire. Il aurait pu se battre contre les faiseuses d’ange. A cause de sa nouvelle religion, il va prendre la place des faiseuses d’anges. Quand cet homme veut faire cesser l’hypocrisie, pense-t-il à cette hypocrisie du droit de tuer comme allant de soi quand c’est un homme qui opère ? Bien sûr que non. Il pense à l’hypocrisie qui faisait qu’on ne sanctionnait pas assez les femmes tout en leur laissant faire n’importe quoi. La libéralisation de l’avortement n’a rien changé à cette hypocrisie là, et les professeurs de médecine qui ont eu à travailler sur des fœtus humains peuvent vous dire que la vie des unes qui n’est menacée en rien si elles poursuivent leurs grossesse, vaut bien la vie des autres qui sont implacablement assassinés alors qu’ils n’ont pas la possibilité de choisir, eux. Tout révulse dans la description dramatisée de ce médecin. final3Au nom de sa déesse, d’une seule femme, celui-là va en tuer bien d’autres, qui mourront des suites de ses avortements, sans parler des milliers d’enfants qu’il jettera à la poubelle après opération. La bêtise d’une jeune femme de 18 ans et les pensées romantiques de ce médecin, pouvaient-elles autoriser un si grand massacre ?

 

 

3 L’homme féministe déteste les hommes.

 

 

En plus de détester secrètement les femmes, il lui faut crier sa haine des hommes. Dans un mouvement inverse, c’est souvent un cri d’amour que l’homme féministe tente de lancer en direction du père défaillant qui n’a pas su être présent ou qui n’a pas su lui inculquer de l’appétence pour sa propre masculinité en le protégeant de sa mère :

 

 

Le Professeur Gabriel, commissaire du gouvernement, à un congrès féministe en 1900 :

« Mesdames, je ne dirai pas ‘et Messieurs’, parce que je considère que, dans un banquet à la suite d’un congrès comme celui qui vient d’avoir lieu, les hommes sont quantité négligeable »

 

 

Serge militant MLA (2010)

« je suis un mec, mais je me soigne ! »

 

 

Sur la haine de ceux-là pour les hommes, je ne m’étendrai pas plus tant les références sur le sujet sont vastes et inutiles à détailler.

 

 

4 Salir les rapports entre hommes et femmes.

 

 

Le couple tel qu’il était institué n’a jamais convenu aux féministes. Il a fallu qu’ils/elles en élaborent, de toute pièce, une image terrible. Et pour quel résultat ! Cette institution du mariage conçue et vécue comme une protection des femmes a fini par devenir le signe de son enfermement, et ce, au nom d’une volonté totalitaire d’égalité individuelle qui pour arriver à ses fins a été jusqu’à maquiller l’histoire. Résultat de cette sujétion aux valeurs masculines, les violences, les viols n’ont cessé de se multiplier. Malgré tout, les jeunes gardent une image terrible du mariage dans l’histoire, et patriarcale, ce qui est un comble. Pour être un peu plus proches de la réalité, ils feraient mieux de regarder un peu le côté misérable de leur propre vie, sa violence, la réalité de la fin des pères dans les familles, voir la multiplication des unions fragiles, et comprendre que le mariage n’était ni opposé aux hommes, ni aux femmes, mais qu’il signait leur concorde. Mais sans père, ont-ils les moyens psychologiques de revenir sur leur vécu pour remettre en question la manipulation dont ils ont fait l’objet ?

 

 

Ce bourrage de crâne a commencé très tôt, de la part d’hommes qui ne comprenaient pas que les femmes veuillent rester des femmes (et symétriquement de la part de lesbiennes qui voulaient « se libérer »). En 1877, Léon Richer résume bien la position féministe qui finira par s’imposer :

« la femme sujette de l’homme, la femme vassale de l’homme courbe et rapetisse l’homme lui-même. La tyrannie des uns a pour corollaire la dégradation des autres : c’est-à-dire l’avilissement de tous » (p355)

 

Déniant toute complémentarité, toute différence, il sera un de ceux qui fera le lit des théoriciens du genre, avec le succès qu’on leur connaît désormais.

 

 

Finalement, depuis 1877, rien n’a vraiment évolué dans les raisonnements de ces personnes. Ceux-là même qui avilissent aujourd’hui nos identités sexuelles, auront été les mêmes qui, hier, auront réussi à souiller l’image du mariage. Ils auront échoué en tout, à libérer la femme, les hommes, la famille, les individus, mais ils continueront immanquablement à vouloir imposer une forme d’utopie basée sur un paradis terrestre qui tardera toujours à venir, quand l’enfer de leur société s’imposera progressivement, lui. Chez ce type de personnes, tout est question de libération, d’idéal, d’utopie, de romantisme, d’adolescence, de pulsionnel, jusqu’au jour où l’individu se retrouve plus enfermé que jamais, seul face à des entités qui le dépassent d’autant plus qu’il a été coupé de toute éducation structurante. Les gens de bien ne devraient pas attendre que leur société s’effondre, en croyant naïvement que ceux là s’arrêteront devant le constat de leur échec. Chez les fous, chez les malades, chez ceux qui font le mal, peu importe comment on les nomme, le désastre justifie d’autres désastres, encore plus grands, jusqu’à l’anéantissement total. Il faut être sain pour revenir sur ses erreurs. Par définition, les malades ne le sont pas.

 

 

 

MASOCHISME SOCIAL DES HOMMES FEMINISTES.

 

 

1 Négation de leur situation sociale objective.

 

 

Ils se disent dominants et sont pourtant assujettis au discours féministe.

 

 

Intellectuellement incapables d’autonomie, ils masquent leur servage en domination. Cette auto-flagellation doit certainement leur permettre d’accepter leur culpabilité d’être des hommes tout en confortant une position qu’ils s’imaginent préférable :

 

« Notre problème c’est qu’on est des mecs. On est superbes, on est fantastiques, puissants et tout…On domine quoi ! »plus loin, ces mêmes hommes féministes dénoncent la « virilité obligatoire » (5)

 

 

Contradictions entre ce qu’ils vivent, ce qu’ils voudraient être, ce qu’ils s’imaginent d’eux, ils ne peuvent se concevoir comme dominés par des femmes dont ils sont les jouets depuis leur plus tendre enfance.

 

 

Ils se disent non soumis au système de domination patriarcale, mais ils font partie de la bourgeoisie.

 

 

Militants féministes de la deuxième vague

 

Agriculteurs 0
Artisans, commerçants et chefs d’entreprise 1
Cadres et professions intellectuelles supérieures 22
Professions intermédiaires 6
Employés 1
Ouvriers 1
Inactifs 5
Dont Étudiants 3
RMI 2
Total 36

 

 

Si le concept de domination patriarcale recouvrait celui de domination des puissances d’argent comment se fait-il qu’il y ait si peu d’ouvriers et d’agriculteurs dans la lutte féministe tandis qu’il n’y aurait tant bourgeois pour la défendre ?

En fait, le combat féministe peut se surajouter au combat d’une caste dominante qui essaie d’imposer au monde sa domination grâce à l’idéologie individualiste. Le combat féministe n’est pas un combat qui s’oppose à une forme de domination. Il est la domination. Celle d’une caste dégénérée qui tente de généraliser ses vices à toutes les autres, et qui a les moyens de sa domination, moyens monétaires et intellectuels.

 

Mal éduqués, abandonnés par leurs parents, les féministes bourgeois sont persuadés que leur situation est normale. Ils appellent domination patriarcale, la domination objective des femmes dans leur milieu, domination qui a abouti au travail de leurs mères quand elles sont devenues assez folles pour cela, à l’abandon des enfants au sein des foyers, et à une soumission totale de leurs familles à l’ordre économique établi. Voilà pourquoi les prolétaires les fuient : ils sentent trop combien ce genre d’idées finirait de les achever (familles sans structure, incestueuses, non protection de la loi envers les pères et les enfants, dégénérescence des femmes embourgeoisées…). Leur idéologie individualiste bourgeoise et qui avance sous le masque du féminisme est le cheval de Troie du démembrement de toutes les structures sociales prolétaires, au nom d’une défense hypocrite de ces mêmes structures. Seuls des rapaces avides pouvaient vouloir d’un tel monde déstructuré. Ceux-là ont sonné le glas de notre monde pour pouvoir vivre comme ils le fantasmaient. Et effectivement, ces femmes féministes, sont aujourd’hui les seules à avoir les moyens de leur folie, quand il leur reste assez de culture, assez d’argent et un bon mari pour cela. Les autres si elles sont prolétaires, peuvent crever parce que, plus qu’avant, elles doivent laisser leurs enfants grandir seuls dans la rue ou devant la télévision, éduqués sans référent paternel noble, familles de prolétaires qui ont pourtant l’obligation de ramener deux salaires par foyer pour vivre de manière correcte, et qui à l’extrême, se reproduisent sous la forme de hordes matriarcales misérables subventionnées et sans aucun repère quand l’idéologie individualiste a bien complété son oeuvre en brisant tout espoir d’ascension sociale pour la génération suivante tant les bourgeois de gauche ont bien savonné la planche de l’éducation nationale et de la famille avec leurs idées égalitaristes débiles. Quant aux hommes n’en parlons même pas… Un patriarcat ? Des fantômes…

 

Ces situations dramatiques d’abandon par les parents ont certes, toujours existé. Mais par un long travail consciencieux, il faudra bien admettre un jour que les féministes ont contribué à démultiplier ce qui est et qui restera toujours, un problème : le manque de cadre familial structuré quand une famille n’est plus constituée d’un père reconnu pour ses valeurs et son travail, et d’une femme attentionnée. Il faudra peut-être qu’un jour, le bourgeois de gauche, celui d’extrême gauche, et le chien de droite qui les suit à l’odeur, acceptent leurs responsabilités dans le gaspillage humain que notre société si riche a connu depuis 40 ans.

 

Telle est, dans tous les cas, la lecture que des matérialistes honnêtes auraient pu faire à la vue de ces chiffres. Je n’en suis pas, honnis soit le matérialisme. Mais je pense qu’il y avait moyen d’utiliser ce cadre d’analyse pour pondre autre chose que « la domination patriarcale ». Pourquoi ces bourgeois n’y sont-ils pas arrivés ?

Il aurait fallu pour cela qu’ils soient honnête et cohérents avec eux-mêmes. Une simple question d’intérêt de leur part ? Je ne le crois pas. Ce serait rester dans un cadre matérialiste qui n’explique rien par lui-même. Je crois plutôt que l’utopie et la médiocrité se sont imposées naturellement chez eux. Le matérialisme les a éloignés progressivement de toute morale, si bien qu’ils en sont arrivés au stade ultime où ils ne sont même plus capables de pouvoir appliquer leur cadre de réflexion matérialiste de manière logique.

Petit détour par la morale.

La lecture matérialiste du monde s’est avérée mauvaise, non parce qu’elle n’était pas intelligente, mais parce qu’elle était profondément amorale. Si le matérialisme peut se penser, il ne peut se perpétuer en terme de croyance. Car sans morale, il n’y a pas de pensée qui aboutit. Dans une pratique scientifique saine, le matérialisme devrait se confondre avec la logique mathématique, logique qui n’est pas la seule à gouverner le monde. Ici, j’ai utilisé cette logique parmi d’autres. Que ceux qui se targuent d’être matérialistes, la comprennent et essaient d’aller un peu plus loin, s’ils croient pouvoir persister dans leur erreur. Avant qu’ils ne perdent leur temps, je voudrais tout de même les prévenir de l’inutilité d’une telle démarche. Soit ils se fourvoieront en étant incapable d’auto-critique (d’ailleurs quel auto-critique est réellement possible dans un cadre matérialiste ?) soit ils se retrouveront toujours face à la contradiction de devoir mener le monde, tout en faisant croire qu’ils n’en sont pas responsables. En ce sens, au lieu de culpabiliser d’être au chaud, au sein d’un système qui les protège, ils feraient mieux d’aborder leur tâche avec humilité, en n’oubliant pas que la domination qu’ils dénoncent aujourd’hui, ils en sont à l’origine, aujourd’hui peut-être plus qu’hier, à cause de leurs analyses utopiques.

 

 

 

2 La négation de l’immuable humain par les hommes féministes.

 

 

Le professeur Jacquemart conçoit les hommes féministes à gauche. C’est aller un peu vite en besogne. C’est oublier que toutes les lois qui ont détruit la famille, les enfants, et même le droit de vote, ont été octroyés par des hommes de droite qui ne voulaient pas perdre leur électorat et qui pensaient rendre service aux femmes :

« Ainsi, parmi les enquêtés, seuls deux hommes ne se positionnaient pas à gauche (du Parti socialiste à l’anarchisme en passant par l’écologie politique ou la gauche révolutionnaire) au moment de leur engagement féministe mais au centre droit. De même, pour les quarante-quatremilitants de la première vague pour lesquels un positionnement politique a pu être repéré, quarante et un défendaient les idées de la gauche ou de l’extrême gauche. »

 


Certes, le décompte qu’il effectue montre une grande proportion de gauchistes, de francs-maçons (p252), parmi les militants actifs. Mais ceci concerne une époque où le changement social était endossé par la gauche. Cela ne veut absolument pas dire que la droite n’y a pas participé à sa façon.

 

 

Il faudra plutôt faire un distinguo entre progressistes et autres, les progressistes ayant pu être de droite. Ces progressistes ont eu pour caractéristique commune avec ceux de gauche, de croire que tout était possible ou irréversible. Nous arrivons au terme de cette idéologie. Après seulement 200 ans d’essais mais surtout d’erreurs qui coûtèrent la vie à des millions de personnes et de familles, nous en voyons enfin le bout. Le progressisme s’est essayé à droite avec sa version nationale socialiste et à gauche avec sa version communiste, nous en subissons les derniers soubresauts à cause d’une technologie qui peut tout et que nous ne voulons pas encore dominer. Bientôt après un énième massacre, nous comprendrons, et nous rétablirons la vérité dans les livres d’histoire. Ce n’est plus qu’une question de temps. Si nous voulons survivre, l’être humain ne pourra être nié beaucoup plus longtemps dans ce qu’il a d’immuable : le pêché originel. L’homme féministe croit pouvoir bouleverser un ordre naturel assis sur des millénaires d’évolution, mais il va devoir en rabattre. Nous ne sommes pas des humains désincarnés. Nous ne pouvons l’être sans mettre en péril notre existence même. L’humanisme n’existe pas. Tel est le sens de notre époque.

 

 

3 L’homme féministe dans la négation de son rôle viril.

 

 

Stéphane, fils d’un couple d’universitaires :

 « J’ai toujours été… respectueux, j’ai jamais été un gros bourrin, ni vulgaire, évidemment encore moins violent ou quoi que ce soit, donc j’avais quand même une espèce d’éducation comme ça, de mes parents sans doute »

 

 

Le bourgeois féminisé juge de haut les brutes, certainement prolétaires. Il n’assume pas son rôle d’homme qu’il identifie de manière négative par une lexicologie méprisante envers le reste du monde. Féminisé, il se croit supérieur.

 

D’ailleurs Gilles, militant FMA, n’en fait pas plus de cas :

 « C’est très important… j’ai envie de dire, il faut des traîtres… il faut qu’il y ait des mecs qui disent à des mecs ‘je trouve que t’as un comportement de merde’… si c’est une femme, ‘ah mais bien sûr, c’est une féministe’, là je veux dire ça interpelle plus » (p361)

 

 

La traîtrise à son propre sexe comme horizon de lutte. Tout un programme.

 

 

4 Des hommes féministes dans la négation du désir des femmes.

 

 

Les féministes ont cherché par tous les moyens à s’en débarrasser, elles n’y arrivent pas. Chassez-les par la porte, les hommes féministes reviennent par la fenêtre. Animés par le complexe du sauveur, il est très difficile de leur faire entendre raison. Les femmes féministes essaient de s’en servir, mais après usage, elles s’aperçoivent souvent que leur présence pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. Chassés de partout, voilà comment ils réagissent dans les années 70 :

 

« Les filles ont dit ‘on ressent le besoin de se mettre ensemble, c’est un message qu’on vous envoie à vous les mecs’… alors, oui, le message est passé, mais en même temps on disait ‘oui, ça va, mais arrêtez vos conneries, on est avec vous, vous allez pas nous rejeter’. Et ben, non, même si on était avec elles, par principe, parce qu’elles avaient quelque chose à échanger et qu’elles pouvaient pasle partager avec nous, il fallait qu’elles nous rejettent, qu’elles nous excluent. […] En réaction à la réunion de ces groupes de femmes, ben les hommes ont dit ‘mais qu’est-ce qu’on va faire nous ? Etben on va se réunir nous aussi et on va parler de nos rapports avec les femmes’. Et ça a donné ces groupes de conscience qui ont d’ailleurs perduré après à Paris et à Lyon aussi » (Robert 1972)

 

 

Christine Delphy résume bien la situation. Elle considère que ces hommes féministes « ne visent rien moins qu’à maintenir leur pouvoir jusqu’à l’intérieur du petit bastion de résistance à ce pouvoir » (p385)

 

 

Si je trouve cette idée ridicule parce que je ne crois pas que LES hommes dominent quoi que ce soit , je ne peux m’empêcher de penser qu’elle, au moins, est logique avec son idéologie. Ce n’est pas le cas de ces hommes féministes.

 

 


UN CONCEPT DE DOMINATION MASCULINE IMPOSSIBLE A ARTICULER POUR DES HOMMES.

 

 

Pourquoi la présence des hommes est une gène pour les féministes. Pour Mme Delphi, les hommes ont tendance à reproduire la domination patriarcale. Il y aurait donc une nature masculine ce à quoi, j’agrée entièrement, en particulier en ces temps de trouble sur le genre. Oui, chassez le naturel comme on dit et il revient au galop. En effet, comme tout homme, les hommes féministes sont :

 

1 Tentés de profiter de la présence des femmes.

 

 

Comme le précise Alban Jacquemart :

 « Le fait d’être un homme dans un groupe quasi exclusivement féminin peut se révéler valorisant ou simplement plaisant pour les militants, d’autant plus s’ils ont été en partie socialisés dans le monde des femmes. » (p266)

 

« Ayant grandi « dans les jupes des femmes » selon ses propres termes, Jean-Pierre se reconnaît dans un univers féminin comme une association féministe, d’autant plus que celle-ci le reconnaît comme légitime. Ainsi, il peut conclure, « donc je suis pas forcément un militant pour qu’il y ait plus d’hommes…». » (p267)

 

« Quand Benjamin souligne qu’il « y a aussi un côté valorisant d’être un homme féministe auprès de certaines femmes qui sont sensibles à ça, qui cherchent pas à avoir un homme dominateur, viril… bon ça, je pense que j’en ai joué un peu aussi, d’arriver avec une tarte aux pommes dans une soirée… c’est assez valorisé quoi » » (p267)

 

 

Un autre militant précise :

 

« « Y-avait beaucoup de tentations, la dimension sexuelle n’était pas exclue… c’était ça que vous vouliez me faire dire, hein ? [rires]

 

Non, pas du tout…

 

Je n’y étais pas insensible, je n’ai pas beaucoup pêché, mais c’était agréable… y avait, y avait pas mal de filles, bon… je dirai pas que toutes les militantes étaient particulièrement sexy, mais enfin bon y en avait quelques-unes qui étaient très très belles » »

 

 

Alban Jacquemart poursuit :

 « Dans ce cas, il ne s’agit pas tant de se « reclasser » sur le marché sexuel que d’envisager le militantisme féministe comme une opportunité de multiplications des conquêtes sexuelles selon le modèle masculin hétérosexuel dominant. (p268)

Il est ainsi possible de relire la carrière militante de Léon Richer comme une tentative de s’imposer dans l’espace politique républicain alors en construction en s’arrogeant le leadership d’un problème social encore marginal. Tout son travail militant consiste alors à imposer la question des droits des femmes, dont il se fait l’expert, au cœur du programme politique républicain pour mieux s’imposer sur la scène politique. C’est d’ailleurs d’abord comme journaliste républicain qu’il est connu. » (p269)

 

 

Alban Jacquemart va jusqu’à faire le constat de l’étrange volonté de sortie pour le dominant du système de domination :

« Dans ce sens, les différentes rhétoriques mises en place visent à souligner que la lutte féministe n’est pas nécessairement contre les intérêts des hommes. Il est ainsi tout à fait significatif qu’aucun homme ne s’attarde sur les coûts pour les dominants de la sortie du rôle de dominant. Autrement dit, la mise en équation des coûts et bénéfices de l’abandon de l’exercice de la domination est sans conteste en faveur des bénéfices. (paradoxe du dominant qui tire plus de bénéfices au renoncement de la domination) »

 

 

L’homme féministe est donc soit un masochiste, soit un exploiteur qui s’ignore. Tel est l’un des paradoxes de cet objet militant non identifié.

 

 

Plus encore, il est persuadé d’avoir un rôle important dans sa soumission aux femmes :

« Ça marchera jamais si les hommes ne sont pas impliqués, si y a que des femmes d’un côté et les hommes de l’autre, ça marchera pas » (p363)

 

 

Comme si le dominant avait forcément besoin de son petit esclave pour survire… Toujours ce même complexe du sauveur au service des femmes. Je crois qu’il est possible ici de parler d’une forme de galanterie déplacée et que je vais étudier juste après :

 

 

2 L’impossible humanisme de l’homme féministe.

 

 

La théorie du genre queer, celle qui mène la danse de l’avant-garde féministe en ce moment est une forme d’humanisme désincarné qui a contaminé tous les esprits :

 

 

Jean -Claude militant mixité :

 « …mais ma préoccupation c’est pas le droit des femmes, c’est le droit de l’être humain » (p 394)

 

 

Cette réflexion pourrait être reprise par bon nombre d’hommes et de femmes imprégnés par l’esprit de notre temps. Elle vient d’une théorie qui réduit l’individu à une non-appartenance de sexe. Et elle a gagné une majorité de personnes de notre société terriblement individualiste, si ce n’est notre société individualiste qui a accouché de cette horreur intellectuelle. Et comme le fait mention Alban Jacquemart lui-même :

 « Le registre identitaire implique donc de se mobiliser au nom d’individus rejetant le système de genre. Il ne s’agit donc plus de suspendre la différenciation hommes/femmes uniquement dans la sphère publique, comme dans le cas du registre humaniste, mais d’en combattre la validité dans l’ensemble des sphères sociales. » (p396)

 

 

Se considérer humain sans se considérer homme relève d’un grand écart que beaucoup ne peuvent effectuer intellectuellement, et pour cause :

 « Jonathan regrette alors que certains soient « intéressés par les questions de déconstruction du genre, le queer, mais qui en fait refusaient de se considérer comme un homme, et du coup… comment dire… prenaient pas acte de leur position privilégiée dans les rapports sociaux de sexe » (p374)

 

 

Si socialement, on ne se considère plus comme un homme, il faut qu’en même en revenir à ce concept, parce que la société l’impose. En fait sans ces catégories, hommes-femmes, c’est toute la réflexion féministe qui perd pieds, pas seulement la société. S’il n’y a plus d’hommes et de femmes, les catégories de la société sont aussi artificielles que la réflexion féministe sur le sujet. Il faudra bien nommer ce paradoxe que la théorie féministe traîne comme un boulet depuis plusieurs années sans pouvoir le résoudre, parce qu’il est tout simplement contradictoire avec le concept de domination patriarcale. En effet, le concept de genre queer qui est la théorie la plus aboutie en matière de genre, en vient forcément à nier la valeur proprement masculine ou féminine des êtres, et donc, à nier une partie de l’humanité tant qu’elle est différenciée et tant qu’elle rentre dans des catégories qui sont sensées perpétuer une forme de domination (elle peut ainsi définir la catégorie homme n’importe comment par exemple comme des postes de directions occupés par tel ou tel sexe, et qui ne correspondent à rien en nombre ou ou en pointant du doigt des portions de salaires entre hommes et femmes qui signent un manque d’implication des femmes dans le milieu salarié mais en l’imputant aux hommes, tout est bon pour obtenir l’indifférenciation en exigeant que l’ensemble de l’humanité fonctionne d’une manière unique, par rapport à la prise en compte du seul sexe, le féminin, tout en lui plaquant des valeurs masculines). La position humaniste de l’homme féministe qui se veut humain sans être dominateur, homme sans se référer à sa propre nature, et surtout sans se référer à la domination patriarcale intrinsèque de l’homme, cette position idéologique n’est tout simplement, pas tenable. De même pour les hommes qui se fantasment dégenrés. S’ils n’appartiennent plus à la catégories homme, la théorie féministe ne peut plus leur donner de place. Toute théorie qui est forcément un agrégat de quelques généralités ne peut plus se théoriser si elle ramène tout à des cas particuliers. Elle est le chaos, ici individualiste, qui résume tout à des rapports personnels comme savent si bien le faire les femmes quand elles ne comprennent plus rien à la science, quand elles n’ont plus été éduquées par des hommes respectables. Cette tentative de féminisation de la science n’est pas un cas unique dans l’histoire. En 1882, Céline Reenoz déclarait déjà que toute science était fausse car étant le résultat d’une pensée masculine. Le transfert de la pensée féminisée à la science se solde toujours par un chaos indescriptible. En 1882, ce discours ridicule pouvait aisément être rejeté loin de la société. Aujourd’hui, de nombreuses femmes malades ont contaminé de nombreux secteurs de l’université. Leur discours s’est affiné. Elles parlent toujours en tant que femmes. Elles attaquent toujours les hommes, et ce qu’elles considèrent être leur science, mais cette fois de manière indirecte et alambiquée. Dans ce couloir obscur, une vache n’y retrouverait pas son veau.

 

 

3 Réinventer l’eau chaude.

 

 

Ces personnes sans culture, qui veulent tout « déconstruire » comme ils se le proposent dans leurs programmes, redécouvrent l’eau chaude et s’affrontent de nouveau à toutes les expériences humaines qui ont été tentées il y a bien des années et qui ont fait que nous en sommes arrivés là où nous en sommes (à une société catholique). Ils ne proposent pas un modèle novateur quoiqu’ils puissent en penser, ils régressent aux premiers stades de la civilisation et jouissent de quelques découvertes qui ne sont que les prémisses d’une organisation sociale un peu plus évoluée. Ainsi reproduisent-ils de manière simple des relations de domination qui étaient prises en compte dans les sociétés traditionnelles avec plus d’acuité :

 

Un groupe d’anarchiste féministe :

 « Souvent ces milieux-là, on a beau être une poignée, ça s’est souvent transformé en guerre de coqs…on a pu assez vite retrouver les archétypes de la domination masculine, c’est-à-dire guerre de coqs, compétition…» (p373)

 

 

Le mur de la nature humaine remet les grandes idées en place, quand on veut bien se donner la peine de les expérimenter. On peut reconnaître à ceux-là d’avoir été logiques et de bonne foi avec eux-mêmes. C’est souvent le cas des hommes et moins souvent des féministes qui poursuivent leur délire sans jamais vouloir en assumer les conséquences. Car quand les hommes ont des grandes idées idiotes, on peut au moins leur reconnaître la volonté de revenir dessus et de les analyser. Même féministes, ces hommes en reviennent souvent à des constats de bon sens après quelques années d’échecs :

 

 

4 Le bon sens masculin, même chez les hommes féministes.

 

 

Dans les années 70, pour faire comme les femmes, les hommes féministes se sont essayés à la pilule contraceptive. Bloqués au niveau hormonal en terme de testostérone, ils ont très vite compris les désagrément d’une telle situation. Mais jusqu’au boutistes, ils ont décidé d’essayer de compenser cette perte en se passant des crèmes hormonales. Les effets ont été désastreux sur eux et sur leur entourage, la crème contaminant immanquablement leur environnement. Ces hommes là, comme tous les hommes, avaient la tête bien dure, d’autant plus qu’ils étaient féministes. Malgré tout, ils ont fini par décider d’arrêter l’expérience. Les féministes femmes qui se sont retrouvées dans la même situation que ces hommes avec la pilule contraceptive, celle-ci troublant leur comportement, augmentant leur taux de mortalité de manière très conséquente, ont été, à l’inverse de ces hommes, jusqu’au bout de leur logique, quitte à sacrifier des 10aines de milliers d’entre elles (aimeles du 19/07/2013). Je ne crois pas que les femmes soient forcément plus douces que les hommes, bien au contraire quand elles ont décidé d’arriver à leurs fins, même s’il faut en passer parfois par une sorte d’auto-mutilation (avortement).

 

 

Ecoutons ce militant féministe homme qui a su mettre de l’eau dans son vin avec les années dans ses relations de couple :

« [Dans les années 1970], je faisais la vaisselle, je rangeais, j’étais… je considérais pas que c’était aux filles de tout se farcir… Alors aujourd’hui, ma femme me reproche quand même d’être un macho, comme quoi on a eu beau faire, le modèle est trop fort, parce que je ne m’occupe pas assez de notre petit garçon, parce que… je m’occupe pas du linge, des trucs comme ça, des tâches ménagères un peu prosaïques, je suis encore quand même… parce que je considère que le travail essentiel que je dois produire, c’est le travail intellectuel, c’est m’occuper de faire rentrer de l’argent dans la maison, c’est des choses comme ça…»

 

 

Malgré son obsession des femmes, il a compris qu’il était impossible de répondre à toutes leurs attentes, sachant qu’inconsciemment, il ne serait plus désiré par sa partenaire ou qu’il n’aurait plus de respect pour lui en se comportant comme une femme.

 

 

Ces hommes redessinent d’ailleurs leur expérience passée à l’aune de leur virilité. Ainsi ce militant « affirme avoir « gardé sa sensibilité féministe ». De la même façon, il se dit « choqué » lorsqu’il rencontre récemment un ancien camarade militant qui lui dit «Qu’est-ce qu’elles étaient mignonnes les filles de l’AMR ! » et explique : « J’aime bien les belles femmes, je les regarde dans la rue, je suis même obsédé par les femmes mais je ne tiendrais jamais de propos de condescendance vis-à-vis des femmes parce qu’elles sont mignonnes… même si je le pense, mais je m’en gargariserais pas quoi ». (p383)

 

 

En somme, je le pense, mais je ne le dirai pas. Je ne dirai pas que je me conçois comme un homme macho, viril, même si je crois l’être, en mon for intérieur et que cela me rassure.

 

 

Encore l’exemple d’un ancien féministe à raz-les-pâquerettes :

« Ma compagne est une féministe, une vraie féministe, mais une féministe comme je les aime, c’est-à-dire qu’elle aime bien faire la cuisine, qu’elle aime bien la vie de famille, et en même temps, elle bosse toujours » (Didier MFPF) (p384)

 

 

Donc, monsieur aime bien que sa femme lui rapporte de l’argent et qu’elle soit une jolie maîtresse de maison. Si c’est pas de l’oppression patriarcale ça.

 

 

Enfin laissons la parole aux plus sincères, ceux qui ont été jusqu’au bout de leur logique :

 

 

Alban Jacquemart parlant d’un de ces anciens militants hommes féministes :

 « Après avoir déconstruit les « archétypes masculins », il a aujourd’hui le sentiment que ce travail entrepris en collectif ne lui a pas offert d’alternatives d’identification et avait laissé place au vide : s’il n’était pas, ou ne devait pas être, un homme, que pouvait-il être ? Christian a fini par trouver une réponse satisfaisante par le biais d’une démarche strictement individuelle et n’a plus milité depuis le début des années 1980. Aujourd’hui, notamment par le biais du travail en psychanalyse, Christian parvient à unifier son expérience en déclarant refuser d’exercer sa domination tout en valorisant certains aspects de la « virilité obligatoire ». S’il rejette donc la radicalité de sa posture passée, son engagement lui a néanmoins permis d’opérer des déplacements des frontières de genre. » (p308)

 

 

Des déplacements de genre, oui, mais dans le sens d’une re-masculinisation.

 

 

Un autre de ces renaissances :

 « J’ai fait une psychanalyse, c’est un autre côté du travail qui est très prenant et qui s’appuie sur d’autres bases, et qui est quand même quelque chose… qui est un travail de se trouver soi. Je crois qu’il y a eu aussi des abus de langages à une époque, où j’ai eu moi des sortes d’extrémismes dans une certaine approche avec une sorte de refus d’être homme… quelque chose qui était ‘c’est mieuxd’être une femme que d’être un homme’, c’était politiquement mieux d’être une femme que d’être un homme. La frontière à dire de là, c’est mieux personnellement d’être une femme que d’être un homme pouvait être floue, et selon où on se situe par rapport à ça, on est malheureux ou… et je pense que j’ai passé quelques années à pas très bien savoir où je me situais par rapport à ça…jusqu’à ce que les choses reviennent, jusqu’à ce que je trouve effectivement mon équilibre. » (p321)

 

 

 

 

Conclusion : l’incongruité de l’homme féministe.

 

 

Tout comme il est mal perçu aujourd’hui de se déclarer femme et féministe, même si une majorité de Françaises continuent à soutenir leurs soeurs les plus folles et qui ont échoué en tout (6), il est encore plus incongru d’entendre un homme se dire féministe. Cette incongruité met mal à l’aise ceux qui la reçoive car elle est une trahison ainsi que l’exprimait un des interviewés. Une trahison contre son propre sexe serait concevable dans un cadre idéologique pur, mais une trahison contre la nature humaine ne l’est plus du tout, dans n’importe quel cadre, et en particulier dans celui d’une humanité que tout à chacun désire en son for intérieur, pacifiée.Or la trahison de l’homme féministe ne s’exerce pas seulement contre son sexe. Elle attaque la noblesse de chacun, brouille les frontières, encourage la maladie, suscite la pitié, et détruit une société, qui ne peut plus compter sur ses hommes en tant que tel. Si pour devenir plus forts, nous devons accepter nos propres faiblesses individuelles, nous ne devons pas chercher pour autant à disparaître, mais plutôt à magnifier cette faiblesse. Or l’homme féministe ne cherche pas à dépasser sa faiblesse, à la prendre en compte. Il se roule dedans, il s’y complaît dans un masochisme infernal. Il voit dans l’exaltation de la femme, la justification de sa propre existence, oubliant que le monde a besoin de lui, en tant qu’homme.

féministe

Instinctivement, l’homme féministe fait horreur, plus certainement qu’une femme féministe. A la femme féministe on ne peut pas reprocher d’être égoïste et de défendre ses intérêts dans un monde individualiste. Mais l’homme féministe, lui, ne défend ni ses intérêts, et surtout pas l’harmonie et la complémentarité des sexes. Il ne défend rien et apparaît dès lors comme un monstre, même et surtout aux yeux de celles qui le connaissent : ses copines féministes. Tôt ou tard, celles-là savent qu’il les trahira en désirant se soigner, et revenir à sa nature profonde d’homme. 

 

 

Nous ne sommes pas des êtres humains déconnectés de notre sexe, du territoire où nous naissons, de la culture qui nous est enseignée. De tels êtres fabriqués de toute pièce et que notre société fantasme, s’ils flattent l’orgueil d’une humanité dégénérée, ne sont pas viables pour son avenir. En rêver est une chose. Se confronter à ces monstres dans la réalité en est une autre. La souffrance engendrée est telle, la souffrance qu’elle engendre est telle, que la personne de bonne foi qui s’est engagée sur le chemin de ce fantasme, doit rapidement revenir à plus de mesure si elle ne veut pas sombrer dans la dépression et le suicide, et emporter avec elle son entourage. Oui, l’homme féministe fait horreur ou pitié, à l’image d’une personne qui voudrait se suicider sous nos yeux avec un large sourire et qui attendrait qu’on l’encourage dans sa folie. Personne ne croira à son sourire, tout le monde aura envie de lui dire de faire autre chose de plus positif dans sa vie. Pour l’empêcher de continuer dans sa bêtise, ce sera comme un cri du cœur qui voudra dépasser nos lèvres s’il nous interpelle, un cri d’humanité qui jaillira bien loin de tous ces raisonnements intellectualisés féministes qui font tout autant horreur que lui quand ils ont été démasqués et qui résonneront d’autant plus faux dans sa bouche qu’il en incarnera la contradiction, un cri d’effroi qui voudra sortir mais qui ne le pourra peut-être pas face à son fanatisme psychologique. Il aura beau nous expliquer les raisons de son engagement, faire preuve d’intelligence, disserter harmonieusement, rien ne pourra nous rassurer si nous continuons à écouter notre coeur.

 

 

 

A vous, hommes paumés, je voudrais lancer un message. Il fut un temps où des hommes comme vous finançaient les associations féministes pour qu’elles existent. Aujourd’hui des hommes comme vous sont payés par ces associations pour les soutenir : où était la complémentarité ou est la domination ?

 

 

1 Léon Richer, « Lettre quatorzième : Ce qui se passe dans la famille, 26 mai 1867 », in Léon Richer, op. cit., 1868, p. 219-236, p. 226.

 

 

2 Le droit des femmes, n°295, 3 avril 1887.

 

 

3 Au congrès international de la condition et des droits des femmes (du 5 au 8 septembre 1900)

 

 

4 Actuel Nova-press, n°25, novembre 1972, p. 8-9.

 

 

5 http://mapage.noos.fr/anne.zelensky/mecs.htm#4 (consulté le 16 novembre 2008), Site personnel d’Anne Zelensky-Tristan, Tract, sans titre, non daté (autour de novembre 1974).

 

 

6 Le féminisme, un combat encore nécessaire pour une majorité de française, Figaro du 21/11/2013.

 

 

 7 Les hommes dans les mouvements féministes français (1870-2010), Alban Jacquemart, thèse présentée à l’EHESS 2011.

Quelques extraits qui montrent l’horreur qu’inspirent les hommes féministes aux femmes féministes, et ce, de tous temps :

 

  •  Dans le contexte d’affirmation de l’autonomie des femmes, plusieurs groupes n’acceptent pas les hommes, telle l’Union fraternelle des femmes (UFF), fondée en 1901 et où « la non mixité semble être un acquis sur lequel il n’est pas utile de revenir ».
  • D’autres, comme le Groupe français d’études féministes qui existe depuis 1898, sont officiellement ouverts aux hommes, tout en réservant les fonctions dirigeantes aux femmes, mais dans les faits sont presque uniquement féminins. (P77)
  • Cercle Élisabeth Dimitriev, qui représente le courant lutte des classes à partir de 1971, revendique l’autonomie du mouvement et refuse la participation des hommes, « ces ennemis de notre libération », y compris de leurs camarades d’extrême gauche : « non messieurs les sérieux, nous ne voulons pas de vous au MLF parce que malgré votre bonne volonté vous êtes nos oppresseurs et vous y créeriez un rapport de force qui nous serait encore défavorable »
  • « plus de mecs dans nos manifs car ils n’y sont qu’en voyeurs, souteneurs, maquereaux politiques, récupérateurs. Et cela parce qu’ils s’obstinent dans le crétinisme qui consiste à militer sur les problèmes des autres au lieu des leurs : autogestion et se prendre en mains soi-même sont pour eux lettres mortes. » (une féministe après la marche contre l’avortement où le 1/3 d’hommes présent était trop pour elles) (25 nov 1972)

  • Un reportage télévisé consacré à l’évènement montre Anne Zelensky-Tristan à la tribune qui déclare : « ce qu’on aurait voulu, c’est que les mecs comprennent que leur place n’était pas là. […] Dans ce premier temps de lutte pour la libération des femmes, la place des mecs est à la crèche ouen dehors ! » (p131) (http://www.ina.fr/video/CAF95053716/assises-mlf.fr.html (consulté le 12 juin 2007), Journal télévisé de la nuit, ORTF, 15 mai 1972, « Assises du MLF ». )

 

 

PS pour les passionnés antiféministes :

 

Ce seront les féministes qui prononceront pour la première fois le terme de « masculiniste » pour désigner les hommes qui soutenaient le féminisme  : « les hommes étant désormais éligibles [au comité central de l’UFSF] –succès masculiniste auquel notre Ligue ne peut qu’applaudir –, trois sont élus » (Bulletin trimestriel de la Ligue, n°8, juin 1913. UFSF )

Les groupes de féministes auront hésité longtemps entre intégrer les « masculinistes » pour profiter de leur pouvoir et de leur argent, ou les exclure. Aujourd’hui si les hommes sont réintégrés, ils le sont pour redonner une bonne image à des mouvements dont on sait qu’ils ont échoué dans les objectifs qu’ils s’étaient donnés, tout en propageant la haine entre les sexes.

De nos jours, le terme « masculiniste » est utilisé par les féministes, non plus pour désigner les hommes féministes, mais pour dénigrer l’opposition des hommes à leur mouvement. Finalement il est assez juste de faire remarquer que le « masculiniste » est toujours, en quelque sorte, quelqu’un qui sert le féminisme, même si aujourd’hui, il le fait à la manière d’un repoussoir.


En tant qu’antiféministes, nous ne voulons pas être considérés comme des « masculinistes » et nous ne nous considérerons jamais comme tel. Le problème pour nous, c’est le féminisme, pas les femmes.

 

38 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "L’AGRESSION SEXUELLE COMMISE PAR L’INCEL DE GAUCHE LE BOUSEUX MAGAZINE DÉMONTRE LA DANGEROSITÉ DES HOMMES FÉMINISTES." les 3 étendards du 11/11/2021.

    C'est dommage pour ce bouseux de mettre tout son talent dans la dénonciation. Il m'a bien fait rire mais il n'a rien à proposer, et encore moins depuis qu'il ne veut plus parler en tant que féministe. Il se nie lui-même et il appelle cela idéologie. L'humour satyrique est une voie sans issue. 

  2. Ping de rv de sexe male:

     le mari noncroyant est sanctifié par la femme, et la femme non-croyante est sanctifiée par le frère (cor 7.14)

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    «  »Gisèle et Béatrice », la BD érotique « féministe » qui charrie les pires clichés sexistes », L’Obs du 05/06/2018.

    Il y a longtemps que je ne m’étais pas autant marré.

    Un mec met tous ses fantasmes en BD. Du coup, pas d’hommes, ou tous débiles. A l’inverse, deux lesbos dont l’une viole l’autre qui finit par y prendre du plaisir.

    En fait, le type voulait produire un truc féministe. Mais il a confondu ses pulsions sexuelles et son idéologie. Ou bien, il s’est sacrément bien fichu de la gueule de son éditeur. Résultat : un bon scénario de porno soft bien antiféministe (dommage que ce soit par défaut).

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    « Raphaël Liogier, mâle bêta : « Tant d’hommes sont sexistes sans même s’en rendre compte » », ER du 05/05/2018.

    L’une des très nombreuses contradictions de Raphaël Logier à la fin de cet article dans la dernière vidéo :

    Il défend la libre expression du désir des femmes. En même temps, il demande une rééducation du désir des garçons dès la petite école. Les unes ont le droit de désirer. Les autres doivent être brimés dans leur désir. En fait, le type n’est pas indépendant psychiquement de sa mère. Il est toujours sous son influence symbolique, et il vient nous parler de domination masculine…

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « #MeToo, #BalanceTonPorc… Les hommes se cherchent encore » L’Obs du 10/02/2018.

    Les hommes féministes se cherchent encore et toujours, pas les hommes, ou en tout cas, pas dans cette direction pitoyable.

    « Réaliser qu’on est un privilégié »

    Esclavagistes.

    • Ping de SXA:

      C’est vrai qu’il l’est.
      Des fois, avec les psys, je me demande quand même si nous ne sommes pas tous fous, et si la normalité n’est pas l’exception. Par exemple dans cet article : l’homme hystérique trouve parfois une femme hystérique, et ils sont heureux. Mais que demander de plus ?
      Pour parler plus précisément, je ne crois pas que cette définition de l’homme hystérique recoupe celle de l’homme féministe. L’homme hystérique n’est pas vraiment convaincu de son féminisme. Tandis qu’à mon avis, beaucoup d’hommes féministes sont convaincus de l’être, et certains méritent même qu’on leur fasse crédit de leur croyance, sans pour autant les ranger dans la catégorie des malades psychiatriques. A l’identique, nous avons des femmes féministes réellement malades, et d’autres convaincues, quand bien même, le féminisme devrait être défini, à mon avis, comme une maladie sociale.

  6. Ping de Léonidas Durandal:

    « Au NON des femmes : la parole des femmes harcelées et agressées s’organise », L’Obs du 30/10/2017.

    Le chevalier maman a encore frappé. Il a demandé à sa mère, à sa femme, à sa copine (sic) et il a pris la décision de sauver les femmes des affreux hommes qui ne lui ressemblent pas.

  7. Ping de Léonidas Durandal:

    « Cantat-Trintignant: « Au nom de Marie », ELLE répond à l' »obscène » Une des Inrocks », L’Express du 17/10/2017.

    Là où le progressisme coince. Cette idéologie a besoin des hommes qui ont du talent pour faire sa promotion, et puis dans la réalité, ces hommes ne sont que de fausses idoles. Du coup le féminisme doit manger les donneurs de leçons qui ont assuré sa promotion. Très amusant ce mouvement d’auto-cannibalisme.

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