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Qui est responsable du marasme social ? Hommes ou femmes ?

Publié le 23 septembre 2021 par Léonidas Durandal à 9 h 32 min

« C’est la femme qui paie le plus durement les conséquences de la confusion et de la superficialité d’une culture, fruit de cerveaux masculins, d’idéologies masculines qui trompent la femme et l’ébranlent en profondeur en prétendant vouloir en réalité la libérer. » (p108)… Maternité et virginité sont devenues opposées aux valeurs dominantes. La femme, créatrice par excellence, donnant la vie, ne produit pas au sens technique qui est le seul à être valorisé par une société plus masculine que jamais dans son culte de l’efficacité. On la convainc donc qu’on veut la « libérer », « l’émanciper » en l’amenant à se masculiniser, en la rendant ainsi homogène à la culture de production, en la faisant entrer sous le contrôle de la société masculine des techniciens, des vendeurs, des politiciens qui cherchent profit et pouvoir, organisant tout, vendant tout, instrumentalisant tout à leurs fins. » (p114) Cardinal Ratzinger « Entretien sur la foi » avec Vittorio Messori, 1985, Fayard.

Comment nous en sommes arrivés à ce niveau de décomposition sociale ? Dans une société stérile, impuissante, effrayée par son ombre et tyrannique, remonter le fil du temps nous permettra peut-être de nous sortir de notre erreur spirituelle, ou pour le moins de prévenir d’autres de la commettre.  

Dans la citation précédente de Joseph Ratzinger, il faut saluer la lucidité du futur Benoît XVI quant à la dévalorisation de la femme par le biais d’une déconsidération sociale de la maternité et de la virginité dans nos environnements dits modernes. Et pourtant, sa propre déclaration montre à quel point les hommes de son temps ont participé à ce mouvement. Accusant les hommes d’avoir voulu convertir les femmes à leurs valeurs (efficacité, engament social et politique), celui qui se veut le défenseur de ces dames, les déresponsabilise entièrement à l’instant même où une majorité de celles-là avaient acquiescé ou initié aux changements sociétaux. 

A ce sujet, son analyse causale est contredite en tout point par l’expérience historique : les votes féminins, majoritaires, qui ont orienté toutes les politiques progressistes dans les pays dits libres ont penché vers cette « libération ». Loin d’être irresponsables, les femmes furent à la tête de ce mouvement, régulièrement et à plusieurs moments de l’histoire (bataille pour le droit de vote) comme elles le sont encore. De nos jours, les hommes féministes qui les soutiennent sont relégués au rang de faire-valoir, qui doivent rester distants de ces dames pour ne pas gêner leur progression.

D’autres raisons que la mainmise supposée des hommes sur leurs consciences président donc à l’infériorisation des femmes et à leur apparente masculinisation, des raisons plus profondes et que je me propose d’esquisser dans cet article.

 

Est-ce la femme qui paie le plus durement le mouvement de libération ?

La question même pose question. Elle semble indiquer une volonté de défendre particulièrement les femmes, comme chez tout homme féministe ou en vérité, n’importe quel homme de notre temps. Les maux qui atteignent les hommes et qui sont pourtant plus nombreux y sont comme infériorisés, si ce ne sont les hommes tout court. N’est-ce pas déjà cela le féminisme ?

Pourtant à son époque, le chômage qui augmentait, était un drame particulièrement cruel pour les hommes, et anecdotique pour les femmes. Les suicides touchaient plus fréquemment les hommes. Et s’il faut parler en tant que victime de la société, les hommes sombraient déjà plus souvent dans la délinquance et la répression qui s’en suivait. Ils se tuaient littéralement à la tâche et la différence d’espérance de vie entre eux et les femmes était proportionnellement plus importante que de nos jours. Etc… toutes ces évidences qui vous sont connues si vous fréquentez le site. Passons.

Admettons que dans l’esprit de Joseph Ratzinger, l’idée de victime « supérieure » s’il s’agit d’une femme, s’entendrait comme relatif à son statut de femme. Ici, la femme aurait plus perdu dans son statut que l’homme dans le sien. La société promouvrait des valeurs masculines qui iraient à l’encontre de l’essence même de la femme, tandis que les hommes seraient bénéficiaires de ces évolutions.

Là encore, si par le passé, les évolutions n’en étaient qu’à un stade embryonnaire, de nos jours, nous pouvons constater clairement que le statut masculin de père n’existe plus du tout dans la loi, ou comme « seconde mère ». L’homme pourvoyeur de fonds et chef de famille a disparu du code civil, exception fait lors d’un divorce où cette fois, il est mis cruellement face à « >

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