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AIMELES Antiféminisme

La fabrique à consentement : l’exemple du féminisme dans les éditions du Reader Digest avant 1968 (2/2)

Publié le 4 juin 2014 par Léonidas Durandal à 14 h 02 min

bien les difficultés dudit mari au travail, mais le fait semble anecdotique. Quelques années plus tard, les femmes comprendront enfin qu’elles étaient ces difficultés. Si elles en mesurent désormais toute la portée, ce constat est toujours mêlé d’égocentrisme dans le discours féministe. Rien n’a véritablement changé. En fait, le problème n’est pas le mari qui ne parle pas, mais peut-être la femme qui ne sait pas l’écouter et satisfaire avec humilité ses besoins. Or, pour pouvoir écouter ce reproche, il faudrait déjà pouvoir se sortir de son nombril. Le serpent se mord la queue.
L’égocentrisme va parfois jusqu’à la justification de la tromperie. Dans « L’amour platonique existe-t-il ? » en 1956 de Marion Hilliard, gynécologue lesbienne engagée dans la cause féministe dénonçant les « mass médias » mais publiant pas moins de 8 articles dans « Chatelaine »(sic), le penchant des femmes pour l’adultère y est excusé.

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Par naïveté, certaines femmes se rapprocheraient d’un homme, puis se trouveraient prises au piège de leurs bons sentiments. La thérapeute retrouverait ces femmes quelques années plus tard après qu’elles eussent tout brisé autour d’elles. Avant d’en arriver à de telles extrémités, elle leur demande donc d’essayer de prévenir plutôt que de guérir, de se méfier de leurs sentiments d’attirance sexuelle, de la proximité « d’amour platonique ». Mais à aucun moment, elle n’imagine que la contrainte eusse été efficace. Non, ces femmes sont jugées irresponsables des situations dramatiques qu’elles font naître, de bout en bout, jusque dans la divagation de celle qui est censée être une professionnelle. Alors que la moralité est déjà absente de ce discours qui aurait dû instituer la loi, il est facile d’imaginer ce qui va arriver plus tard quand les conditions techniques permettront à ces femmes de commettre leur forfaiture sans en subir la moindre conséquence : elles feront alors ce qu’il faut pour qu’il ne leur en soit fait aucun reproche. Elles pourront se libérer du « carcan hétéro-patriarcal » et choisiront leurs partenaires sexuels au gré des vents comme l’imagine déjà cet article en 1953 « Une femme devrait avoir trois maris » (publié initialement le 10 septembre 1923 dans le Daily sun), où l’homme-banquier, l’homme-bricoleur, et l’homme-amant dans l’ordre, se partageraint les faveurs d’une seule de ces dames pour un bonheur complet d’avant et d’après-guerre, où l’homme serait réduit à un objet échangeable selon l’intérêt qu’une femme lui trouverait à un moment donné.

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4 Le célibataire/ l’homme ridiculisé.

 

Si l’autorité de l’époux est mise à mal, le célibataire homme n’est pas en reste. Ridiculisé parce qu’incapable de survivre sans une femme en 1961 et 1964 dans « Mes démêlés avec la machine à laver » de Malcolm Bradbury (article publié initialement dans le libéral « Harpers’s magazine » en 1960, auteur qui a publié dans The reporter, un journal très en lien avec la CIA selon les sources très sélectives du Wikipédia, les amateurs comprendront ce que tout cela implique) et « Célibataire conscient et organisé » de Fred Sparks prix Pulitzer pour son reportage de guerre sur Berlin, l’homme sans femme y est décrit comme le dernier des primates qui, exemples non exhaustifs, lave sur lui-même les habits qu’il va porter le lendemain, cuit le poulet à la baïonnette, égoutte les spaghettis avec un « vieux morceau de moustiquaire », porte un vieux casque militaire pour éviter de se cogner la tête dans les armoires, matraque le bifteck pour l’attendrir, intervertit les objets de rangements et ne veut surtout pas qu’ils soient remis en ordre.

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Ce serait très marrant, si le second degré était un peu plus évident et si, comme décrit un peu plus haut, le célibat des femmes n’était pas lui, promu. En fait la distorsion entre la valorisation des hommes et des femmes est flagrante. La société de l’époque serait outrée qu’on se moque des défauts réels des femmes, comme elle l’est toujours de nos jours. Par contre, il est bon ton de taper fort sur les hommes et de rabaisser en tout point le moindre signe de leur indépendance. Pourquoi l’indépendance des hommes est-elle perçue comme dangereuse tandis que celle des femmes serait promue ? J’imagine que la société ne peut se passer d’exploiter les hommes au bénéfice seul des femmes et que dans le cas contraire, elle s’effondrerait. Elle met donc tout en oeuvre pour affirmer que les hommes ont besoin d’une femme pour vivre, et à l’inverse, laisse les femmes choisir les hommes prompts à « >

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24 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Comment France-Info fait passer Anne Hidalgo pour sexiste… », MPI du 18/10/2018.

    Je me demande où était la mauvaise foi, et quel était l’effet recherché. En ce moment, les attaques ne cessent pas contre Anne Hidalgo. En même temps dire qu’un politique s’occupe des femmes, c’est plutôt lui rendre service en général.  Bref, cela mériterait d’en savoir plus.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Propaganda – La fabrique du consentement – ARTE » Arte +7 du 29/05/2018.

    Evidemment, les gens sont des imbéciles pour les gauchistes. Somme toute, à part la « libération de la femme », le capitalisme a plutôt réussi dans ses objectifs. Indirectement, ils justifient la propagande, mais surtout, la manipulation. Car leurs solutions n’en sont pas. Evidemment que la société civile doit réussir à s’organiser contre ces trusts. Il n’y a pas d’autres solutions. L’interdiction de la propagande reviendrait à nous priver de nous exprimer. Ce que d’ailleurs les gauchistes ont réussi à faire chez nous, et ce qu’ils entreprennent aux USA.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Hollywood prépare un film sur la genèse du mouvement #MeToo », L’Obs du 30/04/2018.

    Est-ce que ce film parlera de la prostitution de la majorité de ces actrices ? Là aussi, où nous apprenons en France que deux femmes ont monté la cabale pour « protéger » leurs soeur, effet ruche oblige.

  4. Ping de julien le jacobite:

    21 pages ! Auriez-vous une version en une page de votre article, qu’on puisse le lire hors-ligne et l’enregistrer ? Je comprends l’idée de présenter en colonnes à la façon d’un livre, mais il faut s’y faire, les règles du livre ne valent que pour le livre… le style contemporain, c’est le rouleau de parchemin…

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « La descente aux enfers de la presse allemande », Bd Voltaire du 31/01/2016.

    Où un ancien journaliste révèle les liens de la presse allemande et de la CIA. La presse, le 4ème pouvoir ? Pas pour les dhimmis des USA.