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AIMELES Antiféminisme

La fabrique à consentement : l’exemple du féminisme dans les éditions du Reader Digest avant 1968 (2/2)

Publié le 4 juin 2014 par Léonidas Durandal à 14 h 02 min

patron, processus que des féministes mal intentionnées nommeront du terme générique pompeux d' »indépendance » pour bien induire en erreur leurs soeurs.

 

 

2.d La glorification de la femme indépendante.

 

En marketing, pour qu’un consommateur dépasse les freins inhérents à sa peur d’acheter, il faut mettre en oeuvre une stratégie de vente particulière. Celle-ci peut consister à lui offrir une image positive de lui qu’il achètera en même temps que le produit. A cette fin, on attribue au produit toutes les valeurs morales dont le consommateur en tant que personne rêve d’être pourvu, ou on identifie le produit à une star dont l’image correspondra à ce qu’il rêve de devenir. En 1954, les femmes ont encore un peu peur du produit « indépendance » vendu simultanément par le capitalisme libéral, le communisme, et leurs commerciales féministes. Pour leur faire dépasser leurs freins psychologiques, le Reader’s Digest utilise donc des histoires comme celle de la « Reine Frederika » qui va les aider à s’affranchir de leur culture. Dans cette article anonyme (?) paru initialement dans le Time magazine qui a fait sa couverture avec la photo de cette femme en 1953 et en sous-titre « Mon pouvoir c’est l’amour de mon peuple« , la célébrité est parée de tous les atours de la femme dite moderne. Séduisante, elle a su rester femme malgré ses obligations familiales. Mais surtout l’auteur de l’article fait passer subrepticement son mari de roi en second plan. Au final, on comprend qu’elle prend de grandes décisions politiques.

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On peut dire qu’en matière d’erreurs, le Reader’s Digest n’aura vraiment pas su anticiper sur la suite de l’histoire : la monarchie grecque ne se relèvera pas des décisions de cette maîtresse femme. Et l’amour pour son peuple se transformera en dictature. Mais quelle importance en 1954 ? Il est si bon de rêver sur l’instant. De s’imaginer aussi de prendre en tant que femme des décisions importantes pour l’avenir de la Nation. De vivre dans la richesse et l’oppulence. D’inverser les rôles. Bien entendu, cet exemple ne peut convenir entièrement à la femme du peuple qui a su rester les pieds sur terre et qui aura du mal à s’identifier à cet exemple lointain. Que nenni. Proposons au peuple des femmes indépendantes prises en leur sein. La même année, en 1954, le Reader’s Digest publie donc l’histoire écrite par Louis Wolfe de Tabitha Brown, « une femme vraiment indépendante » pour le moins libérée puisqu’à l’âge de 66 ans, elle se lance dans une aventure au Far West, chevauche, échappe aux Indiens, sauve tout le monde, et devient riche et surtout auto-suffisante en créant son école. Tant et si bien qu’elle peut se payer le luxe de refuser l’aide de son fils à la fin de sa vie. Elle pourra mourir seule et heureuse.

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A une époque où le Western américain fait rêver le monde entier grâce au cinéma, où ce type de média représente presque le seul et unique moyen de voir des films, vous imaginez l’impact émotionnel qu’une telle histoire a pu avoir sur l’esprit d’une jeune femme ? Aujourd’hui, on n’a pas fait mieux en terme de manipulation et les menteurs du festival de Cannes pourront toujours faire élire n’importe qui pour montrer que le cinéma lesbien est une vraie révolution, ils n’arriveront jamais à nous faire croire à leurs histoires comme ce genre d’article en eut le pouvoir à l’époque.

Une autre grosse ficelle de la manipulation des masses, est celui de l’exemple pris à l’étranger. L’étranger oui, ça va toujours mieux chez lui et c’est parce que nous sommes de sombres idiots qu’il fait mieux que nous et qu’il nous faut absolument changer pour être son égal. Ici, la femme japonaise libérée par les Américains, renonçant à la tradition après la défaite, était l’instrument du crime idéal. Dans l’article « La Japonaise aujourd’hui » en 1956, James Albert Michener l’érige en parfait exemple de femme indépendante. Et pas seulement sous la forme d’une petite tartine. En tout, 8 pages lui sont consacrées dans un trimestriel ! Voilà l’article le plus long que je publierai ici. Un monument à la gloire du féminisme qui dit tout ou presque, écrit par un ancien de la marine, également journaliste de guerre, politicien démocrate et auteur à grand succès. Dans « La Japonaise d’aujourd’hui », les comportements anciens y sont décrits de manière apocalyptique : femme obéissante, sans aucun droit, en particulier de celui d’hériter , de voter, d’assister à une réunion publique ou de travailler sans l’autorisation de son mari, « carcan rigidement fixé » comme « >

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24 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Comment France-Info fait passer Anne Hidalgo pour sexiste… », MPI du 18/10/2018.

    Je me demande où était la mauvaise foi, et quel était l’effet recherché. En ce moment, les attaques ne cessent pas contre Anne Hidalgo. En même temps dire qu’un politique s’occupe des femmes, c’est plutôt lui rendre service en général.  Bref, cela mériterait d’en savoir plus.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Propaganda – La fabrique du consentement – ARTE » Arte +7 du 29/05/2018.

    Evidemment, les gens sont des imbéciles pour les gauchistes. Somme toute, à part la « libération de la femme », le capitalisme a plutôt réussi dans ses objectifs. Indirectement, ils justifient la propagande, mais surtout, la manipulation. Car leurs solutions n’en sont pas. Evidemment que la société civile doit réussir à s’organiser contre ces trusts. Il n’y a pas d’autres solutions. L’interdiction de la propagande reviendrait à nous priver de nous exprimer. Ce que d’ailleurs les gauchistes ont réussi à faire chez nous, et ce qu’ils entreprennent aux USA.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Hollywood prépare un film sur la genèse du mouvement #MeToo », L’Obs du 30/04/2018.

    Est-ce que ce film parlera de la prostitution de la majorité de ces actrices ? Là aussi, où nous apprenons en France que deux femmes ont monté la cabale pour « protéger » leurs soeur, effet ruche oblige.

  4. Ping de julien le jacobite:

    21 pages ! Auriez-vous une version en une page de votre article, qu’on puisse le lire hors-ligne et l’enregistrer ? Je comprends l’idée de présenter en colonnes à la façon d’un livre, mais il faut s’y faire, les règles du livre ne valent que pour le livre… le style contemporain, c’est le rouleau de parchemin…

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « La descente aux enfers de la presse allemande », Bd Voltaire du 31/01/2016.

    Où un ancien journaliste révèle les liens de la presse allemande et de la CIA. La presse, le 4ème pouvoir ? Pas pour les dhimmis des USA.