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AIMELES Antiféminisme

La fabrique à consentement : l’exemple du féminisme dans les éditions du Reader Digest avant 1968 (2/2)

Publié le 4 juin 2014 par Léonidas Durandal à 14 h 02 min

culture catholique ne devait pas être trop soutenu, pour éviter une redite qui aurait paru coupable ou qui aurait lassé la lectrice, ni trop lâche, pour que cette dernière ne perde pas le fil. Voici donc une étude qualitative dont l’objet n’apparaîtra qu’en considérant son plan d’ensemble sur plusieurs années d’une volonté constante. Le cadre théorique antiféministe le révélera et lui donnera tout son sens. Ainsi tout au long de ces numéros, j’étudierai comment l’autorité paternelle aura été attaquée, l’indépendance des femmes promue, l’époux rabaissé, la sacralité du mariage mise en doute, l’égocentrisme féminin favorisé, le célibataire homme ridiculisé et la libération sexuelle promue, tout cela mis bout à bout, formant un corpus idéologique bien identifiable : celui du désir féministe.

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1 L‘autorité paternelle attaquée.

 

L’image du patriarche devait être relativisée, assouplie, désacralisée avant de pouvoir être éliminée. Il fallait faire appel à leur sensibilité, ou comme dans ce texte de W Livingston Larned en 1947, à leur culpabilité de faire l’éducation de leurs fils. Ce texte fera le tour du monde et a même signé son retour sur internet il y a quelques années grâce à youtube : « Les pères oublient parfois… »

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Grâce à ce genre de mièvrerie, les pères crédules commenceront à détester leur rôle. Il deviendra inutile pour eux d’énoncer des règles de vie qu’ils jugeront désormais propices à faire souffrir sentimentalement leurs enfants sans raison. Si ce texte a eu pour but de toucher le coeur des hommes, ce ne fut pas de manière directe. Ici, il s’agissait plutôt de faire passer cette image à travers l’esprit et le coeur des femmes qui le liraient et qui y seraient réceptives, puis qui tenteraient d’influencer leur mari en un sens qu’elles jugeraient profitables pour tous. Leur pauvre petit chéri perdrait en souffrance ce que leur mari gagnerait en relation fraternelle. Elles feraient ainsi le bonheur de chacun des membres de leur famille. Pour bien comprendre l’impact de ce genre de texte, il faut imaginer combien une femme qui décide de se mettre en travers de son mari, ou tout simplement qui ne le légitime plus, peut avoir de pouvoir, et combien, en outre, la souffrance de ses enfants peut la blesser au plus haut point, quand bien même cette frustration temporaire leur permettrait de grandir. En effet l’autorité paternelle a besoin d’être légitimée par le deuxième parent si elle veut apparaître forte, solide et en un mot unie aux yeux de l’enfant. Si l’autorité est faible, l’enfant usera de sa force d’inertie pour se réfugier auprès de sa mère quand son père voudra faire son bien, puis il la désavouera quand elle essayera d’exercer son autorité pour le faire grandir. Et ce petit jeu rendra fou n’importe quelle famille.

L’homme immature qui a écrit ce texte était donc sous l’influence d’une femme qui avait réussi à le culpabiliser de son rôle. En s’exprimant ainsi, il renonçait à être homme, adoptait les valeurs féminines et allait engendrer l’espèce de sous-race qui proliférerait jusqu’à nos jours. Cet appel ne pouvait déboucher que sur une infantilisation des hommes et une augmentation des désunions sous couvert de vouloir faire le bonheur de tous. Les femmes qui relayèrent en masse un écrit qu’elles n’avaient pas directement produit mais qu’elles avaient su provoquer, firent preuve d’une forme de mobilisation extraordinaire que les hommes devraient apprendre à repérer et à respecter s’ils veulent un jour, devenir des citoyens égaux aux femmes.

 

Bien que moins directe, cette volonté de ne voir qu’à travers les désirs immédiats de l’enfant est renouvelée en 1962 dans l’article de Normam Lobsenz « Ne gâchons pas leur enfance« .

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En se donnant les apparats du refus des questions de rentabilité trop tôt, de protéger des petits fragiles, de combattre la maladie psychosomatique chez eux, soit toute la thématique féminisée d’une éducation ratée, il faudrait surtout laisser flâner les enfants, prendre en compte leurs aspirations intrinsèques afin qu’ils se développassent bien. Le pédagogisme qui va envahir l’école quelques années plus tard est déjà là. Car en confondant besoins et désirs de l’enfant et en faisant comme si ces deuxièmes pouvaient se placer sur le même plan que ces premiers, on en vient forcément à étendre les prérogatives des mères au-delà de ce qui serait bon qu’elles soient. « >

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24 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Comment France-Info fait passer Anne Hidalgo pour sexiste… », MPI du 18/10/2018.

    Je me demande où était la mauvaise foi, et quel était l’effet recherché. En ce moment, les attaques ne cessent pas contre Anne Hidalgo. En même temps dire qu’un politique s’occupe des femmes, c’est plutôt lui rendre service en général.  Bref, cela mériterait d’en savoir plus.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Propaganda – La fabrique du consentement – ARTE » Arte +7 du 29/05/2018.

    Evidemment, les gens sont des imbéciles pour les gauchistes. Somme toute, à part la « libération de la femme », le capitalisme a plutôt réussi dans ses objectifs. Indirectement, ils justifient la propagande, mais surtout, la manipulation. Car leurs solutions n’en sont pas. Evidemment que la société civile doit réussir à s’organiser contre ces trusts. Il n’y a pas d’autres solutions. L’interdiction de la propagande reviendrait à nous priver de nous exprimer. Ce que d’ailleurs les gauchistes ont réussi à faire chez nous, et ce qu’ils entreprennent aux USA.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Hollywood prépare un film sur la genèse du mouvement #MeToo », L’Obs du 30/04/2018.

    Est-ce que ce film parlera de la prostitution de la majorité de ces actrices ? Là aussi, où nous apprenons en France que deux femmes ont monté la cabale pour « protéger » leurs soeur, effet ruche oblige.

  4. Ping de julien le jacobite:

    21 pages ! Auriez-vous une version en une page de votre article, qu’on puisse le lire hors-ligne et l’enregistrer ? Je comprends l’idée de présenter en colonnes à la façon d’un livre, mais il faut s’y faire, les règles du livre ne valent que pour le livre… le style contemporain, c’est le rouleau de parchemin…

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « La descente aux enfers de la presse allemande », Bd Voltaire du 31/01/2016.

    Où un ancien journaliste révèle les liens de la presse allemande et de la CIA. La presse, le 4ème pouvoir ? Pas pour les dhimmis des USA.