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Antiféminisme Aimeles

Autopsie du féminisme dans nos journaux français

Publié le 21 octobre 2014 par Léonidas Durandal à 22 h 04 min

Nos journaux français sont-ils féministes ? Cette question pourrait paraître ridicule à n’importe quel lecteur un tant soit peu averti. Cependant, devant les plaintes des premières concernées qui se jugent maltraitées par le système et pour moi même constater l’étendue du problème, je me suis demandé comment faire pour évaluer objectivement l’influence des réseaux féministes dans les médias numériques. Pour ce faire, j’ai mis en œuvre une démarche un peu plus scientifique que la simple « impression ». J‘ai tout d’abord repéré la présence du mot « féminisme » dans chacun des moteurs de recherche du Figaro, du Point, du Nouvel Observateur, de Rue89, du Monde , de l’Express.

Importance.

Premièrement, malgré la difficulté à obtenir un résultat juste à cause du mauvais fonctionnement des moteurs de recherche internes, j’ai trouvé un nombre très important d’articles consacrés au féminisme. En particulier après 2012. Il ne faut pas interpréter le manque d’efficacité des moteurs de recherches des journaux numériques comme une volonté délibérée de leur part de masquer l’information. Pour bien cerner leurs lacunes, il faut comprendre que les journaux sur internet existent depuis peu, que la culture journalistique sur ce genre de support est très récente, que le modèle de rentabilité sur le web se cherche encore et que leurs systèmes d’information ne sont ni stables ni efficients pour des raisons de culture, d’incompétence ou de choix stratégiques. Seul le moteur de recherche du Monde m’a semblé fiable malgré quelques doublons (qui surchargent les recherches mais les rendent plus exhaustives). Pour vous donner une idée de l’ampleur du phénomène féministe, ce dernier m’a listé 3 982 articles du 1er janvier 2000 au 20 octobre 2014. Soit un rythme d’au moins 1 article par jour ouvré sur le sujet spécifique du féminisme depuis 15 ans. Face à ce tsunami d’informations, je suis remonté seulement 1an en arrière pour ce journal.

Si j’ai rapidement pu constater l’importance du nombre d’articles consacré au féminisme, cela ne me disait rien sur le positionnement idéologique de ceux-là. Pour le déterminer, j’ai analysé plus précisément la pensée développée dans les articles en question (ce que j’ai appelé taux de féminisme), le nombre d’auteur qui ne sont pas féministes étant quasi-nul (j’en ai croisé 2 ou 3). Pour ne pas les stigmatiser, j’ai refusé de faire apparaître leur production. Quant aux articles carrément antiféministes, c’est plus facile, je n’en ai pas trouvé.

 

Conséquences

Qu’ils soient donc jugés de droite ou de gauche, tous les journaux actuels sont remplis de journalistes pro-féministes qui développent spécifiquement ce thème dans des articles particuliers mais aussi probablement, dans tous les autres articles qu’ils peuvent écrire sur d’autres thèmes. Dans ces conditions, vous imaginez combien une telle possibilité offre les moyens de développer une tyrannie idéologique sans conteste. Par exemple, il est facile pour l’auteur féministe d’user d’ostracisme envers le moindre contestataire. Car tête qui dépassera se retrouvera certainement bien seule. Or, comme tout à chacun le sait, la possibilité d’abuser d’un pouvoir, mène à l’abus de pouvoir, en particulier quand une personne sans morale en a l’occasion. S’il faut en donner un exemple pratique, prenons les campagnes de stigmatisation d’hommes politiques qui ont été menées dans l’indifférence générale au moindre petit dérapage d’un de ceux-là (www.macholand.fr, L’affaire du stylo). Ces femmes qui les organisent (car ce sont majoritairement des femmes qui agissent en ce sens) réussissent à donner l’impression que le sexisme est un problème majeur, tandis qu’en réalité, elles le confondent avec les différences de culture sexuée. Loin d’être des victimes, elles détiennent le pouvoir et s’en servent pour monter en exergue des cas isolés qui ne concernent pas la défense des droits des femmes à proprement parlé. Le moindre comportement suspect est alors traqué, dénoncé, et sert d’exemple pour tous ceux qui oseraient dire des banalités coupables sur les hommes et les femmes. La liberté de s’exprimer en est réduite à peau de chagrin. Une phrase sur le physique d’une femme, devient le signe d’un système d’oppression patriarcal, tandis que la-dite phrase est souvent le fait d’un homme perméable au beau sexe et que cette personne s’est seulement imaginée s’amuser de nos différences sexuées. Le pouvoir féministe peut alors se poser en victime et alimenter ainsi sa puissance dans notre société. Les hommes politiques ostracisés n’ont alors de choix qu’entre se taire ou bien se taire et faire profil bas.

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26 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “#NousToutes : mode d’emploi de la marche “historique” contre les violences faites aux femmes”, L’Obs du 24/11/2018.

    L’infocourriel de l’Obs est majoritairement consacré à ce non événement, en plein mouvement des gilets jaunes. Pour quelques 100aines de manifestantes paumées.

    Pas mieux pour illustrer le décalage entre la France éternelle et ses élites actuelles.

    • Commentaire de Mindstyle:

      Attention, maintenant, on a aussi les “cyber-violences” faites aux femmes :

      https://www.liberation.fr/france/2018/11/20/les-cyberviolences-l-autre-calvaire-des-femmes_1693147

      Quand on se met en couple avec une femme en France, on ne sait jamais vraiment trop avec qui on a vraiment signé.

      Aussi, quand j’étais en couple avec mon ex-petite amie, (sans avoir emménagé, j’aime bien savoir à qui j’ai affaire avant ce genre d’engagement), ma cyber-démarche m’a permis de détecter un adultère et sa volonté de revoir un ex’ qui se situait à l’étranger.

      Cela m’a permis de larguer les amarres sans états d’âmes. Bien sûr, je ne lui ai pas exposé les raisons de la rupture; c’est le genre de femme qui trouvera toujours le moyen de retourner les choses contre vous et de vous faire culpabiliser; avec les femmes, seuls les actes comptent (que les actes viennent d’elles, ou de nous).

      • Commentaire de Léonidas Durandal:

        Le vrai danger, c’est l’interdiction de toute critique faite à des femmes.
        Il y a quelques années, des féministes au Québec avaient commencé à demander que l'”antiféminisme” soit reconnu comme un délit.
        Heureusement, il était déjà trop tard pour ça.
        Mais elles essaient de pousser toujours plus loin leur avantage. Vous noterez ainsi, alors qu’elles ont mis un temps infini à investir internet, le vocabulaire de cyberharcèmlement, de violences numériques, de sexisme sur internet, et les “attaques” du même type et autres joyeusetés qui ne sont qu’une forme de manipulation du langage pour soumettre les hommes en les culpabilisants, et au mieux quand elles atteignent leurs objectifs, en les mettant dans l’illégalité s’ils réfléchissent.

        Mais le cas que vous me décrivez est d’un autre ordre, c’est celui d’une consommation d’homme, d’un échec moral. Regardez ce qu’elle vous a montré de vous, et vous dépasserez cette épreuve.

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “La fermeture de Buzzfeed France contestée par ses salariés”, L’Obs du 14/06/2018.

    Comme c’est bizarre. Les ricains ne veulent plus financer le féminisme en France ! Heureusement l’avocat Thomas Hollande (je crois bien que c’est le fils de notre si talentueux ex président qui faisait des vidéos de camé sur Youtube) va leur donner une bonne leçon, c’est certain !

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