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Antiféminisme Aimeles

Qui décide des élections, hommes femmes, riches ou pauvres

Publié le 22 septembre 2017 par Léonidas Durandal à 17 h 34 min

J’ai déjà prouvé que les femmes décidaient généralement des élections dans un système démocratique indifférencié. J’ai aussi mis en évidence que le droit de vote obtenu par les femmes avait été plus loin que les pires projections des réactionnaires de l’époque. Enfin, j’ai disserté sur la manière des femmes d’envisager le monde à partir de rapports personnels, et sur la manière des hommes de réfléchir à partir de cas généraux. Aujourd’hui, je voudrais donner un cadre théorique pur à ce mouvement qui corrompt toutes les démocraties. Je le ferai à partir d’hypothèses, d’un modèle universitaire, d’une matrice.

Hypothèses :

  • La recherche des intérêts personnels et collectifs gouverne la prise de décision.
  • Cette recherche d’intérêt s’accomplit de deux manières : à travers le sexe, et à travers la classe sociale.

  • Les hommes ont tendance à réfléchir de manière générale. Les femmes à partir de situations personnelles.

  • Pour cette raison, les hommes sont plus sensibles à la liberté qu’à l’égalité, car celle-ci est source de richesse et convient mieux à leur force. A l’inverse, les femmes préfèrent l’égalité à la liberté, pour de question de protection personnelle.

  • Les riches sont les bénéficiaires des mutations économiques. Les pauvres essaient de s’en préserver.

 

Discussion sur ces hypothèses

Autant le dire tout de suite, de nombreuses situations particulières ne vérifient pas ces hypothèses. A titre d’exemple, un certain nombre de citoyens ne croient pas en la démocratie, d’autres s’en servent pour poursuivre des buts plus généraux, comme la transmission d’une culture, ou bien pour favoriser des candidats qu’ils trouvent tout simplement « sympathiques », beaux, ou agréables par exemple. Cependant ces comportements sont marginaux. Même ceux qui ne votent pas, le font souvent parce qu’ils pensent ainsi défendre leurs intérêts. Ainsi les notions « d’intérêt » de sexe et de classe peuvent-elles être conçues de manière assez large pour englober une très grande majorité de situations et aboutir à des prévisions réalistes.

De même, il peut y avoir des femmes qui envisagent la prise de décision à partir du commun. Mais ces femmes sont très rares étant donné cette constitution physique qui les mets à la merci de presque tous les hommes (notamment en période de grossesse), de la culture qui en découle et qui s’est transmise depuis des millions d’années, de leur système hormonal et biologique donc qui a favorisé l’émergence chez elles d’une manière particulière d’envisager le monde et à laquelle il paraît impossible de s’échapper sans retourner au stade de cellule indifférenciée. Idem pour les hommes qui doivent, depuis tout temps, gérer les relations avec des groupes, tribus, nations étrangers.

Enfin, si le pauvre a pu bénéficier de la croissance économique, cela ne veut pas dire qu’il ne doive pas s’en protéger constamment. Il ne détient pas le pouvoir, et l’accumulation de richesses risque de se faire sur son dos, jusqu’ à le jeter à la rue et l’esclavager, comme c’est le cas de nombreux travailleurs précaires à presque toutes les époques. De même si le riche peut tout perdre au jeu des mutations sociales, dans l’ensemble, il y gagne car il va lui être possible d’user de son pouvoir pour étendre sa sphère d’influence dans la société.

La notion de riche et de pauvre ne s’entend pas d’ailleurs ici de manière absolue, mais comme un sentiment. Une personne qui aura l’impression de bénéficier des fruits de son travail et de la société, se sentira appartenir au clan des riches. Celle qui aura l’impression d’être un peu laissée pour compte, au clan des pauvres. Voilà pourquoi en période de richesse, le clan des riches peut se retrouver majoritaire en nombre et induire des résultats d’élection surprenants. Nombre de personnes plutôt pauvres objectivement peuvent-elles voter pour les libéraux économiques/de l’intime, car elles se sentent reconnues par « le système », et elles s’identifient donc à lui. C’est le cas de certains professeurs en France, d’ouvriers en Allemagne etc. A l’opposé, dans des époques de dénuement, des bourgeois (Che Guevara, Marx…) peuvent prendre le pouvoir en disant défendre les pauvres.

Le but du jeu en démocratie étant de trouver une majorité, le fin politicien sera celui qui sera capable d’identifier au mieux ces groupes durant les deux tours d’une élection, et bien entendu, de savoir leur parler.

 

Définition de libéralisme : je ne l’entends pas ici au sens politique. Le libéralisme politique sépare les pouvoirs, les contrebalancent, là où le libéralisme économique confond tout et permet que l’intérêt collectif soit nié. Le libéralisme “>

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10 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Catalogne : la réponse cinglante du roi d’Espagne”, Le Point du 04/10/2017.

    Le roi qui défend la démocratie contre le peuple de catalogne. Tout est une blague dans cette intervention.

  2. Commentaire de Manuela:

    Votre article est très intéressant très bien détaillé, par contre vous auriez pu développer un plus en parlant des hommes communistes, sauf si vous les considérez comme des femmes…

    Les femmes et hommes communistes de mon entourage sont fonctionnaires ou travail dans le milieu associatif extrêmement subventionné.

    Certains sont riches et se cachent bien d’investir dans l’immobilier. Toutes ces femmes ont une femme de ménage, pour payer moins d’impôts apparemment, d’après leurs dires.

     

    PS: Qu’est ce que c’est que cette photo de profil?

    • Commentaire de Léonidas Durandal:

      Vous ne les trouvez pas jolis ces deux là ? Emmanuel et Brigitte, c’est l’avenir. Cette image illustre le nôtre. Je crois que vous n’avez pas encore saisi toute la portée du psychologique sur le sens de l’histoire. Nous sommes Emmanuel et Brigitte. En démocratie, nous sommes le résultat des élections.

      Pour moi, les hommes communistes aujourd’hui fonctionnaires, sont des serviles parmi les serviles. Ce sont de petites fiottasses qui défendent leurs iniques consoeurs dans le milieu, ou qui les subissent. En minorité, féminisés, dénaturés, isolés, ils n’ont pas d’existence autonome. Souvent pas même intellectuelle. Les seuls hommes qui sont respectables dans ce milieu sont ceux qui finissent seuls défendant leur tout petit territoire mordicus envers et contre la plus abjecte déliquescence, et avec eux la masse des responsables hommes conscients dans la hiérarchie qui ne pourra jamais rien faire pour changer le mammouth, sans compter que bientôt, il y seront en minorité (d’où les problèmes qui se multiplient de la manière la plus évidente qui soit). L’homme qui vote J L Mélenchon, pour sa pâtée en fin de mois, pour soutenir un système féminisé qui achète les candidats fonctionnaires, donc corrompu, n’existe pas politiquement.

      • Commentaire de Manuela:

        Si je les trouvent jolis,  j’ai seulement cru que vous souhaitiez dorénavant qu’on vous appelle M. Macron.

        “Je crois que vous n’avez pas encore saisi toute la portée du psychologique sur le sens de l’histoire. “ (justifier votre réponse) Merci.

        “Ce sont de petites fiottasses”  Je ne vous le fait pas dire.

  3. Commentaire de Cyrus:

    Bonjour M. Durandal,

    Comment allez-vous ? Avez-vous passé un bel été ? Je suis ravi de lire cet excellent premier article de la 7e saison.

    J’avais deux questions à vous poser. Premièrement, dois-je comprendre de votre texte que le retour à la monarchie (sous sa forme féodale ou absolutiste) est inenvisageable ? Malgré vos commentaires soutenant ce retour dans d’autres textes ?

    Deuxièmement, en tenant compte de la Révolution industrielle, que diriez-vous d’un modèle social de type national-socialiste monarchiste conservateur catholique ? La synthèse de Jean Jaurès, Jacques-Bénigne Bossuet, Louis IX (Saint-Louis), Salazar et De Bonald ?

    Cordialement,

    Cyrus

    • Commentaire de Léonidas Durandal:

      Voilà, j’ai bien réfléchi sur le sujet, j’ai eu de saines lectures, et je crois effectivement que le retour d’une monarchie est aux antipodes du mouvement que suit notre société. En fait, la monarchie française a eu plusieurs occasions de revenir au pouvoir. Mais cela n’a pas duré. Or ce n’est pas dû au hasard. Louis XVIII par exemple était complètement empli des idées révolutionnaires. Ou encore, durant la révolution française, le mouvement a été autorisé par de nombreux nobles. Après la déroute de Napoléon III, le roi a hésité à prendre le pouvoir et son hésitation coupable nous a amené le pire régime maçonnique de notre histoire. Imagine-t-on un guerrier noble du Moyen-âge, reculer devant la couronne qui lui était tendue ? Non seulement le peuple n’est pas prêt pour un retour du roi, mais la monarchie non plus. Tous, ont été phagocytés par les idées bourgeoises, doucement. Mon idée, est donc qu’il faut aller plus loin que la révolution. Si celle-ci a un sens dans l’histoire puisque tous les pays européens ont dû s’y plier, sans exception notable, il faut comprendre ce mouvement comme une chance pour notre Eglise. Alors bien entendu, ce repli communautaire ne règle en rien la coexistence pacifique entre communautés, ce à quoi un roi pourrait pourvoir. Cependant, les temps d’aujourd’hui me semblent si brouillés. Vous citez Salazar, mais là encore, j’ai bien réfléchi. Toutes ces personnes, dès qu’elles ont été mortes, leur pays ne leur a pas survécu. Au bout de quelques années, tous les Portugais sont venus chez nous. Et il se passe la même chose aujourd’hui au Venezuela après Hugo Chavez. Un homme fort peut sauver son peuple durant un temps. Mais qu’arrive-t-il après sa mort. Le lent mouvement historique reprend son cours. Aucun de tous ceux-là n’a réussi à le contrer. Dès lors, il faudrait pervertir la machine à la base, à mon avis, retrouver une forme de force dans notre environnement proche. Voilà l’idée qui est la mienne en ce moment. Bien entendu, je n’exclus pas du tout la monarchie de mon système de pensée. Dans l’absolu, je la trouve meilleure que la République. Cependant nous ne sommes pas dans l’absolu. Les conditions pratiques d’aujourd’hui nous poussent à prendre les gens tels qu’ils sont. C’est à dire des personnes qui sont serviles, de nouveaux esclaves du veau d’or, et qui sont d’une faiblesse astronomique, sans force, sauf celle d’une meute de hyènes qui bizarrement, au milieu de l’individualisme ambiant, les rend toujours plus faibles individuellement au fur et à mesure que le groupe étend son pouvoir.

      J’espère avoir répondu à votre question.

    • Commentaire de gastirad39:

      Léonidas:

      Votre article sur les élections est riche, quoique touffu, et marqué au coin du bon sens. Les dernières élections en sont la preuve. J’ai apprécié aussi le site Polémia. Une analyse magistrale. Le problème de Marine, c’est qu’on a confié à une femme politique la colère des nouveaux exclus: les hommes !

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