Chapitre 9 Le petit voyage de Donald en prison

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Le grand nègre avait entrebâillé la lourde porte à ouverture manuelle et grinçante. Seule trace de modernité ici, un écran relié à une caméra permettait de surveiller les mouvements des détenus à l’intérieur de la cellule.

Le protocole d’évitement des réactions inappropriées prévoyait que Donald reçut les noms de ses deux co-détenus avant son entrée. Donald avait été aussi prévenu qu’il dormirait à côté d’eux dans une pièce de 9m2. En alternant humiliations et paternalisme, l’expérience avait prouvé que l’administration tenait mieux les fortes personnalités. Pris entre deux feux, elles finissaient par les soumettre. Sinon.

Lentement, après un temps qui parut très long à Donald, le jour d’une petite fenêtre à barreaux lui apparut. Il vit d’abord Donald 312154687, debout en contre jour, la barbe fine et longue, propre. Même s’il ne pouvait pas bien voir ses yeux, l’homme essayait de le jauger, de percer son âme, pour savoir comment il devrait se comporter avec lui. Assis sur le lit du bas, Bill 85569854 ne prit même pas le temps de se retourner. Puis, vaincu par son désir, il pivota le tronc mollement, sourit, de cette manière qui met mal à l’aise parce qu’elle sonne faux. Son corps de géant et agressif jurait avec sa face bonhomme. Dès que le maton eut refermé la porte, Donald voulut faire preuve de politesse :

_ « Bonjour Bill 85569854, bonjour Donald 3121…. »

Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase. Donald 312154687 le coupa :

_ « Espèce de tête de fiente, tu vas m’appeler Jamal…. Quoi ? Qu’est-ce que t’as à me regarder comme ça ?

_ Mais les prénoms sont réservés aux mâles promus par la ruche. Nous ne sommes pas autorisés…

_ Tu vas faire comme je te dis tête de fiente, ou je te défonce. Moi c’est Jamal et lui, ce sera Olivier. »

Olivier jaugea Jamal. Il se sentait agressé de le voir faire acte d’autorité. Mais l’attitude de Jamal ne tolérait aucune négociation et il se coucha. Donald émit une faible plainte :

_ « Et si les gardiens nous sanctionnent ?

_ Tu vas nous appeler comme je t’ai dit, et c’est tout. Maintenant, tu vas me répondre : est-ce que tu es catholique ? »

Donald oscilla de la tête négativement. Il ne savait même pas ce qu’était un catholique. Jamal continua :

_ « Est-ce que tu es croyant ? »

Donald répéta son geste tout en sentant qu’il avait mis en colère son interlocuteur. Olivier prit alors la parole. Son attitude changea du tout au tout, devenant particulièrement brutale, ce qui fit frissonner Donald :

_ « Toi, tu dors sur le sol. Ton matelas est ici »

Pas de bonjour, un ton dur, l’intention de blesser était évidente. Donald perdit ses repères tout frais. Il regardait Olivier, troublé, sans savoir quoi lui répondre. Il rougit.

Dormir par terre, il n’y avait pas songé, mais oui, dans 9 m², trois personnes, il ne pouvait en être autrement. Il était le dernier arrivé, il devait donc y passer. Enfin, il rationalisa par tout un tas de pensées son attitude. En vérité, Olivier voulait le mettre au pas dès le début pour en faire sa petite pute. C’était l’éternel scénario qu’il se plaisait à jouer.

Jamal, qui avait grandi dans un quartier du tiers monde était familier de la pratique. Pour être respecté, Olivier devait agir comme lui et prendre le dessus sur ce nouvel individu de la meute, tout de suite, pour que Donald garde à jamais tête basse. Jamal comprenait donc Olivier, à ceci près que ses changements perpétuels d’attitude l’avaient rendu méfiant à son encontre. Là, ce dernier s’était mis à rigoler doucement. Son visage en était déformé, en plus des rougeurs suspectes qui lui parcourraient le visage. Des boutons, une maladie de peau, qui sait ? Donald n’était pas médecin. Voilà pourquoi il eut aussi du dégoût pour lui. C’est vrai, Olivier paraissait costaud, protecteur. Il tentait de donner le change. Mais l’aura de cet homme lui rappelait ces images de nobles atteints de petite vérole, avec leur collerette censée masquer les conséquences de leurs écarts. Droit et corrompu à la fois. Dans ses manuels d’histoire, la ruche l’avait prévenu que le marivaudage avait ses conséquences. Il n’avait pas eu de mal à l’accepter. Les hommes type Olivier personnifiaient le péché pour lui. Celui-ci continua d’ailleurs son petit jeu pervers :

_ « Alors, nous accueillons une star ? »

Donald ne comprit pas et Olivier prit un malin plaisir à insister :

_ « Un tueur de femmes. Un patriarcal. Toute la prison est au courant. »

« Toute la prison est au courant ». Donald ne savait pas bien ce que cette phrase signifiait mais elle lui dressa l’échine. Alors il fit ce que tous les détenus du monde finissent par faire, quand ils s’aperçoivent qu’ils ne bénéficieront d’aucune miséricorde en ce lieu de réprouvés. Il essaya de se cacher la vérité :

_ « Vraiment, il se raconte n’importe quoi. Je n’ai rien fait. Je suis innocent. »

_ « Moi, je pense que tu es un sacré menteur. On t’a vu au journal télévisé. »

_ « Ah bon, on m’a vu. Mais on ne sait pas ce qui s’est passé vraiment. Les faits ont été déformés. Je ne veux plus en parler. »

Olivier savoura. Il le tenait par son mensonge. Et il le ferait aller là où il voudrait en appuyant sur son orgueil. De son côté, Jamal était déçu. Il eût espéré rencontrer un nouveau frère de lutte, et il se retrouvait face à un lâche, incapable d’assumer ses propres actes. Qu’importe il essaierait tout de même. Le Dieu éternel le lui commandait, ne pas tirer de conclusions hâtives, considérer les mécréants comme de futurs convertis.

Les gardiens déconseillèrent à Donald de se promener, ou de bénéficier de l’unique douche de la semaine. Les autres détenus, excités par sa misère, ne manqueraient pas de lui en faire voir des vertes et des pas mûres, et que s’il tenait à sa virginité, il valait mieux éviter la confrontation. A un contre deux ou trois, il ne gagnerait pas. Et qu’ils ne pouvaient pas tout surveiller.

Donald s’était résigné, devenant au fil des jours comme un lion en cage. Non pas son tempérament, mais son corps qui parlait pour lui. Le soleil lui manquait plus que tout, pouvoir simplement marcher au hasard, une sorte de luxe interdit. Il se rappela son repas au restaurant avec de la vraie viande, ce qui lui redonna de la force, surtout pour continuer à croire en l’humanité. Bizarrement. D’ailleurs chaque souvenir où il avait cherché à savoir, où il n’avait pas tout à fait respecté les règles de la ruche, lui étaient revenus comme autant de bulles d’oxygène au fond d’un océan de rancoeurs.

Olivier l’observait du coin de l’oeil, ne manquait jamais une occasion de le soumettre symboliquement. Il se rapprochait aussi, lui mettait la main sur la cuisse en bon copain. Et Donald qui manquait tant de contacts, y trouva presque du réconfort, alors qu’il le rebutait.

Puis une nuit, Olivier se retrouva derrière lui, le sexe en érection. Mais quand il lui baissa le slip pour l’enfoncer, Donald eut une réaction animale. Et la lutte commença entre eux. Or, Donald avait perdu son lustre d’antan, il avait pris en rondeurs auprès de Caroline et le manque de sorties l’avait définitivement empatté. A l’inverse, Olivier faisait régulièrement de l’exercice, sortait en promenade, et veillait à entretenir sa forme. Du coup, il lui asséna plusieurs coups de poings et prit le dessus sur lui. A ce point que Donald finit par perdre conscience.

Loin d’avoir débandé, Olivier était plus excité que jamais. Il avait retourné Donald sur le ventre puis l’avait enculé jusqu’à ce que les saignements le fassent jouir. C’est à ce moment là qu’un gardien averti par le tumulte s’était empressé d’allumer et de jeter un petit œil dans la cellule. Donald semblait dormir et il demanda fermement à chaque détenu de rejoindre son lit. Olivier s’exécuta.

Le lendemain, Olivier parlait et agissait comme si rien ne s’était passé, ne prêtant aucune attention spéciale à Donald. Ce dernier avec son cul défoncé n’était pas dans les mêmes dispositions. Une colère sourde avait grandi en lui à partir du moment où il s’était réveillé. Il avait demandé à parler au gardien qui avait rigolé :

_ « T’as perdu ton pucelage le patriarcal ? »

A partir de cet instant, le regard de Donald changea. Ainsi, les règles officielles de la ruche n’avaient plus vraiment cours ici…

Face au viol, Jamal était resté dans l’expectative. Pourquoi intervenir pour un bâtard tel que Donald, une espèce de mécréant qui n’avait encore rien compris à la ruche, malgré sa situation effroyable ? Il avait commencé à le prendre au sérieux seulement au matin en voyant qu’il ne s’était pas résigné. D’habitude, les petites putes des détenus finissaient par, comment dire, se féminiser. Ils incarnaient le jouet de leur bourreau, entrant dans ce jeu pour survivre psychiquement, mais aussi pour commencer à contrôler la situation. Or Donald ne prenait pas ce chemin. Son regard racontait une autre histoire, celle de l’éveil qui lui était si cher. Alors à partir de ce moment là, Jamal se mit en tête de lui laisser une chance. Il lui ferait don de la vérité de la lumière et de la vie, et on verrait bien si c’était donner des perles aux cochons.

Il en eut l’occasion un jour qu’Olivier eut l’autorisation de quitter l’établissement pour pouvoir assister à l’enterrement de sa mère. Le viol ne s’était pas reproduit depuis. Donald s’était armé en cas de récidive et il lui aurait arraché la jugulaire avec les dents plutôt que d’avoir à subir une seconde fois un tel traitement. Olivier, avec son instinct de prédateur, l’avait senti, et il n’y était pas revenu. D’ailleurs était-il satisfait de lui, feignant de ne pas comprendre pourquoi son compagnon était resté dans une forme d’hostilité à son égard, jouissant même d’être repoussé parce qu’il le considérait désormais comme une affreuse petite pédale. Jamal commença ainsi :

_ « Donald, sais-tu pourquoi tu es là ?

_ Tu le sais pourquoi je suis là. Je suis accusé de crime patriarcal.

_ Non ce n’est pas ça.

_ Tu le sais peut-être mieux que moi !

_ Oui…

_ Alors vas-y, je t’écoute !

_ Tu es là parce que tu as été sacrifié.

_ Mais qu’est-ce que tu racontes ! Je n’ai aucun intérêt pour la ruche, je ne suis rien du tout, et je ne dérangeais personne.

_ Tu te trompes.

_ Comment ça je me trompe… voyons voir, quelle menace j’aurais représenté pour elle ?

_ Je ne l’entends pas comme ça. Tu as été sacrifié au sens propre du terme.

_ Je ne comprends pas ce que tu me racontes.

_ Bon, alors commençons par le commencement. Tu me dis : « je ne représente rien pour la ruche ». Mais qui t’as mis cette idée dans la tête ?

_ J’ai reçu une éducation moi, contrairement à certains. Quand on est bien éduqué, on sait que nous, hommes, sommes au service des reines, que c’est notre gloire, et qu’il n’y a pas de plus grand devoir sur terre.

_ Et maintenant que tu es enfermé, tu continues à penser ainsi ?

_ La ruche m’a stoppé avant que je ne tue une femme.

_ Mais qu’est-ce que tu en sais ?

_ J’ai été capable de porter atteinte au corps d’une femme, je ne suis plus digne de la ruche. J’aurais pu aller plus loin.

_ Parce que ta Caroline le voulait. Ton seul crime a été de te plier à sa volonté.

_ A sa volonté ?

_ Oui, elle voulait que tu la tapes et tu l’as tapée. Tu es en prison pour avoir perpétrer un acte qu’elle te demandait de perpétrer.

_ Mais ça n’a pas de sens. Je suis responsable de mes actes. Un homme doit être responsable de ses actes. S’il ne se maîtrise pas, ce n’est pas un homme.

_ Et les femmes ? Elles peuvent agir comme bon leur semble, sans avoir à se maîtriser en ce qui te concerne ? Et toi, tu dois être parfait ?

_ Comment ça ?

_ Allez, je suis certain qu’elle t’a provoqué. Elle est coupable.

_ Coupable ma Caroline, comment ça ? Tu n’es qu’un homme violent et dangereux. Les femmes ne sont pas comme ça. Elles ne sont pas méchantes.

_ Et que sont-elles pour toi ?

_ Nous naissons tous d’une femme. Nous devons avoir le plus grand respect pour les femmes. Les reines de la ruche symbolisent cette sororité universelle qui est un modèle pour nous, de douceur, de compassion, d’amour. Le monde sera sauvé par les femmes. Les femmes sont l’avenir de l’homme.

_ Et les hommes ?

_ Les hommes sont violents, ils abusent et exploitent la terre des reines. C’est à cause d’eux que le monde va si mal. Ils pillent, violent, tuent leurs congénères, si on les laisse faire.

_ Les hommes comme toi ?

_ Comment ça les hommes comme moi ?

_ Tu t’inclus dans le lot ou pas ?

_ Non, je ne fais pas partie de ces salopards. Je vaux plus que ça. J’ai peut-être dévié, mais la ruche me remettra sur le droit chemin.

_ En tout cas, l’ensemble de la ruche te considère désormais comme un de ces salopards.

_ Je ne suis pas comme eux.

_ Tu n’es encore qu’un enfant. »

Et Jamal s’était retourné pour montrer qu’il voulait stopper là la conversation. Donald quant à lui, avait exprimé clairement ce qu’il ressentait depuis toujours. Confortablement installé dans la pensée commune, même si elle lui fut ennemie, il avait rejeté le raisonnement de Jamal. Seulement, il ne l’avait pas brisé. Au contraire, l’entretien lui laissait un étrange arrière goût dans la bouche, comme si ses mots avaient sonné faux et ceux de Jamal, juste. Il trouvait son raisonnement logique, et une supériorité se dégageait de ses paroles. Il comprenait aussi pourquoi Jamal avait été emprisonné. Quoi qu’il ait pu faire, il avait agi contre les intérêts de la ruche qui l’avait identifié, repéré et sanctionné en conséquence. C’était un terroriste intellectuel au sein de la ruche, le genre d’homme dangereux qu’elle se devait d’écarter du corps social afin de prospérer. Voilà comment Donald le concevait à cet instant précis. Aussi voulut-il en savoir plus sur cet homme.

_ « Qui es-tu Jamal ? »

La question le prit au dépourvu. Puis, inspiré, il répondit :

_ « Que dit-on de moi ? »

Donald resta sans voix. Alors Jamal reprit la parole :

_ « Je suis donc celui dont on tue la parole, qui n’a pas d’existence, qui est caché aux yeux du monde… Tu as enfin compris… tu as enfin posé la bonne question. »

Donald resta interdit et pourtant il comprenait d’instinct les paroles de Jamal, comme si elles avaient été enfouies en lui, bien avant sa naissance. Alors Jamal s’était rapproché, il sortit une petite croix en plastique mou de derrière son polo et la planta devant les yeux de Donald :

_ « Cet homme a été tué pour que tu puisses vivre.

_ Qu’est-ce que tu me racontes là ?

_ Cet homme je te dis, a été condamné injustement, puis torturé, et enfin assassiné. Il était innocent. Son Père a décidé de l’envoyer à la mort pour sauver le monde.

_ Tu te moques de moi. Un homme ne peut avoir un tel pouvoir. Ce sont les reines qui sauvent le monde, pas les hommes. L’histoire de la ruche est formelle sur ce point.

_ Tes reines, parlons-en, des assassins oui. Oh je vois la tête que tu fais, mais je vais te le répéter pour que tu comprennes mieux. Il n’y a pas pire assassin que tes reines ! Elles ont tué et retuer, et elles tuent encore par millions pour que la ruche continue à fonctionner. Elles bouffent les corps vivants. Elles transforment les âmes en consommable. Toi tu n’es qu’un de ces petits sacrifices qu’elles commettent par millions tu m’entends, par millions ! »

Jamal s’était emporté. Cependant, sa fureur respirait un vent frais de ce que Donald aurait pu qualifier de « vérité ». Ainsi déstabilisé, il lui rétorqua :

_ « C’est ta vérité.

_ Non, c’est LA vérité. Il n’y a pas plusieurs vérité. Il n’y en a qu’une seule. Et elle vient de Dieu. »

Donald avait explosé de rire. Il se tordait et put tout juste reprendre la conversation :

_ « Dieu, Dieu, mais qu’est-ce que la vérité ?

_ Crois et tu seras sauvé. Crois et tu seras libre. Crois et tu seras sauvé.

_ Je peux très bien me libérer par moi-même. La ruche me donne l’occasion de me libérer et je vais la saisir. Ca, ton Dieu ne peut pas le faire.

_ La ruche t’ouvre les portes de la prison pour t’en offrir une nouvelle, qui sera pire. Seule la vérité de Dieu rend libre. 

_ La ruche m’offre une chance unique de progresser, et de me sauver. Elle est la rédemption. J’ai péché, je dois expier. Toi, tu me proposes des moyens usés, vieux comme Hérode. J’avais entendu parler de ce Jésus dans les livres, mais je ne croyais pas qu’il y ait des personnes encore assez naïves dans la ruche pour y croire. Tu m’as bien amusé Jamal. Le Dieu patriarcal… celui qui manipule les gens.

_ Le dieu de la ruche qui les laisse enfants. »

La conversation avait clarifié les idées de Donald. Il lui fallait accepter la proposition du procureur Fréminot. Il ne pouvait rester là entre un pervers et ce terroriste patriarcal. Allons quoi, comment avait-il pu même hésiter un instant ? Combien de souffrances s’était-il infligé en résistant aux instances de la ruche ? Sa propre indécision lui apparaissait désormais comme la pire des imbécillités, en dehors de sa baffe à Caroline. A cause d’elle, il avait dû subir les assauts d’un pervers sexuel et ceux d’un fou furieux patriarcal. Il avait tenu tout un mois mais c’en était assez. Il fit passer un message aux gardiens qui le transmirent immédiatement à Luc Fréminot. Celui-ci accueilli l’accord de Donald avec un sourire satisfait. Il se passa la langue sur les lèvres et seul dans sa pièce, dit tout haut :

_ « Enfin. »

Dès le soir, Donald fut transféré dans un nouvel établissement, avec une chambre individuelle, des locaux propres, et un personnel aimable. Il put prendre une douche sans craindre pour sa sécurité, et redoubla de contentement. Personnage central d’une mise en scène qui ne devait souffrir d’aucun accroc, il méritait d’être chouchouté.

 

Chapitre 1 : Le mariage de Caroline

Chapitre 2 : Donald arrive chez Caroline

Chapitre 3 : La cérémonie de mariage

Chapitre 4 : La cuisine et le suicide

Chapitre 5 : la grand messe hologrammique

Chapitre 6 : Un papa parfait

Chapitre 7 : La scène

Chapitre 8 : Le patriarcal derrière les barreaux


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