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Antiféminisme Aimeles

Otto Weininger, le christianisme cathare gay

Publié le 28 juin 2016 par Léonidas Durandal à 16 h 19 min

pouvoir avilissant que les femmes exerceraient sur l’humanité, il faudrait les empêcher de nuire dans la société en les privant de l’éducation de leurs enfants :

« Il faut enlever à la femme l’éducation de la femme et ENLEVER À LA MÈRE L’ÉDUCATION DE L’HUMANITÉ. Ce serait là la première chose à faire pour mettre la femme au service de l’idée d’humanité, qu’elle a jusqu’ici plus que personne empêchée de se réaliser. » p103 (VF de l’internet)

Beaucoup d’autres l’ont pensé avant lui, notamment durant la révolution française. Comme la famille serait source de toutes les difficultés personnelles d’un individu, il faudrait la supprimer. Mais la famille n’est pas un seulement un lieu d’asservissement mais la condition inextinguible de la libération de l’individu. Il est vrai que nous sommes aliénés à notre éducation familiale. Mais toutes les expériences de privation de parents le prouvent : une éducation « neutre » ou abiologique ne vient pas sevrer l’enfant, mais l’aliène d’autant plus qu’il n’a pas su se constituer de repères sains grâce à la présence d’un père et d’une mère. Là encore Otto Weininger rejoint notre modernité la plus revendicatrice, celle qui échoue. Par exemple en matière de privation de mère. Les femmes allant travailler laissent derrière elles des générations d’enfants en bas âge perdus, en manque affectif et qui le resteront toute leur vie. Plus encore, cette idée justifie l’achat et la vente d’enfants : puisqu’une mère n’est pas nécessaire, pourquoi ne pas fabriquer des bébés sur commande en louant des ventres, en les faisant naître dans des utérus artificiels. La généralisation de l’idée homosexualiste, cette indifférenciation à grande échelle, suinte de partout dans les raisonnements d’Otto Weininger. Négation de la réalité, il rejoint tout autant les revendications des groupes féministes lesbiens qui veulent « libérer » la femme de son rôle de mère, que les groupes gays puissants et riches qui veulent pouvoir utiliser les ventres de femmes comme d’une marchandise, même si c’est pour d’autres raisons. Tout cela au nom du rationalisme.

 

Définitions de la femme

Une dernière distinction me dérange dans le travail d’Otto Weininger : celle de la mère et de la prostituée qui engloberait toute les situations. L’une serait penchée vers ses enfants et l’autre vers les hommes. Tout d’abord, à aucun moment, il n’envisage la femme qui travaille. Pourtant, elles sont nombreuses, même dans la bourgeoisie de cette époque à tenir un petit commerce par exemple. Ces femmes là n’existent pas pour lui. Elles ne semblent pas pouvoir se réaliser dans une activité rémunératrice. Deuxièmement, il fait de ces deux catégories des ensembles étanches entre elles. Les prostituées auraient d’autant moins d’enfant qu’elles ne seraient pas mères, et inversement. Pourtant, si elles en ont certainement moins, l’un n’exclut pas l’autre. Non seulement il y a des prostituées qui sont mères, mais il y a surtout des mères qui se comportent comme des prostituées, en se servant de leurs enfants ou de leur mari comme d’une rente sociale, ou en privilégiant leur « carrière ». Otto Weininger dénigre fortement le rôle de prostituée par rapport à celui de mère, et je le comprends. Cependant l’inclination à la vénalité des unes peut bien valoir celle des autres.

Que dire également quand il rapproche la mère de la servante. Est-ce à penser que selon ses distinctions, la prostituée serait une mégère. Ici, le raisonnement ne colle pas à la réalité. Effectivement les prostituées cherchent les hommes, mais les mères sont toutes autant à leur recherche que les filles des rues. Les mères ont besoin de l’homme pour ses revenus, pour leur faire des enfants, mais plus encore pour rester des individualités à part entière. Sans l’homme, leur personnalité se retrouverait prisonnière de celle de leurs enfants, et ce serait un drame psychologique comme notre époque en regorge. Je pense qu’ici, Otto Weininger fait trop référence à son passé juif. A la tribalité, il oppose la prostitution. Jésus nous permettrait d’échapper à ces deux écueils, comme s’Il n’était venu nous délivrer qu’individuellement. Or la communauté juive qu’il accuse d’être le prototype de société féminisée, n’est surtout qu’une tribu parmi d’autres qui a réussi à survivre en se déplaçant. Bien des civilisations vivent et ont vécu différemment. Celles-là se sont élevées au-dessus de leur condition matriarcale tout en échappant à la prostitution. A l’inverse, toutes les tribus forment des groupes endogames où les femmes font société autour de leur utérus. Leur enfermement n’est relatif qu’à leur manque d’altérité, lui-même issu de ce pouvoir féminin qui prend toute la place. “>

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6 Commentaires

  1. Ping de julien le jacobite:

    Le passage, en page 4, sur les « Aspects politiques chez la femme », mérite d’être lu par tous.

    Ces deux mondes sont tout autant complémentaires l’un que l’autre, mais ils régissent le monde en usant de règles bien différentes. Dans le monde des idées dévoué au logos, masculin, la logique, l’excellence, la cohérence et la raison y sont maîtres. La science et la volonté de clarification y sont reines. Dans le monde des sentiments, plutôt féminin, le rapport de force, l’apparence, le respect, les rapports sociaux dominent. L’affect y est une arme, l’attitude une vérité. Bien entendu, ces deux mondes ne cessent de s’entrechoquer, et de se nourrir l’une de l’autre.

    Dès lors la vérité peut avoir tendance à être sacrifiée sur l’autel de la conservation. Cependant, il est à penser que bien des hérésies ont été empêchées par ce mécanisme. Seule la vérité qui s’accommode des êtres humains est permise par le monde des femmes, et en ceci, cette attitude protège l’humanité d’une pensée masculine toute puissante qui ne manquerait pas d’oublier les personnes pour imposer « sa vérité ». Si les femmes empêchent les progrès de l’esprit, elles empêchent surtout que ces progrès prennent des directions folles.

    Et c’est tellement vrai, logique, cohérent, que cela en devient presque politiquement indicible.

  2. Ping de Bonsignore:

    Merci pour cette analyse Leonidas, mon manque d’expérience sur le sujet m’avait fait vivre la lecture de cette oeuvre comme un soulagement dû à la différence de ton entre l’auteur et notre société contemporaine féminisée.

    Cependant, ce soulagement s’accompagnait d’un certain trouble quant à certaines de ses assertions que je trouvais découler de raccourcis dialectiques pressés voire hasardeux.

    Toujours est-il que l’oeuvre mérite d’être lue et que l’auteur, s’il avait pris le temps de vieillir, aurait pu léguer à l’humanité plus riche héritage. Il aurait fallu qu’il se penche sur le catholicisme.

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