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Antiféminisme Aimeles

Les féministes n’accepteront jamais que les hommes aient des droits

Publié le 14 janvier 2017 par Léonidas Durandal à 11 h 20 min

Partagez une nation en deux. Inévitablement les droits des uns s’opposeront aux droits des autres. Si vous continuez l’opération de division, vous aurez alors une guerre civile. Telle est l’époque que nous vivons entre hommes et femmes, entre croyants et non croyants, entre Français de souche et Français de papier. Le féminisme a entériné la victoire de celles qui voulaient défendre leurs droits contre ceux des autres. Il a ainsi ouvert la voie à la division. Ce n’est évidemment pas le premier mouvement de sédition à l’intérieur d’une nation, le satan étant étymologiquement le diviseur. Mais c’est celui auquel nous devons faire face de manière aiguë aujourd’hui.

Pour séparer le sort des hommes et des femmes, il a fallu d’abord faire diverger leur histoire. Les féministes ont donc inventé une mythologie dans laquelle hommes et femmes s’étaient perpétués séparément, comme s’ils ne s’étaient jamais rencontrés en un plein accord pour se reproduire. Pour asseoir leur démonstration, elles ont travaillé sur le postulat que les femmes avaient été les esclaves des hommes, ignorant au passage que même les animaux en captivité ne se reproduisent pas. Centrées sur leurs souffrances présentes, elles ont accusé les hommes d’en être à l’origine et ont commencé à refuser l’altérité pour construire une société parallèle. De nos jours, cette société parallèle a submergé la société réelle. Et en imposant leurs droits, elles nous ont privé des nôtres.

Jamais les droits d’une femme ne pourront se construire sans ignorer les droits des hommes. Les prérogatives des femmes se sont donc étendues à l’infini jusqu’à l’énoncé de lois censées être garantes de l’égalité de traitement mais qui n’ont plus rien de justes. En vérité, même si cela n’est pas dit de manière explicite, les hommes sont privés de tout droit. Entre deux candidats de niveau égal ou pas, il faudra embaucher une femme, pourtant déjà favorisée par ses attraits. Elle sera ministre, au conseil d’administration d’une grande entreprise, « experte » à la télévision, cariste, ouvrière du bâtiment, parce qu’elle est une femme. Vous me direz, il reste encore des hommes dans ces métiers là et dans d’autres, formés par notre société. Seulement à compétence égale, ils passeront derrière les femmes. De surcroît, en matière de formation, tout un système sexiste, ayant accepté cette mythologie féministe, travaille déjà à exclure les futurs travailleurs hommes et à faire baisser le niveau.

Non seulement les garçons n’ont pas de droits devenus adultes, mais ils sont rééduqués pour accepter leur servage dès l’enfance. S’ils trouvent un travail, ils devront trouver normal de payer des impôts pour un système ubuesque qui favorise un emploi féminin non rentable et une indépendance financière gagnée sur leur dos, ils devront accepter d’être rançonnés par la justice aux affaires familiales si leur femme décide de s’en aller, et par là-même accepter la répudiation. A l’occasion, ils pourront être désignés pères d’enfants qui ne sont pas les leurs, sans même pouvoir contester l’affaire puisque la société leur restreint l’accès aux tests de paternité, et que de toutes manières elle entérine les situations de fait au seul profit des mères. Ils devront effectuer les travaux, dangereux, épuisants, risqués, dont les femmes ne veulent pas. Et s’ils gagnent plus d’argent, le cas échéant, il faudra qu’ils soient particulièrement rançonnés et culpabilisés, mais aussi qu’ils cèdent la place à la moindre femme qui se présentera pour les remplacer, au nom de l’égalité.

Au fur et à mesure que les « droits des femmes » progressent, le servage des hommes augmente dans la famille, dans le travail ou au niveau de la représentation étatique. Dans notre société, la place d’un homme dépend de la place qu’une femme veut bien lui faire. Voilà pourquoi les féministes ne cessent de répéter que leur situation est fragile. Car elles ont construit un édifice incohérent qui a pour base l’exploitation masculine, et que ce système pourrait être remis en cause du jour au lendemain par quelque prise de conscience inattendue de la part des hommes. La parole masculine contestataire est donc traquée, stigmatisée, dès qu’elle fait un peu d’audience (tapez « censure » dans la zone de recherche de mon blog). Seules les femmes ont droit à la parole, et encore…Objectives concernant le sort des hommes, elles sont vite accusées d’être des esclaves qui s’ignorent, ou de vouloir se rendre intéressantes, et leur propos est alors écarté du débat public pour leur propre bien.

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117 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Les sans-abri à Paris : 12 % de femmes, des problèmes de santé et un faible recours au 115”, Le Monde du 24/10/2018.

    Où l’on apprend que 88% des SDFs sont des hommes selon les chiffres féministes, et 98% selon l’Insee. Du coup, cette différence justifie désormais que le petit peuple s’émeuve. Meuhhhhh.

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “#METOO Marie Laguerre : «Avant même l’audience, je ressens déjà ce sentiment de ne pas avoir obtenu justice»” Libération du 04/10/2018.

    Ces gens qui excusent tous les clandestins, toutes les femmes homicides, tous les délinquants en général, trouvent ici que l’homme qui va être condamné pour “violences avec arme” et va faire de la prison pour cela, devrait être encore plus stigmatisé.

  3. Commentaire de mascu6000@apresjc:

    Monsieur Léonidas,
    Cher Léo,

     

    Hum une réflexion sur catholicisme, féminisme et violences conjugales ça a du potentiel.

    Je vous invite à lire ceci http://revuelimite.fr/peter-sloterdijk-le-temps-de-la-colere  (je vous ai déjà conseillé Après nous le déluge du même auteur qui à mon sens est une oeuvre majeure pour qui s’intéresse à la religion, la transmission, le patriarcat)

    Féminisme, religion= banque de colères …..

    Bertrand lui n’est pas un épargnant.

    Il a dépensé sa colère.

    Je vous confirme que votre changement est très imperceptible… tant que vous n’adhérez pas aux Chiennes de Garde….

    Pour évangéliser mieux il faudrait des femmes prêtres très sexy.

    • Commentaire de Léonidas Durandal:

      J’ai lu avec une grande attention la référence que vous nous avez donnée.
      Comme le précise le journaliste, le cadre conceptuel est intéressant. Cependant je ne crois pas que l’auteur soit forcément excessif. Je pense plutôt que sa pensée n’est pas encore aboutie. Quelqu’un d’autre transformera l’essai. C’est comme si sa pensée souffrait d’un manque. Et celui qui trouvera lequel, la complétera.
      Pour exemple, il semble ignorer la tendance communiste à travers le temps comme un invariant de l’humanité (histoire de la plèbe à Rome, Jacqueries de paysans, et plus largement lynchage des élites de manière régulière dans l’histoire, sacrifice des chefs et des enfants de chefs). Sa connaissance du catholicisme semble aussi lacunaire :la colère n’est pas absente des actes de Jésus et a justifié auprès de Rome, les guerres pour sécuriser les pèlerinages jusqu’à Jérusalem. Il ne nous est pas demandé de reporter notre colère d’ailleurs. Ce débat est presque absent de notre théologie, sauf en ce qui concerne le concept de 7 péchés capitaux. Il nous est demandé d’aimer nos ennemis. Et pire encore, nous vivons notre foi dans l’ignorance de ce que Dieu décidera après notre mort. Les banques de colère concernent surtout les païens à mon avis, ou plus exactement la tendance païenne de l’Eglise. Et c’est là que la théorie girardienne me semble plus pertinente : l’humanité éponge ses colères lors de rites sacrificiels auxquels le Christ s’est attaqué. Ce refus des actes sacrificiels nous permet d’accéder à un niveau de réflexion éthique qui était absent avant la venue du Christ. C’est comme si l’auteur ignorait ce mécanisme mimétique. Dès lors, impossible de transformer l’essai.

      Le lien entre féminisme, violences conjugales, derrière un aspect catholique qui apparaît en second plan, je l’ai approché de nombreuses fois. Si vous tapez “violence” dans la barre de recherche, vous verrez que c’est un de mes thèmes de prédilection. Je crois fermement que le féminisme ne fait pas oeuvre que de violence, car je crois que la violence peut avoir un aspect positif, mais de destruction.

      Sachez enfin que je suis trop pauvre pour m’acheter les livres dont j’aurais envie et qui me sont conseillés. Transmettez moi plutôt des liens comme vous l’avez fait, cela me rendra service. Merci.

  4. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “”Assassin!”: à Grenoble, Cantat chahutés par des manifestants”, AFP du 13/03/2018.

    Cela lui rappelle l’époque de la chasse aux sorcières et aux sorciers.

    Peut-être sera-t-il heureux de trouver l’Eglise en soutien, comme les pauvres malheureux du passé pourchassés par des populations folles ? Ah bah non, l’Eglise a été détruite consciencieusement par ses copains.

    • Commentaire de Manuela:

      C’était un peu l’idole des gauchistes.

      Vous croyez que Jésus à dit aux gens “Pour devenir plus intelligents écouter mes paraboles”?

      Vous avez un grand cœur M. Léonidas mais je crois que pour éviter qu’il ne se brise encore plus, vous devriez arrêter de fantasmer sur une hypothétique conversion des gauchistes, je ne dit pas que c’est impossible mais je n’ai pas d’avis objectif en ce qui concerne ces obsédés de l’économie planifiée. Leur pire ennemi est la nature humaine.

      Je crois que Bertrand Cantat serait plus enclin à se convertir à l’Islam, si c’était le cas, cela me choquerait moins.

      Ne croyez pas que je souhaite vous envoyez des fleurs et le jardin avec, mais je crois sincèrement que le message du Christ très peu de personnes peuvent le comprendre.

      • Commentaire de Léonidas Durandal:

        Depuis 3-4 ans, j’ai décidé de cultiver la vertu d’espérance.
        Avant, je ne la comprenais absolument pas.
        Je me disais, la foi, ça d’accord, c’est simple.
        La charité, ce doit être une émanation de la foi. C’est compréhensible.
        L’espérance, ça fait souffrir.
        Les Japonais traditionnellement détestent l’espérance qui leur apparaît comme un sentiment perturbateur du destin. Pour eux d’ailleurs et pour en revenir à notre Bertrand Cantat, un homme ne peut pas changer. Il est ce qu’il est dès la naissance et il accomplira sa destinée quoi qu’il choisisse de faire, quand bien même il déciderait de se révolter contre son destin.
        Mais voilà, une foi de ressuscité a été mise en moi. Et depuis, j’ai changé. Certes, c’est très imperceptible. Mais tout de même.
        La résurrection est possible. Et si vous y croyez pour vous, vous devez y croire pour le monde entier.
        Voilà d’ailleurs pourquoi nos communautés catholiques sont actuellement incapables d’évangéliser. Elles ont peur de leur fragilité, elles la refusent, et du coup, elles ne comprennent rien à l’espérance qu’elles confondent avec un sentiment niais tourné vers les malheurs du monde.
        Bien entendu, j’espère en Bertrand Cantat, non seulement par conviction personnelle, mais aussi parce que dans sa situation, c’est le seul moyen pour lui de vivre, et qu’objectivement il doit en passer par là pour renaître. Se convertir à l’Islam ne lui servira à rien pour ça.

        En tant que catholiques, nous devons le défendre de l’injustice. Pécheur, reconnu pécheur publiquement, il est bien plus proche de la conversion que d’autres qui ne veulent pas envisager leur fragilité. Alors, ne vous servez pas de Dieu comme d’un paravent surtout en cette période de Carême. Notre Pape nous a dit que le jeûne devait nous faire appréhender notre fragilité. Je me demande souvent : où est votre fragilité Manuela ?

  5. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Marlène Schiappa veut faire du cyberharcèlement de groupe un délit”, L’Express du 09/03/2018.

    Donc si je comprends bien et pour résumer : le moindre propos qui dérange l’élite aboutit à une censure à la suite de signalements ou de pétitions. Par contre, les autres contestations ne pourront plus s’exprimer directement auprès de celles qui les profèrent. Il va falloir appeler cette loi, la loi De Haas, ou “broute minou”, au choix.

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