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AIMELES Antiféminisme

La destruction de toute autorité dans les familles a fini par avoir des conséquences

Publié le 12 décembre 2018 par Léonidas Durandal à 19 h 50 min

Jamais il n’y a eu autant de femmes députés. Jamais nous n’avons vu autant d’expertes sur les plateaux de télévision, expertes qui débattent avec ces nouvelles députés, parfois entre elles. Jamais il n’y a eu si peu d’autorité. Jamais depuis bien longtemps n’avons-nous été proche de la dictature, voire de la tyrannie. C’est un invariant de notre histoire. Laissez la place à des femmes surprotégées, vous obtenez des sourires narquois, un président séduisant, tandis que vous devez admettre que la jeunesse serait une qualité pour gouverner ! Le petit chéri de ces dames, élu par une majorité de femmes, a pourtant bien du mal en ce moment. Car l’autorité n’est pas une question de sourire, ou même de posture. Elle est le fait d’un peuple qui l’accepte. Raisonnement incongru pour un progressiste qui exerce le pouvoir sans conscience puisque la nature lui en a donné le droit, nouveau païen.

Les femmes pauvres, elles, se demandent jusqu’où va les mener tout ce cinéma. Elles invitent les hommes à faire de nouveau leur travail, avec violence s’il le faut. Et leurs hommes, qui ont eu toutes les peines du monde à se contenir durant des années, alors qu’ils étaient privés de permis de conduire, de voiture, sous prétexte de sécurité pour ces dames, assommés par les impôts sans pourtant être bien riches, injustement rackettés, qui souscrivaient à ce nouveau monde uniquement parce que bobonne les calmait à la maison, n’ont plus de raison de s’empêcher. Les chiens sont lâchés. Sans parler de tous ces célibataires, la trentaine, qui n’ont pas de famille et qui se demandent bien vers quoi peut bien les mener cette existence. Sans parler de tous ces hommes divorcés qui ne voient plus trop leurs enfants, de toutes ces filles-mères salariées qui commencent tout juste à comprendre que le piège est en train de se refermer sur elles.

Tous, des laissés pour compte de l’autorité, qui ont subi le laisser-aller parce que la tyrannie du tout permis devait les rendre heureux. Et le résultat est là : l’autorité a si bien disparu que les contestataires s’en défient au sein de leur propre mouvement, ce qui fait d’ailleurs leur force et leur faiblesse. Leur force car cette ploutocratie s’était habituée à couper les têtes à « l’extrême droite » pour mieux régner. Ici, sans tête, le mouvement n’est pas identifiable, il ne peut pas être dénigré facilement, ce dont les gilets jaunes ont bien conscience. Ils savent que leur force face à ce système léger, c’est l’absence de représentation. Ils se regardent ainsi dans l’oeil de l’autre sans arriver à se reconnaître. Les bobos ne comprennent en rien pourquoi les gilets jaunes ne respectent plus une autorité qu’ils se sont acharnés à dénigrer eux-mêmes. Et les gilets jaunes appliquent les leçons de leurs maîtres avec succès, tout en les contestant. Le gilet jaune est tout le monde et personne à la fois. Voilà aussi sa faiblesse.

Sans autorité légitime, le débat devient difficile, l’insurrection menace, la représentation institutionnelle n’existe pas, la république en marche ne peut plus avancer vers sa propre destruction. Il est bien beau de casser du flic dans les propos, de remplacer tous les professeurs par des professeuses dans les écoles, et les juges par les jugesses, de payer des hordes de fonctionnaires impitoyables, de remplir les banlieues de misérables pour être élu, sauf que le jour où vous avez besoin vraiment d’eux, la pomme est toute pourrie. L’école ne répond plus et ne survit que par des restes de bienséance maternelle dont les enfants héritent biologiquement de par leur maman. Les enfants qui en sortent confondent faire plaisir à la maîtresse et responsabilité. La justice exerce un contrôle des populations à n’importe quel prix. Elle est remplie de femmes apeurées de pouvoir être perçues par le justiciable ou leur hiérarchie comme n’étant pas à la hauteur, femmes consommatrices et serviles qui ne cessent d’avoir pour unique jérémiade : « le manque de moyens ».

Quant aux impôts… le fonctionnaire de base a honte d’appliquer les ordres de sa hiérarchie, ce qui est aussi valable pour la police et l’armée. Et pourtant, tout ne tient en ce moment que parce que quelques CRS sont encore flattés que le pouvoir puisse reconnaître leur action en de telles circonstances, espérant un retour de l’autorité de la part de personnes sans limites. Le reste de l’année, les policiers et les gendarmes sont affectés à la récolte d’une imposition beaucoup plus importante que durant la féodalité, pendant que les enfants de leurs maîtres les conchient en adhérant à des groupes d’extrême gauche.

Heureusement, maman veille, et la prochaine fois, le petit Clément pourra aller casser de l’Esteban tranquillement et ainsi, qu’il n’ait pas à assumer pleinement les conséquences de ses actes. Enfin, au banlieusard casseur, il sera beaucoup pardonné, car le gauchiste ne veut pas y voir son propre échec, et que toutes les manières, il lui doit sa survie électorale.

Pourtant combien est-il jouissif de voir le gouvernement être obligé de reculer face à une violence que le mouvement dénonce de l’extrême bout des lèvres, sachant qu’il lui doit le recul de l’exécutif. Nous en aurions eu bien besoin quand nous manifestions à millions dans les rues contre la loi Taubira. Mais le bourgeois de droite respecte trop l’autorité, même fantôme. Quand il est barbouillé, il va aux toilettes. Dans la contestation des institutions, il y voit sa propre contestation. Dès lors, il ne peut rien quand les institutions sont corrompues. Il doit se contenter de regarder le fil de l’histoire se dérouler sous ses yeux, essayant de s’y raccrocher, alors qu’il en est le jouet (droite orléaniste de toujours). Si encore, il était profondément catholique… mais nos curés l’ont trop bien élevé pour ça.

Là aussi, le compromis est partout parce que nous avons perdu le fil. L’autorité paternelle. Le centre et le début de toute légitimité. Je n’en ai pas encore parlé et pour cause. Elle est la grande institution qui brille par son absence. Mais son absence explique le mouvement. Plus de règles légitimes, plus de transmission, un monde au bord de l’implosion qui dans un dernier effort s’essaye à la révolution, la crise de la paternité traverse les âges en France. Elle marque la naissance de mouvements plus sanguinaires les uns que les autres, en réaction à un pouvoir corrompu par une féminisation totalitaire qui revient sans cesse. Nous rejouons une partition bien connue.

Les révolutionnaires de 1789 se sont très vites aperçus du danger qu’il y avait à céder aux revendications des femmes, dont le pouvoir avait déjà largement corrompu l’ancien régime. Ils ont rapidement abandonné le vote universel, le divorce, la représentation féminine, simplement pour que le mouvement puisse survivre. Ils ont essayé de réinstituer des symboles forts autour du dieu géomètre, du calendrier, des fêtes populaires, et ils n’ont réussi à rien, jusqu’à devoir céder le pouvoir à plusieurs roitelets successifs. Cependant comme la nature a horreur du vide, et qu’en l’occurrence la monarchie était encore plus vide de sens, ce même pouvoir a fini par leur retomber dans les mains sans qu’ils n’aient grand-chose à faire. Les révolutionnaires ont donc appliqué leurs lois et aujourd’hui, ce vide qui n’a toujours pas été comblé, semble devoir l’être par l’Islam.

L’athéisme n’a pas d’horizon. Il a été siphonné par le consumérisme et la féminisation que le pouvoir de gauche n’a pas pu empêcher. Désormais les femmes ont récupéré le pouvoir politique et le pouvoir du plus puissant règle le mouvement des affaires. Parallèlement, tandis que les socialistes s’arrogent les profits générés par la liberté d’entreprendre ceci afin d’augmenter sa clientèle, la gauche accélère ce mouvement de féminisation en se tenant du côté du manche. Bien entendu, il lui a fallu des décennies. Pendant longtemps, les femmes comme les immigrés ont été plutôt promus à droite (droit de vote, premier député issu de la diversité élu grâce à M Le Pen, franc-maçonnerie interdite aux femmes), comme signe d’ouverture. Et disons-le, la droite a ouvert la boîte de pandore de la libération des mœurs (infanticides par avortement, pilule contraceptive, facilitation du divorce…) qu’une gauche n’a pas manqué de récupérer. Le vide je vous dis, toujours le vide, n’a cessé de remplacer une société catholique inapte à se renouveler vigoureusement, s’étant elle-même féminisée avant tous ceux-là.

Le père, principe fragile par essence par manque ou par excès, en a été la première victime. Perdue l’image d’un roi fort. Perdue l’image de présidents de la république respectables, tous plus amoraux les uns que les autres au fur et à mesure de la dégénérescence. Perdue l’image forte du prêtre ou du moine désintéressé. Perdue le bon père de famille dans la loi, mais aussi dans sa propre famille, où une femme peut le répudier aisément, où l’imposition de son travail sert aux génitrices à se délester de toute obligation.

Si notre société a mis tant d’enfants au contact de prédateurs sexuels, ce n’est pas pour rien. Elle croyait pouvoir remplacer le père par autant d’images masculines étrangères. Les femmes sont coupables de ce marasme sournois, femmes qui font encore majoritairement la promotion de familles dégénérées, parce que vous comprenez, c’est l’amour qui compte, qu’une mère on sait à quoi ça sert, et qu’il y aura toujours un oncle pour donner un exemple masculin à cet enfant.

Un oncle ou un prêtre homosexuel. Un oncle ou un entraîneur de sport lubrique. Un oncle ou un beau-père intéressé. Les enfants n’ont même pas besoin d’être poussés à aller vers eux. Ils souffrent de tels manques qu’ils y vont tout seul avec joie à l’adolescence, ou même avant. Après, ils comprennent l’absence de repère, mais il est souvent trop tard et comme les morts ne parlent pas…

« Morts, mettez vous à parler, ne laissez pas faire le mal ». Ce sera ça, ou l’implosion, le terme d’un suicide prédit depuis longtemps. Les principaux gouvernements des pays occidentaux se sont de nouveau mis à élire des hommes forts. La France fait figure d’exception car elle n’est pas prête. L’ensemble de nos institutions, en particulier féministes, luttent contre un tel retour. L’absence de débat qui a caractérisé la censure progressiste nous a mené à des excès au nom d’un combat absurde contre l’extrémisme, en vérité contre toute idée un peu trop entreprenante.

Plus généralement, les femmes n’aiment pas les débats politiques houleux. Elles pensent que nous pouvons nous en passer, qu’il suffit de débattre gentiment, de faire preuve de galanterie, de concertation etc… Elles ont imposé leur manière de voir à notre pays, à notre Eglise, surtout depuis qu’elles ont la possibilité de contrôler les élections. Et jamais nous n’avons été aussi divisés. Sans hommes, un pays n’a tout simplement pas d’avenir. Le pouvoir politique est essentiellement une prérogative masculine. Et pour l’instant, sans parler de divergences d’opinions, nous sommes bien loin d’en être à vouloir faire ce constat, terrifiés que nous sommes à l’idée de devoir nous opposer à une seule femme.

Le mouvement des gilets jaunes a été une belle surprise. Mais il nous reste beaucoup de chemin à parcourir.  

2 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Vont-ils créer un permis parental à points ?" Comitecedif du 03/12/2019.

    C'est un invariant du socialisme. En Suède, ils ont stérilisé en masse les handicapés dans les années 50-60.

  2. Ping de PeterPanpan:

    Bravo Monsieur très belle analyse mais les hommes sont morts et ils ne se relèveront pas du moins il faudra une guerre ou conflit majeure…c’est mon avis…il reste encore l’ancienne génération d’hommes mais les hommes jeunes sont complètement endoctriné …même mes fils que j’ai éduqué avec un fierté d’homme et de responsabilité…mais lil n’y a que que des modèles féminins de l’école a tous les services de l’état, télévision. politiciens……il n’y a que la révolution …

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