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Socialisme, communisme et matriarcat

Publié le 16 février 2019 par Léonidas Durandal à 12 h 27 min

J’ai souvent dénoncé le matriarcat, sa vision tribale du monde, au sein même du capitalisme, et je l’ai souvent lié au communisme ou au socialisme de manière implicite. Seulement, dans nos sociétés riches par accumulation de capital, s’il est facile d’identifier les exactions de financiers habiles, il est difficile d’imaginer ces deux idéologies en forme de régression sociale. Apparemment, elles survivent dans les pays occidentaux, en particulier en Europe, et pour le plus grand bien de tous. C’est à dire pour compenser les outrances d’un système d’argent triomphant. 

Alors, au milieu de l’opulence, et de ce qui nous apparaît parfois comme des injustices financières, comment comprendre que le communisme et le socialisme sont des régressions de type matriarcal, et comment s’attaquent-elles à la civilisation ? Pour bien ce faire, il faut d’abord comprendre le rôle du potlatch dans une société matriarcale. Ce système de don et de contre-dons assure la pérennité des tribus de plusieurs manières.

A la base, les enfants d’une mère sont tout pour elle. Or dans une tribu, contrairement à la horde (car il y a un stade encore en-dessous de la tribu), il y a plusieurs mères. Dès lors, le risque, c’est l’affrontement entre enfants de lignées différentes, surtout si l’un deux est plus fort que tous les autres.

Dans ce cas précis, l’homme fort, puisqu’il s’agit forcément d’un garçon, va devoir redistribuer ses revenus aux autres pour limiter les jalousies issues des différences de filiation et pouvoir ainsi régner sur plusieurs familles. S’il ne le fait pas, soit qu’il ne le puisse, soit qu’il ne le veuille, il ne remplit plus son rôle, la société déchoit, et il n’est plus considéré comme légitime. Il en vient donc à être sacrifié, tué, et remplacé par un autre (théorie de René Girard du bouc émissaire). Selon le niveau de développement de la société en question, lui et/ou ses enfants, seront mangés. Bien entendu,en parallèle, il peut bénéficier de compensations honorifiques. 

Lorsque deux tribus se rencontrent, la cause de l’échec ou des nécessaires tensions, peut être attribuée à un élément extérieur : c’est alors l’étranger qui risque d’être chassé, sacrifié et/ou mangé. Mais concentration ou pas de la violence à l’intérieur de la tribu, ou bien encore, utilisation d’animaux pour les sacrifices expiatoires ou pas, le principe de régulation des tensions reste identique : l’individu est inféodé à la communauté, toute différence doit mener à un contre don, la réussite appartient au collectif, le poids des échecs est supporté par des boucs émissaires, le conflit sous-jacent entre les mères oriente les choix communautaires par fils interposés. Aucun progrès humain n’est possible tant qu’un innocent est systématiquement jugé responsable des malheurs du monde.

Vous voyez maintenant où je veux en venir. Dans des sociétés où le pouvoir des mères reprend de l’importance au détriment d’une création de richesse masculine, le socialisme est une forme de potlatch géant où la réussite des uns doit être attribuée à d’autres, mères insatisfaites par leur sort et celui de leur progéniture. C’est un matriarcat géant à l’échelle d’une civilisation.

Apparemment, le système est juste. Chacun, homme ou femme, peut bénéficier d’allocations et de redistribution eu égard à sa situation. En réalité, hors adhésion libre à un système de mutuelles dont il faudrait étudier les perversions à part, le système socialiste est constitué de contributeurs nets et de bénéficiaires nets, c’est à dire de personnes qui donnent toujours plus qu’elles ne reçoivent, et d’autres qui reçoivent toujours plus qu’elles ne contribuent. D’où il faudra en conclure qu’hier comme aujourd’hui, ces dons et contre-dons ont pour but d’abaisser les tensions sociales, nées de basses jalousies de la part de personnes qui refusent que le travail des autres leur octroie salaire à proportion de ce qu’il rapporte.

Bien entendu, le monde de l’entreprise n’est pas toujours juste, et la redistribution des salaires connaît des ratés même là où le socialisme est peu présent. Seulement, ce débat n’est pas intéressant en démocratie puisqu’en théorie, la majorité de la population a les moyens de contrôler les abus d’une minorité, ce qui s’appelle la loi. Ce peuple qui se plaindrait de ne pouvoir exercer sa souveraineté en démocratie parce que des incompétents lui mentiraient serait soit naïf soit cupide.  Et il n’aurait à trouver les raisons ses propres turpitudes que dans sa lâcheté, son manque de mémoire et son incapacité à se remettre en question face au troupeau. Il mériterait son écrasement par une élite forcément veule. Le vrai risque démocratique pour un peuple, ce n’est donc “>

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38 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Les députés réfléchissent sur la protection de l’enfance" Comitecedif du 19/11/2019.

    L'état ne se trompe jamais bien évidemment, même quand il s'est mis en situation de faillite. 

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