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AIMELES Antiféminisme

La fabrique de l’image des pères (Edouard Leport nous sert la soupe)

Publié le 16 février 2021 par Léonidas Durandal à 12 h 37 min

torturée par de telles personnes, il faut que l’ignorance ou le ressentiment ait au moins, l’apparence du vrai. Il en va de la survie de l’institution. Il a donc formalisé pour notre plus grand bonheur, les présupposés féministes actuels, et nous renvoie une image terrifiée des hommes que je vais me faire un plaisir de disséquer.

 

L’élaboration d’une image monstrueuse d’homme à partir du désir mimétique girardien

L’homme est adoubé, s’il subordonne sa masculinité aux femmes et s’il le clame haut et fort : l’auteur de thèse doit afficher son féminisme pour espérer exister socialement en tant qu’homme (et) le justiciable homme doit s’entendre avec sa femme avant le procès s’il veut que la justice et la science estiment ses désirs légitimes.  Comme notre auteur de thèse nous le démontre dans la forme qu’il emploie ou dans le fond qu’il déploie, les hommes ne sont écoutés que s’ils s’effacent devant les femmes en vous expliquant qu’une masculinité toxique domine notre monde. Tartuferie galante s’il en est.

En vérité, les féministes en viendraient-elles à constater que la domination masculine n’existe pas, qu’elles devraient renoncer à leur propre domination. La culture de l’image de monstre patriarcal n’a donc qu’un seul objet : permettre la tyrannie féminine ou permettre de rassurer les femmes, ce qui est la même chose. De ce fait, pour les féministes, il est important que les hommes qui laissent leur compagne décider en principal du sort des enfants soient des monstres, tout comme ceux qui voudraient s’en occuper de manière paritaire en s’opposant à leur femme. Les uns et les autres sont mis dans le même panier sous couvert d’arguments scabreux qui ne pourront jamais justifier des positions à ce point opposées. Car engoncé dans son mimétisme sans Dieu, le féministe doit construire une image monstrueuse d’homme, pour lui-même pouvoir se comporter en monstre et justifier toutes ses exactions sur le sexe dit « fort », tout en singeant cette image qu’il a fabriqué de bout en bout, et qui l’attire. Le monstre que le féministe fantasme chez l’homme, est le monstre qu’il a en lui.  

 

En relief, une absence d’introspection sur les femmes

La grande absente de tous ces raisonnements, c’est la femme. Comme d’habitude chez les féministes. Elle ne respire pas, elle n’éprouve rien, elle subit la domination masculine, en silence. Jamais ne poursuit-elle ses intérêts. Jamais ceux-là ne sont satisfaits par la justice quand bien même ses demandes seraient plus acceptées que celles des hommes. Car même satisfaites, elles reproduiraient le système patriarcal essentialiste en s’occupant de manière privilégiée de leurs enfants, ou en subissant la lascivité masculine. En outre, l’écart entre les satisfactions masculines (93%) et féminines (96%) devant l’appareil judiciaire, ne devrait pas être non plus interrogé car notre auteur estime qu’il ne serait pas significatif. Il n’ira pas non plus distinguer demandes principales et secondaires, différences qui feraient pourtant émerger une autre hiérarchie entre les sexes : la justice satisfait effectivement les hommes, à titre secondaire. Et les femmes à titre principal. 

 

Des hommes déclarés égoïstes et irresponsables

Edouard Leport estime que les fausses accusations (1, 2, 3) qui pèsent sur les hommes seraient des détails à ignorer : « les femmes ne portent pas plainte pour le plaisir ! » (documentaire audio) Comme si elles ne pouvaient pas le faire par intérêt, et comme si, du côté des hommes, les menaces de privation de liberté ou de ne plus revoir ses enfants, étaient à ce point anecdotiques qu’elles ne pèseraient pas sur une prise de décision « responsable ». En somme, si les pères font si peu de demandes de résidence paritaire, eh bien, c’est qu’ils n’en voudraient pas. Ce même féministe ne critiquera jamais des femmes qui ont eu peur de porter plainte après un viol ou qui ne désirent pas  investir une filière scientifique alors qu’elles sont féministes, et ceci parce qu’elles sont femmes et ont droit à une forme d’irresponsabilité dont il prive les hommes. Sans étudier qui est vraiment responsable dans ce cas, force est de constater que notre auteur emploie là un énième double standard . 

 

Que risque l’homme à faire valoir ses droits ?

Dans le monde concret, le justiciable homme demande moins, pour être certain d’obtenir un peu. Et il est fortement incité à le faire, pour son propre bien, et « >

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