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AIMELES Antiféminisme

Autopsie du féminisme dans nos journaux français

Publié le 21 octobre 2014 par Léonidas Durandal à 22 h 04 min

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Dans le même ordre d’idée totalitaire, une publicité qui voudrait jouer sur les stéréotypes de sexes au second degré, sera automatiquement jugée sexiste (exemple avec Virginie Sassoon, France Culture). Quant à ceux qui voudront s’attaquer à cette chape de plomb, ils seront effectivement marginalisés (exemple avec Le Nouvel Observateur).

La nouvelle génération, plus intelligente ?

La position dominante des féministes leur sert de monopole. Et ce monopole dicte son pouvoir informationnel et éducationnel à la société. Loin de se détendre depuis qu’elles ont étendu leur pouvoir, les nouvelles arrivantes sont encore plus acharnées que leurs aînées. Elles ont été formées à la plainte et la moindre différence est vécue pour elles comme une agression caractérisée. Surtout qu’elles n’ont jamais eu d’enfants. Alors quand elles arrivent avec leurs idées préconçues…

 

L’exemple d’un journal qui devrait relativiser le féminisme : Le Figaro.

Ainsi, un journal de centre droit comme le Figaro Madame, n’accueille pas les nouvelles contestataires antiféministes féminines qui pourraient renouveler nos perspectives idéologiques en France après le marasme post soixante huitard, mais au contraire, leurs responsables recrutent des stagiaires, à la pointe de la doctrine puritaine qui nous vient des pays anglo-saxons (exemple du contrat de consentement à l’acte sexuel). Etre à la pointe de la mode féministe, quel qu’ait pu être le bilan des erreurs passées, est le seul objectif de ces demoiselles. Incapables de s’interroger sur les valeurs qu’elles ont reçues à sciences po ou dans leur école de journalisme, elles n’ont pas les cadres d’analyse scientifiques qui leur permettraient de relativiser leurs présupposés (surtout quand des articles de loi comme le n°16 de la dernière loi égalité de Mme Najat Vallaud, se fait un devoir de leur enseigner la bonne parole de manière systématique dans leurs centres de formation, dans le cas improbable où elles auraient échappé au bourrage de crâne avant). Pour elles, la déconstruction des identités sexuées des femmes et des hommes est naturelle. Or si elles déconstruisent tout, elles ne déconstruisent jamais les dogmes qu’elles ont reçus, signe évident d’une absence de réflexion au sens étymologique du terme. Sans culture, impossible d’exercer sa liberté. On leur a dit que leur culture sexuée, c’était le mal, elles ont perdu les moyens de revenir sur leur vécu.

 

Quant au journal lui-même, il joue un jeu dangereux. Il alimente la polémique en nourrissant l’absence de contradiction à l’idéologie féministe, pour faire de l’audience auprès de son public en le vexant tout en désirant gagner des parts de marché auprès de lecteurs féministes de centre gauche déjà convaincus mais qui ne le liraient pas encore. A n’en pas douter, ce genre de démarche peu morale, cantonnée au Figaro Madame par soucis de distanciation, permet la formation d’une nouvelle génération de harpies qui pourra étendre, à terme, son réseau, et phagocyter le journal. A ce jeu, les féministes savent qu’elles ne sont jamais perdantes. Elles endurent donc de servir de faire-valoir au Figaro Madame en attendant des jours meilleurs.

 

Un exemple qualitatif : l’ouverture d’un site féministe illégal : www.macholand.fr, le 14/10/2014.

Seul 2 journaux auront émis des doutes sur la pertinence d’une action qui consistait à dénoncer et harceler les personnes jugées « coupables » de propos sexistes. Le Figaro parlera d’attitude délatoire inappropriée. Marianne de passéisme stigmatisant. Le Monde et Le Point refuseront de traiter l’information. Mais aucun ne remettra en cause la démarche féministe en tant que telle, ni ne soulignera l’évidente illégalité du site (l’illégalité de l’action). Tous les autres journaux sur le net chanteront les louanges de nos activistes féministes pour l’occasion :

Les Inrocks relaieront le discours victimaire des féministes faisant face aux médias et au système politique !

Le Nouvel Observateur parlera de cette initiative comme indispensable.

20minutes la présentera comme subversive

L’Express affirmera que d’habitude, les propos sexistes ne sont pas dénoncés de manière centralisée et que la plate-forme macholand va y remédier ! L’incompétence de l’informaticien gestionnaire du site et qui n’aura pas su empêcher la surcharge au moment du lancement, y sera expliquée par une attaque de pirates informatiques.

Métronews mettra en avant le côté sympathique et utile de la démarche.

Le Midi Libre relaiera le point de vue des Inrocks tout en lui donnant plus d’ampleur.

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30 Commentaires

  1. Ping de Hancel de sexe male:

    Où va le féminisme ? Ce matin pendant ma séance de muscu, j’ai pas été trop déçu d’écouter l’émission Réplique de Finkielkraut sur France culture. Extrait :

    « Depuis l’affaire Weinstein, ce magnat hollywoodien qui, pendant trente ans, a profité sans vergogne de sa position de pouvoir pour contraindre des actrices débutantes, ou confirmées, à avoir des rapports sexuels avec lui, et depuis le mouvement Metoo, qui a amplifié le scandale, le combat féministe est à nouveau très présent sur la scène politique mondiale et il n’a pas fait relâche, il ne s’est pas confiné, pendant la pandémie que nous venons de vivre. Ce qui a fait tenir la société, c’est « d’abord une bande de femmes », a déclaré Christiane Taubira…. »

    Lien pour réécouter l’émission :

    https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/ou-va-le-feminisme-0

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Les élus du personnel du groupe Canal+ exigent le départ d’Eric Zemmour de CNews" Le Monde du 21/10/2019.

    Unanimité pour virer un confrère. Il y a pas à dire, la diversité d'opinion est grande dans nos médias.