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Antiféminisme Aimeles

Otto Weininger, le christianisme cathare gay

Publié le 28 juin 2016 par Léonidas Durandal à 16 h 19 min

commis une double erreur dont nous payons encore le prix. Premièrement il a excité leurs complexes et désormais elles cherchent à prouver par tous les moyens qu’elles peuvent faire « aussi bien qu’un homme ». Deuxièmement il a méprisé leur intelligence réelle et nous a mis à nu pour leur donner la réplique. Certes aucune femme ne pourra écrire comme je le fais, dans le sens où aucune ne saura articuler des arguments logiques à visée morale pour atteindre une vérité abstraite et nouvelle de haut niveau. Mais, il faut le dire, aucun homme, moi y compris, ne sera jamais capable d’autant d’intelligence personnelle, de subtilité, d’intuition, de maîtrise dans les émotions que la plus bécasse de celle-là.

Nous nous croisons entre hommes et femmes. Puissions-nous nous rencontrer de temps en temps.

Une philosophe comme Simone Weil traitera de l’enracinement de l’humain de manière admirable tandis qu’un Kant plongera dans les méandres de la logique. Les uns comme les autres traiteront de sujets très différents et auront toujours des visées diamétralement opposées.

« On ne peut dire d’elle qu’elle a telle ou telle qualité ; sa particularité consiste en ce qu’elle n’a rien en propre : c’est là ce qui fait sa complexité, son caractère énigmatique, et d’une certaine manière aussi sa supériorité et la difficulté qu’a l’homme à la saisir. » P57 (VF de l’internet)

Je dirais plutôt qu’une des armes favorites des femmes consiste à ne jamais dévoiler leurs pensées, à savoir se retenir, voire comme le souligne Otto Weininger à rester dans une forme d’inconscient culpabilisant envers les hommes. Pourtant qui peut dire que nous n’avons pas besoin autant des uns que des autres. Plus encore, qui peut dire que le génie féminin n’existe pas car il serait caché au regard des hommes. Les féministes aussi ne cessent de nous asséner cet argument : les femmes n’auraient pas participé à l’histoire. Les manuels scolaires sont vides de leur présence. Et elles en accusent les hommes qui les auraient détournés de leur destin. Quelle ingratitude dans la mauvaise foi contrôlante. Chaque mère qui a su trouvé un équilibre entre ses différents appétits tyranniques, témoigne du contraire. Chaque homme qui s’est battu pour la survie de son foyer s’oppose à cette idée. Seulement l’histoire de ceux-là n’appartient pas aux manuels scolaires, ou bien elle y est retranscrite dans des ouvrages qui ont été travestis par des féministes qui se plaisent à adopter des critères de réussite masculins aux femmes et aux inconnus, réussite qu’il nous est impossible de renier en tant qu’hommes. A l’envers de la même pièce, il est facile de faire comme Otto Weininger et de prendre comme étalon de la pensée, la science, les arts, la littérature, où le si peu d’excellence est et sera toujours masculin, puis de constater l’échec complet des femmes en ce domaine, et d’oublier leur force au quotidien, leur mépris de la gloriole, leur abnégation surtout pour leurs enfants, leur amour du présent, leur niveau moyen supérieur à celui des hommes. L’absence d’individualité des femmes sur ce point est jugée durement par notre auteur. Les femmes vivraient à travers les autres, ne voudraient être qu’objets, jamais sujets, pour ne pas échapper à leur confort. Les hommes accepteraient de s’en servir comme d’outils féconds pour accéder à l’immortalité au lieu d’user de leur génie :

« L’homme doit essayer de voir dans la femme l’idée, le noumène, et non l’utiliser comme un moyen à des fins extérieures à elle, il doit lui reconnaître les mêmes droits et par là-même les mêmes devoirs (de culture morale et spirituelle) qu’à lui-même. Il ne saurait résoudre son propre problème moral en continuant à nier dans la femme l’idée d’humanité, c’est-à-dire en en faisant un instrument de plaisir ». p100 (VF de l’internet)

Mais pas plus le sujet que l’objet ne sont enfants de Dieu. Pas plus les uns que les autres n’aiment et sont aimés. La liberté ne s’acquière pas par l’orgueil du sujet ou par la paresse de l’objet. La liberté est d’abord humilité des uns et des autres dans leurs rôles respectifs. Il est donc ici impropre de parler de sujet et d’objet. Il aurait plutôt fallu parler d’actif et de passif, sachant que le principe passif peut se révéler autrement plus puissant que le principe mâle actif selon les circonstances, et qu’hommes et femmes sont en dialogue sur ce point de par leur psyché duelle. La force complète la puissance, et se répartissent différemment entre hommes et femmes selon qu’elle soit à un niveau personnel ou social.

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6 Commentaires

  1. Commentaire de julien le jacobite:

    Le passage, en page 4, sur les « Aspects politiques chez la femme », mérite d’être lu par tous.

    Ces deux mondes sont tout autant complémentaires l’un que l’autre, mais ils régissent le monde en usant de règles bien différentes. Dans le monde des idées dévoué au logos, masculin, la logique, l’excellence, la cohérence et la raison y sont maîtres. La science et la volonté de clarification y sont reines. Dans le monde des sentiments, plutôt féminin, le rapport de force, l’apparence, le respect, les rapports sociaux dominent. L’affect y est une arme, l’attitude une vérité. Bien entendu, ces deux mondes ne cessent de s’entrechoquer, et de se nourrir l’une de l’autre.

    Dès lors la vérité peut avoir tendance à être sacrifiée sur l’autel de la conservation. Cependant, il est à penser que bien des hérésies ont été empêchées par ce mécanisme. Seule la vérité qui s’accommode des êtres humains est permise par le monde des femmes, et en ceci, cette attitude protège l’humanité d’une pensée masculine toute puissante qui ne manquerait pas d’oublier les personnes pour imposer « sa vérité ». Si les femmes empêchent les progrès de l’esprit, elles empêchent surtout que ces progrès prennent des directions folles.

    Et c’est tellement vrai, logique, cohérent, que cela en devient presque politiquement indicible.

  2. Commentaire de Bonsignore:

    Merci pour cette analyse Leonidas, mon manque d’expérience sur le sujet m’avait fait vivre la lecture de cette oeuvre comme un soulagement dû à la différence de ton entre l’auteur et notre société contemporaine féminisée.

    Cependant, ce soulagement s’accompagnait d’un certain trouble quant à certaines de ses assertions que je trouvais découler de raccourcis dialectiques pressés voire hasardeux.

    Toujours est-il que l’oeuvre mérite d’être lue et que l’auteur, s’il avait pris le temps de vieillir, aurait pu léguer à l’humanité plus riche héritage. Il aurait fallu qu’il se penche sur le catholicisme.

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