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Les institutions qui ont émasculé les Français

Publié le 4 mars 2020 par Léonidas Durandal à 21 h 00 min

Aller de l’avant, prendre des risques, mettre son corps en danger, savoir se battre physiquement et entrer en lutte selon les circonstances, penser au collectif avant soi, mettre à mort ou retenir son geste, viser le résultat, ne pas être troublé par une prise de parole publique, être toujours en recherche d’amélioration, médiateur en ce monde, connaître son environnement matériel, avoir les bons outils et les utiliser à bon escient, explorer, trancher, choisir… telles sont une partie des qualités que doit cultiver un homme pour pouvoir se considérer comme tel.

Dans l’opulence d’une société prospère ou dans l’inconscience d’un monde tribal, ces qualités s’étiolent ou ne s’épanouissent jamais. Dans le premier cas, le retour en force d’une féminisation totalitaire, qui ne comprend plus l’importance de se battre, émascule les hommes. Dans le second cas, la toute puissance de la mère empêche d’aller voir au-delà du présent.

J’ai déjà exploré les questions tribales mais je ne me suis jamais penché sur le cas plus épineux de sociétés qui ont eu de vrais hommes en leur sein, puis qui se sont laissées émasculer. Cette dernière occurrence est plus difficile à comprendre parce que les institutions sont des socles forcément masculins qui devraient normalement être étanches à toute forme de féminisation. Or elles ne le sont pas du tout. La masculinité est une fine couche civilisatrice qui met du temps à donner ses fruits et peut disparaître en quelques générations.

Dans son travail essentiel, Pierre Legendre identifie les institutions au patriarcat. Elles sont par essence des filiations qui se rapportent toutes à une seule, celle du père, s’alimentant l’une l’autre. Et pourtant, contrairement à ce qu’il suggère, elles peuvent se corrompre, continuer à être institution, remplir leur fonction de filiation, mais semer le chaos dans la société. Notre modernité ne nous le prouve que trop. Cette fragilité me fait dire qu’il ne faut pas chercher en elles, les sources du patriarcat, mais plutôt y voir une émanation qui les dépasse et qui puise ses racines plutôt dans le ciel.

Plus largement, la masculinité est un invariant, toujours à conquérir, toujours à découvrir et améliorer. Certes l’institution donne une place sociale, différencie l’individu, fonction éminemment patriarcale, mais qui ne suffit pas à faire d’un homme une personne accomplie. Pire, il y a dans ce service de la société un quelque chose de féminin, une forme de « matrice » qui nous engendre dans un mimétisme tout matriarcal.

Or l’homme n’est pas une femme qui singerait le travail d’accouchement de la mère à un niveau social. Ou s’il l’est tel Socrates, il doit prendre en compte ce travail en envisageant son aspect féminin. Pour se sortir d’une telle difficulté, comme C G Jung, il nous faudrait peut-être ici concevoir l’institution à l’image des hommes et des femmes, sur deux plans : patriarcale dans sa fonction émancipatrice de la famille et matriarcale dans sa pratique.

La modernité nous apprend ainsi que la société/les institutions peuvent fonctionner à l’égal d’une grande famille tendant alors à en revenir à un mode tribal. C’est ce que j’appelle le socialisme. Dans ce cas, l’institution émancipe effectivement l’individu de sa mère, mais pour mieux le faire entrer dans une dépendance identique à la société. Vous pourrez aisément le constater dans cette manière apeurée que pas mal d’individus intégrés ont de concevoir, depuis toujours, les conflits avec/au sein de l’institution.

Si Socrates s’est suicidé parce qu’il valait mieux de « mauvaises lois que pas de lois du tout », il n’a pas réglé définitivement la question. Le suicide d’un individu ne règle en rien le défaut inhérent d’une institution à penser de manière collective, très mal. Si une personne a raison, elle a raison, et tous les bienfaits qui découlent de l’existence d’une institution n’y changeront rien. La pensée collective de 100 imbéciles, ne surpassera jamais celle d’un homme normal.

Comme j’aime à le rappeler, les grandes civilisations se font faites balayées par de petites peuples barbares, et leurs institutions aussi perfectionnées fussent-elles, n’y changèrent rien. De simples individus les réduisirent à la portion congrue car elles étaient de trop sur terre. A cette occasion, nous avons vu des peuples tribaux revenir sur le devant de la scène et prendre le dessus sur des organisations patriarcales qui auraient dû être largement plus fortes. Cependant, corrompues de l’intérieur, elles descendirent « >

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8 Commentaires

  1. Ping de François ALLINE de sexe male:

    L'évidence que souligne Léonidas donne, aux Etats Unis, cette conséquence ahurissante :

    Pourquoi certains pères américains ont peur d'avoir des fils

    Repéré par Claire Levenson — 20 octobre 2016 à 10h46 : http://www.slate.fr/story/126473/pere-americain-fils-machiste

    Si les parents Américains préfèrent souvent avoir des filles, c'est en parti parce que les pères veulent éviter le défi d'élever un garçon en luttant contre les normes culturelles de la masculinité.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      La tournure de cet article est scandaleuse : il faudrait accepter d’avoir des garçons pour les rééduquer ! Scandaleux. Il y a aussi le traditionnel avantage pour les filles (affection et émotion) qui est tourné à leur désavantage pour qu’une autre tarée ait l’occasion de se plaindre, encore.

      Vouloir d’abord une fille pour un homme est le signe d’une immaturité profonde. Au lieu de vouloir se reproduire, en ce cas, l’homme espère remodeler le monde par l’intermédiaire de sa fille, car il a le sentiment que seules les femmes comptent, que seule sa nature féminine a de la valeur. Il croit qu’il va pouvoir lui transmettre une image de père, et en faire une épouse comme il aurait aimé avoir. A la limite de l’inceste.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    En pleine crise de confinement du coronavirus, notre administration ne trouve rien de mieux que de nommer un commissaire politique à l'inclusion dans les entreprises. En somme, un type qui va pouvoir faire pression sur les entreprises pour leur faire embaucher qui il veut. De l'incitation à la corruption pour le financement des partis politiques au placement des femmes, le pouvoir socialiste va pouvoir s'appuyer sur l'avidité des unes pour soumettre les autres, électoralement ou directement par le chantage. Sans parler du coût d'une telle folie en période de crise :

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    "Le combat d’un ex-hockeyeur canadien contre les pugilats" Le Monde du 11/03/2020.

    Certainement pour intégrer les femmes dans un futur proche.

  4. Ping de PeterPanpan de sexe male:

    2 QUAND LES HOMMES VONT-ILS REAGIR …QUAND?? WHEN ?? QUAND

    Motivez vous…..haissez vos femmes, vos filles, vos soeurs, vos meres… mais il faut faire quelque chose..ca devient insuportable et intolerable ..finalement les hommes meritent que ca si nous n'agissons pas…oublier les chattes qui mettent les hommes a genoux… branlez vous …il n'y a plus qu'a faire comme les grands hommes de l'epoque..  les Templiers… chasteter envers les femmes si ont peux encore les nommer ainsi…

    2 QUAND LES HOMMES VONT-ILS REAGIE ::QUAND?? WHEN?? QUAND

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