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AIMELES Antiféminisme

La fabrique de l’image des pères (Edouard Leport nous sert la soupe)

Publié le 16 février 2021 par Léonidas Durandal à 12 h 37 min

La thèse d’Edouard Leport nommée “Quand les pères montent la garde. Discours, pratiques et conscience de domination dans les mobilisations collectives de pères séparés” n’aurait aucun intérêt scientifique si elle ne listait pas les arguties féministes en matière de reproches faits aux hommes.

Or nous voici face à un condensé de ce que nous pouvons entendre depuis des années sur les plateaux de télévision, dans les articles de journaux bien pensants, et même parfois au sein de la dissidence. La très grande majorité des hommes vivraient de cette société patriarcale. Et la toute petite minorité contestataire n’aurait qu’un but : renforcer cette domination de la majorité. Dès lors, comment les uns pourraient être victimes des décisions de justice, et les autres bénéficiaires ? Autrement dit, difficile d’intégrer comment les 93 % d’hommes soit disant satisfaits par une justice aux affaires familiales patriarcale pourraient rejoindre les 7 % d’insatisfaits ? (§ 28)

Pour clarifier la pensée de notre procureur féministe : les 93 % bénéficieraient d’une justice patriarcale qui essentialiserait les rapports sexués. Les hommes seraient très majoritairement satisfaits de ne voir leurs enfants qu’une semaine sur deux et de laisser le principal du travail à leur femme. Parmi les hommes satisfaits, une toute petite minorité seule pourrait être déclarée féministe, de ceux qui se seraient entendus avec leur femme avant le procès pour une résidence alternée et égale. Les autres demandes de résidences alternées, et plus largement, les demandes égalitaires non pourvues des 7 % d’hommes restants, ne devraient pas être prises en compte pour une demande d’égalité en tant que telle, mais comme une volonté de dominer les femmes en leur faisant la guerre. Les hommes insatisfaits, n’auraient pas d’autre désir que celui de dominer leur compagne. Preuve en est, ils n’auraient pas réussi à s’entendre avec leur femme avant le procès et dénonceraient les certificats médicaux de complaisance (§ 39) ! Ils ne voudraient pas passer plus de temps avec leurs enfants et plus généralement, ils seraient insincères. Quant aux 93% restants, il n’y aurait pas lieu de penser à un quelconque renoncement de leur part. La société féminisée ne ferait pas pression pour qu’ils abandonnent leurs enfants face à une justice misandre. 

 

Comment les féministes plaquent leurs raisonnements sur le comportement des hommes

Quand la demande égalitaire des hommes défavoriserait des femmes, elle n’aurait plus lieu d’être, elle ne serait plus égalitaire en somme, car s’opposer à une femme, ce serait s’opposer à l’égalité, puisque les femmes sont par nature (sic) oppressées etc…  Les femmes pourraient donc avoir des revendications égalitaires parce qu’elles sont nobles, pures et discriminées. Mais les hommes n’y auraient pas droit parce qu’ils participent forcément au système de domination patriarcale.  Voilà qui justifierait le double standard. Car ici, tout se meut grâce à l’idée que le père est un monstre de calcul cherchant à asseoir la domination de son sexe sur toute la société, et la femme une vierge Marie. Notamment, elles porteraient plainte contraintes et forcées, jamais pour le plaisir de faire mal ou pour faire valoir leurs vues auprès de la justice. L’homme au contraire multiplierait les demandes non fondées auprès de la justice pour asseoir une domination (§39 et les certificats médicaux de complaisance). 

Notre auteur voit la réalité au travers du prisme de la domination patriarcale et dès lors, se met à sonder les reins d’hommes, forcément mal intentionnés. Ce procédé lui évite d’envisager la demande égalitaire des hommes pour ce qu’elle est, et ainsi de justifier une oppression des femmes sur les hommes, parce que les hommes oppresseraient les femmes. La violence mimétique des « sans Dieu » appelle la violence mimétique. Car comment des hommes à ce point ignorés n’auraient pas la tentation de se défendre ou de se suicider, et de propager ainsi la violence dans la société ?  Les reproches que nous faisons aux autres, sont souvent des accusations que nous nous portons. L’auteur reproche aux hommes d’adopter une stratégie usée jusqu’à la corde par les féministes : une revendication d’égalité qui cache un système de domination totale, jusque dans les milieux professionnels

Vous m’accorderez qu’un raisonnement à ce point enfantin ne peut s’énoncer comme tel. Il faut l’habiller. Nombre de féministes historiques ne prennent pas de telles pincettes, mais notre homme a la prétention de devenir docteur en sociologie avec sa thèse. Quand la science est « >

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