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Mères isolées : des « familles » qui pensent faire mieux sans père et qui se plaignent

Publié le 22 janvier 2014 par Léonidas Durandal à 19 h 09 min

On ne pourra pas m’accuser d’utiliser des enquêtes sur mesure. Celle-là a été commandée par « Femmes actuelles » auprès d’Ipsos pour faire le panégyrique de ces « Maman solos » (1). Seulement en analysant un peu plus finement les résultats de l’enquête et en en dégageant les traits principaux, c’est une toute autre image de ces « Mamans solos » qui se dessine.

Des femmes qui pensent réussir aussi bien que des familles avec 2 parents :

bonne distance

fixer des limites

Règles de vie

Valeurs

Alors qu’elles échouent beaucoup plus avec leurs enfants que les familles normales (5, voir le paragraphe « les conséquences des divorces sur les enfants »), elles ne le vivent pas du tout comme cela. Elles pensent pouvoir faire aussi bien qu’un père ou une mère unis. D’ailleurs, elles jugent que leurs enfants seront aussi stables que d’autres, voire plus équilibrés :

Des femmes persuadées que leur situation personnelle n’a pas d’incidence sur leurs enfants ou que la monoparentalité est positive.

 

autonomie

enfant précoce

Ces enfants qui compensent les manques affectifs de la mère isolée, lui donnent l’apparence d’être plus autonomes et adultes que les autres. Cependant comme l’explique Catherine Ternynck (6), ces enfants payent la dette plus tard. Leur vie d’enfant qui leur a été volée, fait d’eux des adultes à tendance immature. Inconscientes du handicape que cette situation engendre chez leurs enfants, ces filles-mères ont choisi majoritairement de vivre leur monoparentalité :

Des femmes qui ont choisi la monoparentalité.

isolement

Libres de vivre comme elles l’entendent, elles se disent plus heureuses que la moyenne des Français :

Des femmes plus heureuses que la moyenne des Français.

 

Diagrammes obtenus en comparant l’étude Ipsos (1) à l’article de Financespourtous.com (2)

 

Bonheur

précarité

Des femmes heureuses mais qui ont des plaintes contradictoires et matérialistes

Financièrement, elles semblent connaître à peu près les mêmes difficultés que la moyenne des Français :

 

Découvert

Cependant, elles ont un objectif prioritaire en tête : obtenir plus d’argent.

Faire de l'argent

Elles sont « seules » pour élever leurs enfants, sont subventionnées pour cela, mais manquent moins de temps, et moins d’affection que d’argent ! Les « pourquoi » étant parfois des « parce que », la seule explication plausible à leur absence de besoin affectif est ici que leurs enfants compensent.

Dans 80% des cas, elles décident de la séparation, mais :

 

Accuser hommes

 

Alors qu’elles ont choisi cette vie monoparentale et qu’elle se déclare heureuse ainsi :

Malheureuse

 

Une nouvelle vie de couple pourrait leur permettre de régler ces problèmes très difficiles qu’elles disent rencontrer, mais  :

célibat

Expliquez moi maintenant comment on peut se juger à :

 

Organiser

Et en même temps à

débordées

Des femmes qui sont tellement organisées qu’elles sont débordées….

A moins qu’elle aient une vie prenante ? Sauf qu’elles déclarent seulement à 17% en principal manquer de temps. (voir un peu plus haut)

Des femmes qui se donnent une bonne image d’elles-mêmes.

Stress

mais :

courageuses

 Conclusion :

Officiellement, elles disent réussir avec leurs enfants, mais être en manque d’argent et dans une situation matérielle difficile. Or elles vivent tout à l’inverse de l’image qu’elles veulent bien nous donner : financièrement autonomes, proches du Français moyen, elles sont heureuses dans leur vie tout en entravant leurs enfants.

Mais il y a beaucoup plus inquiétant dans ce sondage : le reste de la population, si elle est plus sceptique quant aux compétences de ces filles-mères, n’en reste pas moins en accord d’idées avec elles, ceci expliquant cela. Le reste de la population française n’a pas du tout conscience des conséquences de ces situations pour les enfants. Elle les légitime.

Depuis les années 80, la mode des familles sans papa ne s’est pas éteinte. Ces « années folles » continuent même de plus belle. On comprend mieux dès lors pourquoi tout le système s’effondre : la population française juge qu’un père est inutile à peu de choses près. Dans l’inconscient collectif, il suffit de subventionner des femmes pour qu’elles fassent naître des enfants ce qui rendra la société sera riche et heureuse.  Quand les « mamans solos » vivent seules c’est parce que l’homme qu’elles ont rencontré n’a pas été au niveau. La société n’imagine même pas que ces femmes puissent vivre de leurs rentes familiales de manière volontaire et faire le malheur de leurs enfants de manière plus ou moins consciente. Malheureusement, ce genre de famille a pour corolaire statistique la délinquance, les maladies mentales et l’échec scolaire de ses enfants (5). Le constat en est évident. Mais notre société se refuse à l’admettre, comme si une partie non négligeable d’entre elle vivait de ce mirage. Dans les songes de celle-là, l’échec des couples repose sur des hommes qui ne seraient pas à la hauteur. A l’opposé, elle fait passer le message insidieux qu’il peut être du choix de la mère de s’en passer et donc, que la famille n’en a pas réellement besoin. En fait, notre société démocratique ne veut pas reconnaître dans sa majorité le besoin vital qu’elle a des pères au sein du couple familial. Cette erreur là, la renverrait à une forme de dégénérescence sociale qu’elle ne veut pas analyser car elle a pris la place du père. A un niveau général, étatique et social, nous nous sommes crus supérieurs aux anciens et aux sociétés traditionnelles en terme « d’évolution », et la pilule de notre déshumanisation est difficile à avaler. Oui, il nous est difficile d’admettre que le dogme de la liberté individuelle totale est en train d’aboutir à une forme de dégénérescence sociale et humaine qui s’impose naturellement et qui chasse même d’autres modèles qui lui étaient supérieurs en terme de survie collective.

Une richesse matérielle qui a masqué notre échec social.

La manne du pétrole dont nous ne sommes responsables en rien, nous a favorisé dans l’idée que nous réussissions tandis que notre société échouait. Nous avons pu ignorer la situation réelle de notre pays grâce à l’argent qui coulait à flots. Irresponsables nous avons cru que notre irresponsabilité était la raison même de notre réussite alors que nous la devions à d’autres (l’éducation de nos ancêtres, le pétrole). Malgré 50 ans de régression, nous vivons encore de l’idée que tout est possible, qu’il n’y a pas de limites matérielles ou morales réelles dans l’humanité et que le bon émerge d’une société comme par magie si les conditions sont remplies pour cela. Plus nous tarderons à prendre conscience de nos erreurs, plus la facture sera lourde à payer. Or en France, nous avons été plus loin que tout autre pays dans la déstructuration sociale. Nous nous sommes gaussés des Allemands qui faisaient moins d’enfants que nous, alors que nous pondions de petits névrosés. Aujourd’hui nous ne sommes plus certains que nous disposerons à l’avenir d’une génération sociable, employable, et à peu près équilibrée. Au contraire, tout montre que notre société est en train d’imploser de partout en oppressant de plus en plus d’exclus (7). Le développement du phénomène des filles-mères est la marque d’une société oppressive qui donne tout à ses poules pondeuses, quitte à détruire le système qui les nourrit. Ces femmes complètement irresponsables vivent d’autant mieux leur situation qu’elles parasitent leurs enfants, que personne n’y trouve rien à redire, et qu’elles sont même encouragées à le faire. Maman célibataire

Retrouvez le blog de M Sani en cliquant sur l’image.

Leurs enfants, à jamais enfermés dans l’amour de leur mère, ne reviendront que rarement sur leur vécu, ou bien quand il sera trop tard pour eux. Le serpent se mord la queue. L’inconséquence et l’irresponsabilité nourrissent d’autant plus les échecs personnels que les morts ne parlent pas (8).

 

*****************************

 

1 Enquête Ipsos de septembre 2012, « Les mamans solos »

2 Finance pour tous.com, décembre 2013, « Près d’un Français sur 2 estime pouvoir basculer dans la pauvreté. »

3 Le Figaro, septembre 2012, « Un Français sur cinq est à découvert à la fin du mois. »

4 Le Figaro du 30 décembre 2013, « Les Français se disent plutôt heureux. »

5 Aimeles du 24/05/2013, « De la catastrophe du divorce de masse au mariage pour tous ».

6 Aimeles du 14/12/2014, « L’homme de sable de Cathrine Ternynck, extraits ».

7 Aimeles du 26/09/2012, « Depuis 1968, explosion des suicides, des viols, des dépressions, des divorces. »

8 Aimeles du 23/04/2013, « Les morts ne parlent pas ».

12 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Comment une affaire d' »atteinte sexuelle » sur mineure se retrouve en plaider-coupable », L’Obs du 06/03/2018.

    « Comment un enfant de 14 ans peut-il sciemment consentir à une relation sexuelle avec un adulte de 58 ans ? » demande la fille-mère aux journalistes.

    Est-ce possible d’être à ce point aussi idiote ? Priver un enfant de père et après s’étonner des conséquences.

    Voilà ce qu’il est convenu d’appeler une fausse accusation de viol, qui sera bientôt entérinée par la loi, parce que les hommes doivent servir de boucs émissaires à une société gynarchique qui veut ignorer les résultats de ses décisions.

     

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    «  »Vous n’aurez rien » : quand les pères déshéritent leurs enfants », L’Obs du 28/02/2018.

    Il faudra bientôt nous interdire de prendre une nouvelle compagne tandis que les femmes auront toute liberté pour le faire.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    2011 : Kdurgences.com, Christine Kelly reçoit les peoples dans les salons de l’hôtel de ville de Paris pour qu’ils soutiennent sa nouvelle campagne « 2000 femmes pour 2012 » sous l’égide de la fondation de France)

    link

    Il s’agit d’aider financièrement, culturellement des familles monoparentales (85% de femmes selon l’association).

    Et pourquoi pas les aider à se remettre en couple au lieu de créer une énième incitation à la rupture ?

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    « Lou Doillon s’en prend à Françoise Hardy, Beyoncé et Jane Birkin, pas assez fémi­nistes selon elle » Voici du 20/07/2015.

    Deux ans après le suicide de sa soeur éduquée par une « femme libérée », la fille de Jane Birkin ne souffre aucune remise en question.

    Elle se glori­fie au contraire d’ap­par­te­nir à la première géné­ra­tion de femmes en mesure « de jeter un mec à la rue, de dispo­ser de son propre salaire, d’avoir une maison à son nom et de pouvoir élever seule son fils »

    Plus loin, elle critique ces chanteuses qui montrent leur cul et qui se disent féministes. Elle ne fait pas mieux. Une telle femme ne devrait pas avoir le droit de maltraiter ainsi son fils. La fille-mère est vraiment tout ce qu’il n’y a jamais eu de plus répugnant dans notre société.

  5. Ping de observateur:

    http://guillaumeleroy.blogspot.fr/2014/01/sans-egalite-la-garde-aux-peres-pour.html

    Dans le même ordre d’idées: prendre une pension alimentaire à un père pauvre pour la donner à sa femme qui est plus riche mais qui a la garde des enfant c’est bien mais faire le contraire quand c’est l’homme qui est riche et a la garde des enfants c’est mal.

  6. Ping de kasimar:

    « Une nouvelle vie de couple pourrait leur permettre de régler ces problèmes très difficiles qu’elles disent rencontrer, mais  : » J’avais connu une jeune femme adorable comme tout dans mon ancien boulot qui venait de Tours (une blonde) et qui s’est faite engrossé par un homme d’origine subsaharienne. Je ne l’avais appris que plus tard. De toute façon elle avait aussi une voix qui devenait de plus en plus stentoriel avec la cigarette. Dommage que les femmes les plus serviables aient parfois des défauts : impudeur, alcool, adultère même si ce n’était pas forcément des femmes à hommes. J’ai souvent remarqué celà.  Je suis sur que si ces femmes se repentaient ou se convertissaient elles vaudraient à elles toutes seules au moins le trois quart de nos religieuses. Religieuses qui jettent un doute quant à leur conformité avec les règles.Le problème pour revenir au sujet, n’est pas tant qu’une autre personne est passé sur cette femme pour un individu presque puceau(j’ai couché par accident), c’est d’assumer ce gosses voire ces gosses qui ne sont pas les miens et dont je n’ai pas à en assumer quoi que ce soit étant donné que ce n’est pas mon patrimoine génétique. Sinon pour le reste de votre article, même si ce n’est pas le sujet, la société oblige les hommes, oui je dis bien oblige à dédouaner la pauvre dame de ce fardeau qu’elle a elle-même choisi, c’est à dire de faire un gosse. Congé paternité et la dernière fois dans le JT TeleFanatique 1 ils avaient montré des cadres qui prenaient un vendredi après-midi à aller s’occuper de la marmaille : 0-6 ans, vous savez l’âge où biologiquement la femme doit leur donner le sein (nourrir), l’affection et la douceur(les bercer) ? Pourquoi l’homme devrait occuper insouciemment ce rôle ? L’homme n’a t il pas autant d’indépendance que sa compagne dans la logique de l’égalité des sexes , but à l’origine de l’idéal féministe ? Cette question est destinée plus à  d’autres lecteurs que ceux qui me rejoindront dans mon point de vue.

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